21.11.2011
LES MINAUDERIES DES PARTIS TRADITIONNELS OU LA GUERRE DES PARTIS...
Ainsi pourrait-on caricaturer les simagrées du MR et du PS : pour les uns prendre le pouvoir en Wallonie et à Bruxelles, pour les autres conserver ce pouvoir. Et Ecolo n’est pas en reste ; ses professions de foi « hypocrites » pour une Belgique unitaire se multiplient en présentant son union avec Groen, le parti flamand écologiste, aussi nationaliste que les autres formations politiques flamandes.
Chacun d’entre eux se montre plus attentif que l’autre aux problèmes sociaux. Le MR affirme que le PS veut taxer les carnets d’épargne, augmenter le prix des titres services, taxer les voitures de société, lever un impôt sur le patrimoine, réformer les intérêts notionnels…Taxer et taxer encore… ! En général les libéraux estiment que les propositions du socialiste Di Rupo sont « indigestes ». Ils se réjouissent, toutefois, des propositions portant sur la réduction des allocations de chômage, sur la réforme des pensions, sur l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts, sur la réduction des dépenses des ministères et des administrations publiques, sur la réduction des soins de santé…
Et le marathon continue. Les partis jouent à qui lâchera le premier. La loi de la particratie. Des questions se posent. Le MR fait-il payer au PS l’humiliation de l’avoir écarté des institutions régionales alors qu’il est le premier parti à Bruxelles, (maintenant le second parti à Bruxelles après le retrait du FDF de la fédération MR) et le second parti en Wallonie ? Le PS marque-t-il son arrogance d’être le premier parti en Wallonie et, maintenant, le premier parti à Bruxelles ? Le CDH s’accroche-t-il docilement au PS pour se maintenir au pouvoir régional ? Ecolo développe-t-il une image rouge jaune pour bétonner son avenir ? Dans cette lutte entre les deux Grands, les deux poucets, le CDH et Ecolo, tentent de faire entendre leur voix en l’axant pour le CDH sur les services de sécurité et d’incendie et pour les Verts, interdits de gouvernement fédéral, sur la carte de l’emploi. « L’austérité ne créera pas d’emploi » déclare Jean-Marc Nollet, député Ecolo.
Les petites phrases assassines fleurissent. La particratie épanouissante. Un observateur flamand s’exclame : « Pour moi, les libéraux flamands veulent montrer à quel point le prochain gouvernement sera meilleur que le précédent. Et le MR souhaite à tout prix affaiblir Di Rupo ». Didier Reynders, MR, ministre des Finances, assène dans le Morgen : « Le PS doit, à son tour, payer, le MR ayant, lui, déjà payé un lourd tribut sur l’institutionnel. Le poste de Premier ministre, cela a un prix ». Un aveu indirect d’un accord non équilibré sur l’institutionnel : la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie ! Dans les rangs du MR, on lance des « piques », on répand des « vannes » : « Dans le communautaire, le formateur était au-dessus de la mêlée. Sur le budget, on voit maintenant qu’il est d’abord le président du PS ». Le CDH s’ébroue et adresse des reproches au formateur Elio Di Rupo tout en le poussant à avoir une « attitude plus énergique » : « Il est temps que le formateur tape du poing sur la table… Un formateur lent, passif, manquant de leadership ». Pas moins ! Eric Van Rompuy, CD&V, enfonce le clou sur son blog : « Di Rupo n’a toujours pas prouvé qu’il est un Premier ministre capable de conduire le pays en temps de crise économique… Di Rupo déçoit, c’est ce que j’entends quotidiennement au CD&V et en dehors ». Les syndicats s’impatientent.
Hors l’arène, le PS se donne une image de grand seigneur, de sauveur du pays. Le MR, après avoir perdu le FDF, pour avoir donné son accord sur la scission de BHV et avoir lâché la périphérie bruxelloise, tente en coulisse de nouer un « deal » avec le PS pour bétonner une entrée dans les gouvernements régionaux en proposant, au surplus, la mise en sourdine de ses exigences en matière socio-économique. L’idée d’une entrée du MR dans les majorités régionales fait son chemin dans les partis. Alors, l’annonce d’une prochaine entrée du MR dans les majorités régionales sera-t-elle pour demain, dès avant la mobilisation générale du 2 décembre prochain ? Pour les libéraux, les socialistes, les sociaux-chrétiens, c’est un « oui » voilé. Pour les Verts, c’est « niet » : « Ce ne sont que des manœuvres en « communication » de la part des états-majors bleus et rouges qui s’affrontent », rapporte Le Soir du 17 novembre. La mise en place des grandes manœuvres ! « Le trop à gauche » serait en cours d’être « adouci » par un geste socialiste sur les allocations de chômage, la réforme des pensions et sur l’indexation des salaires… ! Du bleu au programme gouvernemental !
Mais, encore un chouia de dramatisation ! Du côté flamand, les bons mots réapparaissent ! « Le problème se trouve surtout au PS » pontifie Vincent Van Quickenborne, Open VLD. « Le PS ne se comporte pas comme un parti qui doit fournir un Premier ministre » assène le socialiste flamand Bruno Tobback, SP.A. Du côté francophone, on peut lire dans Le Soir du 18 novembre 2011 une flopée de « bons mots » : « A gauche et au centre, on entendait ceci : « Mais à quoi jouent les libéraux ? On dirait qu’ils freinent la négociation. On ne comprend pas cette stratégie ». A droite, on entendait ceci : « Mais qu’attend Elio Di Rupo pour faire un pas dans notre direction ? Il suffit d’un petit geste de sa part, et le budget est bouclé. Cela peut prendre une heure ». Côté MR, on se défend de faire traîner les débats : « Il n’y a pas de petits jeux politiques. Il faut faire un effort historique de 11,3 milliards d’euros et c’est difficile entre le PS et les libéraux. C’est la seule réalité ». Charles Michel ferait payer le prix de son lâchage de la périphérie bruxelloise. Ahurissant ! Côté PS, on répète que, des concessions, Di Rupo en a fait à l’envi : « Ses notes sont déjà des textes de compromis. Et aller encore plus loin, c’est déséquilibré ». Et ça grince, ça grogne, ça gronde du côté de la FGTB ; on y estime que le PS renie ses engagements électoraux de juin 2007 et qu’il perd son âme !
Dramatisation ! La particratie au pouvoir !
Osons demander la vérité ! Osons questionner ! Osons la créativité ! Appelons à une logique de rassemblement des forces wallonnes et bruxelloises, à la naissance d’un parti rassembleur, bâtisseur !
Vouloir un avenir stable. Ouvrir les yeux. Bannir le mirage des privilèges.
Mauri Villa
16:48 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, bruxelles, groen, di rupo, ps, mr, cd&v, open vld, fdf, cdh, ecolo |
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09.06.2011
EN ONT-ILS VRAIMENT MARRE ? VOYONS !
* Charles MICHEL, président du M R, biaise ; il pointe la responsabilité de la N-VA et du PS. « Seuls ces deux partis négocient vraiment, les autres n’étant qu’informés ». A propos de la note de Fitch, agence de notation, il dit : « C’est bien la preuve par « a + b » qu’il faut former un gouvernement. Et qu’on ne peut pas continuer comme çà, en affaires courantes ».
* Joëlle MILQUET, présidente du CDH, s’énerve et veut une réunion à neuf : « Que chacun se positionne par rapport à ce qui est sur la table. Si la N-VA ne veut pas y aller, qu’elle n’y aille pas ». Elle souligne « l’urgence d’avoir un gouvernement qui prenne des mesures socio-économiques e qui ramène à l’équilibre budgétaire à l’horizon 2015 ; pour le dire autrement , c’est l’heure de conclure, plus de tergiverser ».
* Alexander DE CROO, président de l’Open VLD, le responsable de la chute du gouvernement Leterme en avril 2010 en a marre aussi : « Il faut que quelqu’un prenne en mains la négociation pour passer à un niveau supérieur, quelqu’un qui veut devenir Premier ministre, mais cette personne ne s’est pas encore présentée ».
* Michel JAVAUX, co-président d’ECOLO. C’est la faute à… : « Arrêtons de mettre Bart De Wever tout le temps au milieu du jeu. Et cessons de croire qu’il parle au nom de tous les Flamands ». Il appelle « à un sursaut de responsabilité, comme Ecolo et Groen le sont depuis le début ».
* Herman VAN ROMPUY, CD&V, président du Conseil de l’Europe, confie ses états d’âme au Standaard : « Ce que nous vivons est pathétique ».
* Caroline GENNEZ, présidente du SP.A, presse : « Ce pays a besoin de réforme… Nous ne sommes pas là pour se perdre dans les tactiques entre parties mais pour préparer le futur. Il est grand temps… Si on travaille à fond, on peut aboutir vite, pourquoi pas en un mois… ».
* Elio DI RUPO, président du PS, actuellement formateur. Est-il permis de se poser la question dans un climat de dramatisation, de suspicion, de calculs électoraux : Le PS, champion du « Demandeur de rien » serait-il prêt à céder aux revendications confédérales flamandes ? Elio Di Rupo serait prêt, semble-t-il, à des concessions conciliatrices : Pour nous donner collectivement, dit-il, une chance de réussir, nous devons tous à la fois faire l’effort de participer à cette mission avec la détermination du premier jour ; et à la fois oser un compromis comme si c’était la mission de la dernière chance ». Il se veut optimiste : « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase des négociations, cette fois pour former un gouvernement, avec des discussions budgétaires et économiques ».
La Belgique se dirige-t-elle vers le chaos ? Les agences de notation l’interpellent et brandissent le spectre d’une dégradation. Dramatisation interpellante ! Un sondage réalisé par l’Institut GFK effectué dans onze pays de l’Union européenne, indique que la crise politique est le souci le plus important pour six Belges sur dix. Soit près de 60 %. A méditer !
14:40 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gfk, di rupo, gennez, van rompuy, de croo, javaux, milquet, michel |
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23.05.2011
CROYEZ-VOUS AU SUCCES DE ELIO DI RUPO ?
Siegfried Bracke, N-VA , ex-journaliste de la VRT, a été net, catégorique, clair jeudi 19 mai 2011 au cours de l’installation d’une section N-VA à Rhode-St-Genèse : « Non, ça ne va pas bien , pas bien du tout. Je suis un optimiste de nature mais là, j’ai toutes les raisons d’être sceptique sur les chances de réussite de l’actuelle tentative de formation d’un gouvernement. Ce pays n’existe plus, c’est une fiction… Il n’y a aucun lien entre le Nord et le Sud… Nos cultures et nos communautés ne cessent de s’éloigner. On pense différemment sur tous les thèmes. Plus rien ne fonctionne. On ne parvient même plus à s’accorder sur la couleur des plaques d’immatriculation… ».
Un constat de la N-VA. En fait, le Nord veut partir, mais pas seul… avec Bruxelles soumis au régime du bilinguisme flamand/français obligatoire pour tous ! La volonté du Voka, les patrons flamands très proches de la N-VA. Certain qu’Anvers est entre les mains de la N-VA, il jette son dévolu sur Bruxelles et annonce son déménagement de Anvers à Bruxelles en 2012. Son but avoué : y renforcer la présence flamande !
Et vous, croyez-vous que Di Rupo parviendra à former un gouvernement de longue durée sans des concessions abracadabrantes à la Flandre ?
15:29 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bracke, vrt, voka, di rupo, bruxelles |
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31.03.2011
BELGIQUE SANS ISSUE : UN ROYAUME EN PERDITION !
BELGIQUE SANS ISSUE : UN ROYAUME EN PERDITION !
par Paul-Henry GENDEBIEN, coprésident du R.W.F.
A la une du journal Le Soir, il y a quelques semaines, s’étalait ce titre, en lettres énormes : « la Belgique sans issue » Nous le savions et nous l’annoncions depuis longtemps ! Cependant, contre toute évidence, la presse francophone, à la suite des vieux partis francophones, fait preuve d’un acharnement thérapeutique douteux en cherchant à n’importe quel prix à faire accepter la soumission de ses lecteurs, à concilier l’inconciliable, à inventer une belgitude qui n’a jamais existé, à nier l’échec irréversible du fédéralisme. Que de temps et surtout que d’énergies et d’argent dilapidés au détriment des intérêts de la Wallonie et de Bruxelles !
Nous avions pensé que le chaos durable était l’ultime invention belge. En vérité le régime finissant vient de mettre au point une autre innovation : la roulette belge. Celle-ci a quelque chose de remarquable : cinq balles dans le barillet. Le Royaume est en perdition, il est fasciné par son propre vide et s’avance imperturbablement vers son autodestruction. Les partis officiels se sont toujours vantés de se préoccuper des « vrais problèmes ». On sait bien que ceux-ci sont les cadets de leurs soucis. Ce sont les allocataires sociaux, les sans-emploi, les usagers des services publics qui paieront les pots cassés de l’incurie de la classe politique institutionnelle.
L’Etat belge, de plus en plus grotesque, chétif et impuissant, a été transformé en atelier de découpe par la « Bande des Sept ». A l’heure où ces lignes sont écrites (10 février), les négociateurs sont toujours au point mort et s’ils ont avancé ce n’est sue d’un demi-pas de nain de jardin. Alors que la méfiance des marchés internationaux et la crise rampante de l’euro sont plus que jamais présentes, le « cul-de-sac belge » se con firme et se précise. De toute manière, un éventuel compromis entre Flamands et Francophones ne sera - demain comme hier - qu’une misérable somme de mécontentements et de frustration.
Une réforme de l’Etat, la sixième en quarante ans, n’aura pour effet que d’appeler la suivante et de préparer un nouveau tour de carrousel ; pour d’autres capitulations francophones. Et si un gouvernement de plein exercice se formait, il ne vaudrait pas mieux que les précédents et ne réunirait que des chiens de faïences attendant une chut prématurée avant la fin de la législature. Un Leterme III n’offrirait à la Belgique qu’un sursis provisoire . Pour la Belgique, il n’aurait que le goût de la cigarette du condamné.
Pendant ce temps, les Di Rupo, Milquet et Javaux ont mauvaise mine. Ils sont anxieux. Ils scient la branche vermoulue sur laquelle ils sont encore assis, alors qu’ils ont tout fait pour déguiser leurs reculs et leurs abandons en œuvre de salut public. Ils ont mis beaucoup d’eux-mêmes pour plaire à la Flandre. Ils ont mis le genou dans la neige deux fois plutôt qu’une devant ses exigences. Pour sauver leur « chère Belgique », ils ont été très loin et très bas pour amadouer et assouplis le N-VA et le CD&V. En vain. C’était toujours trop peu et trop tard aux yeux des séparatistes avoués ou masqués.
A vrai dire, les négociateurs wallo-bruxellois se sont placés sur le terrain même de ma Flandre en acceptant de traiter de la communautarisation et/ou régionalisation de pans entiers de la sécurité sociale et de la fiscalité en échange d’un « refinancement » de Bruxelles (les euros de Judas), ils ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à lâcher la périphérie et à scinder BHV sans contrepartie. Pour le dire en un seul mot, les trois présidents francophones se sont comportés en mollusques.
Personne aujourd’hui n’est capable de citer une seule concession flamande un tant soit peu significative que les francophones auraient arrachée. La faible, la naïveté, la pusillanimité du PS, du CDH et d’Ecolo sont, paradoxalement, une des causes de l’échec des négociations : e cédant ils n’ont pas apaisé l’appétit des nationalistes flamands, ils l’ont aiguisé et augmenté ! La Flandre en veut toujours plus, d’où l’emballement de la machine à perdre.
La Pax Belgica (la paix belge) n’est qu’une illusion. Les Wallons et les Bruxellois s’humilient dans une posture de mendicité permanente. Et la Flandre se moque des « plans B » pseudo-séparatistes inventés par le Parti socialiste. Ce ne sont que des rodomontades. Chacun voit bien que l’Etat indépendant « Wallo-Brux » de M. Di Rupo n’aura pas de consistance nationale ni de crédibilité financière et qu’il sera encore plus ridicule que la Belgique. Quant au rattachement à l’Allemagne évoqué par le Ministre Magnette, il faut y voir un pied de nez au bon sens et une insulte à notre mémoire collective.
Les partis officiels, libéraux compris, n’ont pas de stratégie. Ils se dirigent les yeux bandés vers l’inconnu. Cela promet pour le jour où le désordre et l’anarchie présideront à la fin du Royaume.
Nous persistons et nous signons : plus que jamais, c’est le « plan F », la solution française qui s’impose avec une évidence de plus en plus lumineuse.
J’en appelle une fois de plus au soutien de ceux qui pensent comme nous. Qu’ils le fassent savoir. Il est temps que chacun répande autour de lui la bonne parole pour la bonne cause. Le R.W.F., pour l’instant, ne doit compter que sur ses propres forces. Ses analyses sont justes et son projet est salutaire. A l’heure où le régime belge est devenu une nuisance pour les Wallons et les Bruxellois, il n’est plus permis de tergiverser.
Il est urgent de nous soustraire à la domination de la majorité flamande si nous voulons préserver nos intérêts et notre honneur.
Texte publié dans Trait d’Union, bulletin du Rassemblement Wallonie-France, mars 2011, présenté par Raymond Watrice.
14:53 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paul-henry gendebien, royaume, wallonir, incurie, leterme, di rupo, milquet, javaux, n-va, cd&v |
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10.08.2009
COMMUNAUTAIRE // LA FLANDRE VA DE L'AVANT...
La Flandre annonce la couleur jaune et noire de ses décisions. « Tout se fera dans un cadre légal et constitutionnel que les réformes de l’Etat antérieures ont tracé ». + + Sa nouvelle stratégie repose sur la doctrine élaborée par le politologue de la KUL, Bart Maddens : « mise en veilleuse du dialogue communautaire dans l’attente du retour des francophones, désargentés, à la table des négociations venant quémander une aide financière ». Fini l’affrontement direct. Un déploiement des propres compétences communautaires. + + Objectif : l’autonomie régionale + + Cela n’a pas tardé. Sous l’impulsion de Bart De Wever, président de la N-VA, revenu au pouvoir, le gouvernement flamand est invité à faire « un usage intensif et maximal » des leviers politiques dont elle dispose. + + A partir de 2011 les allocations familiales seront majorées de manière forfaitaire pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans, puis en fonction des revenus jusqu’à l’âge de 6 ans. Dès 2012, la prime scolaire pour les enfants de 3 à 6 ans sera étendue à tous les jeunes âgés entre 6 et 18 ans lorsque la Flandre pourra libérer 350 millions d’euros. Autre nouveauté : l’instauration d’une assurance publique d’hospitalisation octroyée à chaque citoyen flamand. + + +Il va sans dire que ces nouvelles initiatives flamandes énervent la gent politicienne francophone. Et pour cause : en organisant certains dispositifs sociaux en marge de la sécurité sociale, la Flandre reste dans la légalité constitutionnelle tout en s’inscrivant dans une autonomie de type confédéraliste. Ce qu’elle veut. Elle l’aura par la bande sans devoir passer par une négociation communautaire. + + Les francophones, dans leur naïveté, ont tout donné à la Flandre. Pourquoi se priverait-elle des dividendes qui lui ouvrent des horizons ensoleillés ? D’autant que la Wallonie va s’enliser inévitablement dans le Plan Marshall.2 Vert imposé par Ecolo et par le CDH. Ce ne sont pas les « jolies » envolées des présidents du PS, du CDH et de Ecolo – le président du MR est resté étrangement muet – qui infléchiront la Flandre imprégnée de la doctrine Maddens. Le patronat flamand s’est même permis de « flinguer » Michel Daerden. + + Pour mémoire, citons les déclarations, les mises en garde, les « pleurnicheries » de trois présidents francophones : + +- Elio Di Rupo, président du PS, professe : « ... Tout ce qui crée des tensions au sein de la sécurité sociale est mauvais pour le pays. Le pays tient parce qu’il y a notamment une sécurité interpersonnelle... La Flandre a aujourd’hui des moyens financiers qu’elle peut distribuer mais il y a des situations qui pourraient s’avérer irréversibles... » .+ +- Joëlle Milquet, présidente du CDH, hoquette: « ... Les allocations familiales, c’est une compétence fédérale. Nous, on souhaite que l’on augmente les allocations familiales pour tous les enfants... ».+ +- Jean-Michel Javaux, coprésident de Ecolo, pontifie : « ... Il faut garder le socle commun de notre sécurité sociale le plus large possible. Pas nécessairement pour des raisons communautaires mais aussi pour des raisons économiques : plus la base est large, plus la solidarité s’exerce efficacement... ».+ +Pourquoi pleurez-vous maintenant ? Vous avez tout donné à la Flandre, en parfaite connaissance de cause. Maintenant, elle se prépare à vous pendre avec la corde que vous lui avez vendue à bas prix.+ + Vous pouvez vous racheter. Les citoyens d’en bas seront à vos côtés. Rendez la fierté à l’Union Wallonie-Bruxelles en la dotant d’un vaste plan d’investissements en voies de communications routière, fluviale et ferroviaire, orientées vers les ports français de haute mer, à grand tirant d’eau.Qu’attendez-vous ? N’attendez pas que la Flandre vous passe autour du cou la corde que vous leur avez vendue ; il sera trop tard !
14:46 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maddens, milquet, affrontement, ecolo, autonomie regionale, javaux, de wever, di rupo, michel daerden |
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20.06.2009
ASSOCIATION INTER-RESEAUX DES DIRECTIONS D'ECOLES
COMMUNIQUE DE BELGA MEDIA SUPPORT + + + ENSEIGNEMENT : DES NÉGOCIATIONS POUR UN (LE) CHANGEMENT : ENFIN ? + + + + Lettre de directions d’écoles interréseaux à nos négociateurs + + Madame Milquet, Monsieur Di Rupo, Monsieur Javaux, + + Le champ scolaire est un fabuleux champ de compétences. Un fabuleux vivier d’acteurs de terrain qui, pour sa majorité écrasante, croit en son métier, en ses valeurs et en sa capacité d’action sur l’avenir. Un fabuleux réservoir de capacités professionnelles au service de notre essentiel, qu’il soit sociétal ou personnel, nos enfants, nos jeunes. + + Et pourtant … Nous sommes ballotés entre pédagogues à l’université et Ministres dans leurs cabinets. Et le directeur est chargé, avec ses enseignants, de piloter toutes ces fausses bonnes idées « Ministrogogues ». + + Il est urgent que de vrais pédagogues s’intéressent à l’école au sens large et s’y intéressent dans sa diversité : de lieu, de population, de temps, de difficultés, de richesses, …. + + Il est urgent que de vrais décideurs épris de courage au mépris de leur plan de carrière, osent réellement, au profit des apprenants, orienter le monde de l’enseignement. + + Et cela, bien au-delà du blabla institutionnel, avec un véritable objectif construit collectivement, évalué quotidiennement et, si nécessaire, réorienté au bon moment. + + Des acteurs de terrain possèdent une capacité d’analyse de système, et par là même une capacité d’analyse des besoins. Et par forcément de moyens supplémentaires ! Ces acteurs : ce sont les directions d’écoles. + + Aujourd’hui pour plaire, il faut donner à chacun. Et pour recevoir, chacun se doit tirer la couverture à soi. Aller rechercher le plus possible pour sa propre part de monde scolaire. Le cercle vicieux. + + En quittant le saupoudrage pour cibler nos forces collectivement en un point : l’enseignement fondamental. C’est tout le système qui en bénéficiera, ce sont tous nos enfants qui en bénéficieront ! + + Il nous faut le courage de décider sur le plan politique. De décider de la priorité à moyen terme. De décider de la véritable priorité capable d’engendrer un cercle vertueux. + + A ce titre, nous osons, à nos négociateurs du CHANGEMENT, un rappel. Un rappel de leurs ENGAGEMENTS. Parce que dans cet engagement là, ils tenaient le bon bout : s’appuyer sur de vrais acteurs de terrain pour l’école d’aujourd’hui et de demain : les directions. Ne le perdez pas ! Ceux que vous rencontrez aujourd’hui, étaient déjà là hier, avant-hier et « avant avant-hier » : pour quels résultats ? + + Pour mettre en place le changement ou le vivre, il faut des acteurs de changement. Où sont-ils aujourd’hui ? Où seront-ils demain ? + + Et évitons le bling-bling. Pour faire mieux demain, il faudra être humble. Il faudra s’éviter les grandes idées médiatiques pour oser la concertation et la faculté d’avancer, certes moins vite, mais sûrement et SURTOUT avec tout le monde. IL vaut mieux avancer lentement, sur la bonne voie, avec tous les passagers du train que de perdre des wagons en cours de route…. + + Cette inquiétude est résumée par la question actuelle au sein du monde enseignant : qui vont-ils nous sortir du chapeau pour ce Ministère ? + + Ce fabuleux champ scolaire mérite que l’on prenne le temps de la réflexion et de la consultation de tous les acteurs : ceux d’hier, institutionnel ou non, sûrement MAIS AUSSI SURTOUT ceux d’AUJOURD’HUI ! + + Si c’est encore pour nous adresser un candidat qui confondra le temps politique et le temps de l’école, nous raterons, encore une fois, la possibilité d’effectivement changer les choses. Jusqu’à quand ? + + Notre Communauté, notre enseignement, nos enfants valent mieux que cela. Vous en étiez vraisemblablement conscients dans tous les programmes. Nous voulions simplement, si cela était utile, vous le rappeler. + + Bonnes négociations ! + + Ghislain Maron ==Directeur d’école == Président AIDE ==0476572597 = = Yves Thomée ==Secrétaire Général AIDE == Directeur d’école ==0476428122 ==Personal Contacts: == Mr. Yves Thomee == Phone: +32 494 3010 01 = =Email: secretariat@aide-asbl.be
14:52 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : di rupo, milquet, javaux, pedagogues, decideurs, courage, enseignement fondamental, changement, engagements, bling-bling |
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27.08.2008
FORUM DES CITOYENS : A L'ECOUTE DE LA VOIX CITOYENNE
Epinglés dans la presse. ==• TELLIER Stéphane, 1082 Berchem-Ste-Agathe, relève une prise de position surprenante du PS en matière institutionnelle : "… Le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, parle de confédéralisme en réponse, de la part des francophones, aux nouvelles revendications flamandes : scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, transferts de compétences, etc. Di Rupo parlait de "nation francophone", c'est du pareil au même… Parler de confédéralisme en tranchant avec la position traditionnelle : "Nous ne sommes pas demandeurs", revient à dire "OK pour vos revendications mais nous en aurons aussi". Virtuellement, on peut, dès lors, déjà considérer BHV comme condamné à mort… Ce n'est pas lui faire un procès d'intention que de dire, quand le PS parle de "confédéralisme", il pense renforcement durable de sa position sur l'échiquier politique francophone. ++ • De MEULEMEESTER Jean-Luc, chargé de cours à l'ULB. Carte blanche du 05 janvier 2005. Le Soir : … Bruxelles doit être sauvegardée dans sa diversité. Elle est le seul fragment du pays à ne pas fonctionner sur un principe de territorialité mais selon un principe de droit personnel, permettant à chacun de laisser s'épanouir sa spécificité culturelle sans l'interdire à l'autre. Ce devrait être ce régime qui prime tout autour de Bruxelles, renouant tant avec la tradition historique de la Région – qui n'est flamande que dans une conception ethnique ou raciste, au plan historique la Flandre ne commence qu'au-delà de l'Escaut – qu'avec son rôle de région-capitale de l'Europe…++ • DELVAUX Béatrice, rédactrice en chef. Editorial du quotidien Le Soir du 28 octobre 2004. Titre "La démocratie citoyenne est née, une belle journée pour l'Europe" : "On le décrivait avachi, asservi, on le disait faux brave, clamant qu'il allait dire non pour toujours accoucher d'un oui. Mercredi, le Parlement européen a fait mentir sa caricature ; mercredi, l'Europe a gagné sa démocratie citoyenne. Il n'y a là que des raisons de se réjouir. Ne nous trompons pas. La démocratie citoyenne ne voit pas le jour parce qu'un Parlement s'oppose. Mais elle gagne ses galons lorsque ce Parlement, gardienne des intérêts citoyens et contrôleur de l'exécutif, se bat pour défendre les principes qui guident le projet européen, et son honneur… Quant au Parlement, il va devoir gérer cette victoire. En se montrant à la hauteur de l'exercice de son nouveau pouvoir. Qui n'a de légitimité que s'il est utilisé pour peser sur le sort de l'Europe, sans tomber dans le travers de l'opposition politicienne…". ++ Qu'en est-il quelque quatre ans plus tard ? ++ • THOMAS Pierre-Henri, journaliste. Edito du quotidien Le Soir du 21 octobre 2004. Titre "DLU ou la vengeance des chiffres" : "Le problème dans la petite cour de récréation politique, c'est qu'un jour ou l'autre, on est confronté aux chiffres. Des créatures rugueuses, inamicales et qui pratiquent de lâches crocs-en-jambe lorsque vous aurez le dos tourné. Aujourd'hui, à la lecture des pauvres résultats de la DLU (la déclaration libératoire unique, alias l'amnistie fiscale), le ministre des Finances en a fait la douloureuse expérience. La vengeance des chiffres fait d'autant plus mal qu'on a été léger avec eux. Souvenez-vous : on avait escompté de l'amnistie fiscale au départ 500 millions d'euros. Puis, comme le budget 2004 était vraiment difficile à boucler, on a allègrement rajouté quelques centaines de millions d'euros en élargissant la mesure, non seulement aux fonds cachés à l'étranger, mais aussi à ceux qui dormaient en Belgique, pour aboutir à un objectif de 850 millions d'euros. Pour justifier la découverte du trésor, on avait brandi une statistique : un magot de 160 milliards dormait à l'étranger… Dans la cour de récréation politique, les chiffres, ces rancuniers, préparent à distribuer encore quelques jolis coquards. Mais il n'est pas sûr que nous n'en soyons pas un jour, nous aussi, les victimes". ++ Les miracles des équilibres budgétaires, des trucs budgétaires !
14:37 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ulb, di rupo, flandre, francophone, finances, parlement, charles picque, nation francophone, dlu |
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