15.12.2007
VIVE LA BELGIQUE FRANCAISE...
Cri de détresse, cri de désespérance. Appel à la vie lancé vers la France par Daniel DUCARME, MR, responsable du MR section « International ». En accord avec les membres du Bureau du MR ? Voire. Quand on connaît le côté franc-tireur de l’intéressé, ce qui lui a valu les foudres, il y a quelques années, de Hervé Hasquin, autre grande pointure du MR. - « Ca suffit maintenant », confie-t-il au quotidien français Libération à l’adresse des Flamands. Tel un François Perin, il martèle ses pensées par des phrases percutantes : « La Belgique est à bout (…). Je crois même qu’elle ne tient plus débout (…) il est temps d’entrer en résistance (…). Le francophone doit avoir l’audace d’oser être lui-même. C’est le moment de s’engager dans cette voie en anticipant l’avenir (…). Le fait régional est incontournable (…). Pour la Wallonie et pour Bruxelles, il doit l’être plus que jamais. Chacune doit se donner la force, le courage et les moyens de son autodétermination (…). Il ne peut être question que Bruxelles vive sous la tutelle flamande ou devienne un district cogéré par la Flandre et par la Wallonie. Le Bruxellois doit être maître chez lui (…) S’il n’est pas possible d’aboutir à une réconciliation avec le Nord, nous n’aurons d’autres choix que d’ouvrir sans complexe la voie de l’affirmation non pas d’une Communauté française renforcée, mais bien à l’émergence d’une Belgique française (…). La Constitution de la République française (…) peut permettre à la Belgique française de conserver une identité propre et sa pleine autonomie dans la gestion de certaines compétences, un tel système entraînerait aucunement la perte des symboles auxquels nous sommes attachés à l’instar de notre drapeau, notre hymne national et même, il faut oser le dire, la famille royale (…) ». Analyse pertinente qu’il est permis d’approuver. - Le problème, et il est d’importance, est le Benelux. Les traités économiques passés entre la Belgique, les Pays-Bas et le Grand-Duché du Luxembourg arrivent à échéance en 2010. La violente poussée du nationalisme flamand et la proposition du Land Rhénanie du Nord-Westphalie de s’intégrer dans le Benelux ne sont pas le fait du hasard ; elles s’inscrivent dans la doctrine pangermaniste de regroupement des familles d’origine germanique. Pour la doctrine nationaliste flamande, c’est un lien sensuel avec la mère-patrie. Pour la doctrine germanique, c’est avoir un accès à la Mer du Nord, porte ouverte sur les océans. - Le moment est dramatique pour la Belgique française. Le français est épuré de Flandre ; il est en passe de l’être dans la périphérie bruxelloise ; Bruxelles est phagocyté ; les Fourons sont annexés ; il reste la Wallonie, gangrenée par le Boerenbond …Le renouvellement des traités Benelux est en négociation. Le nationalisme flamand surfe sur la division des partis francophones vermoulus par l’égotisme, la charlantanerie, la vanité, l’orgueil, le clanisme…pour germaniser le nouveau Benelux et pour atteindre à terme son objectif : rétablir les Pays-Bas méridionaux unilingues néerlandais de 1815. La langue et la culture françaises ainsi que les langues régionales wallonnes bannies à jamais du territoire de ce qui est la Belgique actuelle ! - Paraphrasant Daniel Ducarme, « entrons en résistance francophone » et lançons un appel à Serge Moureaux pour un Rassemblement des francophones de Bruxelles et de Wallonie assurant notre identité française. Un appel à la vie. Raymond WATRICE
14:27 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charlantanerie, belgique francaise, egotisme, vanite, germanique, germaniser, benelux, desesperance, daniel ducarme, orgueil, cri, detresse, vie, resistance, francophone |
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