25.02.2009

LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT...

VLAAMS BELANG + + Le Vlaams Belang est né à la suite du rejet par la Cour de Cassation du pourvoi du Vlaams Blok contre sa condamnation pour racisme par la Cour d’appel de Gand du 21 avril 2004. En réalité, un simple changement de nom « parce que le conseil du parti ne pouvait pas faire autrement ». = = Filip Dewinter, l’homme fort du Vlaams Blok s’exclame : « Contrairement à ce qu’ont dit les médias, il ne s’agit pas d’une opération cosmétique. Mais bien d’opération de manucure : nous aiguisons nos griffes et nos dents pour sortir du coin plus puisant que jamais. Le parti n’est qu’un moyen pour réaliser notre programme. C’est le combat pour un Etat flamand indépendant ». Gerolf Annemans enchaîne : « Pendant vingt-cinq ans, le Vlaams Blok a défendu les intérêts flamands. Maintenant le Vlaams Belang continuera à défendre le Vlaams Blok. Personne ne pourra rien contre nous. Nous sommes le parti le plus fort, le plus important ». Le Vlaams Belang fait front aux cris de « België barst » (« Que la Belgique crève »), « Eigen volk eerst » (« Notre peuple d’abord »). = = La thèse de la victimisation le favorise. Le Vlaams Belang progresse dans la Flandre profonde. L’exemple sur les stades de football. Il flirte avec la deuxième place. A Anvers, il est de loin le premier parti de la métropole. Il trouve un allié en Hugo Coveliers, sénateur Open VLD (il quittera plus tard l’Open VLD) : « En Flandre, on a l’impression que le VB est poursuivi parce qu’il dit « België barst ». Moi je ne ferais rien pour empêcher la Belgique de crever . Je veux que les gens soient libres… On dit qu’un condamné doit se réinsérer dans la société. Pourquoi refuserait-on ce parti s’il change d’ici 2006 ? ». Hugo Coveliers martèle : « Avec tous les transferts financiers qui, selon tant d’études, coulent du Nord vers le Sud, va-t-on ôter la dotation d’un parti flamand ? Alors qu’une ministre wallonne se fait payer une douche à 300 000 euros ! ». = = La radicalisation des partis flamands dits traditionnels, qui sont « plus Flamand que moi, je meurs ! » aura raison du Vlaams Belang. La descente aux enfers est amorcée. La sortie de Filip Dewinter, fin septembre 2008, à l’adresse de ses anciens coreligionnaires, « N’ayez pas honte. Le terme « extrémisme » n’est pas une insulte. C’est un titre de gloire », ne peut plus changer l’irréversible. Mais le danger est plus grand. Le Vlaams Belang a accompli sa mission ; le relais est passé à l’ensemble de la classe politique flamande : CD&V, Open VLD, SP.A, LDD, N-VA.

22.07.2008

FETE NATIONALE - LE MESSAGE ROYAL...

Tiré du blogue-notes de Claude Thayse - www.claude-thayse.netLundi 21 juillet 2008 ++ Aujourd'hui... ++ Rien... ++ ++ Je me suis forcé à écouter (que dire, à subir) le discours du roi. ++ Quelle platitude, quelle médiocrité dans le propos, quel manque de lucidité, de courage et d'enthousiasme. Mais qu’attendre de plus ? ++ La pauvreté, l'insécurité, l'inégalité... comme le soulignait le roi, sont des problèmes qui existent... de plus de 25 ans. Le rappeler une fois de plus aujourd'hui, pour éviter d'aller à l'essentiel, pour éviter d’aller à une des causes principales de ne changera rien à rien. En appeler aux mânes de son frère (*) ne sert qu’à essayer de refaire l’union sacrée des derniers belgicains (entendez : « belges francophones ») et à culpabiliser ceux qui, parmi eux, commencent à ouvrir les yeux. La source des « vrais problèmes des gens » vient, en grande partie, de l’existence même de la Belgie-que et de l’incompatibilité de faire vivre deux peuples antagonistes sur un même territoire. Jean Rey avait déjà constaté en 1947 que « partout, quand un Etat unitaire est travaillé par un mouvement nationaliste, il est impossible qu'il ne finisse pas par craquer. (...) la sagesse est de s'en apercevoir à temps ». Ni le roi (appelé comiquement « souverain » par d’aucuns, indiquant par là que nous ne sommes pas en démocratie) ni – hélas - les présidents de partis politiques et leurs courtisans englués dans les passions politico-électorales ne semblent encore en être là. ++ Bottant en touche, il s'inquiète pour l'avenir de...l'Afrique centrale sans oublier de remercier Faribola (tatie Danielle ?) pour services rendus (et justifier la revalorisation de sa dotation ? Les problèmes de pouvoir d’achat touchent décidément tout le monde…) ++ Non, rien... Une journée pluvieuse... Triste comme une fête nationale belge. Si, quand même ! L'agence BELGA nous informe que " Le cardinal Dannels demande l'aide de Dieu pour la Belgique " ! A quand l'extrême-onction ? ++ (*) Maintenant on peut aussi se dire que ces gens là ont des conseillers et spécialistes en communication à leur service. Et si le message subliminal qui se cache derrière ces platitudes était : « Baudouin est mort et la Belgique aussi » ?