06/05/2013

LES VISEES FLAMANDES VONT-ELLES S'ETENDRE SUR LE NORD DE LA GAULE ?

LES VISEES FLAMANDES VONT-ELLES S’ETENDRE SUR LE NORD DE LA GAULE ?

 

Le quotidien Le Soir du week-end des samedi 27 et dimanche 28 octobre 2012 nous a livré une des vannes coutumières de la N-VA venant de Lille Métropole Communauté urbaine : l’indignation de deux ministres N-VA , Geert Bourgeois et Philippe Muyters, à propos de l’apprentissage de la langue française aux joueurs du club de football de Kortrijk qui ne connaissent pas le français. Les deux ministres de la N-VA estiment la décision du club courtraisien comme étant un « très mauvais signal ».

« Je ne comprends pas cette décision, dit Geert Bourgeois, Au lieu de cours de français, le club devrait offrir une immersion linguistique en néerlandais aux joueurs qui ne le parlent pas ». Philippe Muyters enchaîne : Je voudrais voir grandir chez les dirigeants de nos clubs une mentalité dans laquelle la connaissance du néerlandais est une évidence ».

Les deux ministres flamands s’indignent mais ils ne demandent pas l’interdiction de l’apprentissage du français ! Comprenne qui pourra ! Faut-il faire une liaison avec le fait que Kortrijk (Courtrai) fait partie de Lille Métropole Communauté urbaine dont la présidente est Martine Aubry, maire de Lille (France) ? Plus prosaïquement, la N-VA aurait-elle des visées cachées de reflamandisation sur la Région Nord-Pas-de-Calais en laissant se développer un bilinguisme flamand-français au sein des clubs sportifs ?

Il est vrai que la N-VA connaît bien l’Histoire ! Son président, Bart De Wever, historien, actuel bourgmestre d’Antwerpen (Anvers), sait, sans nul doute, que la christianisation du Nord de la Gaule, aux temps mérovingiens, y a favorisé l’expansion d’une langue romane au sein des évêchés de Tournai et de Cambrai. Cela dura quelques siècles.

A la suite d’une demande de la population en forte expansion, un nouveau diocèse, détaché de l’évêché de Tournai, fut fondé en octobre 1913 : le diocèse de Lille. Il s’étend du littoral dunkerquois à Baisieux, en passant par les Flandres, soit les arrondissements de Lille, Dunkerque et Hazebrouck. Il ne manque pas d’intérêt politique pour le parti nationaliste flamand, notamment celui d’être une des trois capitales religieuses de France avec Paris et Lyon. De plus une reflamandisation larvée des Flandres françaises n’est pas sans intérêts pour Anvers, poumon de l’Etat flamand en formation et verrou portuaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Au demeurant, la bilinguisation des rues lilloises est en cours !

 

Raymond WATRICE

11/07/2011

EXISTER OU DISPARAITRE

 

Le dilemme posé à la Communauté française de Belgique.

Pendant que la Communauté flamande renforce sa puissance économique, occupe les postes ministériels importants, élargit son espace territorial, trace son infrastructure routière, fluviale et ferroviaire tournée vers l’axe économique Gent, Bruxelles, Antwerpen, Amsterdam, Cologne pour capter le trafic à petit tonnage de la Ruhr, la Communauté française devrait être attentive aux potentialités de développement que véhiculent les décrets français ouvrant les ports français aux géants des mers.

Le trafic maritime de demain ouvre, en particulier, à la Wallonie des possibilités de retrouver la grandeur d’antan sur l’axe économique Ruhr, Liège, Charleroi, Lille, Dunkerque. Seuls les ports français seront accessibles aux navires de haut tonnage. Les ports d’estuaire au tirant d’eau trop faible que sont Antwerpen et Rotterdam ne pourront accueillir ces gros navires marchands. Une opportunité à saisir.

Dans cette perspective, La Wallonie et Bruxelles devraient se rencontrer pour mettre au point un projet de développement de zones conurbation, plus ou moins égales en population, susceptibles de gérer ces ensembles, faisant sens à un rapprochement avec la France en alternative à la poussée flamande de reconstitution de la Grande Néerlande englobant la Wallonie. Exister ou disparaître.

06/06/2011

LA WALLONIE S'EVEILLE-T-ELLE ? UN PLAN MARSHALL POUR LES VOIES NAVIGABLES WALLONNES

LA WALLONIE S’EVEILLE-T-ELLE ? UN PLAN MARSHALL POUR LES VOIES NAVIGABLES WALLONNES

 

Enfin ! dirait Choumaque de Toine Culot. Voilà le ministre wallon des Travaux publics, Benoît Lutgen, futur président du CDH, qui annonce un déblocage de quelque 450 millions d’euros pour investir dans le développement des voies navigables jusqu’en 2020. « Une grande partie du réseau fluvial wallon aura alors un gabarit d’au moins 2 000 tonnes, ce qui l’intégrera pleinement au réseau européen », annonce-t-il.

L’ambigüité, dans les séduisants propos du ministre wallon, c’est que les travaux sont effectués essentiellement au profit des ports d’Anvers et d’Amsterdam pour les sauver du périclitement à la suite du remplacement des petits tankers par des super tankers de haut tirage d’eau inaccessibles aux quais de ces ports.

Que propose Benoît Lutgen ? Vers Anvers, l’ouverture de chantiers sur l’Escaut permettant la traversée de Tournai aux péniches de 2 000 tonnes, l’élargissement du canal Nimy-Blaton, le  relèvement du pont de Comines sur la Lys - il est toutefois favorable pour le port de Dunkerque, tout en assurant une liaison port de Dunkerque-port d’Anvers - ; vers les Pays Bas, l’élargissement du Canal Albert, l’élargissement des écluses de Jambes, Andenne, Ampsin, Yvoz-Ramet, Lanaye. Rien pour l’adaptation des voies fluviales vers les ports français, Dunkerque en particulier, port de haute mer.

Le ministre Lutgen pourrait-il expliquer aux citoyens pourquoi les voies navigables vers la France sont ignorées dans les travaux programmés jusqu’en 2020 ?

17:09 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : choumaque, benoit lutgen, anvers, amsterdam, dunkerque, ports, écluses |  Facebook |

06/06/2009

ECOLO : DEFENSEUR DES FRANCOPHONES ? A DEMONTRER...

Quel jeu joue ECOLO ? Du pragmatisme ou de la collaboration ? Quoi qu’il en soit son amour pour Groen est grand ; il lui laisse le champ libre en périphérie « flamande » après « trois mois de vaines négociations » avec le PS, le CDH, le FDF ;, le M R-LB. Mais, quelles négociations ? On aimerait en savoir plus sur les exigences des uns et des autres. + + Résultat : des représentants d’Ecolo ne figurent pas sur la liste Union des Francophones, UF, déposée en Brabant flamand. Isabelle Durant, Ecolo, coprésidente d’Ecolo, avoue franchement qu’Ecolo ne veut pas faire élire un FDF ! Isabelle Durant fait donc passer l’intérêt du parti Ecolo avant la solidarité avec les francophones de la périphérie ; elle ne veut pas, en fait, affirmer une présence francophone significative en Brabant flamand ! Elle s’en explique : « Dans notre relation très saine avec Groen (Ndlr : bras dessus, bras dessous), nous ne voulons pas favoriser l’élection d’un FDF, comme nous ne souhaitions pas non plus figurer sur une liste avec les écologistes flamands parce qu’en cinq ans, la situation s’est tendue en périphérie bruxelloise sur le plan communautaire ». + + Il n’y a pas qu’en périphérie bruxelloise où Ecolo joue un double jeu hypocrite ; il joue aussi un jeu particulier en Wallonie. On ne peut comprendre, au nom d’une écologie intelligente, son opposition au développement routier wallon. Veut-il transformer la Wallonie en un réservoir d’eau pour la Flandre ? Se fait-il le bras collaborant du colonisateur flamand exploitant à son profit les richesses wallonnes ? Ecolo un visage vert au cœur jaune et noir ; nous le craignons. + + Il est crucial pour la Wallonie de disposer d’un réseau routier, fluvial et ferroviaire adapté reliant la Wallonie et ses zones industrielles et commerciales à un port de grand tirant d’eau qui est Dunkerque. Le port d’Anvers est condamné à court terme à devoir se limiter au trafic fluvial avec des bateaux à faible tirant d’eau de 15 tonnes au plus ; son ensablement ne lui permettra pas d’accueillir les bateaux de 20 tonnes et plus à fort tirant d’eau qui vont prochainement s’introduire dans le trafic maritime. + + Dans cette vision de la révolution dans le trafic des marchandises, Charleroi a très bien compris la portée d’une desserte fluviale performante vers le port de Dunkerque. Charleroi va entamer des travaux d’élargissement et d’approfondissement du canal la reliant à Dunkerque. C’est le souci de toutes les zones à développement ECOLO ne partage pas ce souci ; il s’oppose à toute adaptation des voies de développement économique de la Wallonie parce qu’il faudra « mordre » quelque peu sur la verdure, parce que cela va augmenter la pollution, parce que, en silencieux, cela ne fera pas plaisir à la Flandre… ! + + Or, la création d’emplois et d’activité en Wallonie est conditionnée à une infrastructure de haut niveau. C’est le défi que les gouvernants de l’après 7 juin 2009 devront sublimer avant toute autre priorité des priorités. Car, les autres priorités annoncées par les politiques ne sont que la resucée de « priorités » de la nuit des temps, ne sont que le réveil du serpent du Loch Ness en période électorale pour impressionner, pour émotionner les électeurs anciens et nouveaux : emploi, sécurité sociale, enseignement, environnement… + + ECOLO devrait faire passer l’intérêt général des Wallonnes et des Wallons avant son intérêt de parti !