19.09.2007

communautaire /pusillanimité des francophones

UNE AUTRE VOIE ?Bruxellois et Wallons doivent-ils accepter la scission de BHV pour faciliter la formation d’une coalition gouvernementale ? Question chapeautant la réflexion de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, sur le dossier BHV publiée dans le quotidien Le Soir des samedi et dimanche 15 et 16 septembre 2007. Qu’en pense Charles Picqué ?« … La scission de l’arrondissement BHV est un non-sens puisqu’elle détruit le seul espace politique au sein duquel des élus des deux rôles linguistiques peuvent assurer une cohérence et une unité de vision concernant Bruxelles et son hinterland économique. A moins que l’objectif inavoué et inavouable soit de permettre à terme la coupure plus profonde entre Bruxelles et le reste du pays pour tracer dès à présent les frontières d’une entité politique flamande – indépendante ou non – englobant définitivement Bruxelles ».Des compensations peuvent-elles écarter le spectre d’une scission ? « On comprend que dans cette optique, poursuit Charles Picqué, les maigres compensations qui consisteraient à permettre à quelques francophones de la périphérie de venir à Bruxelles exercer épisodiquement (et temporairement ?) leur droit de vote en dehors de la commune de leu domicile seraient largement insuffisantes pour contrer le véritable danger que fait planer le scénario d’une scission ».L’acceptation de la scission de BHV serait-elle la der des der des concessions, des abandons répétitifs des francophones ? Calmerait-elle le jeu ?« … Ne nous trompons pas, prophétise Charles Picqué, en croyant qu’accepter la scission de BHV constituerait un dernier compromis qui mettrait fin aux velléités séparatistes d’un nombre chaque jour croissant de nos compatriotes. Le soulagement immédiat d’avoir évité le pire sera bref et laissera vite la place au regret d’avoir concédé trop tôt une scission qui pourrait en préfigurer une autre à l’échelle du pays ».Une autre voie ?Le Ministre-Président bruxellois suggère : « Il est encore temps de faire fonctionner une structure fédérale respectueuse des spécificités de chacun mais également capable de créer les conditions d’une collaboration de tous dans l’intérêt général. Ce chemin peut passer par une nouvelle réforme de l’Etat même si cela n’est pas forcément indispensable ».