04.09.2009

LES POLITICIENS FRANCOPHONES FONT DE LA MUSCULATION...

... Les Liégeoises et Liégeois lancent la boule. <><>Christine Defraigne, PRL/MR, sénatrice, cheffe du groupe MR au Sénat, dépose une proposition de moi contre le port de la burqa et du niqab, dont le port ne répond pas, affirme-t-elle, à une obligation religieuse : « Le Coran n’en fait aucune mention. Refuser le port de ces tenues, ce n’est pas refuser l’islam comme une religion, mais bien une dérive politique de cette conviction reconnue. La burqa et le niqab incarnent l’asservissement de l’individu et la déshumanisation sociale. Pour l’anthropologue Dounia Bouzar, la burqa, qui est déjà interdite dans certains pays musulmans, n’est pas un signe religieux, mais un uniforme qui symbolise une vision du monde où l’on s’auto-exclut, où l’on exclut les autres ». <><>Laurette Onkelinx, PS, vice-Première et ministre de Affaires sociales, déclare fermement : « Les responsables doivent payer. Pour rééquilibrer le budget, il faut quelque chose de fort sur les banques. C’est aussi simple que ça. Je ne suis pas fétichiste. On peut travailler sur les intérêts notionnels, qui pourraient être rabotés pour ce qui concerne les réserves obligatoires des banques : on peut lancer une cotisation spéciale de crise, toujours de la part des banques ; ou alors taxer plus spécifiquement les opérations d bourse... Cela m’est égal. Mais je veux quelque chose qui rapporte. C’est juste, nécessaire, moral... Pour moi, c’est clair : ce n’est pas le secteur des soins de santé qui va payer la facture de la crise... Certains lancent : « Ce sera dur, je peux vous le dire, je suis un spécialiste ». Et bien moi je suis sérieuse, cela fait des années que je travaille, et je peux dire : non ce ne sera pas simple, oui c’est la rigueur, mais on va commencer par faire payer ceux qui ont abîmé 20 ans d’efforts ».<><>Didier Reynders, MR, vice-Premier et ministre des Finances, affirme : « Des recettes pour l’Etat ? On peut taxer l’activité financière... Des prélèvements sur l’ensemble de l’activité financière professionnelle, la Bourse, les banques, l’économie financière, autant d’activités auxquelles il faut mettre un frein et dont il faut tirer des recettes ».La Carolorégienne.<><>Joëlle Milquet, CDH, vice-Première, ministre de l’Emploi, n’est pas en reste ; elle rappelle que : « Les lignes directrices des messages que j’ai lu ces derniers jours, c’est nous qui les avons tracées, dès notre université d’été samedi dernier (29 août, ndlr) à Chevetogne ».On attend les Namurois, les Luxembourgeois, les Bruxellois...<><>« Il faut ! ». C’est qui revient le plus souvent dans les conversations, dans les déclarations des politiciens. « Ils cosent nu bin mi’ptit, me disait mon père, il y a quelque 65 ans ». Six mois plus tard, il me redisait : « C’est tôdi l’même ; ils ne font rîn ! Ils ni vô choûte nu nin ! Ils sont nomè ! ». Mais oui, papa ! Ce sont maintenant des professionnels ; ce n’est plus ceux des décennies 30 et 40 !