02.09.2010

COMMUNAUTE FRANCAISE : UN LABEL DE BONNE GOUVERNANCE ?

 

Juillet 2004. Marie Arena, PS, ministre-présidente de la Communauté française, en réponse aux critiques de mauvaise gestion venant particulièrement de Flandre, fait adopter un "code de bonne conduite". Les grandes lignes.

La gestion. Chaque ministre s'engage à respecter les principes de bonne gouvernance…: Collégialité ; cohésion gouvernementale ; transversalité de l'action ; concertation ; partenariat ; approche des dossiers au profit de tous les Francophones ; égalité des chances ; évaluation des politiques menées ; vision prospective de l'action politique et développement durable ; simplification administrative et rigueur budgétaire.

L'enseignement. L'objectif est de rationaliser et surtout d'optimaliser en faisant mieux avec la même chose : Elaboration d'un "contrat stratégique pour l'enseignement" ; recentrage sur les savoirs de base que sont l'écriture, la lecture et le calcul ; revalorisation  des apprentissages qualifiants ; optimalisation de l'offre  à l'égard  des apprentissages qualifiants ; stimulation des collaborations entre écoles de même réseau et entre réseaux.

La volonté. Une prise en main de son destin. Si la Flandre veut le repli sur soi, la Communauté française se dit prête à prendre son destin en main et à négocier son autonomie.

Au fil des ans, la Communauté française s'est restructurée. Et la COCOF, la Commission communautaire française, a changé de nom. Appelez-la désormais "Parlement francophone bruxellois", tel est le nom de baptême que lui a donné son président Christos Doulkeridis, Ecolo. Toutefois, officiellement,  elle reste "Commission communautaire française" dans les affaires administratives et est "Parlement francophone bruxellois" dans toutes les relations usuelles.

22.07.2008

BRUXELLES S'AFFIRME... LES BRUXELLOIS EXISTENT...

Etienne Duvieusart, ancien Premier ministre, président-cofondateur du Rassemblement Wallon, l'a souligné dans une carte blanche au quotidien Le Soir : "Bruxelles s'est construite un statut régional et une stature internationale qui l'ont amenée à développer une conscience et une identité fortes (voir Le Soir du 4 avril)". ++ Christos Doulkeridis, chef de file Ecolo à la Région bruxelloise, président de la régionale bruxelloise d'Ecolo, appelle à l'union sacrée des partis : "Le destin de Bruxelles doit être maîtrisé par les Bruxellois… Il faut arrêter d'avoir peur. Arrêter de se dire que tout doit être réglé dans des logiques de majorité contre opposition ou de francophones contre néerlandophones. Pour un certain nombre d'enjeux, nous devons réfléchir ensemble…Bruxelles est de plus en plus internationale… Bruxelles n'est plus la métropole riche, bourgeoise… La dualisation s'aggrave dans les chiffres du chômage, du monde d'allocataires sociaux, dans l'enseignement où la situation est très grave… La politique d'enseignement à Bruxelles doit être définie avec les Bruxellois, idéalement par les Bruxellois…" ++ Les Bruxellois ne se retrouvent pas dans une Belgique divisée en deux camps. Une plate forme réunissant patrons, syndicats, représentants du monde culturel et associatif de Bruxelles l'affirme. Le ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué (PS), soutient la démarche. ++ Position annonciatrice d'un repli de Bruxelles sur soi ? Non, dit Christos Doulkeridis : "Cela ne veut pas dire qu'il faut une rupture de solidarité avec la Wallonie"