13.01.2009

BHV : TOURNE MANEGE...

Le dossier BHV revient sur la scène du théâtre de la Bêtise. Ainsi en a voulu le gouvernement flamand présidé par Kris Peeters, CD&V, coprésident du « Dialogue institutionnel » : Pas question de participer au groupe de travail créé au sein du Comité de concertation sur BHV en parallèle au dialogue institutionnel. = =La Flandre pose comme condition à la reprise des travaux : la note-synthèse de Kris Peeters comme outil de travail, et la non-inscription de la nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise à l’ordre du jour de la réunion. = = Les francophones accepteront-ils le diktat flamand comme l’a fait Philippe Moureaux, PS, en janvier 1989 lors de la signature de l’acte de naissance de la Région de Bruxelles-Capitale, corsetée dans 19 communes, encerclée en territoire flamande, sous-financée, cogérée par le Fédéral ? = =C’est à craindre à l’écoute de la déclaration de Armand De Decker, M R, président du Sénat, coprésident du « Dialogue institutionnel » : « … Aucun pas notoire ne pourra se réaliser dans ce dialogue s’il n’y a pas de progrès parallèles sur BHV et Bruxelles… Il faut arrêter de considérer ce dossier comme insoluble. On peut imaginer une large scission en échange d’une amélioration du statut de ces six communes à facilités… ». = =« Amélioration ». Qu’est-ce que ce mot renferme ? Des cacahuètes qui, de toute façon, seront jetées dans le fourneau dès la signature de l’acte accordant à la Flandre la « large » scission de BHV et le tracé d’une frontière d’Etat ! = = Permettez-nous de nous étonner du silence des forts en gueulante. Sont-ils résignés ? Les directions de leurs partis les ont-ils muselés ? Dans ce contexte politicien, le citoyen est perdu. Il attend une déclaration claire, nette, franche des présidents des partis francophones, M R, PS, CDH, ECOLO, pour le rassurer sur la solidité du front des francophones sensé le protéger des agressions flamandes à son identité. Enfin, disait Choumaque de Toine Culot ! = =Mais, vendredi 16 janvier 2009, BHV ressort du frigo ; le délai de la procédure en conflit d’intérêt arrive à expiration… Les Flamands tenteront-ils un nouveau coup de force à la Chambre des Représentants ? Que feront les francophones en contre-attaque ? Déclencheront-ils une nouvelle procédure en conflit d’intérêt ? = = Le carrousel se remet à tourner… Comment dit-on « carrousel » en flamand ?

06.01.2009

LE DIALOGUE INSTITUTIONNEL SUR LA PISTE DE LA RELANCE ? ...

... Y croire ? Voyons ! + + 31 décembre 2008, un gouvernement sous direction flamande chasse un autre gouvernement flamand. Herman Van Rompuy, CD&V, remplace Yves Leterme, CD&V, à la tête du gouvernement fédéral. ; la Flandre conserve la mainmise sur les sept postes régaliens, les postes ministériels de premier ordre, à l’exception d’un seul le Ministère des Finances. La Flandre CVP se réinstalle bien au 16 rue de la Loi ! On connaît le rôle joué par les frères Van Rompuy dans les années 60 , en particulier dans l’organisation des marches flamandes sur Bruxelles… + + Cette Flandre CVP (actuellement rebaptisé CD&V) relancera-t-elle le dialogue institutionnel ? Sans condition préalable ? + + Il est permis d’en douter. Kris Peeters, CD&V, coprésident du groupe institutionnel, reste sur ses positions : « conclusion d’accords partiels avant les régionales de juin, pas de débat sur BHV et sur la nomination des trois bourgmestres de la périphérie « Rappelons que ces trois bourgmestres de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem ont été élus démocratiquement le 10 octobre 2006 et sont non nommés à ce jour par le ministre flamand de l’Intérieur Marino Keulen, Open VLD. + + En outre, les présidents de parti CD&V, Open VLD, SP.A ont fait savoir à leurs homologues francophones MR PS CDH, Ecolo, qu’il ne sera pas question de discuter de BHV et de la nomination des Bourgmestres. Punt aan de lijn. Point à la ligne. Ce n’est pas la déclaration impérative d’Olivier Maingain, FDF, négociateur au dialogue institutionnel : « Cette nomination est un préalable et l’Europe nous y aidera », qui les fera changer d’opinion. Les Flamands se fichent de l’Europe ! + + Alors que devons-nous attendre des partis francophones ?

23.11.2007

MESSAGE DU FDF :DIALOGUE INSTITUTIONNEL...

Le FDF réaffirme sa volonté de voir se former rapidement un gouvernement fédéral répondant aux priorités socio-économiques des citoyens de ce pays, telles qu’elles résultent des résultats des élections législatives du 10 juin dernier. - Je considère que la préparation d’un dialogue institutionnel n’est pas liée à la formation du gouvernement fédéral et que ce dialogue devra s’organiser en une instance spécifique dont la composition, la méthode et le rythme du travail ainsi que les thèmes qui y seront abordés, devront être définis à la suite de la mission confiée par le Roi au président de la Chambre des représentants et du Sénat. -Par conséquent, il n’existe aucun engagement à traiter de manière prioritaire les thèmes souhaités par les partis flamands. -Avant toute discussion approfondie sur une réforme de l’Etat, le FDF considère que la question du respect du suffrage universel et de la démocratie dans les trois communes à facilités de la périphérie bruxelloise devra être réglée - Si le gouvernement flamand persiste à ne pas nommer les bourgmestres de ces communes légitimement élus, il y a là une raison supplémentaire pour que ces communes, ainsi que d’autres de la périphérie bruxelloise, puissent être rattachées à la Région bruxelloise, qui garantira les droits de la majorité francophone de leur population. -J’estime enfin que les partis francophones doivent poursuivre une concertation plus étroite afin de déterminer leur position commune dans le cadre d’un éventuel débat institutionnel et maintenir leur exigence de l’élargissement de la Région bruxelloise comme condition réelle d’une pacification communautaire au centre du pays. -Olivier MAINGAINPrésident du FDF

20.11.2007

APOPHTEGMES...

Florilège de réaction dans la presse quotidienne... - • Piet GODDAER, chanteur, - : … je comprends ceux qui ont peur pour l’avenir de la Belgique. Comment les politiques osent-ils nous imposer leurs pensées et nous faire ainsi tout avaler ? Ils nous donnent des leçons de solidarité européenne mais ne sont pas capables d’être solidaires entre communautés. Les politiques ont mis à leur agenda leurs frustrations mais dans l’intérêt de qui ?… - • Olivier MOUTON, journaliste, l’édito du Soir du mardi 20 novembre 2007 - : … Une certitude : un dialogue institutionnel est annoncé…Le CDH le rappelait, la cohérence et la fermeté francophones s’imposeront plus que jamais, au-delà des vaines rivalités personnelles. Un vrai projet francophone doit voir le jour, en contre-feu à ce projet flamand fort, confinant trop souvent à de l’arrogance… Fédéralisme ? Confédéralisme ? Séparatisme ? Dans tous les cas de figure, Wallonie et Bruxelles devront resserrer leurs liens. Et reformer encore et toujours leur aptitude à défier ensemble le futur. - • Marc DE MIDDELEER, ancien conseiller ministériel - : « Ne pas prévoir, c’est déjà gémir. » (L. da Vinci). N’est-ce pas le lot des Wallons et des Bruxellois, leur inaptitude à saisir les racines populaires, la profondeur des complexes et la vigueur revancharde du Nationalisme flamand ? D’où leurs incessantes retraites, toujours sur la défensive depuis 1920 et maintenant leur dangereuse impréparation politique pour réorienter leur avenir… L’heure du choix est arrivée ! Se laisser glisser sur la pente d’une République wallonne esseulée et appauvrie et de Bruxelles, métropole française, « vendue » à un protectorat flamand sous oripeaux « belges » de camouflage. Ou oser intelligemment l’empathie et la solidarité francophone élargie avec la France, même langue, même culture, même affinités, même nation.