24.11.2011
CARREFOUR D'ACTION PARTICIPATIVE - LES BREVES DE MAURI VILLA...
CE QUE LA FLANDRE FAIT, ELLE LE FAIT BIEN …
Il suffit de suivre les cours de Dexia (ex-Crédit communal) et de KBC, banque flamande, pour se faire une opinion sur la « qualité » de la gestion à la flamande.
Selon la presse financière, KBC est en mauvaise posture entraînant vers le gouffre la coopérative flamande Cera.
Une indication : l’agence de notation Moody’s vient d’abaisser la perspective de la note de KBC Banque et de KBC Groupe, de stable à négative !
Quid du Boerenbond ? Est-il aussi inscrit dans la tourmente ?
CONSEQUENCES DE LA SCISSION DE BHV … DES TRACTATIONS EN PERSPECTIVE…
Quelles seront les conséquences pour les partis flamands et francophones de la scission de BHV ? Elles seront amères pour les parlementaires qui se faisaient élire dans l’ancien arrondissement électoral de BHV. En effet, la scission de BHV va séparer les droits électoraux des six communes à facilités de ceux des 29 communes sans facilités. Des mandats vont tomber !
OSONS DEMANDER LA VERITE !
« Un scénario à l’italienne » s’indigne Didier Gosuin, FDF, député bruxellois, bourgmestre d’Auderghem, ancien ministre régional.
Que reproche-t-il au gouvernement bruxellois PS, CDH, Ecolo ? Une hausse excessive de la dette publique de 82 % pour la période allant de 2007 à 2011, passant de 1,786 milliard d’euros en 2007 à 3,258 milliards d’euros en 2011 ! « L’endettement est le tombeau de notre modèle socio-économique », assène-t-il !
Exagération de la part du bourgmestre d’Auderghem ? Apparemment, non ! Car Didier Gosuin appuie sa critique sur le rapport de la Cour des Comptes : « En 2011, dit-il, le Conseil supérieur des Finances et l’Etat fédéral ont confirmé qu’on acceptait un déficit de 254 millions ; il était de 313 millions. Cette année, les mêmes autorisent un déficit de 172 millions ; le budget en prévoit 254. Ils, (PS, CDH, Ecolo, ndlr), ne respectent donc pas le pacte de stabilité et s’en écartent carrément de près de 82 millions d’euros ».
Laxisme ? Inconscience ? Incompétence ? Composition du gouvernement bruxellois ? Poids de la Flandre ? Il est permis de s’interroger.
Mauri Villa
Message du Carrefour d’Action participative :
Osons demander la vérité ! Osons la créativité ! Osons questionner !
15:33 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kbc, boerenbond, cera, bhv, dexia, didier gosuin, fdf |
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10.05.2011
BOUGE L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : BHV SOLUTE ?
BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES
BHV soluté ? Fédération Wallonie-Bruxelles plombée ? Creuser des tranchées ?
Le CD&V, par son député régional Walter Vandenbossche, vice-Premier président du parlement bruxellois, lâche sur le plateau de Télé Bruxelles, le jeudi 5 mai 2011, que les matières personnalisables (allocations familiales, soins de santé…) pourraient être transférées pour les Bruxellois à la Commission communautaire commune, Cocom, instance qui gère les matières communautaires. Il exige la confirmation du rôle de la Cocom dans la gestion des matières communautaires avec le maintien de tous les acquis flamands à Bruxelles.
Un pas vers la cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie ? L’on sait que la Cocom est composée paritairement de néerlandophones et de francophones. Il n’y a pas dessin. Une certitude qui s’affermit par l’annonce de création d’une communauté métropolitaine cogérée englobant des communes de l’ancienne province du Brabant. Une proposition qui plombe brutalement la création d’une Fédération Wallonie-Bruxelles, qui neutralise la Communauté Wallonie-Bruxelles.
Une méfiance renforcée à la suite de la déclaration spontanée de Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek-St-Jean à l’écoute des propos de Walter Vandenbossche : « … C’est une déclaration très importante que vous faites là. Jusqu’ici, le CD&V a toujours refusé, cette solution. Je peux vous dire que c’est loin d’être négligeable… ». Il est permis d’être méfiant quand on voit le résultat désastreux du compromis qu’il a négocié avec les Flamands en 1988 pour le fonctionnement de la Région de Bruxelles, plaçant Bruxelles sous tutelle larvée de la Flandre contre un retour des socialistes aux affaires de l’Etat fédéral.
La déclaration de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, affirmant « qu’il faut s’amadouer progressivement… dans l’élaboration d’un plan stratégique concerté pour l’hinterland… » suscite également la méfiance. Autrement dit, Charles Picqué demande aux Bruxellois de faire le deuil d’un désenclavement de Bruxelles et d’admettre une forme de cogestion de l’enclave bruxelloise !
Que valent dès lors les déclarations musclées de politiciens francophones ? Paroles de propagande électorale ? Dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 5 mai 2011, Didier Gosuin, FDF, chef de file du groupe M R-FDF au Parlement bruxellois et membre de la Commission Wallonie-Bruxelles, s’exprime sur l’existence des Communautés : « Toute culture a besoin d’une institution qui les représente… Vouloir supprimer les Communautés, ce serait créer le blocage total. On n’arrivera pas à une solution aussi radicale ! Par contre, vu les exigences du Nord, il y a un risque qu’on accroisse les compétences des Communautés ; là le danger est énorme pour Bruxelles. Ce serait la mort lente de la Région, avec le développement de nationalismes communautaires… Les Régions sont le centre de gravité, il faut maintenir le rôle actuel des Communautés. »
Le 1er mai 2004, Elio Di Rupo, président du PS, faisait le serment devant ses troupes : « Qu’on ne compte pas sur le PS pour détricoter l’Etat belge, pour scinder l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, pour régionaliser la sécurité sociale. »
En 2005, Jean-Claude Van Cauwenbergh, PS, ministre-président de la Région wallonne à l’époque, était catégorique : « … Quand on touche à un symbole, les Wallons sont toujours très forts. Bruxelles-Hal-Vilvorde, c’est un symbole, comme les Fourons. Si on y touche, nous monterons donc sur nos ergots. Nous serons solidaires … »
Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre fédérale, conseillère communale à Schaerbeek, frappait fort : « … Les Flamands veulent une réforme de l’Etat. Ce qu’ils n’obtiennent pas dans une grande négociation, ils l’arrachent par petites touches sournoise es et discrètes… Les francophones ne veulent pas une fédéralisation de la Justice ? Qu’à cela ne tienne, on va déjà confier aux Communautés le soin de former les magistrats. Les francophones refusent l’éclatement de la SNCB ? Qu’à cela ne tienne, des représentants des Régions sont entrés dans le conseil d’administration, et on acceptera l’argent flamand pour des voies ferrées flamandes, et il n’y aura pas d’argent pour les voies ferrées wallonnes… Il ne faut pas être naïfs. Les Flamands savent ce qu’ils veulent et rien ne les arrêtera. Ce qui se passe aujourd’hui est bien plus grave et bien plus inquiétant qu’une discussion institutionnelle. Parce que les francophones, et au premier titre le M R, … cèdent unilatéralement sur toute une série de questions et que celles-ci ne feront donc pas partie de la grande discussion… »
Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre, président des FDF, tenait des propos fermes et catégoriques ; en juin 2002, il disait à propos de Bruxelles : « Je ne veux ni d’une Région croupion par rapport aux communes, ni de communes réduites à des mairies d’arrondissements ou à des guichets administratifs de la Région ». En avril/mai 2004, il faisait le serment : « Je dis clairement que nous n’avons plus rien à payer au plan institutionnel à Bruxelles et en périphérie. Jamais nous n’accepterons les plans flamands visant à mettre Bruxelles sous tutelle ». Il affirmait : « … S’ils (les Flamands, ndlr) veulent la scission, on parlera de l’élargissement de la Région, ce qui mettra enfin Bruxelles en conformité avec sa réalité socio-économique et brisera le carcan, en faisant le lien avec la Wallonie… ». Octobre 2007, Olivier Maingain ponctuait la mise en garde du monde politique francophone contre la naïveté à l’égard des paroles mielleuses des partis flamands : « Les élus francophones dans les communes à facilités s’exprimeront en français lors des conseils communaux… Ce qu’on accorde aux Flamands de Bruxelles doit l’être aussi aux 150 000 francophones de la périphérie… L’enjeu le plus évident est de briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu’elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands ».
Avril 2011, Philippe Moureaux, vice-président du PS, confessait : « Moi, j’ai toujours été de ceux qui pensaient qu’il fallait trouver un compromis acceptable, certainement avec des reculs francophones. Mais je constate que tout ce que nous avons mis sur la table, tout ce que nous accepté est non seulement jugé insuffisant, mais que, à chaque fois, on veut aller plus loin en face. Dès lors, les francophones, y compris ceux qui comme moi qui étaient favorables à un compromis audacieux, même partiellement déséquilibré, ne peuvent aller plus loin. Ils sont allés au bout de leurs possibilités. Il faut creuser les tranchées… Bloquer l’offensive flamande. Ne plus accepter d’entrer dans des concessions supplémentaires. Nous sortirons des tranchées quand nous verrons qu’il y a une volonté de l’autre côté de négocier quelque chose de valable. »
Philippe Moureaux s’aligne sur la position de Olivier Maingain qui, dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 21 février 2011, relançait sa mise garde au monde politique : « Scinder Bruxelles, redisait-il, c’est précipiter la scission du pays… Croire qu’on peut résoudre BHV sans avoir l’architecture globale du pays, c’est une erreur ! On ne peut pas prendre le risque d’enfermer Bruxelles en Flandre… ». Et, nouveauté, Olivier Maingain suggérait « d’interroger les habitants du Brabant flamand et du Brabant wallon sur un élargissement de Bruxelles. »
La Fédération Wallonie-Bruxelles a sa bible : le Manifeste pour l’unité francophone rédigé par Antoinette Spaak, FDF, ministre d’Etat, et Serge Moureaux, PS, député honoraire, ancien président de la Maison de la Francité.
La Flandre a son catéchisme : les résolutions du Parlement flamand de 1999. Greffons-y le diagnostic de Bart De Wever, historien, président de la N-VA, publié dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel : « Aujourd’hui l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe… La Belgique ne fonctionne plus ! La Belgique est une nation qui a échoué… »
On en est là !
16:35 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhv, fédération wallonie-bruxelles, waltervandenbossche, cocom, charles picqué, jean-claude van cauwenbergh, laurette onkelinx, fdf, didier gosuin, elio di ripo, sncb |
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09.10.2009
LA BONNE GOUVERNANCE FLAMANDE : REFILER LES FACTURES A D'AUTRES ?...
Pascal Smet, SP.A, ancien ministre bruxellois flamande de la Mobilité, aurait laissé à sa successeur, Brigitte Grouwels, CD&V, ministre de la Mobilité, avant de passer à la Région flamande, un montant salé de factures impayées. « Des factures impayables », affirme Brigitte Grouwels. Elle les estime au total à 59,5 millions d’euros ! Le Cabmit de la Ministre les détaille : « Cela concerne d’abord les travaux effectués pour le bouclage du métro, sur la petite ceinture là il nous manque 13 millions. Puis, il y a une série de travaux d’entretien des routes, là on parle de 17 millions. Plusieurs investissements routiers doivent encore être payés aussi ; il y en a, là aussi, pour 17 millions. Cela concerne l’avenue de la Couronne, la place Flagey, le tunnel Stéphanie, les Quatre-Bras... Et, enfin, il y 12,5 millions pour l’entretien et la sécurisation des tunnels... » <><>Ce qu’on ne peut comprendre, c’est l’absence de réaction de l’Administration au moment de l’engagement des dépenses, et de l’inspection des Finances lors de la disponibilité des crédits. Une faille dans le suivi des décisions ministérielles ? C’est ce que relève Didier Gosuin, MR/FDF, ancien ministre régional bruxellois, député-bourgmestre de Auderghem.
16:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cd v, flagey, pascal slet, sp a, brigitte grouwels, didier gosuin, quatre-bras, tunnel stephanie, cabmit |
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11.08.2009
PARALYSIE DES ADMINISTRATIONS COMMUNALES BRUXELLOISES
En 2001, Luc Vandenbossche, SP.A, ministre de la fonction publique, fixait par arrêté royal les conditions d’octroi du certificat linguistique que devaient posséder les fonctionnaires dans les 19 communes bruxelloises pour obtenir une promotion ou une nomination. = = Le recours en annulation introduit immédiatement par les bourgmestres FDF de Schaerbeek et d’Auderghem pour violation des dispositions légales en matière d’examen linguistique sur la connaissance « élémentaire »de la seconde langue a reçu, sept ans plus tard, en mai 2008, un avis favorable de l’auditrice du Conseil d’Etat. Elle estime que l’examen linguistique imposé au fonctionnaire communal est trop exigeant. = = Bernard Clerfayt, FDF, bourgmestre de Schaerbeek, estimait que « l’arrêté royal a des effets préjudiciables sur la bonne organisation des services et la carrière des fonctionnaires. Cela complique la gestion des ressources humaines dans les communes et peut nuire au service rendu à la population ». Didier Gosuin, FDF, bourgmestre d’Auderghem, précisait que : « derrière un guichet de l’état civil, la connaissance exigée du fonctionnaire appelé à traiter d’un même problème de passeport n’est pas la même selon qu’il est de grade D, C ou B. Dans la pratique, l’examen du Selor est tellement exigeant – il va jusqu’à demander la traduction dans l’autre langue du nom des pièces d’un bateau – qu’il est quasi impossible d’accéder aux grades supérieurs de niveau 2 ou 1 ! ». Didier Gosuin estimait que « des milliers d’emplois francophones se trouveraient précarisés ». = = Un obstacle à l’engagement et à la staturisation. La paralysie du bon fonctionnement des administrations communales. La flamandisation larvée des administrations communales bruxelloises. La « cancérisation » de la vie administrative citoyenne. Mais que diable que font les ministres francophones au sein du Kern ou du Conseil des Ministres ? Pourquoi laissent-ils passer des propositions qui manifestement lèsent les intérêts des francophones ? C’est la question que le citoyen lambda se pose.
15:09 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recours en annulation, didier gosuin, bernard clerfayt, staturisation, kern, flamandisation, selor |
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07.07.2009
UN COUP DE REVOLTE CITOYENNE...
En écoutant l’interview de Didier Gosuin, député-bourgmestre MR, à la radio ce matin 2 juillet 2009, je n’ai pu éviter un haussement d’épaule et une réflexion : c’est toujours les mêmes promesses, les mêmes mots au lendemain des élections : « Il faut reparler aux citoyens ; il faut faire un discours plus clair... ». Autant en emporte le vent ! + + Une fois la guerre des chefs réglées en interne, ils retourneront à leurs travers : l’ignorance du citoyen, la fatuité, la condescendance, la vanité, l’arrogance...Le citoyen, un obscur ! + + Leur condescendance : = =Un(e) président(e) de parti vous répond : « Je transmets votre dossier à mes collaborateurs qui assureront un suivi ». Qui ne vient jamais ! = = Un(e) ministre vous répond : « La déontologie ministérielle ne me permet pas de vous donner une réponse personnelle ». De la classe ! = = Un(e) mandataire vous répond : « Je transmets votre demande au service considéré qui vous contactera ». Une réponse vient un mois, voire deux ou trois mois plus tard, ou ne vient jamais ! = = Mieux, d’autres parlementaires, d’autres édiles ne vous répondent jamais ! = = Vous avez dit : « Changement des mentalités politiciennes ? ». Faut pas être naïf, c’est : jamais !
15:08 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : interview, didier gosuin, citoyen, vanite, arrogance, ciondescendance, parlementaires, ministres, mentalites |
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AU MR : UN VENT DU FAR WEST...
Sabine Laruelle, MR, ministre des PME, des Indépendants, de l’Agriculture et de la politique scientifique, aurait mieux fait de se taire et de ne pas donner des bisous à répétition sur les joues de Didier Reynders qu’il en rosissait ! Car, depuis sa déclaration d’attachement à la direction présidentielle, les colts dégainent au sein de la faction libérale du MR.+ + Le débat fait rage en interne et sur la voie publique. Et ceux qui s’expriment sur la place publique ne sont pas des alevins, ce sont de gros poissons, de gros mammifères, des baleines. Ce ne sont pas les paroles d’apaisement du porte-parole du MR, Jean-Yves Jeholet, qui demande de « jouer la carte d’apaisement dans l’intérêt du parti » et qui invite les militants à poursuivre « le débat en interne de façon apaisée », qui calment les velléités de rébellion. La peur du lendemain gangrène les esprits ; cinq ans de plus dans l’opposition, c’est pas folichon, c’est pas jojo... par les temps qui courent ! Les demandes d’un débat se corsent. + +Après Christiane Defraigne, sénatrice, Serge Kubla, député-bourgmestre de Waterloo, c’est au tour de Jacqueline Galant, députée-bourgmestre de Jurbise, qui réclame, dans une interview à La libre Belgique, une remise en cause de la présidence du MR, ainsi que de Jean-Paul Wahl, président de la Fédération MR du Brabant wallon, le fief de la famille Michel, qui insiste sur l’organisation d’un débat sur « l’opportunité de cumul » ministre et président de parti : « Si ce débat n’a pas lieu rapidement, affirme-t-il, le MR ne sera pas en ordre de marche pour les élections de 2011, car les blessures ne seront pas cicatrisées. Et on se plantera ».La famille Michel, MR, se rebiffe-t-elle par personne interposée ? Charles Michel tempère, cependant, quelque peu les propos de son président de Fédération, Jean-Paul Wahl, en déclarant : « C’est à Didier Reynders à prendre la responsabilité de trancher le débat ». Quoi qu’il en soit, la méthode Coué n’a pas l’air de prendre. Ca bouillonne sur les collines. + +Un petit poisson se met à frétiller d’énervement, Christian Dailliet, conseiller communal MR à Perwez ; il réclame la fin de l’omerta imposée par certains pontifes du parti et, en particulier, par Didier Reynders qui demande de tourner la page : « on ne va pas avoir ce débat tout le temps ». + + Christian Dailliet s’interroge même, dans une carte blanche du quotidien Le Soir du vendredi 3 juillet 2009, sur l’opportunité de « renouveler sa cotisation en tant que membre du parti » Et de réclamer une « consultation en profondeur de la base, quant à la manière dont celle-ci souhaite que le Mouvement Réformateur réponde aux nouveaux défis du temps présent ! » Il pose la question iconoclaste : « Pourquoi le nouveau président ne serait-il pas le produit de la réflexion de la base et non le résultat d’un Monopoly entre privilégiés ? ». Le Flingueur ! + +Du côté des partis associés, cela mitraille aussi. Le MCC, Mouvement des Citoyens Chrétiens, est vindicatif : « Si ça ne bouge pas, je me taille », martèle son président-fondateur, Gérard Deprez. Le MCC ne digère pas ce qu’il appelle le « repli identitaire » du MR. Il décidera de son maintien au sein de la Fédération à la rentrée en septembre. Sa secrétaire politique, Marie-Christine Morghem, marque l’impatience des militants : « Tout le monde veut que ça change en profondeur ? Si ça n’est pas le cas – mais nous ne partons pas de cette option – les gens seraient fort déçus et il y aurait des conséquences ». Une claquage des portes en perspective ! Dure, dure la vie d’une petite chapelle dans une cathédrale ! + + Qu’attend, l’autre petite chapelle, le FDF ? Au FDF, c’est un autre son de cloche ; on fait acte d’allégeance à Didier Reynders : « On a décidé que la priorité n’était pas le changement d’attelage, mais de donner une nouvelle dynamique à l’attelage... L’important est de redonner un sens du « R » du MR » aime à souligner Didier Gosuin, FDF, député-bourgmestre de Auderghem. Ces propos sont-ils sincères quand on connait l’antagonisme féroce qui oppose les deux composantes du MR ? L’un veut-il éliminer l’autre ? La loi de la jungle ! + + Le Far West.
14:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mcc, gerard deprez, marie-christine morghem, christian dailliet, mr, sabine laruelle, didier reynders, serge kubla, chritian defraigne, charles michel, jean-yves jeholet, jean-paul wahl, fdf, didier gosuin, far west, jungle, monopoly |
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22.06.2009
AU MR, CE N'EST PAS LA BAGARRE, MAIS CELA Y RESSEMBLE...
AU MR, CE N’EST PAS LA BAGARRE, MAIS CELA Y RESSEMBLE...Le FDF hausse le ton. Une fois de plus. Il revendique le leadership du groupe MR au gouvernement bruxellois. Le FDF avance le député-bourgmestre de Auderghem, Didier Gosuin, ancien ministre régional bruxellois, fort de ses 17 516 voix de préférence qui le classent à Bruxelles à la quatrième place au tableau d’honneur après Charles Picqué, Armand De Decker et Joëlle Milquet. Il a de l’étoffe. + + Apparemment, la candidature « appuyée » de Didier Gosuin ne plait guère à la hiérarchie PRL, à l’exception de Didier Reynders qui adopte un profil plus « humain » , beaucoup moins « arrogant » dans ses relations avec pairs. + + Françoise Bertieaux, PRL, présidente des Libéraux bruxellois, candidate « cachée » à la fonction de Ministre-Présidente de la Région bruxelloise, masque à peine son énervement relevé de mépris à l’égard de ses partenaires du FDF : « ... Les élus libéraux ont obtenu 158 000 voix de préférence contre 115 000 pour ceux du FDF qui a pourtant sorti la grosse artillerie en rappelant Antoinette Spaak... Ca fait sans doute plaisir à Didier Gosuin de jouer les gros bras... ». + + Françoise Schepmans, PRL, un tantinet moins mordante, susurre : « ... Il ne m’appartient pas de faire de commentaires, et surtout pas via la presse. Ce n’est de toute façon pas un scoop que Didier Gosuin est candidat ». + + Ces déclarations peu amènes à l’égard d’un parti associé cacheraient-elles un malaise profond au sein du PRL, branche libérale du MR ? Charles Michel, PRL, vice-président du MR, n’a-t-il pas déclaré au Standaard : « Plutôt de taper tout le temps sur le clou des scandales, il aurait été plus malin de mettre en avant nos recettes socio-économiques » ? Encore faut-il qu’il y ait des recettes ; le système libéral est en crise et en crise profonde. Une situation explosive. + + Du côté du FDF, c’est la mésaise. Le coup de Rudy Aernoudt et celui de la tête de liste aux élections régionales laissent des traces. C’est prudemment que Olivier Maingain, FDF, président du FDF, déclare : « ... Les contacts que j’ai eus avec Didier Reynders pour appuyer la candidature de Didier Gosuin ont eu un bon écho. Sa nomination ne devrait pas présenter de difficulté, comme il me l’a confirmé, eu égard à la connaissance des dossiers de l’intéressé et à son score aux régionales ». Olivier Maingain sait que, dans son parti, il n’y a pas que des libéraux mais également un grand nombre de gens d’autres tendances, unis dans la défense de la langue française et dans la recherche d’une doctrine humaniste qui ne s’exprime pas dans les trois partis traditionnels, CDH, MR/PRL, PS. Cette « tranche » du FDF qui apprécie la position de Didier Gosuin dans une refonte du système libéral. Ce courant qui l’approuve lorsqu’il soutient que « le système libéral tel qu’il est aujourd’hui, doit évoluer... Cela implique l’obligation de reconsidérer toutes nos politiques d’enseignement, de qualification et de formation, qui sont en décalage total avec les besoins du monde du travail... C’est là-dessus qu’il faut travailler : expliquer notre différence, le type de société que nous voulons, la réforme de l’Etat providence libéral ». C’est le licencié en Science de travail et relations industrielles qui parle. Il parle d’or.
14:17 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charles picque, armand de decker, joelle milquet, didier gosuin, francoise bertieaux, francoise schepmans, didier reynders, prl, mr, charles michel, fdf, ps, cdh, mr prl, olivier maingain |
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