15.04.2009

LE GOUT DU COMMENTAIRE...

Jean van der Hoeden, 1200 Woluwe-St-Lambert – Mise au point : + + = La force de la Flandre vient en partie de ce qu’elle est légitimement fière d’elle-même et de ses réussites ; cette fierté est inséparable d’un sens très développé d’appartenance à une même communauté, jadis brimée, laquelle est tout à la fois dynamique, entreprenante et audacieuse. Je cherche en vain ce sens ou ce sentiment chez les Francophones. En Flandre, les divergences d’avis entre partis – elles sont parfois assez nettes – s’expriment sur l’arrière-fond rassurant d’un « idéal commun solide » ; chez les Francophones, non seulement les partis politiques (M R et PS, par exemple) passent leur temps à s’entrecritiquer, mais encore ces conflits se passent sur la « toile de fond d’un grand vide ». + + = Lorsque, il y a quelques années, Louis Michel et Gérard Deprez se sont proposés de se « rendre au chevet du malade wallon » (sic), je n’ai entendu aucun politicien wallon se révolter contre cette façon « paternaliste » de vouloir régler les problèmes de santé du « malade » évoqué. Rien, aucune révolte, mais une passivité si désastreuse qu’elle m’a fait penser que le « cas » à régler n’était pas celui d’un « malade » mais bien d’un « mourant », voire d’un « déjà mort ». + + = A l’origine « sauveur de la Wallonie, le socialisme en est devenu le « fossoyeur »… Ce qui manque au socialisme, disait un jour Charles Picqué, c’est… l’esprit d’entreprise ; sous la houlette des socialistes, l’ « élève » n’apprend en général qu’à recevoir ou à exiger, très peu à produire. Vouloir réduire les écarts existant entre enfants favorisés et enfants défavorisés (Ndlr, les décrets Onkelinx, Arena, Dupuis) est tout à fait louable et mérite d’être largement soutenu ; vouloir le faire en creusant, par le refus d’un enseignement exigeant (« exigeant » n’est pas « élitiste »), un fossé entre les enfants « tous enfin sur le même pied » et la vie, c’est du massacre… + + = Ce n’est pas en jalousant la Flandre, que la Wallonie continuera à faire des progrès ; c’est en relevant le défi consistant à se défaire de ceux qui entretiennent son inertie, en faisant appel à ses forces vives, en mettant sur la table des réalisations qui forcent l’admiration, en soutenant une presse qui sache faire état de ce qu’elle réalise de mieux, en se donnant de vrais « meneurs d’hommes », etc. C’est d’ailleurs ce qu’elle est en train de commencer à faire, renouant là avec un passé parfois prestigieux…