27.04.2010

DECLARATIONS D'APRES LA DEMISSION DU GOUVERNEMENT : LE CULTE DU "IL FAUT"

Elio DI RUPO, président du PS, sévère : « Inacceptable ! Franchement le calcul des libéraux flamands est purement électoral… On détériore le climat économique. C’est inimaginable ! … IL FAUT faire le « maximum maximorum » pour éviter des élections anticipées… ». <><>Didier REYNDERS, président du MR, dubitatif : « Je suis préoccupé par la volonté, du côté flamand de sans arrêt prendre des décisions unilatérales. Pour notre part, nous ne voulons plus être constamment menacés…Selon moi, un moment va venir où se posera la question de savoir comment on peut travailler ensemble mais aussi comment on peut se faire respecter. Nous sommes ouverts mais IL FAUT une ouverture de l’autre côté… ». <><>Joëlle MILQUET, présidente du CDH, furibonde : « Je suis folle furieuse ! Les libéraux flamands ont posé un choix purement particratique, électoraliste et de marketing. L’objectif était de se poser comme le meilleur flamand… Mais je dois insister sur ceci : les quatre présidents de partis francophones autour de la table ont été constructifs et avaient, tous, la volonté de négocier… Nous voulons un projet fédéral, une Belgique basée sur la coordination et pas la compétition. Voilà notre projet. IL FAUT effectivement voir si l’autre a une volonté similaire… ». <><>Michel JAVAUX, coprésident de Ecolo, inquiet : « J’ai un terrible sentiment de gâchis… Le problème, c’est que je ne vois pas où est le plan B et mon inquiétude est grande… Le communautaire, ce n’est pas notre terrain mais on a tout de même est qu’il FALLAIT aller à la table des négociations… Je pense que les gens peuvent comprendre que nous avons des sensibilités différentes mais que nous sommes aussi le dernier parti à garder des contacts entre nous ( avec Groen, les Verts flamands, ndlr). IL FAUT pouvoir se mettre dans la peau de son interlocuteur et essayer de comprendre son point de vue… ».Avec Sarah TURINE, co-présidente de Ecolo, affirmatifs : « IL FAUT désormais tout faire pour arrêter de nous ridiculiser en Belgique, en Europe et sur la scène internationale… ». <><>Bart DE WEVER , président de la N-VA, pontife : IL FAUT « réaliser cette révolution copernicienne qui doit conduire les Flamands à miser le maximum sur les entités fédérées…Mon parti ne suivra pas le CD&V dans la vallée de la honte ». <><>Jean-Marie DE DECKER, président de la LDD, menaçant : IL FAUT « donner le signal aux Francophones dont la stratégie ne consiste qu’à maintenir les transferts de milliards d’euros du Nord vers le Sud du pays chaque année… La scission de l’arrondissement de BHV n’est qu’une première étape à réaliser sans compensation, avant une autonomie accrue pour la Flandre… ».<><>Caroline GENNEZ, présidente du SP.A, socialistes flamands, déterminée : « Nous pensons depuis longtemps déjà que ce gouvernement est en perte totale, et une voiture en sinistre total est impossible à dépanner ». IL FAUT « se refaire une santé dans l’opposition au Fédéral ».<><>Wouter VAN BESIEN, président de Groen, Verts flamands, hésitant : « Un gouvernement à affaires courantes n’a de sens que s’il a assez de forces pour résoudre la question de BHV. Sinon, IL FAUT aller aux urnes… Nous sommes des Flamands sans complexes… ». <><>Alexander DE CROO, président de l’Open VLD, vertueux : « Je n’ai pas provoqué l’échec, mais je ne voulais pas d’un nouveau carrousel sur BHV. Il n’y avait pas de volonté politique d’aller vers un accord… Je vous assure que nous avons tout fait, au VLD, pour aller vers une solution négociée… « . IL FAUT des élections. « Avec des élections maintenant, il n’y aura plus d’échéance électorale avant 2013… ». <><>Marianne THYSSEN, présidente du CD&Vlaams, est muette. Le CD&Vlaams est sur la défensive. « Que pouvons-nous dire aux électeurs ? Que le gouvernement a bien travaillé sur la crise financière. Pour le reste, il n’y a que des projets : réforme de la justice, des pensions… Que pouvons-nous promettre ? De scinder BHV ? Qui nous croira ? Nous risquons de perdre des voix ». <><>Rudy DEMOTTE , PS, ministre-président de la Région wallonne : IL FAUT dès à présent travailler activement à la mise en place d’un gouvernement fédéral dans les plus brefs délais… » <><>Charles PICQUE, PS, ministre-président de la Région bruxelloise : « Pour la Région bruxelloise, c’est une nouvelle préoccupante (démission du gouvernement, ndlr) car on était dans un processus de collaboration avec le Fédéral… ». IL FAUT, juge, Charles Picqué « que le gouvernement bruxellois continue à fonctionner normalement sans importer les tensions communautaires en son sein ». <><>Olivier MAINGAIN, président du FDF, semble se tenir un peu en retrait. Pour le FDF : « IL FAUT briser le carcan bruxellois. C’est vital pour l’avenir de la Belgique et des Francophones. Le maintien de Bruxelles du « mauvais côté » de la frontière linguistique, c’est le début de la fin de Bruxelles comme Région à part entière… Toutes les solutions qui consisteraient à aller en deçà de ces garanties (maintien des facilités linguistiques, ndlr) pour les Francophones signifieraient un début de scission et impliqueraient immédiatement l’élargissement de Bruxelles ». <><>Toute cette énergie. Pourquoi ? Le chaos ? Quel choix ? Quelle Belgique ? Quel avenir ?Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef du quotidien Le Soir, en éditorial du 27 avril 2010, écrit : « La peste ou le choléra. Deux logiques, deux camps, des milliers de jours. Et au bout du compte, un chaos… indescriptible, irresponsable, ravageur… car soyons lucides : toute réforme de l’Etat devra faire que la Belgique devienne « un non-pays qui ne dit pas son nom » si l’on veut éviter l’hypothèse séparatiste… ».

14:56 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, declarations, bhv, il faut |  Facebook |

23.05.2008

L'AFRIQUE FRANCOPHONE LARGUEE PAR LA FLANDRE...

PROBLEME GEOPOLITIQUE ?+++Les lapidaires déclarations vexatoires du Ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (Open VLD), au cours de son récent voyage en la République du Congo, en compagnie du Ministre à la Coopération, Charles Michel (MR), ont dangereusement terni l'image de la Belgique dans ce pays au devenir éblouissant, aux potentialités incommensurables et dans tous les pays africains francophones .L'Afrique francophone est non seulement un vecteur champ géologique inépuisable, mais également la Cérès de la langue et de la culture françaises. C'est en Afrique que le français perdra ou maintiendra son aura de langue universelle. ++Il est permis, dans ce bref dialogue, de se demander pour qui et dans quelle perspective la Flandre roule. Son mépris à l'égard du français est cruellement marqué. Problème géopolitique. ++Il serait donc temps, il serait impérieux que les deux Régions francophones, Bruxelles et Wallonie, déterminent leur politique africaine, leur politique tout court à l'égard de la survie de la langue française.

09.12.2007

FLORILEGE DE DECLARATIONS...

ILS ONT DIT … ILS ONT ECRIT … - Florilège des déclarations du monde politicien et de la société civile… - • Rudy AERNOUDT, ancien haut fonctionnaire flamand, affirme dans Trends-Tendance de jeudi 06 décembre 2007 que : « Bruxelles est la plus grand contributaire aux transferts financiers entre Régions … les transferts flamands vers la Wallonie s’élevant à 1,6 milliard d’euros et ceux de Bruxelles vers la Wallonie à 3 milliards. -• Jean-Luc DEHAENE, CD&V, ancien Premier-ministre, sur les ondes de La Une, mercredi soir, 05 décembre 2007, Aux Bureaux du Pouvoir, à propos de la Convention à mettre sur pied pour tenter de régler les problèmes institutionnels : « Il ne faut pas tenir de Convention… cela allait devenir un machin avec des procédures à n’en plus finir… Je ne crois pas que cela soit la voie à suivre ». -• La solidarité Wallonie-Bruxelles se concrétise-t-elle à la suite de l’appel des économistes de langue française d’étendre le Plan Marshall à Bruxelles ? Les réponses des ministres-présidents des Régions wallonne et bruxelloise et de la ministre-présidente de la Communauté française : -- Rudy DEMOTTE, PS, ministre-président du Gouvernement wallon : … Jusqu’à présent, quand les gouvernements se rencontraient, on parlait, à la sortie, de bonne volonté commune. Je veux aller plus loin. Je souhaite travailler sur quelques thèmes avec des engagements concrets. Je ne veux pas d’un échange protocolaire pour éviter qu’on se retrouve dans des logiques qui sentent les remugles… C’est une invitation à la collaboration interrégionale. Il n’y a aucune exclusive. Bruxelles est un carrefour et on ne construit pas un carrefour en édifiant des murs… ».- Marie ARENA, PS, ministre-présidente de la Communauté française : « … Avec cette réunion, nous voulons avancer concrètement sur le projet francophone ; il n’y a absolument pas de court-circuitage du Groupe Wallonie-Bruxelles 2009. Le Groupe travaille sur le moyen terme ; la réunion des ministres-présidents de ce jeudi soir réfléchira sur le court terme ».- Charles PICQUE, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles : « …En nous voyant, nous adressons à l’opinion publique un signal de confiance. Ce n’est pas mauvais de se rencontrer quand des forces centripètes veulent diviser les francophones… A partir du moment où le fédéral perd de plus en plus son rôle d’arbitre, il est très important de resserrer les liens. Il faut substituer à une culture de la concurrence, une culture de la complémentarité ». (OYEZ : nos politiciens deviendraient-ils matures ? La francité s’éveille. Puissent les démons de l’égocentrisme, du particularisme, du clanisme, être écrasés ! La fierté et la dignité retrouvées ! Une identité qui s’affirme ! ). -• Luc DELFOSSE, rédacteur en chef adjoint du quotidien Le Soir, édito du jeudi 06 décembre 2007 : « … Aujourd’hui, il se trouve quatre Wallons et Bruxellois sur dix pour refuser catégoriquement de donner non seulement leur perception ou leurs états d’âme sur le devenir éventuel du royaume. Pire, d’indiquer, basiquement, pour quel parti ils voteraient s’il fallait retourner aux urnes. Du jamais vu de mémoire de sondeurs… ». (OYEZ : perte de confiance dans les partis traditionnels minés par le clanisme. L’âge des maires du Palais). -• Marc DEMOULIN, directeur de Dedicated Research, sondage Le Soir/RTBF publié le jeudi 06 décembre 2007 : « … En moyenne, nous tournons autour des 80 %. Un taux de réponse aussi bas indique que les citoyens sont agacés par l’évolution de la situation politique. L’antipolitisme se renforce, surtout en Wallonie… ». (OYEZ : A quand le vote non obligatoire ? Cela n’intéresse plus personne d’aller voter ! « Ils » ne nous écoutent quand même pas !)