15.09.2011

OLIVIER MAINGAIN : "BRISER LE CARCAN BRUXELLOIS"

 

Olivier Maingain, président du FDF, député fédéral, ancien échevin de Bruxelles-Ville, actuel bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, juriste, plaide en faveur d’un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie : C’est la manière d’établir une relation équilibrée entre Bruxelles et ses deux régions voisines, le gage d’un Etat stable ». Son combat, sa conviction, sa foi.

Il livre sa stratégie avec clarté dans ses contacts avec la presse et dans le mensuel du FDF « Perspectives francophones » : élargir Bruxelles, ratifier la convention-cadre, étendre les pouvoirs de la Communauté française.

Dans un contact avec David Coppi, journaliste, publié dans Le Soir du 18 août 2011, il rappelle : «  L’existence de l’arrondissement de BHV était une compensation au tracé de la frontière linguistique au début des années soixante. Donc, si d’aucuns du côté flamand estiment aujourd’hui qu’ils sont en droit de remettre en cause l’existence de BHV, nous sommes en droit, nous, de remettre en cause la frontière linguistique… ».

Il éclaire la portée d’une scission de BHV. « … Il est faux de faire croire aux gens, pontifie-t-il, que l’on va stabiliser le pays parce que l’on va scinder le pays. Si on laisse faire les choses aux conditions des partis flamands, la scission sera la préfiguration du confédéralisme voire du séparatisme… Une scission de BHV et l’acceptation d’une frontière linguistique, qui deviendrait une future frontière d’Etat, sont les plus puissants leviers pour nourrir le nationalisme et le séparatisme au Nord du pays. Car, dans ce cas-là, Bruxelles est enfermée en Flandre… Ceux qui n’auront pas le courage de dire non à la scission de BHV n’auront pas davantage le courage demain de dire non à la scission de la Sécu, voire même du pays. C’est la grave erreur des Francophones : ils ne voient jamais dans l’étape d’une négociation institutionnelle ce qui prépare déjà l’étape suivante dans le point de vue des Flamands ».

Il exprime sa détermination dans son analyse livrée au quotidien La Libre Belgique des samedi et dimanche 10 et 11 septembre 2011 : « La meilleure des formules, souligne-t-il, c’est le rattachement à Bruxelles des six communes à facilités…Prenons cette liste de fabuleuses compensations exceptionnelles… Cela ne répond pas au problème fondamental de l’enfermement de Bruxelles… Le projet d’étouffement de Bruxelles est en marche ! Mais c’est cela la scission de BHV : l’accaparement par la Flandre de Bruxelles. Il faut desserrer l’étau territorial qui enferme Bruxelles sinon à terme la Flandre va faire croire au monde entier que Bruxelles est effectivement en Flandre…

Il met en garde. « … Je suis au regret de dire que la Communauté urbaine, c’est une tranche de lasagne supplémentaire et c’est absolument sans intérêt… C’est un début de mise sous tutelle de la Région bruxelloise… Les Flamands nous demandent de préparer la prospérité future de la Flandre qui va nous mettre en difficulté, d’enfermer Bruxelles en Flandre… Le CD&V veut les avantages du séparatisme sans les inconvénients… ».

Il s’ouvre. « … Je suis déterminé… Ceux qui pensent qu’on va stabiliser le pays avec un accord très déséquilibré se trompent et trompent l’opinion publique. Il faut aussi arrêter de nous dire que la ;prospérité d’un pays dépend de la scission d’un arrondissement ? Personne ne réclame cela au niveau européen. C’est honteux. C’est un chantage… ».

27.08.2009

LE BUDGET DE LA REGION DE BRUXELLES

La législature 2004-2009 <><>Le gouvernement bruxellois, PS-CDH-ECOLO, issu des élections régionales de juin 2004, a présenté le budget 2005, le premier de la législature 2004-2009, en boni, léger certes : 1,6 million d’euros. Une première depuis la création de la Région bruxelloise en 1989. <><>Que s’est-il donc passé ? « Tous les membres du Gouvernement ont accepté de remettre à plat leur budget pour en extraire le maximum de moyens dont avait convenu qu’ils devaient être mise au service de l’action commune », précise Guy Vanhengel, Open VLD, ministre du Budget. Plain cap sur l’emploi, l’économie, le logement et la mobilité. Et de peaufiner un « Contrat pour l’Economie et l’Emploi », destiné à être le fil conducteur de la politique du Gouvernement bruxellois jusqu’à la fin de la législature. <><>Selon Charles Picqué, PS, ministre-président, « le Contrat d’Avenir n’est pas destiné à réinventer une politique ; il s’agit de mettre à table tous les acteurs sociaux et économiques de la Région ». <><>L’opposition MR est sceptique. Didier Gosuin, député-bourgmestre FDF, et Jacques Simonet, député-bourgmestre MR, décrivent le budget comme une simple adaptation aux normes imposées par l’Union européenne. <><>Les budgets des années suivantes sont de la même veine, marqués par le sous-financement récurrent de la Région <><>La législature 2009-2014 <><>La continuité de l’Olivier : PS-CDH-ECOLO, présidé par Charles Picqué, PS. A la jauge de l’opinion publique. « On est arrivé à ce moment de vérité où on voit les limites et le caractère injuste du mode de fonctionnement de la Région bruxelloise...Il va falloir concilier la rigueur et l’innovation... J’insiste : remettre le problème du financement de Bruxelles tard, le renvoyer à la négociation du « paquet global », c’est faire courir un risque grave à la Région bruxelloise » déclare Charles Picqué, ministre-président reconduit, dans un entretien avec David Coppi et Francis Dubois, journalistes du quotidien Le Soir. <><>Comment la législature se passera-t-elle ? L’ajustement du budget 2009 et le bouclage du budget 2010, premier budget de la législature, sont les tests posés à la solidarité de l'équipe gouvernementale, au sein de laquelle les rapports de force indiquent une présence renforcée du CD&Vlaams et une influence marquante de Ecolo.