24.11.2011
CARREFOUR D'ACTION PARTICIPATIVE - LES BREVES DE MAURI VILLA...
CE QUE LA FLANDRE FAIT, ELLE LE FAIT BIEN …
Il suffit de suivre les cours de Dexia (ex-Crédit communal) et de KBC, banque flamande, pour se faire une opinion sur la « qualité » de la gestion à la flamande.
Selon la presse financière, KBC est en mauvaise posture entraînant vers le gouffre la coopérative flamande Cera.
Une indication : l’agence de notation Moody’s vient d’abaisser la perspective de la note de KBC Banque et de KBC Groupe, de stable à négative !
Quid du Boerenbond ? Est-il aussi inscrit dans la tourmente ?
CONSEQUENCES DE LA SCISSION DE BHV … DES TRACTATIONS EN PERSPECTIVE…
Quelles seront les conséquences pour les partis flamands et francophones de la scission de BHV ? Elles seront amères pour les parlementaires qui se faisaient élire dans l’ancien arrondissement électoral de BHV. En effet, la scission de BHV va séparer les droits électoraux des six communes à facilités de ceux des 29 communes sans facilités. Des mandats vont tomber !
OSONS DEMANDER LA VERITE !
« Un scénario à l’italienne » s’indigne Didier Gosuin, FDF, député bruxellois, bourgmestre d’Auderghem, ancien ministre régional.
Que reproche-t-il au gouvernement bruxellois PS, CDH, Ecolo ? Une hausse excessive de la dette publique de 82 % pour la période allant de 2007 à 2011, passant de 1,786 milliard d’euros en 2007 à 3,258 milliards d’euros en 2011 ! « L’endettement est le tombeau de notre modèle socio-économique », assène-t-il !
Exagération de la part du bourgmestre d’Auderghem ? Apparemment, non ! Car Didier Gosuin appuie sa critique sur le rapport de la Cour des Comptes : « En 2011, dit-il, le Conseil supérieur des Finances et l’Etat fédéral ont confirmé qu’on acceptait un déficit de 254 millions ; il était de 313 millions. Cette année, les mêmes autorisent un déficit de 172 millions ; le budget en prévoit 254. Ils, (PS, CDH, Ecolo, ndlr), ne respectent donc pas le pacte de stabilité et s’en écartent carrément de près de 82 millions d’euros ».
Laxisme ? Inconscience ? Incompétence ? Composition du gouvernement bruxellois ? Poids de la Flandre ? Il est permis de s’interroger.
Mauri Villa
Message du Carrefour d’Action participative :
Osons demander la vérité ! Osons la créativité ! Osons questionner !
15:33 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kbc, boerenbond, cera, bhv, dexia, didier gosuin, fdf |
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18.05.2009
KBC OU LA SAGA DE L'EMPIRE FLAMAND SUR LA BELGIQUE FRANCAISE...
… Avec l’assentiment du ministre des Finances, Didier Reynders, M R. Ce qui fait dire à Dominique Berns, journaliste du quotidien Le Soir, en présentation de son interview de Anne Vincent, chargée de recherche au Centre de Recherche et d’Information socio-politique, CRISP, Le Soir « A bout partant, du vendredi 13 mai 2009 : « On peut s’étonner de voir ce même Etat fédéral garantir l’ancrage « belge » du groupe flamand, après avoir vendu Fortis à BNP Paribas et cédé le pouvoir aux Français dans Dexia ». + + La saga de l’empire flamand sur l’intégralité du territoire belge remonte au début du XXe siècle par la fusion de diverses banques flamandes locales. La restructuration du secteur bancaire en 1935, au cours de la grande crise financière des années trente, par un gouvernement catholique/libéral, amène la constitution de la Kredietbank, KB, pour défendre les intérêts de la Flandre et de sa paysannerie en osmose avec le Boerenbond. La Flandre poursuit son ascension ; enrichi, l’establishment flamand veut asseoir son pouvoir financier. En 1998, la KB fusionne avec la banque CERA et les assurances ABB ; le groupe KBC est né, à identité flamande pure. Il peut poursuivre sa marche en avant. Il va étendre son empire sur la Wallonie et sur Bruxelles à travers une filiale, la CBC. La deuxième grande crise financière, que nous vivons actuellement, va lui donner la possibilité d’ancrer sa mainmise sur les terres francophones et de s’affirmer belge. + + Anne Vincent, chargée de recherche au CRISP, souligne : « KBC joue de son identité « belge » quand cela l’arrange, et l’a fait notamment à l’automne dernier quand l’Etat fédéral a dû intervenir pour Fortis, en rappelant que KBC était la seule banque vraiment belge ; ou quand elle se présente en Wallonie, via sa filiale CBC, comme une banque belge. Mais il était clair que le centre de décision est flamand »… + + Fortis, qui représente l’establishment francophone, implose ; l’Etat belge revend la partie néerlandaise aux Pays-Bas, la partie « belge » au groupe français BNP Paribas. Dexia, l’autre grand groupe financier représentatif des villes et communes, est cédé au Crédit local de France. Le marché financier belge est libre pour l’expansion de KBC. + + La restructuration financière de KBC avec l’appui du gouvernement régional flamand et du gouvernement fédéral se met en place. Première intervention le 27 octobre 2008 finalisée le 19 décembre 2008 : injection de 3,5 milliards d’euros par le gouvernement fédéral. Deuxième intervention le 22 janvier 2009 : injection de 2 milliards d'euros par le gouvernement régional flamand. Troisième intervention, en deux phases, précédée d’une couverture des pertes à concurrence de 1,6 milliard d’euros par les actionnaires : première phase, injection de 2 milliards d’euros ; deuxième phase, compensation en cash des pertes au-delà de 3,6 milliards d’euros par le gouvernement fédéral. KBC-la-flamande peut faire sa mutation en KBC-la-belge par l’entrée de l’Etat belge dans le capital à concurrence d’une minorité « théorique » de blocage de 25 %. La boucle est bouclée. Le secteur financier belge est contrôlé par la Flandre qui s’octroie au passage un oeil sur Dexia avec Jean-Luc Dehaene, CD&V, ancien Premier ministre, en le désignant à la présidence du Conseil d’Administration de Dexia. + + La flamandisation de l’intégralité de la Belgique est bien sur une voie royale, poussée par les rouleurs du gouvernement fédéral au sein duquel siègent le M R, le PS et le CDH, et par la complicité bienveillante de Ecolo lié à Groen, les Verts flamands, « bras dessus, bras dessous ». + + L’infernale marche flamande, partie de la Côte, de La Panne-Ostende, s’en va inexorablement vers la frontière allemande pour constituer la liaison avec le monde germanique, l’objectif du Mouvement flamand affiné dans la Flamenpolitik appliquée par l’occupant allemand lors de la Grande Guerre 1914-1918. + + Remémorons-nous et reprenons les paroles de Paul-Henry Spaak : « Ne nous résignons pas ». Prenons le parti de l’action. Analysons attentivement les programmes des partis traditionnels et des petits partis R.W.F. et Wallons ! Faisons un choix intelligent et raisonné. Un choix de l’avenir.
15:32 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dexia, choix, injection, fortis, crisp, kbc, flamenpolitik, paysannerie, cera, anne vincent |
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12.05.2009
A QUI PROFITE LA CRISE FINANCIERE ?...
Aux petits épargnants ? Allons donc ! Les taux sont au plus bas ; leur épargne est menacée… Au personnel ? Vous n’y êtes pas du tout ! Le personnel reste dans l’angoisse du licenciement… + + A qui donc profite la crise financière ? Tournez votre regard vers les conseils d’administration ! + + Trois syndicats visent en particulier Dexia qui va tenir son assemblée générale ; la CNE chrétienne, le Setca socialiste, la CGSLB libérale pointent l’index vers le nouveau tandem à la tête de Dexia : l’administrateur délégué français Pierre Mariani, et le président belge du Conseil d’Administration, Jean-Luc Dehaene, CD&V, ancien Premier ministre, ancien bourgmestre de Vilvorde. + + Les trois syndicats ont envoyé une lettre ouverte commune aux actionnaires publics : les Régions bruxelloise, flamande et wallonne, l’Etat Belge, L’Etat français, la Caisse des Dépôts francaise, le groupe Arco et le Holding communal, attirant leur attention sur les rémunérations élevées, allouées à Messieurs Pierre Mariani et à Jean –Luc Dehaene. + + « Les mandataires publics doivent prendre leurs responsabilités …Chez Dexia, il y a une inadéquation entre les discours et les actes… », clame Serge Charlier, délégué syndical CNE de Dexia . + + Et pas un peu ! Le personnel va trinquer : 900 postes dont 225 en Belgique vont passer à la trappe ; les frais de gestion seront réduits de 15 % répartis sur 3 ans. Que lit-on dans le rapport Dexia ? « Le plan de transformation repose sur un effort partagé entre salariés, dirigeants et actionnaires… » Ouais ! + + Le salaire fixe de l’administrateur délégué Pierre Mariani passera à 1 million d’euros alors que son prédécesseur, Axel Muller, prié de partir, ne touchait que 825 000 euros ; le président du Conseil d’Administration, Jean-Luc Dehaene, touchera deux fois plus qu’un administrateur normal lequel encaissera 2 500 euros par trimestre plus 2000 euros par jeton de présence. Ce n’est pas tout ! A part cette année 2009, le bonus d’un patron de Dexia atteindra entre 50 et 225 % de sa rémunération fixe. Choquant. + + Où se situe-t-elle la ligne d’égalité ?
15:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dexia, crise, cne, personnel, jean-luc dehaene, taux, epargnants, setca, pierre mariani |
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16.03.2009
LE M R : QUEL CHEMIN, LE BIEN ? OU LE MAL ? ...
Juin 2007 : Le triomphe ; il devient le premier parti de Wallonie ; le PS est envoyé sur une voie de garage + + + Septembre 2007 : L’orange bleue éclate… Le PS revient aux affaires… Le M R attend le train bleu…qui ne vient pas.+ + +Mars 2008 : Neuf mois se sont écoulés depuis le déboulonnage du PS de la première place en Wallonie... Le M R est toujours sur le quai. Rien n’est engrangé… Le train bleu de la victoire politique ne siffle pas…La voie royale ne s’ouvre pas ! + + A-t-il trop voulu ? A-t-il trop voulu être différent des autres ? A-t-il trop voulu être libéral ? A-t-il trop voulu muter le M R en parti présidentiel ? + + Un des pontes libéraux donne une réponse à ces questions : « Didier Reynders joue le M R seul contre tous, le M R différent des autres. Cela a bien marché électoralement ». Mais les plats ne repassent pas deux fois ! + + Le nom du Président est lâché. Le M R ne serait-il pas au bout du chemin de la réflexion malade de son président, malade de l’ego de son président ? Il irrite ses collègues politiques. Il ne voit pas. Il ne sent pas les turbulences politiciennes autour de sa personne, enfermé dans sa bulle égocentrique de Messie, de l’Homme providentiel que le Monde des Rêves modèle. Il serait tenté de provoquer des élections générales pour le 7 juin prochain. Mais, ce n’est pas le choix de la Flandre ; son partenaire privilégié, le CD&V, n’en veut pas…+ + + Février 2009. Près d’un an plus tard. Le M R attend toujours sur le quai…La crise financière a éclaté, violente. Les banques sont dans la tourmente : Fortis, Dexia, Ethias, KBC, ING… L’Etat doit les secourir…Des décisions sont prises dans la précipitation… La presse flamande fulmine ; elle fusille Didier Reynders dans le dossier Fortis. Elle répercute la voix de la Flandre qui veut détenir le seul poste régalien qui lui échappe : le ministère des Finances.Dans le Nieuwsblad, Simoens, éditorialiste, tempête : « Au moins de par sa fonction, il endosse l’entière responsabilité du fiasco ». Dans le Standaard, De Ruyter, éditorialiste, va dans le même sens : « Il porte une responsabilité écrasante dans la débâcle ». Dans De Morgen, Walter Pauli, journaliste, le vitriole : « Comment Reynders a pu plumer l’Etat… Après dix ans de règne, l’organisation fiscale a tourné à la catastrophe, démantelant les leviers d’intervention de l’Etat ». Dans le magazine Knack, Rik Van Cauwelaert, analyste, fustige l’arrogance de Didier Reynders lequel jurait ses grands dieux que le budget serait en équilibre : « Dans les pays voisins, la révélation par la propre administration du ministre de tutelle, celui des finances, de la falsification des rentrées fiscales aurait mené à la démission du ministre ». Dans Het Laatste Nieuws, Van Der Keulen, analyste, n’est pas tendre : « Erreur dans les recettes ? Chaos dans l’administration ? Nominations annulées ? Rentrés surestimées, dépenses sous-estimées ? Reynders est toujours dans les parages, mais il s’en sort à chaque fois. On l’appelle Monsieur Téflon, celui qui résiste à tout ». Dans Gazet Van Antwerpen, Paul Geudens, éditorialiste, souligne sa suffisance : « Du wonderboy à Gaston Lagaffe ! ». Pour Groen, Didier Reynders n’a plus sa place au gouvernement fédéral : « Le cynisme du vice-Premier ministre contamine le gouvernement fédéral ». La Flandre a dit ! + + + Le rêve de Didier Reynders, de vouer la direction de la Wallonie au grand destin du M R, s’évanouit. Le CD&V ne veut pas des élections au niveau fédéral. Kris Peeters, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand, coprésident du « dialogue de communauté à communauté », refuse de voter des accords communautaires avant juin 2009 ! Le dialogue de communauté à communauté est enterré ! Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, poursuivra jusqu’après le 7 juin … + + + Le destin du M R se plombe. La personnalité de Didier Reynders en prend un coup. D’autant que le Conseil d’Etat, dans un arrêt daté du 13 février 2009, annule la composition du Comité de Direction de l’Administration des Finances. Cette Administration se trouve, ainsi depuis plus de deux ans, privée d'un véritable top manager ! Pour Michel Legrand, président du Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative, Gerfa, « la réforme Copernic n’a jamais commencé aux Finances. Elle a juste permis d’engager des top managers parasitaires qui touchent un traitement pour des postes qui n’ont même pas été créés ».Les nuages noirs s’amoncellent au-dessus de la tête de Didier Reynders. Sale temps. Deux des trois composantes, le FDF et le MCC, de la Fédératioon M R menacent de se retirer s’il continue à flirter avec Rudy Aernoudt, ex-haut fonctionnaire flamand qui veut se présenter à Bruxelles et en Wallonie aux élections régionales de juin 2009. Le mariage M R-LiDé, orchestré par Didier Reynders, dure l’espace d’une nuit. Didier Reynders plie devant la détermination du FDF et du MCC ; le malaise s’installe à l’intérieur de la composante PRL directrice du M R. Un mandataire libéral cadre la crise interne : « Reynders a sous-estimé l’hostilité que suscitait Aernoudt. Il a été incapable de mesurer la colère du FDF et du MCC. Pour un président de parti, cela peut avoir des conséquences graves ». + + + Vincent de Coorebyter, directeur général du Crisp, estime que le M R sort fort affaibli de l’ « aventure Aernoudt » : « Le FDF et le MCC ont permis de renflouer les libéraux. Le M R ne pouvait pas se priver de ses alliés pour les quelques pour cent apportés par Aernoudt… C’est le feuilleton politique de l’hiver. Je pense que même si Aernoudt était resté, avec le FDF, l’image aurait été brouillée aux yeux d’une partie de l’électorat. C’est celle d’un parti prêt à encaisser les reproches de populisme pour gagner des points supplémentaires aux élections. Cela lui donne paradoxalement une image de fragilité ». + + + Le M R redressera-t-il la barre ? Rendra-t-il confiance à son électorat composite ? Pour l’heure, les sondages ne sont pas alarmistes, mais la campagne électorale vient seulement d’être lancée. L’ego largement hors démesure de son président ne le handicape pas (trop) mais le nordé peut se lever à tout moment !… Bonjour les dégâts ! Un témoin de l’époque de Jean Gol, en quelques coups de pinceau, offre une photographie tourmentée d’un ciel M R virant au gris-bleu : « On dirait que Didier Reynders n’éprouve pas le besoin de mettre un peu d’humanité dans ses relations politiques. On dirait qu’il a élevé un mur entre la politique et le relationnel. C’est une grande erreur. Il est en train de se marginaliser et, du coup, de marginaliser son parti comme l’a été un temps, sous Gol, le PRL ». Didier Reynders, un conquistador, au destin écorné ! + + + Quel avenir du FDF au sein du M R ? Quel avenir de Bruxelles au regard des « amours » de la branche libérale du M R pour un ex-haut fonctionnaire de l’administration flamande, partisan d’une scission de BHV et du non-élargissement de Bruxelles, et au vécu de l’obsession du M R de devenir le premier parti de Wallonie au prix d’un copinage avec la Flandre ? + + +Des questions à poser ! Des questions à se poser ! Des questions existentielles !
15:30 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, dexia, didier reynders, het laatste nieuws, m r, michel legrand, fortis, herman van rompuy, standaard, gerfa, kbc, deboulonnage, gazet van antwerpen |
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21.11.2008
LE RETOUR DE L'ETAT CVP EN PLUS FORT...
Le retour béni par Didier Reynders, vice Premier ministre, ministre des Finances, président du M R : « Avec Yves Leterme, c’est comme un Martens-Gol ». L’époque du tout-puissant CVP, l’époque la glorieuse du CVP, qui s’étendra sur onze ans, que sanctifie Kris Peeters, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand : « Les démocrates chrétiens ont réalisé toutes les réformes (de l'Etat, ndlr) qui ont fait de la Flandre ce qu’elle est ». La bénédiction de Didier Reynders à Yves Leterme adoube cette période de glaciation qui paralysa la Wallonie et Bruxelles. + + Une ère de glace politique et de dominance flamande qui revient avec Yves Leterme, CD&V ex-CVP : « Je serai là où la Flandre me demande d’être ». Homme de chiffres, il dit souhaiter être un jour … ministre des Finances. N’est-ce pas une forme déguisée d’affirmer qu’il contrôle le ministère des Finances ? Précisément, le seul poste régalien que la Flandre ne dirige pas. Sachons qu’actuellement la Flandre occupe officiellement six postes régaliens et sous-entend avoir un très large pied dans le septième : les Finances ! La mainmise flamande sur l’ensemble des postes régaliens, sept sur sept ! + +La politique d’implantation monolithique, à reflets colonialistes, pratiquée par la Flandre se caractérise par une prise de possession des principaux leviers économiques du pays. La politique aéroportuaire et la politique ferroviaire sont entre les mains des Flamands. Le marché financier est en train de passer sous contrôle de la Flandre. Fortis et Dexia, à actionnariat francophone, sont balayées ; les branches belges, issues de leur démantèlement, sont sous direction flamande. Il ne fait pas de doute que leurs activités bancaires seront réorientées dans le sens où elles ouvriront un boulevard sur le marché financier francophone au groupe néerlandais ING et au groupe flamand Boerenbond-KBC. Le capitalisme flamando-néerlandais a le champ libre pour s’ancrer majoritairement à Bruxelles et en Wallonie ! + + Que constate-t-on déjà en Wallonie depuis quelques lustres ? Le groupe Boerenbond y contrôle le secteur agro-alimentaire ; les agriculteurs et les éleveurs dépendent de son réseau commercial pour s’approvisionner. Le Boerenbond contrôle aussi l’exploitation forestière et le traitement du bois. La Flandre a des intérêts importants dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des vacances. Et aussi dans la presse wallonne. + + A ce propos, un de nos correspondants, établi en France, nous écrivait récemment : « … Je savais qu’il fallait beaucoup de chance pour se faire servir en français dans un restaurant de La Roche-en-Ardenne, mais j’ai le regret de constater que la colonisation de la Wallonie et de Bruxelles se poursuit également à travers la presse… Grâce à une erreur commise (par une agence de locations de biens, ndlr), je me suis rendu compte qu’une partie de la presse wallonne, en l’occurrence « Passe-Partout » et les éditions de l’Avenir, était passée sous le contrôle du groupe « De Standaard » et « Het Nieuwsblad » … Mes commandes écrites sont toujours rédigées en français, sur un formulaire unilingue français … Il faut une fameuse dose de cynisme et de mépris pour la langue française pour envoyer une lettre, en néerlandais, à un Francophone en France (pays de langue française, sauf erreur de ma part ) »… + + Sur le plan européen, la Flandre place également ses pions et y impose une image d’une Belgique de langue néerlandaise. Elle préside le Comité des Régions et des Institutions européennes au sein duquel se retrouvent des représentants des autorités régionales et locales de l’Union européenne. Ce Comité rend un avis sur la politique régionale, l’environnement, l’éducation et les transports. + +Un retour à l’Etat CVP marquant. La Republiek Vlaanderen s’affirme. Marianne Thyssen, présidente du CD&V scande : « Rien ne changera à notre ligne flamande ». Faut-il dès lors le bénir ? + +Nous conclurons avec notre correspondant : « Un homme de la trempe de feu André Renard nous manque cruellement pour dire non à la Nation flamande et pour mener la résistance ». Il nous manque effectivement un Sauveur qui revitalise la langue française, qui agit pour que le citoyen d’en bas puisse faire entendre sa voix, qui insuffle le sens de la fierté, le sens du bon sens. Un message de solidarité, de tolérance et de modération.
16:38 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dexia, flandre, ing, avenir, cvp, de standaard, fortis, boerenbond, passe-partout, glaciation, republiek vlaanderen |
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17.11.2008
CRISE FINANCIERE : PAS D'INQUIETUDE ? ...
Les deux principaux régulateurs de la crise financière, Yves Leterme, CD&V, Premier ministre, et Didier Reynders, M R, vice Premier ministre et ministre des Finances, après avoir semé l’inquiétude, voire soufflé un vent de panique parmi les épargnants, le premier par des menaces directes du genre « L’Etat retirera son apport financier… », le second, par des sous-entendus et des paroles plus diplomatiques du genre « On se croirait revenu au temps de Maertens-Gol », font lever un vent doux, agréable : « Les épargnants n’ont rien à craindre ; nous assurons leurs avoirs » déclare Yves Leterme. « Il n’y a aucune raison d’inquiétude… J’ai contacté le management de Fortis, il n’y a aucun problème » renforce Didier Reynders. + + C’est sûr, l’Etat garantit, pendant un an, les dépôts bancaires jusqu’à 100 000 euros, à savoir les comptes d’épargne, les comptes de la branche 21, le compte First d’Ethias, la couverture du portefeuille FSA de Dexia… + +Mais, les petits épargnants et les employés du secteur devront payer le prix : augmentation des frais bancaires, réduction de la taille des activités des banques, recentrage des opérations entraînant des licenciements. Jean-Luc Dehaene, CD&V, président de Dexia, a été, dans son style habituel, clair sur ce sujet : « … Réduire les coûts sans réduire le nombre de personnes employées, ce n’est pas possible ». Langage dur, mais un langage que l’on préfère au langage « langue de bois » du genre « il n’y a nullement lieu de craindre à l’heure actuelle des licenciements massifs ». Avec Jean-Luc Dehaene, les travailleurs dans le secteur bancaire savent à quoi ils doivent s’attendre ! De leur côté, les citoyens doivent s’attendre à une hausse des impôts… + + Un New Deal keynésien paraît improbable dans une relance des investissements au regard de l’impécuniosité des Etats. Le socialisme a-t-il la capacité de relancer l’économie dans une « dynamique vertueuse », puisé dans le keynésianisme ? Il est permis de douter… + + … Et la doctrine néo-libéraliste conservatrice reprendra son cours par un dragage radical et un renforcement des berges impitoyable…
14:11 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dexia, crise, prix, yves leterme, didier reynders, doctrine, epargnants, new deal, spcialisme |
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20.10.2008
LA FLANDRE A L'ASSAUT DE LA WALLONIE...
LA FLANDRE A L’ASSAUT DE LA WALLONIE ? …Une liste flamande déposée aux régionales de juin 2009 en Wallonie ? C’est annoncé. Rudy Aernoudt, ancien haut fonctionnaire flamand déposera des listes aux régionales 2009 en Wallonie. Un proche de Jean-Marie Dedecker, LDD ; un ami de plus de vingt ans. Coaché par Jean-Marie Dedecker en politique ; il a écrit le volet économique et social de la Liste Dedecker, LDD, qui s’est présentée pour la première fois en Flandre aux élections législatives de juin 2007 avec un succès marquant. + + Le parti de Rudy Aernoudt serait-il le cheval de Troie de Jean-Marie Dedecker, catalogué ultraflamand, dont le programme électoral comporte un volet communautaire résolument flamand ? Le parti frère en Wallonie dont Jean-Marie Dedecker a toujours laissé entendre de créer ? + + Le champ est libre en Wallonie. Emportée Fortis, balayée Dexia par le cyclone financier et bancaire. La présence et les intérêts wallons dans le monde de la finance ont été emportés. Le groupe flamand Boerenbond et sa KBC et le groupe bancaire hollandais ING, dont la présence et les intérêts flamands y sont majoritaires, peuvent étendre leurs tentacules sur Bruxelles et la Wallonie. + + La Flandre a fait son unité territoriale, sociale, linguistique : une Nation, un peuple, une langue. Deux éléments lui manquent pour assurer sa prospérité : l’espace et l’eau. La richesse de la Wallonie. Ses entreprises peinent à s’étendre sur son territoire. Ce n’est pas sans un intérêt marqué qu’elle observe son patronat lorgné vers la possession de cette richesse. Les installations et les délocalisations des unités de production vers la Wallonie se multiplient, attirées par l’espace, l’eau, la main d’œuvre active et flexible, les possibilités d’expansion offertes par les pôles du Plan Marshall… + + Ce courant vers la Wallonie n’est donc pas du tout pour lui déplaire. Au contraire. Les sièges administratifs des sociétés restent en Flandre ; ils lui rapportent de substantielles rentrées fiscales… ! Ce n’est pas innocemment que la Flandre pousse à la bilinguisation flamando-française de la Wallonie en faisant miroiter les possibilités d’emplois qu’elle lui présente concrètement. La Flandre sait aussi qu’à partir de 2015, sa situation socio-économique se déglinguera. De klok klikt (L’horloge tourne) disait il y a peu un député SP.A au Parlement de la Région flamande. + + La Wallonie passe-t-elle sous protectorat flamand ? Son élevage, sa culture et ses terres, sont déjà dans leur grande majorité sous l’emprise du Boerenbond. Son tissu économique et ses intérêts financiers passent sous la coupe des banquiers flamands. L’enseignement est orienté vers le bilinguisme flamand-français avec prédominance de l’apprentissage de la langue flamande… + + Dans ce contexte de flamandisation de la Belgique francophone, les partis francophones, wallons et bruxellois, qu’ils soient grands et petits avec et sans représentation parlementaire, se livrent des luttes fratricides, internes et externes, pour la possession d’un pouvoir éphémère. Espèrent-ils des cadeaux de la Flandre ? L’âme humaine est impénétrable !
14:39 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dexia, flandre, wallonie, assaut, ing, dedecker, patronat, fortis, boerenbond, rudy aernoudt, kbc |
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