31.03.2011

LA BELGIQUE DE PLUS EN PLUS FLAMANDISEE ?

 

 

C’est le cri d’alarme que nous lançons depuis des lustres. Une question que nous posons sans cesse aux partis politiques francophones depuis des années : « Que font les ministres francophones au sein du Kern et au sein du Conseil des Ministres ? ». Une question qui reste sans réponse. Pas un des partis politiques qui sont au pouvoir n’a daigné nous répondre ! Pas un ! Ne feraient-ils que de la figuration ? Certes, six ministères régaliens sur sept sont entre les mains de Flamands. Mais, les décisions ne doivent-elles pas être prises par consensus ? Donc, avec l’accord des ministres francophones ! Certains de nos interlocuteurs nous font cependant observer qu’on voit nos ministres et secrétaires d’Etat francophones les bras chargés de dossiers se rendant au Conseil des Ministres. Ils étudient les dossiers. Serait-ce du camouflage ?

C’est le cri d’alarme que le Gerfa, Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative, ne cesse de lancer chaque mois dans son mensuel Diagnostic. Tous les postes principaux dans les Services publics  ainsi que dans les Institutions publiques sont occupés par des Néerlandophones. « Il y a là, clairement un déséquilibre en faveur des Flamands…Le problème se pose surtout au niveau des fonctions stratégiques dans chaque administration … Les Flamands sont largement majoritaires aux postes clés que sont le budget ou les ressources humaines… » dénonce Michel Legrand, président du Gerfa. Faut-il s’en étonner lorsqu’on apprend que l’organisme chargé du recrutement du personnel, Selor, est dirigé par un « apparatchik  flamand acquis à la  réforme Copernic » ? ( Diagnostic n° 285 de février 2011).

Et que va-t-il se passer à la Police fédérale à la suite de la démission du Commissaire général, Fernand Koekelberg , un francophone ? On sait que la parité linguistique doit être de 50-50 au niveau du cadre linguistique pour le premier degré de la hiérarchie policière : 1 commissaire général et 3 directeurs généraux dont 2 néerlandophones et l francophone, avant la démission du francophone Koekelberg. Or, celui-ci est remplacé ad interim par le néerlandophone Paul Van Thielen en qualité de commissaire général tout en conservant sa fonction de directeur général. Le poste de Commissaire général sera-t-il confié à un Francophone ? La bonne question !

Il suffit de voir ce qui se passe dans l’armée : 78 % des généraux sont Flamands, « et ils occupent toutes les fonctions importantes, les généraux francophones étant réduits aux tâches secondaires », précise Denis Ducarme, député MR. Et d’illustrer son propos : «  En 2009-2010, sur huit colonels nommés généraux, et majors généraux nommés lieutenants généraux, sept étaient Néerlandophones ». En outre, la concentration des principaux systèmes d’armes en Flandre s’accélère, largement financée. Le député MR, Daniel Ducarme, souligne : « …Pour moi, il y a un sous-investissement dans les casernes et bases de Wallonie par rapport à ce qui est prévu dans le plan 2011-2017… Il est clair qu’on ne veut laisser que les miettes aux Francophones ».

La même anomalie est observée au niveau des fonctions supérieures. Le sacro-saint principe de la parité linguistique (50-50) est bafoué et remplacé par la règle (60-40), 60 % de Néerlandophones, 40 % de Francophones. Et les Francophones occupent le plus souvent des fonctions secondaires ! Charles Michel, président du MR, de son côté, confirme le déséquilibre ; il n’évite pas de parler de la réforme de l’armée et du déficit francophone dans les cadres supérieurs ; « Ce déséquilibre linguistique, dit-il, n’est probablement que la partie supérieure de l’iceberg qui cache un mal plus profond » . Il ne mâche pas ses mots pour critiquer le plan de réforme de l’armée du ministre Pieter De Crem, CD&V : « Son plan risque, souligne-t-il, avec les désengagements et les départs volontaires, de faire tomber les effectifs à 25 000 hommes au lieu des 34 000 annoncés ; et il accentue le fossé Nord-Sud, par les déménagements en Flandre, le désinvestissement à la base de Florennes,  etc. »

Un autre exemple : celui de l’image d’une Belgique flamande présentée à l’étranger nous est détaillé par Gerfa dans son périodique mensuel Diagnostic n° 282 de novembre 2010 : « … La mainmise flamande sur les grandes ambassades (3 sur 4), sur les ambassades de l’Afrique centrale ( sur 3) et sur les représentations permanentes (3 sur 3)… Ainsi donc sur 10 postes stratégiques à l’extérieur, neuf sont dans des mains flamandes. Seul Paris échappe encore à la voracité du Nord ».

Mais, bon Dieu, que font donc nos ministres et secrétaires d’Etat au Kern et au Conseil des Ministres ? Défendent-ils les intérêts des membres de notre communauté française ? 

 

22.11.2010

COMMUNAUTAIRE : UN PAL B FLAMAND... ?

 

En théorie, c'est oui. En pratique, c'est non, titre avec pertinence Le Soir du lundi 22 novembre 2010.

Entendons-nous bien. Pour la Flandre, il n'y a pas de Plan A ni de Plan B, il y a un Plan flamand élaboré en 1917 avec la bénédiction du général allemand Moritz von Bissing pendant l'occupation allemande de la Belgique au cours de la Grande Guerre 1914-1918.  Pour la Flandre, il y la Flamenpolitik qui lui fixe comme objectif  la constitution d'un Etat flamand unilingue avec Bruxelles comme capitale, et un Etat wallon bilingue français/flamand avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre culturel. Un Etat wallon plombé par l'arrière-pensée de l'Empire allemand d'intégrer à terme la Wallonie pour former un axe routier Aachen (Aix-la-Chapelle), Liège, Bruxelles, Antwerpen (Anvers), permettant à l'Empire allemand d'avoir un accès direct aux Océans par le port d'Anvers.  Cet axe Ruhr-Anvers se réalisera en 2011-2012 par l'adoubement du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie au Benelux. Punt aan de lijn. Point à la ligne. Tout le reste n'est que littérature captieuse.

Au demeurant, les déclarations des partis flamands énumérées dans le quotidien Le Soir du lundi 22 novembre 2010 confirment notre point de vue : Bruxelles, ville flamande, capitale de la Flandre à part entière.

Voyons les choses avec lucidité ! En Belgique :

- les Affaires générales, c'est avant tout une affaire flamande

- les Affaires étrangères, c'est avant tout une Belgique flamande

- l'Union européenne, c'est avant tout une Belgique flamande

- la Défense, c'est une affaire flamande

- l'Intérieur, c'est une affaire flamande

- la Justice, c'est une affaire flamande

- les responsabilités majeures sont pour les Flamands

- les responsabilités mineures, c'est pour les Francophones.

"Un vieux réflexe de l'Etat-CVP qu’on a connu avant l'arrivée de Verhofstadt (OpenVLD, ndlr). On nomme des siens et on nomme des Flamands" tempête Daniel Ducarme, député MR. C'est la Belgique d'Oostend (Ostende) à Arlon ! Une Belgique flamande !

Serait-ce cette Belgique que les négociateurs francophones préparent dans une Réforme copernicienne ?

Les négociateurs francophones doivent savoir que, nous attendons, nous les citoyens d’en bas, un véritable front francophone, soucieux AVANT TOUT de l’intérêt général de la Communauté française, de l’intérêt de tous les citoyens francophones et non de l’intérêt particratique. Un véritable front francophone porteur de choix positifs pour l’avenir de Bruxelles, de la Wallonie et  de la langue française.

17.05.2010

DANIEL DUCARME : ENTRONS EN RESISTANCE... DECEMBRE 2007

Blessé par le coup de force des Flamands en commission de l'Intérieur de la Chambre des Représentants portant sur la scission de l'arrondissement de BHV, Daniel Ducarme, MR, député fédéral, invite les Francophones à entrer dans la résistance. " Je considère, tempête-t-il, que le vote intervenu le 7 novembre 2007 en commission de l'Intérieur de la Chambre est un tournant irrémédiable. C'est une rupture de la loyauté fédérale qui avait pourtant toujours animé les responsables politiques démocratiques belges dans toutes les phases de communautarisation et de régionalisation de la Belgique. […] <><>Un premier devoir d'urgence doit être accompli : un gouvernement. […] <><>Un second devoir doit être travaillé : anticiper l'avenir francophone. Les phases successives de réforme de l'Etat engagées depuis les années 70 sont consommées. Il ne faut plus se voiler la face. […] <><>La Belgique est à bout. Je crois même qu'elle ne tient plus debout. […] Il est temps d'entrer en résistance francophone. […] Le francophone doit avoir l'audace d'oser être lui-même. C'est le moment de s'engager dans cette voie en anticipant l'avenir. […] <><>Il ne peut être question que Bruxelles vive sous la tutelle fédérale ou devienne un district cogéré par la Flandre et par la Wallonie. Le Bruxellois doit être maitre chez lui. […] <><>Cette réconciliation avec et par Bruxelles pourrait sceller un nouveau pacte des Belges au cœur de l'Europe. […] Mais s'il n'est pas possible d'aboutir de cette façon à une réconciliation avec le Nord, nous n'aurons d'autres choix que d'ouvrir sans complexe la voie de l'affirmation non pas d'une Communauté française de Belgique renforcée mais bien à l'émergence d'une Belgique française. […] <><>Le socle solide de la Belgique française doit idéalement se conforter sur trois fondements régionaux : la Région wallonne la Région bruxelloise et la Région-Communauté germanophone. […] <><>Nous devons cesser de macérer dans des gémissements stériles et craintifs. […] Nous devons être prêts à assumer notre destin et notre autonomie. […] " <><>Daniel Ducarme, député MR, pose LA question que chacun d'entre nous doit se poser dans sa sensibilité : " Faut-il pour autant se ranger à la thèse du rattachement à la France" ? Sa réponse est négative. Il précise : … Nous avons une sensibilité particulière à faire respecter. En revanche, je militerai en faveur de la création d'un système d'association avec la France. La structure de notre économie, l'intérêt que représente Bruxelles, les liens financiers permettent déjà de fait une telle association. […] La constitution […] peut permettre à la Belgique française de conserver une identité propre et sa pleine autonomie dont la gestion de certaines compétences. Un tel système n'entrainerait aucunement la perte des symboles auxquels nous sommes attachés à l'instar de notre drapeau, notre hymne national et même, il faut le dire, la famille royale.[…] " <><>Un message à recevoir, à méditer, à façonner… Il ne faut se faire aucune illusion ; la Flandre ne s'arrêtera jamais ; elle ira jusqu'au bout de son objectif élié pendant la Grande Guerre 1914-1918 avec la collaboration de l'occupant allemand : avoir un lien direct avec le monde germanique et donner à l'Allemagne un accès aux océans. Et cela passe par la flamandisation "forcée" de Bruxelles et de la Wallonie. Entrons en résistance à l'invite de Daniel Ducarme ! <><>Exprimons notre volonté de rester francophones jusqu'au bout des ongles !

17.03.2009

LES ETATS GENERAUX DE WALLONIE : L'HEURE A LA REFLEXION POST-BELGIQUE...

Ca remue. Ca vit. La Wallonie prend conscience que quel

30.07.2008

RATTACHEMENT AVEC LA FRANCE ...

Le sondage Ifop (et non Ipsos comme nous l'avons annoncé erronément) du journal Le Soir et du journal La Voix du Nord, fait des vagues parmi la population. On parle et on en parle beaucoup. Des pour et des contre. Chacun à ses arguments. Ce que nous constatons, c'est la discrétion, à ce jour, des partis traditionnels. En vacances ? Sont-il gênés des compromis d'abandon qu'ils sont sur le point d'admettre ? Voyez déjà, l'engagement direct des forces belges en Afghanistan, en appui aux militaires hollandais, admis au kern et au Conseil des Ministres par les ministres CDH, M R, PS ! Les partis flamands et en particulier le cartel CD&V-N.VA font la loi… ++ Pour en revenir au sondage Ifop, quelques réactions du monde politique. Parmi les partis politiques francophones représentés au Parlement, seul, à ce jour, le CDH s'est manifesté, timidement, presque honteusement : "Avant cela, n'est-on pas capable de construire un projet ensemble ?". ++ Daniel Ducarme, ministre d'Etat, député M R, est clair, engagé : Après des mois de crise, les Wallons sont à présent prêts à oser dépasser les interdits"; en parfait défenseur de la francophonie et d'une Belgique française, il exprime le souhait que le rapprochement avec la France profite à tous les francophones : "Il n'est pas question, dans ce débat, de sacrifier les francophones de la périphérie". Au lieu d'un rattachement pur et simple, il suggère une association avec la France qui passerait "nettement mieux la rampe à Bruxelles que le rattachisme". ++ Paul-Henry Gendebien, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, sous le titre "Préparer l'après-fédéralisme pour éviter la balkanisation", publie une Carte blanche d'une grande pertinence dans le quotidien Le Soir du mardi 30 juillet 2008 : "… La déliquescence accélérée du régime belge conduit logiquement l'opinion wallonne et bruxelloise à rechercher la sécurité et la stabilité dans le cadre d'un véritable Etat, celui de la République française… Les Wallons et les Bruxellois auraient tort de se bercer d'illusions. Ils sont piégés dans l'auberge de plus en plus mal famée d'un fédéralisme belge qui ressemble à un coupe-gorge… Certains évoquent un nouveau placebo en forme de trompe-l'œil : un confédéralisme imaginaire… Si l'on veut rendre un mauvais service à la population, il suffit de lui faire miroiter le possibilité de réformer le régime belge de manière harmonieuse… Un immense gâchis : temps perdu, ressources gaspillées, nouvel abaissement de notre crédit international, report de la décision économique et sociale, mutation de la violence politique rampante en violence tout court… Il va de soi qu'à nos yeux le meilleur avenir pour les Wallons et pour les Bruxellois consistera à se tourner sans délai vers la France, surtout s'ils veulent éviter tout à la fois le désordre post-belge, l'insécurité financière, sociale, politique, et le huis-clos. Cela dit, c'est notre population et elle seule qui sera amenée, en définitive, à faire le bon choix : c'est elle qui se prononcera démocratiquement, en dernier ressort, et par voie référendaire". ++ Méditons ces paroles ! Nous vous invitons à lire le Manifeste que la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles a co-signé avec le Gerfa et le groupe de réflexion Bruxelles Mouvement francophone, sur le site www.maintenantoujamais.be

15.12.2007

VIVE LA BELGIQUE FRANCAISE...

Cri de détresse, cri de désespérance. Appel à la vie lancé vers la France par Daniel DUCARME, MR, responsable du MR section « International ». En accord avec les membres du Bureau du MR ? Voire. Quand on connaît le côté franc-tireur de l’intéressé, ce qui lui a valu les foudres, il y a quelques années, de Hervé Hasquin, autre grande pointure du MR. - « Ca suffit maintenant », confie-t-il au quotidien français Libération à l’adresse des Flamands. Tel un François Perin, il martèle ses pensées par des phrases percutantes : « La Belgique est à bout (…). Je crois même qu’elle ne tient plus débout (…) il est temps d’entrer en résistance (…). Le francophone doit avoir l’audace d’oser être lui-même. C’est le moment de s’engager dans cette voie en anticipant l’avenir (…). Le fait régional est incontournable (…). Pour la Wallonie et pour Bruxelles, il doit l’être plus que jamais. Chacune doit se donner la force, le courage et les moyens de son autodétermination (…). Il ne peut être question que Bruxelles vive sous la tutelle flamande ou devienne un district cogéré par la Flandre et par la Wallonie. Le Bruxellois doit être maître chez lui (…) S’il n’est pas possible d’aboutir à une réconciliation avec le Nord, nous n’aurons d’autres choix que d’ouvrir sans complexe la voie de l’affirmation non pas d’une Communauté française renforcée, mais bien à l’émergence d’une Belgique française (…). La Constitution de la République française (…) peut permettre à la Belgique française de conserver une identité propre et sa pleine autonomie dans la gestion de certaines compétences, un tel système entraînerait aucunement la perte des symboles auxquels nous sommes attachés à l’instar de notre drapeau, notre hymne national et même, il faut oser le dire, la famille royale (…) ». Analyse pertinente qu’il est permis d’approuver. - Le problème, et il est d’importance, est le Benelux. Les traités économiques passés entre la Belgique, les Pays-Bas et le Grand-Duché du Luxembourg arrivent à échéance en 2010. La violente poussée du nationalisme flamand et la proposition du Land Rhénanie du Nord-Westphalie de s’intégrer dans le Benelux ne sont pas le fait du hasard ; elles s’inscrivent dans la doctrine pangermaniste de regroupement des familles d’origine germanique. Pour la doctrine nationaliste flamande, c’est un lien sensuel avec la mère-patrie. Pour la doctrine germanique, c’est avoir un accès à la Mer du Nord, porte ouverte sur les océans. - Le moment est dramatique pour la Belgique française. Le français est épuré de Flandre ; il est en passe de l’être dans la périphérie bruxelloise ; Bruxelles est phagocyté ; les Fourons sont annexés ; il reste la Wallonie, gangrenée par le Boerenbond …Le renouvellement des traités Benelux est en négociation. Le nationalisme flamand surfe sur la division des partis francophones vermoulus par l’égotisme, la charlantanerie, la vanité, l’orgueil, le clanisme…pour germaniser le nouveau Benelux et pour atteindre à terme son objectif : rétablir les Pays-Bas méridionaux unilingues néerlandais de 1815. La langue et la culture françaises ainsi que les langues régionales wallonnes bannies à jamais du territoire de ce qui est la Belgique actuelle ! - Paraphrasant Daniel Ducarme, « entrons en résistance francophone » et lançons un appel à Serge Moureaux pour un Rassemblement des francophones de Bruxelles et de Wallonie assurant notre identité française. Un appel à la vie. Raymond WATRICE