15.04.2011

ENTRE NOUS - REFLEXION D'UN LOCUTEUR...

 

ENTRE NOUS - REFLEXION D’UN A. BAUCY,  6280 Loverval - … Vous avez raison de dire que les nouveaux compromis ne doivent plus être acceptés car chacun d’eux présuppose une nouvelle avancée flamande. Flamandisation en 14/18 ; flamandisation de Bruxelles, devenue capitale de Flandre… Comme vous le dites, le politique flamand relève du pangermanisme … Je n’oublie pas que les prisonniers de guerre (42/45) de Flandre et de Hollande ont été libérés dès 1942. Tandis que mon père, francophone, a attendu le 12 mai 1945.

Le F.D.F. avance depuis quelques années la possibilité d’une Région bruxelloise à part entière, une union entre Région bruxelloise et Wallonie. Je ne suis que trop conscient du danger que risque la Wallonie (et la francophonie).

Cependant nos hommes politiques wallons me paraissent un peu laxistes. De très beaux textes paraissent régulièrement mais je ne vois aucune avancée efficace. Et les politiciens flamands nous accusent avec raison, me semble-t-il, de n’avoir aucune requête à déposer sur la table des négociations. Et ce sont les mêmes politiciens qui nous administrent inlassablement des coups de boutoir ! Il est vrai que nos édiles francophones ne paraissent pas réagir.

Pour ne plus dépendre de la Flandre, notre Sécurité sociale wallonne ne pourrait-elle pas tenir le coup unilatéralement ? Puisque, selon Monsieur De Wever, la Flandre veut être plus riche, une scission de la Sécurité sociale leur ferait plaisir. Dès lors, nous serions libérés de ce sarcasme politique et vive la Région bruxelloise … !

Lorsque j’entre au syndicat d’initiative bruxellois ou dans n’importe quel musée, pourquoi la documentation française est-elle toujours épuisée ? Pour mieux nous présenter la documentation flamande ? Quel beau jeu !

01.03.2011

ECHEC DU COMPROMIS A LA BELGE ?

 

C’est ce que nous découvrons en lisant l’entretien entre Vincent de Coorbyter, directeur général du Crisp, et Pierre Havaux, journaliste, publié dans Le Vif/L’Express du 31.12.2010. « … Le génie que nous nous prêtons de résoudre tous les conflits par des compromis est un échec manifeste, en tout cas sur le plan communautaire » dit Vincent de Coorbyter. Et de citer la tentative avortée de la scission de BHV, un accord sur la scission à une circonscription électorale, la réforme de l’Etat : « On fait du surplace » souligne-t-il.

Cette position irrite la Flandre profonde,  non seulement la Flandre politique, mais également la Flandre profonde : un constat confirmé par le score de 28 % réalisé le 13 juin 2010 par la N-VA, parti nationaliste, devenant le premier parti de Flandre loin devant le CD&V. Un parti nationaliste devenant incontournable et conscient de sa force.

Une réforme profonde de l’Etat - c’est-à-dire installer la primauté de la Flandre sur la conduite des affaires de l’Etat - dans un premier temps, préparatoire à la liquidation de la Belgique inscrite à l’article premier des statuts de la N-VA. Bart De Wever, président de la N-VA, historien, mettra le temps qu’il faudra : réaliser, étape par étape, l’évaporation de la Belgique ! Il agit selon l’instinct du parfait communicateur et du fin négociateur. « Sa force, relève Vincent de Coorbyter, est de rester fidèle à son discours, de le répéter sans cesse… L’initiative qu’il prend le 4 octobre dernier est un morceau de virtuose : il fait table rase des négociations, renverse l’échiquier et décrète qu’il faut repartir à zéro, tout en brûlant la politesse à tout le monde, y compris aux médiateurs royaux en fin de mission… il reprend donc la main quand la partie risque de s’ensabler, il reste celui qui dénonce la mauvaise volonté des Francophones tout en montrant sa disponibilité ». Du grand art ! souligne Vincent de Coorbyter.

Et Bart De Wever mène la Belgique à la baguette à la manière d’un chef d’orchestre ! Il ramène le M R, parti avec lequel il a des affinités, dit-il, à la table des négociations pour la formation d’un gouvernement. Le Roi Albert II charge le 1er février 2011 Didier Reynders, MR, Vice premier ministre, ministre des Finances, d’une mission d’information d’une dure de 15 jours portant sur trois points : a) BHV et le refinancement de Bruxelles ; b) le transfert de compétences aux entités fédérées, leur financement et leur responsabilisation ; c) le financement dans la durée de l’Etat fédéral. Rien de nouveau !

Un rien plus loquace que les « négociateurs » précédents, Didier Reynders a annoncé le 12 février la possible constitution d’un gouvernement à six : N-VA, CD&V, Open VLD, MR, PS, CDH, tout en laissant la porte ouverte pour l’entrée d’autres partis. A moins d’un nouveau revirement de la N-VA par le dépôt d’une nouvelle exigence s’appuyant sur la position « Less is more », les Belges pourront dans les prochains jours voir apparaître sur les écrans de la télévision la tête du Premier ministre.

Un compromis ripoliné noir et jaune. Une pause de quelques mois, le temps à la Flandre de se requinquer, à la KBC - la banque flamande qui a fait la grandeur de la Flandre, le fleuron de la puissance économique et financière de la Flandre - de reprendre des couleurs, le temps à Bart De Wever de préparer une nouvelle étape après avoir engrangé les « pas de nain de jardin » consentis par les Francophones, le temps de rassurer les agences de notation, les experts du FMI et la Commission européenne, le temps à la N-VA de capitaliser « 35 % des voix flamandes pour faire plier les Francophones ». Le temps de la reprise de la marche en avant de la Flandre vers la mainmise totale sur le territoire belge.

Que restera-t-il aux Francophones ? L’usage misérable des quatre verrous de blocage « momentané » ! La sonnette d’alarme : effet suspensif , décision par consensus du Conseil des ministres ; le conflit d’intérêt : effet suspensif, la procédure retardataire successivement auprès du Parlement wallon, du Parlement bruxellois, du Parlement de la Communauté française, de la Cocof, et, en final, décision par consensus et sans partie contraignante du Comité de concertation ; la composition paritaire du Conseil des ministres : décision par consensus ; les lois spéciales. Procédure utilisée dans les matières institutionnelles et linguistiques. Adoption par 2/3 des élus et à la majorité simple dans chaque groupe linguistique. Droit de veto conféré au Parlement.

La Flandre attendra. «  Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme ! » Jules Destée.

 

24.02.2011

ABANDON DE BRUXELLES PAR LES NATIONALISTES FLAMANDS ?

 

Le Voorpost, groupe nationaliste flamand, annonce une marche le 27 mars en riposte à la déclaration de Olivier Maingain,  président du FDF, député-bourgmestre : « Les Flamands n’auront pas Bruxelles ni la périphérie ».

Le Voorpost admoneste, sans ambages, les Francophones : « Nous avertissons Maingain comme ses collègue présidents de partis francophones et flamands : oubliez votre « axe Wallo-Brux », l’élargissement de Bruxelles, l’annexion francophone de la périphérie ; oubliez l’idée que vous pourriez livrer les habitants du Brabant flamand à Bruxelles, la francophile ». Et il menace d’une marche le 27 mars prochain ! A Bruxelles ? dans la périphérie bruxelloise ? ou à Antwerpen (Anvers) ?

Notre pragmatisme nous fait déceler dans les propos du Voorpost une tendance à l’abandon de Bruxelles en qualifiant Bruxelles de francophile, et conséquemment totalement ou partiellement des communes à facilités. Une reconnaissance de Bruxelles, ville française. Dès lors, ce serait la ville d’Anvers qui recevrait les « marcheurs ». Au demeurant, on sait que Bart De Wever envisage sérieusement de conquérir le  mayorat à Anvers. Alors, un changement d’orientation de la politique flamande pour l’axer sur Anvers qui, par le canal Albert qui lui ouvre de grandes possibilités de drainer via le port de Liège le trafic rhénan, aurait une voie directe au bassin industriel de la Ruhr, renforcé par le projet d’un adossement du puissant Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie au Benelux, n’étonnerait pas. Bruxelles perdait toute son attractivité d’autant que la perspective de l’abandon de Bruxelles comme capitale de l’Europe d’ici une vingtaine d’années, ne serait pas étrangère au revirement du mouvement flamand.

16:55 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voorpost, bruxelles, maingain, ruhr, liège, de wever |  Facebook |

13.12.2010

Titre de la note : L’IRRESISTIBLE MARCHE FLAMANDE DE GENT VERS AACHEN…

LA MARCHE PERSEVERANTE DE LA FLANDRE...

 

Depuis la révolution culturelle de 1840, la Flandre est partie à la conquête de Bruxelles et du Sud de la Belgique mariant le pacifisme et le bellicisme. Les étapes.

1847 : Le Manifeste flamand

1898 : Fin de la Belgique française ; la langue flamande est reconnue comme langue nationale au même titre que la langue française

1917 : La Flamenpolitik, élaborée à Gand avec la collaboration des services du gouverneur allemand Moritz von Bissing, trace les contours d’un Etat flamand rattaché à l’Empire allemand

1921 : Première ébauche d’une frontière linguistique entre la Flandre et la Wallonie

1931 : Flamandisation de l’Université de Gand et instauration de l’unilinguisme en Flandre et en Wallonie et du bilinguisme à Bruxelles dans les services administratifs

1951 : Emergence d’un Etat-CVP

1961 : Première marche flamande sur Bruxelles

1962 : Les lois Gilson-Larock amorcent le découpage de la Belgique. Les Fourons sont transférés en Flandre

1968 : Soulèvement de Louvain aux cris de « Walen buiten ». Louvain devient Leuven.

1970 : L’émergence d’un Etat-nation flamand va se concrétiser par la première réforme de l’Etat belge. L’Etat-nation flamand va se renforcer au cours des réformes successives de 1980, 1988, 1992, 2001 et de la mainmise flamande sur les ministères régaliens fondée sur le slogan « Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux ».

2008 : Le lancement du plan Start, dénommé aussi Plan Leterme, portant sur la création d’une « Ville-business » à Zaventem-Machelen, marque la volonté flamande de s’emparer de la Région bruxelloise. Le plan Start n’a, du reste, de sens, de valeur que si la Région bruxelloise est intégrée dans la Région flamande. Le taux de vacance des bâtiments du plan Start sera très élevé nonobstant le transfert très large des sièges sociaux d’entreprises établis en Région bruxellois ; la « Ville business » de Zaventem-Machelen sera, pour la Flandre, un abyme sans Bruxelles. Déjà, actuellement, alors que le plan Start démarre à peine, la zone de l’aéroport de Zaventem accuse un taux de vacance des bâtiments-bureaux de plus de 20 % selon l’Observatoire des bureaux, établi conjointement par la Région de Bruxelles et sa Société de Développement, la SDRB. Un poids que la Flandre, seule, ne pourra supporter, car à partir de 2025 viendra se greffer le poids du vieillissement de sa population. Bruxelles et par extension le territoire wallon sont nécessaires à la Flandre. Les visées flamandes sur Bruxelles sont de plus en plus pressantes.

Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région bruxelloise, libéré, semble-t-il, de la tutelle négative de Philippe Moureaux, est conscient du danger potentiel que représente le plan Start. Il s’en est exprimé dans une interview signée Benoît Mathieu, publiée dans le quotidien Le Soir des samedi 11 et dimanche 12 décembre 2010 ; il confiait ses sentiments sur le projet flamand : « … Cela a toujours été le projet de la Flandre de s’adosser à la réputation internationale de Bruxelles afin de développer dans la zone de Zaventem un centre de business qui soit le prolongement de Bruxelles… C’est une logique basée sur la recherche d’atouts pour sa région. L’objectif n’est pas d’appauvrir le voisin, juste de s’enrichir soi… Le danger existe de « casser » Bruxelles, de mettre en danger l’effet de levier, Bruxelles pèse 20 % du PIB, cela monte à un tiers si l’on ajoute les deux Brabant. Il ne faudrait pas oublier que le noyau de cela, c’est Bruxelles ».

Une vérité. Si Bruxelles tombe, ce sera demain, un demain très proche, au tour du Brabant wallon de tomber sous les griffes du lion de Flandre. Et le reste de la Belgique suivra tout naturellement « étape par étape » en plagiant Bart De Wever.

Au demeurant, Bart De Wever, dans l’interview accordée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel et relayé par extraits dans la presse quotidienne belge, accélère l’évanescence de la Belgique : « … Aujourd’hui, l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe, et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe ». Autrement dit l’arrimage de la Belgique en évanescence à l’Allemagne la sauvera, ou le triomphe du pangermanisme du prince Otto von Bismarck : donner à l’Empire allemand u, accès aux Océans. La Grande Guerre gagnée par l’Allemagne.

L’Angleterre, qui a imposé la création de la Belgique en 1815, et la France, qui en 1831 a sauvé la Belgique et fermé l’accès du port d’Anvers à l’Empire allemand, resteront-elles passives ?

18.10.2010

Communiqué de presse du PS – Le 17 octobre 2010

 

Le PS est forcé de constater que le texte de Bart De Wever ne rapproche pas les points de vue entre francophones et néerlandophones

C’est avec une profonde déception que le PS est forcé de constater que le texte déposé par Bart De Wever ne rapproche pas les points de vue entre francophones et néerlandophones, ce qui était pourtant l’essence même de la mission que le Roi lui avait confiée.

Même si la note de Bart De Wever s’inspire largement, dans son architecture, du périmètre défini lors de la pré-formation, force est de constater qu’elle remet en cause un grand nombre de convergences et d’éléments d’équilibre entre néerlandophones et francophones.

Le caractère unilatéral, parfois provocateur, de certaines propositions risque d’accroître les tensions entre flamands et francophones, ce que le PS déplore.

A titre d’exemple, les mécanismes de financement tels que proposés étranglent le développement de la Wallonie et de Bruxelles et mettent en péril le bien-être des Wallons et des Bruxellois. A terme, le niveau fédéral ne sera plus en mesure d’assurer la solidarité entre tous les Belges. Les droits des francophones de la périphérie sont bafoués. Et Bruxelles n’est pas reconnue comme Région à part entière

15:04 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, tensions, de wever, roi, région, bruxelles, peripherie |  Facebook |

10.08.2009

COMMUNAUTAIRE // LA FLANDRE VA DE L'AVANT...

La Flandre annonce la couleur jaune et noire de ses décisions. « Tout se fera dans un cadre légal et constitutionnel que les réformes de l’Etat antérieures ont tracé ». + + Sa nouvelle stratégie repose sur la doctrine élaborée par le politologue de la KUL, Bart Maddens : « mise en veilleuse du dialogue communautaire dans l’attente du retour des francophones, désargentés, à la table des négociations venant quémander une aide financière ». Fini l’affrontement direct. Un déploiement des propres compétences communautaires. + + Objectif : l’autonomie régionale + + Cela n’a pas tardé. Sous l’impulsion de Bart De Wever, président de la N-VA, revenu au pouvoir, le gouvernement flamand est invité à faire « un usage intensif et maximal » des leviers politiques dont elle dispose. + + A partir de 2011 les allocations familiales seront majorées de manière forfaitaire pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans, puis en fonction des revenus jusqu’à l’âge de 6 ans. Dès 2012, la prime scolaire pour les enfants de 3 à 6 ans sera étendue à tous les jeunes âgés entre 6 et 18 ans lorsque la Flandre pourra libérer 350 millions d’euros. Autre nouveauté : l’instauration d’une assurance publique d’hospitalisation octroyée à chaque citoyen flamand. + + +Il va sans dire que ces nouvelles initiatives flamandes énervent la gent politicienne francophone. Et pour cause : en organisant certains dispositifs sociaux en marge de la sécurité sociale, la Flandre reste dans la légalité constitutionnelle tout en s’inscrivant dans une autonomie de type confédéraliste. Ce qu’elle veut. Elle l’aura par la bande sans devoir passer par une négociation communautaire. + + Les francophones, dans leur naïveté, ont tout donné à la Flandre. Pourquoi se priverait-elle des dividendes qui lui ouvrent des horizons ensoleillés ? D’autant que la Wallonie va s’enliser inévitablement dans le Plan Marshall.2 Vert imposé par Ecolo et par le CDH. Ce ne sont pas les « jolies » envolées des présidents du PS, du CDH et de Ecolo – le président du MR est resté étrangement muet – qui infléchiront la Flandre imprégnée de la doctrine Maddens. Le patronat flamand s’est même permis de « flinguer » Michel Daerden. + + Pour mémoire, citons les déclarations, les mises en garde, les « pleurnicheries » de trois présidents francophones : + +- Elio Di Rupo, président du PS, professe : « ... Tout ce qui crée des tensions au sein de la sécurité sociale est mauvais pour le pays. Le pays tient parce qu’il y a notamment une sécurité interpersonnelle... La Flandre a aujourd’hui des moyens financiers qu’elle peut distribuer mais il y a des situations qui pourraient s’avérer irréversibles... » .+ +- Joëlle Milquet, présidente du CDH, hoquette: « ... Les allocations familiales, c’est une compétence fédérale. Nous, on souhaite que l’on augmente les allocations familiales pour tous les enfants... ».+ +- Jean-Michel Javaux, coprésident de Ecolo, pontifie : « ... Il faut garder le socle commun de notre sécurité sociale le plus large possible. Pas nécessairement pour des raisons communautaires mais aussi pour des raisons économiques : plus la base est large, plus la solidarité s’exerce efficacement... ».+ +Pourquoi pleurez-vous maintenant ? Vous avez tout donné à la Flandre, en parfaite connaissance de cause. Maintenant, elle se prépare à vous pendre avec la corde que vous lui avez vendue à bas prix.+ + Vous pouvez vous racheter. Les citoyens d’en bas seront à vos côtés. Rendez la fierté à l’Union Wallonie-Bruxelles en la dotant d’un vaste plan d’investissements en voies de communications routière, fluviale et ferroviaire, orientées vers les ports français de haute mer, à grand tirant d’eau.Qu’attendez-vous ? N’attendez pas que la Flandre vous passe autour du cou la corde que vous leur avez vendue ; il sera trop tard !

01.08.2008

POUR BART DE WEVER LES FRANCOPHONES SONT DES IMMIGRANTS EN FLANDRE...

COMMUNIQUE LESOIR.BE EXPRESS MIDI +++ «Les francophones sont des immigrants»Rédaction en ligne++ vendredi 01 août 2008, 13:06 ++ Pour le président de la NV-A, Bart De Wever, il n'existe pas de minorité francophone en Flandre, mais seulement des « immigrants qui doivent s'adapter ». ++ Lire aussi l'édito de Pierre Bouillon "Bilan des médiateurs: exactement zéro" / Les médiateurs ont accouché d'une souris ++ Belga ++ « Je pense qu'il n'y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s'adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs. On ne leur dit pas : 'Vous êtes nombreux, donc l'arabe va devenir une langue officielle. C'est dingue », a déclaré M. De Wever sur les ondes de La Première (RTBF), où il répondait à des questions d'auditeurs. ++ « Nulle part dans le monde on accepte cete logique », a-t-il poursuivi, réfutant être un « homme intolérant ».++ « Tout le monde est le bienvenu en Flandre. On peut continuer à y parler français. Tout ce qu'on demande, c'est que la langue de gestion soit le néerlandais », a encore dit le président de la NV-A, en exhortant à « arrêter le colonialisme » de Bruxelles vers la Flandre. ++ À ses yeux, la proposition flamande d'un bilinguisme général, rejetée par les francophones dans les années '20 et '30, aurait pu « sauver la Belgique comme nation ». « C'est très ironique », a-t-il ajouté. ++ Aujourd'hui toutefois, il estime que la « valeur ajoutée de la Belgique est minimale », entre la « douce évolution » qu'il dit observer aujourd'hui vers les régions d'une part, et vers l'Europe d'autre part. ++ Quant à Bruxelles, « ville historiquement flamande qu'on a francophonisée », c'est là que se trouve « l'identité belge qu'on a inventée au XIXe siècle », estime-t-il. Et « puisque c'est l'enfant de la Belgique, je pense que les deux parents doivent s'en occuper », a-t-il dit à propos de la Flandre et de la Wallonie, refusant de reconnaître la Région bruxelloise comme région à part entière. ++(D'après Belga)