04.12.2007

UN FORMATEUR "BELGE ET FIER DE L'ETRE"...

Nous revoici au point de départ, petit bilan des (presque) 6 mois de formation d’un gouvernement : Du côté de la majorité putative flamande : - Le CD&V/NV.A reste incontournable. Ils veulent une grande réforme de l’Etat. - Bart Somers (Open VLD) déclare : « L'important maintenant est de mettre sur pied un gouvernement, de réaliser une réforme de l'État ». - Du côté francophone : - Le CDH souhaite qu’une « nouvelle dynamique puisse rapidement voir le jour avec pour objectif un gouvernement qui s’occupe des vraies préoccupations des Belges, de tous les Belges et donc aussi des francophones - Le MR ne veut toujours pas des socialistes, sa tendance bruxello-belgiciste, Maingain, déclare que l'urgence était maintenant de former un gouvernement avec un programme socio-économique. Et pendant ce temps là, du côté de l’opposition… - Elio Di Rupo et Isabelle Durant plaident pour que le prochain formateur soit « un Belge fier de l'être ». A noter l'intéressant lapsus de Di Rupo à propos d'un gouvernement "d'unité" nationale. - Mme Gennez (SP-A) déclare : « Pendant six mois, on a négocié avec un CDH qui croit toujours à une Belgique qui n'existe plus »… Les choses sont claires. Il y a bel et bien deux points de vue tout à fait opposés. Finalement, le refus de toute la classe politique francophone de voir la réalité aura permis à la stratégie flamande d’aller plus loin que prévu : dépasser sa volonté de vassaliser Bruxelles et la Wallonie (*) et aller irrémédiablement vers la scission sans avoir à endosser la responsabilité de la rupture finale… Bon, c’était prévu. Que n’a-t-on écouté les prédictions du Mouvement wallon… L’apparition de tant de drapeaux aux fenêtres bruxelloises n’est elle pas la prise de conscience qu’il est trop tard et que c’est dans la panique que l’on réagit ? (*) Bart De Wever disait dans « Le Soir », il y a plusieurs semaines, ne pas vouloir la disparition de la Belgique et il ajoutait que la Belgique ne disparaîtra pas parce qu'on transfère un nombre important de compétences vers les régions et que l'on scinde BHV... C’est là un message clé qui n’a pas été décodé. Ils veulent Bruxelles parce qu'elle est un centre international important qu'ils pourront contrôler en possédant la sécurité sociale, la politique de l'emploi, les transports, etc. Et quand ils parlent de la scission de la sécurité sociale, il s'agit de la scission de la redistribution de l'assurance maladie, des allocations familiales, des allocations de chômage. Mais ils ne revendiquent pas la scission du financement de la sécurité sociale. Ils savent ce que ça leur coûterait. Ils veulent contrôler ces fameux transferts Nord-Sud, l’inverse restant fédéral C’est sous contrôle. Vassaliser la Wallonie et Bruxelles, c’est l’objectif décrit dans le manifeste de la Warrande. La vision flamande du confédéralisme. Est-ce ça que nous voulons ? Il est temps qu'un parti se déclare ouvertement séparatiste en Wallonie. - Blogue-notes Claude THAYSE - Site : www.claude-thayse.net

09.11.2007

L'HUMILIATION ! POURQUOI ?

Le CDH moutonnier ! Le FDF maté ! le MCC muet ! le PRL hésitant ! Point final au scénario ! Le PS est mis hors jeu ! La p!èce peut être jouée. Le casting est bouclé ! Le Palais royal fait lever le rideau : Yves Leterme et Didier Reynders reviennent sur le plateau de la scène ! La crise de régime, montée, est évitée. Les drapeaux n'ont plus de raison d'être aux fenêtres, en berne ou flottants. L'Orange bleue peut mûrir tranquillement au profit de la Flandre, de la Flandre seule, ainsi le veut-elle ! - Nous serons flamandisés... en douce. Diabolique ... Cynique...