21/11/2011

LES MINAUDERIES DES PARTIS TRADITIONNELS OU LA GUERRE DES PARTIS...

 

Ainsi pourrait-on caricaturer les simagrées du MR et du PS : pour les uns prendre le pouvoir en Wallonie et à Bruxelles, pour les autres conserver ce pouvoir. Et Ecolo n’est pas en reste ; ses professions de foi « hypocrites » pour une Belgique unitaire se multiplient en présentant son union avec Groen, le parti flamand écologiste, aussi nationaliste que les autres formations politiques flamandes.

Chacun d’entre eux se montre plus attentif que l’autre aux problèmes sociaux. Le MR affirme que le PS veut taxer les carnets d’épargne, augmenter le prix des titres services, taxer les voitures de société, lever un impôt sur le patrimoine, réformer les intérêts notionnels…Taxer et taxer encore… ! En général les libéraux estiment que les propositions du socialiste Di Rupo sont « indigestes ». Ils se réjouissent, toutefois, des propositions portant sur la réduction des allocations de chômage, sur la réforme des pensions, sur l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts, sur la réduction des dépenses des ministères et des administrations publiques, sur la réduction des soins de santé…
Et le marathon continue. Les partis jouent à qui lâchera le premier. La loi de la particratie. Des questions se posent. Le MR fait-il payer au PS l’humiliation de l’avoir écarté des institutions régionales alors qu’il est le premier parti à Bruxelles, (maintenant le second parti à Bruxelles après le retrait du FDF de la fédération MR) et le second parti en Wallonie ? Le PS marque-t-il son arrogance d’être le premier parti en Wallonie et, maintenant, le premier parti à Bruxelles ? Le CDH s’accroche-t-il docilement au PS pour se maintenir au pouvoir régional ? Ecolo développe-t-il une image rouge jaune pour bétonner son avenir ? Dans cette lutte entre les deux Grands, les deux poucets, le CDH et Ecolo, tentent de faire entendre leur voix en l’axant pour le CDH sur les services de sécurité et d’incendie et pour les Verts, interdits de gouvernement fédéral,  sur la carte de l’emploi. « L’austérité ne créera pas d’emploi » déclare Jean-Marc Nollet, député Ecolo.

Les petites phrases assassines fleurissent. La particratie épanouissante. Un observateur flamand s’exclame : « Pour moi, les libéraux flamands veulent montrer à quel point le prochain gouvernement sera meilleur que le précédent. Et le MR souhaite à tout prix affaiblir Di Rupo ». Didier Reynders, MR, ministre des Finances, assène dans le Morgen : « Le PS doit, à son tour, payer, le MR ayant, lui, déjà payé un lourd tribut sur l’institutionnel. Le poste de Premier ministre, cela a un prix ». Un aveu indirect d’un accord non équilibré sur l’institutionnel : la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie ! Dans les rangs du MR, on lance des « piques », on répand des « vannes » : « Dans le communautaire, le formateur était au-dessus de la mêlée. Sur le budget, on voit maintenant qu’il est d’abord le président du PS ». Le CDH s’ébroue et adresse des reproches au formateur Elio Di Rupo tout en le poussant à avoir une « attitude plus énergique » : « Il est temps que le formateur tape du poing sur la table… Un formateur lent, passif, manquant de leadership ». Pas moins ! Eric Van Rompuy, CD&V, enfonce le clou sur son blog : « Di Rupo n’a toujours pas prouvé qu’il est un Premier ministre capable de conduire le pays en temps de crise économique… Di Rupo déçoit, c’est ce que j’entends quotidiennement au CD&V et en dehors ». Les syndicats s’impatientent.

Hors l’arène, le PS se donne une image de grand seigneur, de sauveur du pays. Le MR, après avoir perdu le FDF, pour avoir donné son accord sur la scission de BHV et avoir lâché la périphérie bruxelloise, tente en coulisse de nouer un « deal » avec le PS pour bétonner une entrée dans les gouvernements régionaux en proposant, au surplus, la mise en sourdine de ses exigences en matière socio-économique. L’idée d’une entrée du MR dans les majorités régionales fait son chemin dans les partis. Alors, l’annonce d’une prochaine entrée du MR dans les majorités régionales sera-t-elle pour demain, dès avant la mobilisation générale du 2 décembre prochain ? Pour les libéraux, les socialistes, les sociaux-chrétiens, c’est un « oui » voilé. Pour les Verts, c’est « niet » : « Ce ne sont que des manœuvres en « communication » de la part des états-majors bleus et rouges qui s’affrontent », rapporte Le Soir du 17 novembre. La mise en place des grandes manœuvres ! « Le trop à gauche » serait en cours d’être « adouci » par un geste socialiste sur les allocations de chômage, la réforme des pensions et sur l’indexation des salaires… ! Du bleu au programme gouvernemental !

Mais, encore un chouia de dramatisation ! Du côté flamand, les bons mots réapparaissent ! « Le problème se trouve surtout au PS » pontifie Vincent Van Quickenborne, Open VLD. « Le PS ne se comporte pas comme un parti qui doit fournir un Premier ministre » assène le socialiste flamand Bruno Tobback, SP.A. Du côté francophone, on peut lire dans Le Soir du 18 novembre 2011 une flopée de « bons mots » : « A gauche et au centre, on entendait ceci : « Mais à quoi jouent les libéraux ? On dirait qu’ils freinent la négociation. On ne comprend pas cette stratégie ». A droite, on entendait ceci : « Mais qu’attend Elio Di Rupo pour faire un pas dans notre direction ? Il suffit d’un petit geste de sa part, et le budget est bouclé. Cela peut prendre une heure ». Côté MR, on se défend de faire traîner les débats : « Il n’y a pas de petits jeux politiques. Il faut faire un effort historique de 11,3 milliards d’euros et c’est difficile entre le PS et les libéraux. C’est la seule réalité ». Charles Michel ferait payer le prix de son lâchage de la périphérie bruxelloise. Ahurissant ! Côté PS, on répète que, des concessions, Di Rupo en a fait à l’envi : « Ses notes sont déjà des textes de compromis. Et aller encore plus loin, c’est déséquilibré ». Et ça grince, ça grogne, ça gronde du côté de la FGTB ; on y estime que le PS renie ses engagements électoraux de juin 2007 et qu’il perd son âme !

Dramatisation ! La particratie au pouvoir !

Osons demander la vérité ! Osons questionner ! Osons la créativité ! Appelons à une logique de rassemblement des forces wallonnes et bruxelloises, à la naissance d’un parti rassembleur, bâtisseur !

Vouloir un avenir stable. Ouvrir les yeux. Bannir le mirage des privilèges.

 

Mauri Villa

16:48 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, bruxelles, groen, di rupo, ps, mr, cd&v, open vld, fdf, cdh, ecolo |  Facebook |

25/04/2011

BART DE WEVER, PRESIDENT DE LA NV-A, MENE LE BAL DES NEGOCIATEURS...

 

Les présidents des quatre partis francophones, PS, M R, CDH, Ecolo, voulaient une réunion avec les neuf partis négociateurs pour une continuité des discussions institutionnelles. Bart De Wever, président de la N-VA, parti largement vainqueur des élections de juin 2010, n’en voulut pas. Il imposa une réunion à deux temps avec les seuls partis francophones : d’abord, négociation à trois, le négociateur royal Wouter Beke, CD&V, les présidents Elio Di Rupo, PS, et Bart De Wever, N-VA ; ensuite, discussion « philosophique » avec les trois autres présidents francophones, Charles Michel, M R, Joëlle Milquet, CDH, Michel Javaux, Ecolo. A l’issue de cette réunion commune, le président de la N-VA, Bart De Wever, n’a pas caché son énervement à l’égard de la position des partis francophones. « Il n’y a pas d’accord et sur certains points les divergences d’opinions sont encore très grandes », souligne-t-il. Mais, fait nouveau, il a également exprimé son agacement à l’égard des partis flamands négociateurs, SP.A, Open VLD, et … CD&V ; il leur reproche de faire le jeu des Francophones ; « les critiques de gauche et belgicistes à l’égard de mon parti, s’exclame-t-il, correspondent à ce que veulent les Francophones et contribuent à démolir la position des Flamands. Le moment est venu de conclure ». Et de poser un énième ultimatum expirant le 30 avril 2011.

Verra-t-on plus clair fin avril ? La N-VA tente-t-elle d’ajouter un plus dans les acquis enregistrés ? Quoi qu’il en soit, la position de la N-VA est nette : indépendance de la Flandre à terme. « Si ce n’est pas cette fois-ci, ce sera pour une autre fois ». Le pourrissement de la situation, la lassitude des Francophones feront leur œuvre. Aux Francophones à prendre une initiative commune et d’enchainer sur la symbolique Fédération Wallonie-Bruxelles. Leurs ego surdimentionnés ne vont-ils pas briser le rêve d’un peuple cultivant le concept « Liberté » ? Le mal particratique ; le mal du pouvoir.

DITES-NOUS QUE CE N'EST PAS VRAI ....

 

Nous lisons dans Perspectives  francophones n° 65 mars/avril 2011 l’aberrant vote en commission des Affaires économiques du Parlement bruxellois contre l’élargissement de Bruxelles par le PS, le CDH et Ecolo. Incroyable. Comment cela est-il possible ?

L’auteur des deux amendements rejetés, Serge de Patoul, député régional M R/FDF se sit surpris du vote négatif des représentants de ces trois partis francophones. Il avait déposé deux amendements dans le cadre de la proposition de résolution du SP.A pour instaurer un moratoire «sur l’implantation des grands centres commerciaux dans la zone métropolitaine bruxelloise ».

Le premier amendement visait à préciser que « la zone métropolitaine bruxelloise dépassait le cadre des 19 communes bruxelloises ». Le second consistait à « demander l’élargissement de la Région afin de faire comprendre les limites de celle-ci à sa réalité économique, sociale, culturelle et démocratique ».

« A ma grande surprise, un vote a eu lieu et comme un seul homme, les partis de l’Olivier (PS-CDH et Ecolo) ont voté contre ces deux amendements », s’étonne Serge de Patoul qui voit là un signe particulièrement inquiétant. « En effet, je ne vois pas pourquoi une position qui n’est pas assumée au Parlement bruxellois pourrait l’être à la table des négociations institutionnelles. Je constate que malheureusement , seul le M R-FDF défend encore le principe de l’élargissement de Bruxelles et ce malgré la position commune des chefs de file des parts francophones signée le 29 mars 2007 ». Certains ont la mémoire bien courte…

16:18 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, cdh, ecolo, m rfdf, serge de patoul, olivier, élargissement |  Facebook |

07/06/2010

ELECTIONS DU 13 JUIN : LES PRIORITES DES PARTIS FRANCOPHONES...

Le quotidien "Le Soir" a demandé aux partis francophones qui présentent des listes dans tous les arrondissements, de définir leurs priorités en dehors de la réforme de l'Etat. Elles sont publiées dans son numéro 127 daté du jeudi 3 juin 2010. Nous vous les communiquons schématiquement dans l'ordre présenté par Le Soir. + + +ECOLO + +1. Réformer les pratiques. 2. Développer emploi et solidarité. 3. Renforcer/moderniser la sécurité sociale. 4. Trouver de nouvelles recettes. 5. Réguler les marchés financiers. 6. Amplifier les économies d'énergie. 7. Développement durable au cœur de tout. 8. Investir massivement dans la mobilité. 9. Droit à la sécurité. 10. International. + + +CDH + +1. Prolonger les mesures anticrise pour l'emploi. 2. Conclure un Pacte national pour l'emploi et une relance durable. 3. Mettre plus de personnes au travail. 4. Soutenir les indépendants et les PME. 5. Renforcer la sécurité sociale et les pensions. 6. Faciliter l'accès aux soins de santé. 7. Améliorer la vie des familles. 8. Garantir la sécurité des citoyens. 9. Doper le développement durable. 10. Assainir l'économie et les pratiques financières. + + +PS + +1. Stabiliser le pays et établir un fédéralisme de prospérité. 2. Consolider la sécurité sociale. 3. Relever progressivement le revenu minimal non imposable. 4. Réaffecter le budget des intérêts notionnels. 5. Contrôler les prix. 6. Ne pas toucher à l'âge légal de la pension et renforcer les pensions légales. 7. Renforcer la présence des policiers locaux dans les rues. 8. Rembourser lunettes, appareils auditifs et dentaires. 9. Diminuer les tarifs "Go Pass" pour les jeunes. 10. Combattre la spéculation destructrice. + + +MR + +1. La sécurité, la première des libertés. 2. Des moyens pour les forces de l'ordre. 3. Respecter le travail. 4. Respecter les agriculteurs. 5. Assurer une bonne pension à nos ainés. 6. Etre solidaire, c'est respecter ceux qui souffrent. 7. Améliorer la situation des personnes handicapées. 8. Mener une politique d'asile et d'immigration qui allie humanité et fermeté. 9. Donner un avenir à nos enfants. 10. Restaurer l'autorité de l'Etat dans ses missions essentielles. + + +RASSEMBLEMENT WALLONIE FRANCE (R.W.F.) + +1. Rattachement à la France. 2. Social. 3. Sécurité. 4. Services publics. 5. Gouvernance. 6. Ethique. 7. Enseignement. + + +P.T.B. + +1. Droit à la prépension. 2. Taxer les millionnaires. 3. Emploi. 4. Energie. 5. Institutionnel. 6. Santé. 7. Préserver la terre. 8. Une banque publique. 9. Intérêts notionnels. 10. International. + + +FRONT DES GAUCHES + + 1. Défendre l'emploi. 2. Redistribuer les richesses. 3. Contre la division des travailleurs. 4. Défendre les service publics. 5. Sauver notre environnement. 6. Rompre avec l'Europe du capital. 7. Désarmement.+ + +PARTI POPULAIRE (P.P.) + + 1. Institutionnel. 2. Moins de taxes. 3. Justice. 4. Enseignement. 5. Immigration. 6. Dépolitiser.

28/05/2010

QUEL AVENIR DES INSTITUTIONS ET DE L'ETAT BELGE ?

Dans un message précédent, nous soulevions la nécessité pour la Région Wallonne de prendre conscience du projet politique et culturel qu'elle porte. Ecolo poursuit le dialogue en nous exposant sa position : une nouvelle dynamique politique en Wallonie. + + Laurent Collet, attaché au Secrétariat fédéral d'Ecolo nous écrit : " … Ecolo a toujours pensé que des collectivités se légitiment à partir de la vitalité du débat démocratique qu'elles entretiennent en leur sein, davantage que par des critères de langue et de culture. Dans ce cadre, Ecolo est conscient de la nécessité de mettre en place une nouvelle dynamique politique en Wallonie, qu'il s'agisse de lutter contre les dynamiques des sous-localistes qui ont jusqu'ici miné la prise de conscience de ses potentialités, ou de proposer de nouvelles règles de bonne gouvernance et de débat public - via par exemple l'instauration d'une circonscription électorale commune à l'ensemble de la Région wallonne -. De manière plus large, Ecolo est conscient de la nécessité de laisser les Régions du pays vivre leur vie, et s'approprier dans leur pleine mesure les outils et compétences qui leur ont été conférées par la Constitution. +Néanmoins, Ecolo veut rester attentif à la communauté politique reliant la Région wallonne et Bruxelles, et défend l'idée d'un Etat fédéral reposant sur un principe de solidarité interpersonnelle et interrégionale. Nous pensons en outre que cet Etat fédéral peut et doit encore vivre d'un dialogue à construire entre le Nord et le Sud du pays. Certes, nous sommes conscients de la difficulté de nourrir ce dialogue et de construire un système institutionnel équitable pour chacune de ses Communautés, votre texte le rappelle. Mais nous pensons que le propre de la démocratie consiste précisément à prendre en charge le défi du pluralisme social et culturel".+Dans le cadre de la poursuite du dialogue, nous pensons qu'en théorie la position d'Ecolo est bonne et pourrait être négociée avec les Flamands. Mais, dans la pratique, elle nous paraît illusoire. En effet, trois problèmes essentiels nous paraissent peu rencontrés par l'angélisme d'Ecolo : + +1. Les problèmes actuels de Bruxelles : paupérisation, dualisme sociologique de la Région, ghettoïsation des immigrés et sous-financement récurrent des tâches fédérales. +2. La mentalité anti-entrepreneuriale professée par les milieux intellectuels, professoraux et syndicaux wallons. Il y a un déficit considérable de PME performantes en Wallonie ! + 3. La volonté des Flamands - dans un plan démarré au début du XXème siècle - d'annexer Bruxelles à la Flandre en l'enclavant territorialement. + Le plan d'Ecolo tiendrait la route à condition d'élargir Bruxelles et de lui conférer l'autonomie constitutive. Ce que les Flamands n'accepteront jamais en fonction de la théorie du droit du sol. +Dès lors, la viabilité de la Belgique se positionne sur la base de trois Régions autonomes et responsables. Mais la Région Bruxelles-Capitale doit d'abord être élargie, refinancée en matière de missions fédérales et enfin acceptée comme Région à part entière par les Flamands. Et deux Communautés qui cogèrent Bruxelles - le plan de Bart De Wever - est inacceptable pour les Bruxellois et suicidaire pour les Wallons dans l'état actuel de leur économie. +Nous craignons donc que toutes les hypothèses ne nous mènent au clash. +Posons l'hypothèse de la soumission et celle de l'indépendance ! +Une minorité, numériquement et économiquement faible, ne peut que se soumettre ou "dangereusement" prendre son destin en mains. La Slovaquie l'a fait. Pourquoi pas nous ? +Quels sont les hommes et les femmes politiques francophones qui oseront dire aux Wallons que les allocations et soutiens de tous types seront demain diminués d'un tiers ? +Quelles sont les populations émigrées bruxelloises qui refuseront le chèque flamand pour aller vers les faibles chances actuelles du "destin wallon" ?

24/05/2010

ECOLO SURFE SUR LE NUCLEAIRE...

ECOLO SURFE SUR LE NUCLEAIRE…Et il pose déjà ses conditions ; il se voit incontournable ! L’agence Belga rapporte les propos de Olivier Deleuze, candidat Ecolo aux élections législatives du 13 juin prochain, dans la Libre du 11 mai 2010 : « Si Ecolo devait revenir au gouvernement après les élections, il poserait comme condition de ne pas remettre en cause la fermeture des centrales à partir de 2015 ; il voit mal les députés Ecolo voter une prolongation du nucléaire… J’ai la liste de toutes les centrales en construction, déclare-t-il, en réfutant les arguments du PS et du MR qui avancent un appauvrissement en énergie électrique que la sortie du nucléaire provoquerait … ». <><>Le comble, Olivier Deleuze justifie la position négative de Ecolo dans le nucléaire belge par la possibilité de s’interconnecter avec l’étranger ! Comme si les retombées radioactives s’arrêteraient pile à la frontière belge ! Serait-ce pourquoi Ecolo n’annonce pas une manifestation devant les ambassades d’Iran, de Turquie et du Brésil qui ont signé un impressionnant accord de fournitures d’uranium enrichi pour permettre à l’Iran de poursuivre ses expériences ? <><>Ecolo ne cesse de nous faire peur dans sa position dans le dossier BHV, crucial pour la survie du français dans la Belgique française, tout particulièrement en périphérie bruxelloise et à Bruxelles. Il remet le paquet dans un entretien rapporté par le quotidien Le Soir, candidat Ecolo, tête de liste dans l’arrondissement BHV ; il y souligne que son parti « prendra ses responsabilités sur le plan institutionnel parce que tant qu’il y aura ce bruit-là, ce chaos-là, on ne pourra pas préparer l’avenir de nos gamins ». L’avenir de nos gamins en Flandre ? L’avenir de nos enfants, n’en déplaise à Olivier Deleuze, est dans un environnement français. <><>Ecolo quitte-t-il le Front francophone, PS, MR, CDH, ECOLO, de 2005 subordonnant la scission de l’arrondissement BHV à un élargissement, un désenclavement de la Région bruxelloise ?ecolo

16:47 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elargissement, ecolo, bhv, desenclavement, olivier deleuze |  Facebook |

21/05/2010

LE VRAI COUT DE LA SCISSION BHV...

POURQUOI L'OLIVIER PS-CDH-ECOLO LACHE-T-IL BHV ? PAR INTERET ELECTORAL…par Philippe SMITS = = = Les Flamands sont-ils les seuls à vouloir la scission de BHV ? Non, bien sur. Laurette Onkelinx et Philippe Moureaux pourraient également trouver un intérêt à lâcher ces Francophones de la périphérie qui votent à plus de 51 % pour le MR.On remarque un affaiblissement de la part du PS et du CDH qui ne cessent de "taper" sur le MR, le seul parti à exiger la conservation des droits linguistiques, judiciaires et électoraux des habitants francophones et néerlandophones de la périphérie. Quant à ECOLO, il est très clairement tiraillé entre la solidarité au Front francophone et son engagement vis-à-vis de Groen. Jadis Ecolo n'a pas toujours joué la carte de l'Union des Francophones (UF) et a encouragé son électorat à voter Groen. Pas juste par sympathie pour Groen, mais bien parce que Groen n'atteint pas tout seul le seuil d'éligibilité dans le Brabant flamand. En clair, mais il ne faut pas le dire trop haut, voter Groen en périphérie est un "vote perdu et inutile" alors qu'avec quelques voix francophones vertes, cela donne à Groen une chance supplémentaire d'émerger. D'ailleurs dans les négociations, Ecolo soutenait Groen dans sa demande de voir le seuil de 5 % disparaître. + + +Mais quelle est la sociologie électorale en périphérie bruxelloise ? + + Il y a environ 160 000 Francophones sur Hal-Vilvorde (sans oublier les quelques milliers encore sur Leuven). Les Francophones de Hal-Vilvorde représentent près de 80 000 électeurs sur les 370 000 que compte Hal-Vilvorde, soit un peu plus de 21 %. + +Aux élections législatives de 2007, le MR recueillait 39 993 voix, soit 51 % des votants, le PS récoltait 14 462 voix soit 18 % des votants, le CDH engrangeait 10 818 voix soit 14 % des votants, Ecolo totalisait 10 233 voix, soit 13 % des votants, le Front National recevait 2 840 voix, soit 4 % des votants. + + +Pourquoi la scission BHV+ arrangerait bien le duo Onkelinx-Milquet ? + +Démonstration : il y a 22 sièges à répartir sur BHV et le cout du siège est d'environ 37 000 à 38 000 voix. Or, on observe que dans les six cantons de Hal-Vilvorde (élections 2007), l'électorat francophone vote très majoritairement pour le MR : à plus de 39 993 voix récoltées soit l'équivalent d'un siège de député fédéral… Les trois autres partis traditionnels PS, CDH et ECOLO recueillent péniblement entre 13 et 18 %, soit environ 1/4 de siège… Le cout marginal est donc 4 fois moins important chez Ecolo, au PS et au CDH qu'au MR. + +Lorsqu'on sait que le PS recueillait sur BHV 3 sièges en 2007 (mais 4 sièges en 2003), que le MR oscille entre 5 et 6 sièges selon l'apparentement avec le Brabant wallon, en ôtant au MR 40 000 de ses 190 000 électeurs, on le prive d'un coup de plus de 20 % de son électorat et donc d'un siège, ce qui ramène le MR au coude à coude avec le PS ! Un calcul cynique donc… caché derrière un redécoupage électoral partisan visant à faire reculer le MR qui est aujourd'hui, et de loin, le premier parti de BHV. + + +Le PS semble donc le maillon faible du Front francophone en ne réclamant plus l'élargissement de Bruxelles. Seul le MR-FDF peut empêcher l'abandon des Francophones de la périphérie, mais aussi et surtout ceux de Bruxelles, puisqu'il s'agit bel et bien de frontières d'Etats futurs qui sont en jeu. + + Autant savoir…