13.02.2009
LA FLANDRE VEUT LA PEAU DE REYNDERS ...
Pourquoi ? Tout simplement, parce que Didier Reynders occupe la dernière fonction régalienne, le ministère des Finances, un poste de premier ordre, que la Flandre n’a pas dans ses rets. = = Il est vrai aussi que Didier Reynders, par son arrogance, par son ego démesuré, provoque l’entourage. Si celui-ci ne le lâche pas, c’est par opportunité : Reynders sorti = démission du gouvernement. Le côté « solo », le côté « moi-je », le côté « salonnard », le côté « méprisant », le côté « agressif », cela dérange, cela énerve. = = Dans les coulisses de la coalition gouvernementale, (CD&V, Open VLD, FDF/M R, PS, CDH), ses pairs le jugent sévèrement : « trop en solo », « jamais de notes »… = = Du côté PS, les reproches fusent : Didier Reynders a lui-même personnifié le dossier Fortis, dès le début, en parlant de Leterme-Reynders comme autrefois Martens-Gol. C’est lui qui s’est mis en avant. Mais quand ça va mal, il dit « toutes les décisions sont prises collectivement ». Et encore : « S’il juge que quelqu’un est son adversaire, il cherche à l’écraser plutôt qu’à dialoguer. Il n’a ainsi jamais vu Modrikamen ou Test-Achats. Or, s’il avait participé à la négociation du deal, il l’aurait peut-être défendu ». Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, lance ironiquement : « Il est pris dans sa bulle financière salonnarde ». = = Du côté du M R, de son propre parti, on chuchote, en reproche, « qu’il paie un peu aujourd’hui ce qu’il a fait à l’époque, en mettant le binôme Leterme-Reynders en avant, sans trop impliquer le kern. Ce qui arrive était donc prévisible ». Et l’on murmure que « si les attaques à son égard sont largement injustifiées, elles ne sont pas étonnantes étant donné son comportement très dur vis-à-vis des autres. Et avec Fortis, dossier difficile où il est exposé, il risque de payer la facture ». = = Du côté CD&V, il lui est reproché ses « erreurs psychologiques, son manque d’empathie vis-à-vis des actionnaires… Ce ne sont pas ses compétences qui sont en cause, mais sa manière d’agir, de traiter les gens ». = = La presse flamande est moins mesurée ; elle tire à boulets rouges sur la gestion de Reynders depuis un bon bout de temps. Elle expose son incompétence dans l’organisation de son Ministère des Finances. Mais la Flandre poursuit inlassablement son objectif final : la mise sur son empire de l’ensemble du territoire belge. Elle vise l’obtention du dernier ministère régalien quelle n’a pas dans son escarcelle : le ministère des Finances. Les « erreurs psychologiques » de Didier Reynders lui servent de base de lancement. Et l’on sait que la Flandre est persévérante, tenace ; elle tient un os et ne le lâche pas.
14:30 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reynders, solo, finances, decisions, test-achats, reproche, modrikamen, deal, salonnard |
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