25.04.2011

DITES-NOUS QUE CE N'EST PAS VRAI ....

 

Nous lisons dans Perspectives  francophones n° 65 mars/avril 2011 l’aberrant vote en commission des Affaires économiques du Parlement bruxellois contre l’élargissement de Bruxelles par le PS, le CDH et Ecolo. Incroyable. Comment cela est-il possible ?

L’auteur des deux amendements rejetés, Serge de Patoul, député régional M R/FDF se sit surpris du vote négatif des représentants de ces trois partis francophones. Il avait déposé deux amendements dans le cadre de la proposition de résolution du SP.A pour instaurer un moratoire «sur l’implantation des grands centres commerciaux dans la zone métropolitaine bruxelloise ».

Le premier amendement visait à préciser que « la zone métropolitaine bruxelloise dépassait le cadre des 19 communes bruxelloises ». Le second consistait à « demander l’élargissement de la Région afin de faire comprendre les limites de celle-ci à sa réalité économique, sociale, culturelle et démocratique ».

« A ma grande surprise, un vote a eu lieu et comme un seul homme, les partis de l’Olivier (PS-CDH et Ecolo) ont voté contre ces deux amendements », s’étonne Serge de Patoul qui voit là un signe particulièrement inquiétant. « En effet, je ne vois pas pourquoi une position qui n’est pas assumée au Parlement bruxellois pourrait l’être à la table des négociations institutionnelles. Je constate que malheureusement , seul le M R-FDF défend encore le principe de l’élargissement de Bruxelles et ce malgré la position commune des chefs de file des parts francophones signée le 29 mars 2007 ». Certains ont la mémoire bien courte…

25.06.2010

QU'ADVIENDRA-T-IL DE BRUXELLES ?

… titre du" Stoemp flamand" de Jan Goossens, directeur artistique du KVS, traduit du néerlandais par F. Trefois. + + Selon Jan Goossens, " les hommes d'Etat devraient comprendre que la piste du condominium ne tient pas debout, mais qu'aujourd'hui, n'est pas non plus gérée de la meilleure façon possible. Bruxelles doit pouvoir décider de son propre avenir, mais elle doit tout aussi bien faire preuve d'autocritique nécessaire". Très bien ! + + Que veut la Flandre ? La limitation de Bruxelles aux 19 communes actuelles et son intégration dans son territoire en tant que capitale de l'Etat "Vlaanderen" autonome. Objectif du Mouvement flamand défini en 1917 en collaboration avec l'occupant allemand, et affiné par le Parlement flamand en 1999 et renforcé en 2003 par Patrick Dewael (Open Vld).+ + Que veut la Wallonie ? Un élargissement de Bruxelles aux six communes à "facilités linguistiques", sans élargissement aux communes wallonnes faisant partie de l'hinterland naturel de Bruxelles. + + Quelle conséquence ? Tant pour la Flandre que pour la Wallonie, Bruxelles doit rester dépendante financièrement de leur bon vouloir en n'accordant pas à Bruxelles le prélèvement de l'impôt professionnel sur le salaire des navetteurs, ainsi que les droits de "Région à part entière". Elle doit rester une Région-croupion, un condominium qui ne dit pas son nom. + + Quelle est la solution ? Si la Flandre maintient sa volonté d'indépendance et d'extension de pouvoirs de gestion, si la Wallonie refuse un élargissement de Bruxelles aux communes de La Hulpe, de Rixensart, de Waterloo…, un référendum des populations concernées par un choix d'Etat doit être organisé dans les communes jouxtant la frontière linguistique, à Bruxelles et au Fouron.+ + Respecter le citoyen.

09.06.2010

LE PALAIS DE LA PLACE POELAERT A BRUXELLES EST-IL A VENDRE ?

Il en est ; il en serait ; il en a été question depuis l'annonce du départ, pour cause d'insécurité, des juridictions installées depuis des lustres dans le Palais de Justice. La Communauté flamande - qui a de l'argent - a immédiatement pris la balle au bond et s'est portée candidate acheteuse. La Communauté française - qui n'a pas d'argent - reste muette.+ +Pourquoi délaisser le Palais de Justice, un joyau architectural ? Pour cause d'insécurité, soutiennent Yves Leterme, Premier ministre, et Stefaan De Clerck, ministre de la justice, tous deux CD&V. C'est faux, s'exclame Eric Libert, député fédéral MR/FDF, échevin à Rhode-Saint-Genève. Et il s'exprime dans une interview publiée dans la Dernière Heure du 2 juin 2010. "Je suis particulièrement convaincu, dit-il, que le problème de la sécurité est un prétexte parce que, quand, au Parlement fédéral en avril dernier, j'ai interpellé le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, il m'a répondu que le paradoxe de la situation est que toutes les juridictions qui ont déjà quitté le vieux bâtiment Poelaert sont celles qui ne posent aucun problème de sécurité ! La sécurité, ça concerne les audiences correctionnelles, d'assises, les chambres du conseil et des mises en accusation ! Et elles, elles n'ont pas bougé […] J'ai compris quand j'ai lu l'étude commandée par le gouvernement sur le palais. J'ai découvert qu'un gros chapitre est consacré à la réaffectation du palais en centre commercial, en musée, en salle de spectacle ou que sais-je […] Par conséquent, dès le départ, le gouvernement avait déjà derrière la tête de reconvertir le palais. C'est clairement un symbole de l'unité nationale, de la justice fédérale que Messieurs Leterme et De Clerck veulent abattre. Ce n'est pas pour rien qu'ils appartiennent à un même parti, le CD&V, qui, en 2007, a mené la campagne la plus flamingante de son histoire […] Le Vlaamse Leeuw flotterait au-dessus de la coupole ! Vous voyez çà ?" + +Pour l'énième fois, nous posons la même question - toujours sans réponse - : Que font les ministres francophones au Kern et au Conseil des Ministres élargi ? Les décisions ne doivent-elles pas y être prises à l'unanimité ? + +Monsieur Eric Libert, 3e suppléant sur la liste MR n° 6 de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde pourrait-il nous répondre ? Lui qui, dans un message à l'adresse des habitants de la périphérie bruxelloise, les exhorte à faire front aux attaques flamandes, à ne pas avoir peur, à s'affirmer, à être derrière leurs bourgmestres non nommés depuis le 10 octobre 2006. "Avec nous, dit-il , le message est clair et direct. Quant aux habitants de la périphérie, ils doivent savoir que l'élargissement de la Région bruxelloise mettrait fin à tous les problèmes communautaires qu'ils rencontrent et qu'enfin leurs droits seraient respectés. Voilà pourquoi ils ont eux aussi tout intérêt à accorder leur confiance à des candidats FDF sur les listes MR. Plus que jamais à un moment de notre histoire politique où les partis flamands sont de plus en plus exigeants". Au message de Eric Lambert, joignons celui de Véronique Caprasse, Echevine à Crainhem, 16e candidate FDF effective sur le liste MR n° 6 de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde : […] Si les partis flamands veulent scinder BHV, les Francophones doivent alors obtenir l'élargissement de la Région de Bruxelles en englobant notamment les six commues à facilités où vivent 75 % de Francophones. Nous aurions alors un grand Bruxelles où le droit des gens primerait sur le droit du sol". Une attente. Une espérance.

24.05.2010

ECOLO SURFE SUR LE NUCLEAIRE...

ECOLO SURFE SUR LE NUCLEAIRE…Et il pose déjà ses conditions ; il se voit incontournable ! L’agence Belga rapporte les propos de Olivier Deleuze, candidat Ecolo aux élections législatives du 13 juin prochain, dans la Libre du 11 mai 2010 : « Si Ecolo devait revenir au gouvernement après les élections, il poserait comme condition de ne pas remettre en cause la fermeture des centrales à partir de 2015 ; il voit mal les députés Ecolo voter une prolongation du nucléaire… J’ai la liste de toutes les centrales en construction, déclare-t-il, en réfutant les arguments du PS et du MR qui avancent un appauvrissement en énergie électrique que la sortie du nucléaire provoquerait … ». <><>Le comble, Olivier Deleuze justifie la position négative de Ecolo dans le nucléaire belge par la possibilité de s’interconnecter avec l’étranger ! Comme si les retombées radioactives s’arrêteraient pile à la frontière belge ! Serait-ce pourquoi Ecolo n’annonce pas une manifestation devant les ambassades d’Iran, de Turquie et du Brésil qui ont signé un impressionnant accord de fournitures d’uranium enrichi pour permettre à l’Iran de poursuivre ses expériences ? <><>Ecolo ne cesse de nous faire peur dans sa position dans le dossier BHV, crucial pour la survie du français dans la Belgique française, tout particulièrement en périphérie bruxelloise et à Bruxelles. Il remet le paquet dans un entretien rapporté par le quotidien Le Soir, candidat Ecolo, tête de liste dans l’arrondissement BHV ; il y souligne que son parti « prendra ses responsabilités sur le plan institutionnel parce que tant qu’il y aura ce bruit-là, ce chaos-là, on ne pourra pas préparer l’avenir de nos gamins ». L’avenir de nos gamins en Flandre ? L’avenir de nos enfants, n’en déplaise à Olivier Deleuze, est dans un environnement français. <><>Ecolo quitte-t-il le Front francophone, PS, MR, CDH, ECOLO, de 2005 subordonnant la scission de l’arrondissement BHV à un élargissement, un désenclavement de la Région bruxelloise ?ecolo

02.02.2010

FORUM DE DISCUSSION :LE TRANSFERT DU JARDIN BOTANIQUE A MEISE...

Philippe DUVIEUSART, par courriel - Ce document est bien dans la ligne de tant de choses auxquelles on assiste depuis des décennies. Pour le pouvoir flamand seul compte le droit du sol. Toute contrepartie accordée est immédiatement ou à terme vidée de toute substance. Cela montre à quel point il faudrait être aveugle ou lâche pour accepter toute mise en cause de BHV qui ne s'accompagne pas d'un élargissement de Bruxelles. La primauté du droit du sol affirmée au Nord veut logiquement que toute contrepartie qui ne soit pas basée sur ce droit du sol soit, d'une manière ou d'une autre, sans valeur. Le cas du Jardin Botanique en est un exemple dramatiquement (pour les Francophones) clair. A l'élargissement électoral et judiciaire résultant pour la Flandre de la scission de BHV ne peut donc correspondre qu'un élargissement démocratique et simultané de la Région de Bruxelles. + + +Le MR en a fermement renouvelé l'engagement dans son Manifeste approuvé ce dimanche 31 janvier à Liège, engagement conforme à celui pris solennellement par les quatre partis francophones dans l'accord signé le 29 mars 2007 dans le cadre de la campagne qui a conduit à l'élection des Chambres actuelles. + + +Joëlle Milquet a très clairement renouvelé cet engagement sur les antennes de la RTBF : "RTBF – La Première – Question publique – Lundi 3 mars 2008 – 8h45 = =Question d'un auditeur : Madame la Présidente, = = Je vous prie de redire votre franche loyauté à l’engagement que vous avez signé au nom du CDH le 29 mars dernier, avec les autres partis francophones, liant toute remise en cause de BHV à l’élargissement de Bruxelles, le dire clairement et donc sans assortir cet engagement de restriction – du genre scission simple ou scission pure – ne figurant pas dans l’accord que vous avez signé. Merci. = = Madame Milquet : = = Vous savez moi quand je m’engage, je m’engage. Donc je puis vous le redire avec exactement les mêmes termes et je crois que, pour avoir suivi ce qui s’est passé ces derniers mois, on s’est rendu compte qu’on était en capacité de respecter nos engagements et notre programme électoral, même si cela permettait de faire rater peut-être des visions d’accès au pouvoir dans des conditions qui soient sans doute beaucoup plus confortables que ce qui s’est passé par après. Et donc moi, pour moi les valeurs et les engagements sont essentiels et donc je vous le réitère parce que je pense que c’est fondamental, en tous cas en termes d’équilibre de vision, parce que l’élargissement de Bruxelles n’est pas qu’un problème purement communautaire : il y va aussi de l’équilibre dans le pays parce que la région capitale et centrale, si elle est bordée par le Nord et par la Flandre qui a pu en fait faire un développement économique à partir de là, cela doit être la même chose du côté du Sud du pays. C’est une question, je pense, d’équilibre même territorial d’un pays. »+ +Le très conciliant Rudi Demotte a été très clair, déclarant le 4 janvier dernier au lendemain de la fameuse carte où la Flandre a rayé la Wallonie et mis Bruxelles aux portes d'Anvers : "Désormais, une communauté ne peut plus croire en la sincérité de l'autre. Je le dis sans amertume. C'est simplement un constat. On ne peut pas dire qu'il n'y avait pas d'arrière-pensée dans le geste qui a été posé». Comment imaginer, après une telle déclaration, que dans la négociation BHV-élargissement de Bruxelles le PS ne tienne pas l'engagement électoral solennel des quatre partis francophones.

08.01.2010

BHV : CE SERA TABOU CONTRE TABOU...

Déclaration de Olivier Maingain, député fédéral MR, président du FDF, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, au journal Le Soir du 8 janvier 2010. Elle jalonne la « mission secrète » de Jean –Luc Dehaene, CD&Vlaams, député européen, ancien bourgmestre de Vilvorde. = = Trois balises, trois piquets, trois pitons, trois tracés vers le règlement du problème communautaires. Une certitude : « On ne résoudra pas BHV dans un dé à coudre », affirme Olivier Maingain. = =Les trois positions, selon le président du FDF. = = 1. Pas d’accord à Pâques. « Ce n’est pas un drame. On peut vivre sans accord ». = =2. Une solution d’attente. « On ne peut tout faire en si peu de temps, d’ici Pâques. La grande réforme de l’Etat, c’est pour après les prochaines élections législatives. On aurait alors plus de marge de manœuvre sur BHV ». = =3. Scission de BHV contre élargissement. « De toute façon, ce sera tabou contre tabou ; si nous devons être capables de parler de ce que demandent les partis flamands, notamment la scission de BHV, eux doivent être capables de parler de ce que nous demandons, notamment l’élargissement ». + + +Mais quel élargissement ? Un élargissement territorial ? Ou un élargissement administratif ? L’accord avorté de 2005, par la faute du parti flamand Spirit, sur la scission de BHV ne portait, selon notre impression, que sur un « élargissement administratif », à savoir : retrait des circulaires Peeters et autres du gouvernement flamand, compétences étendues de la Communauté française en périphérie, des « sous » pour Bruxelles… Donc, pas de rattachement des six communes à facilités à Bruxelles. Conséquemment, pas de liaison directe entre Bruxelles et la Wallonie.L’accord avorté de 2005, admis par tous les partis francophones, en fait, consacrait une nouvelle avancée flamande ; il reconnaissait l’appartenance définitive des six communes à facilités en Flandre ; il reconnaissait la mutation de la frontière linguistique en une frontière d’Etat ; il offrait, à terme, Bruxelles à la Flandre…

16.11.2009

FORUM : SCISSION DE BHV ET ELARGISSEMENT DE BRUXELLES...

Philippe DUVIEUSART, par courriel = = =« BHV sera scindé et Bruxelles sera élargi. »= = = La presse reprend largement sous son titre "BHV sera scindé" l'entame de l'interview de Jean-Claude Marcourt dans Le Vif de cette semaine. Titre à compléter puisque, dans cet interview, le Ministre plaide également à plusieurs reprises pour l'élargissement de Bruxelles. Le message est donc bien "BHV sera scindé et Bruxelles sera élargi". Ce double message s’impose pour trois raisons : parce que la scission BHV – en réalité amputation de Bruxelles judiciaire et électoral - est une rupture de l’équilibre d’un accord global, parce que toute autre contrepartie que l’élargissement serait sans valeur et parce que les quatre partis francophones se sont solennellement engagés sur ce point : + + + 1. Ce qui est demandé par les partis flamands n’est pas en réalité la « scission » de BHV, mais bien l’amputation de l’arrondissement électoral et judiciaire bruxellois actuel de 35 communes pour joindre ces communes à un arrondissement flamand, celui de Louvain-Brabant flamand, et d'amputer ainsi le territoire électoral et judiciaire de Bruxelles de communes qui en font partie depuis la fondation de la Belgique, pour élargir le territoire électoral et judiciaire flamand. Il y aurait donc bien élargissement flamand et amputation de Bruxelles et non scission. + + + De leur côté les Francophones souhaitent légitimement l’inclusion dans la région de Bruxelles de celles de ces communes ou quartiers de communes dont un vote démocratique exprimerait la volonté. Il s’agit ici également d’élargissement, en l’espèce du territoire régional bruxellois. Cet élargissement régional de Bruxelles est la contrepartie de l’élargissement électoral et judiciaire de la Flandre. + + + 2. Après les dernières décennies, les vingt-quatre derniers mois ont confirmé de manière éclatante que la vague nationaliste flamande entend balayer toutes les contreparties obtenues dans le passé par les Francophones : ces contreparties sont soit sans valeur, soit toujours remises en question : décrets, circulaires, wooncode, non-nomination de bourgmestres élus, « gifles », « loi du nombre », chambres flamandes, inspection scolaire, actions du TAK etc. . . ; même les facilités « bétonnées dans la Constitution » sont agressivement menacées et les droits humains élémentaires bafoués malgré condamnations des Nations-Unies, de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, et aux yeux scandalisés de l’étranger. La dernière agression flamande devrait prouver aux plus aveugles des Francophones que l’élargissement démocratique de Bruxelles est la seule solution à la protection des droits des Francophones, la seule contrepartie envisageable à la scission de BHV.+ + + 3. C'est dans cette perspective que les quatre partis francophones ont signé le 29 mars 2007, dans le cadre de leurs engagements formels pour les élections qui ont désigné le parlement actuel, un accord solennel liant toute modification de BHV à l’élargissement de Bruxelles. Les dernières « gifles flamandes » les obligent, plus que jamais, au respect de cette signature.+ + + Philippe Duvieusart