17.04.2009

L'OBSESSION FLAMANDE : SUPPRESSION DU FRANCAIS...

Le bannissement du français en Flandre. Deux faits parmi tant d’autres. + + + 1) Le refus net, apposé par le ministre libéral Open VLD Marino Keulen, à la nouvelle demande du Conseil de l’Europe de « nommer sans autre retard les trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise », Arnold d’Oreye de Lantremange, FDF, Crainhem, Damien Thiery, FDF, Linkebeek et François van Hoobrouck, M R libéral, Wezembeek-Oppem. Ce refus a profondément choqué le rapporteur français du Conseil de l’Europe sur la situation de la démocratique locale en Belgique, Michel Guegan. + + + Celui-ci, dans un communiqué, exprime son vif mécontentement : « Je suis profondément préoccupé par l’intransigeance du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen sur la question de la non-nomination de trois bourgmestres … C’est disproportionné ! ». Leur « crime » : avoir envoyé aux électeurs francophones des convocations rédigées en français !2) Aux 15 communes flamandes qui ont décidé de ne pas établir de listes d’électeurs ou de ne pas imprimer ni distribuer de convocation en vue des élections européennes du 7 juin 2009, sont venues s’ajouter trois communes du Brabant flamand, Beersel, Kapelle-op-den-Bos, Machelen. Ces trois communes ont décidé de ne pas placer de panneaux d’affichage. La principale raison invoquée : éviter le collage d’affiches électorales rédigées en français.+ + + Les Flamands sont passés maitres en matière « d’épuration linguistique ». En quelque 50 ans, ils ont réussi à faire disparaître de leur territoire une presse de langue française qui existait depuis très, très longtemps. Cette presse francophone de Flandre a été un des fleurons de presse belge ; elle était très vivante à Anvers, à Bruges, à Gand, à Knokke, à Ostende, à Renaix. L’extermination de tout ce qui est français et de tout ce qui est bilingue sur l’autel de « l’homogénéité linguistique » du heilige Vlaamse grond, le sol sacré flamand !

28.11.2008

LE CARROUSEL PERIPHERIQUE RETOURNICOTE...

Il n’y a pas de quoi s’énerver, de lancer une gueulante ; c’est inscrit dans le programme du Gouvernement flamand depuis 1843, affiné pendant la Grande Guerre 14-18. La Flandre veut s’étendre sur l’ensemble du territoire belge de La Panne à Arlon en passant par Bruxelles ; elle veut y imposer sa pensée unique, sa langue unique, sa gouvernance unique. + + Le résultat des élections communales d’octobre 2006 a bloqué le rouleau compresseur de l’épuration linguistique : 18 conseillers francophones sur 23 à Crainhem et à Wezembeek-Oppem, 13 conseillers francophones sur 15 à Linkebeek. On ne peut faire mieux. Une majorité francophone largement absolue. La conséquence : aucun échevin flamand n’est élu dans ces trois communes. Un crime de lèse-majesté. Onaannemelijk, inadmissible ; ondraaglijk, intolérable ! + + La Flandre, la fière, l’arrogante, écume ! Pas d’échevins flamands, pas de nomination de bourgmestres francophones sur « son » territoire à moins que les francophones ne plient les genoux Elle brandit l'arme de la non-nomination des trois bourgmestres, moulée sur un motif futile avec en attente l’installation d’une personne flamande hors conseil communal, avalisée par le Conseil provincial. Les francophones se sont toujours laissé berner. Rappelons-nous les paroles fameuses de feu Théo Lefèvre, CVP, ancien Premier ministre : « Les francophones, on entre dedans comme dans du beurre » ; ils gobent tout ; ça doit fonctionner ! Mais l’arme s’enraie ; une résistance inattendue, non calculée, s’est levée ; + + Trois bourgmestres unis font sereinement et fermement front. Les présidents des partis francophones leur marquent leur solidarité ; ils interpellent le ministre-président flamand, Kris Peeters, en outre coprésident du dialogue institutionnel en charge de mettre sur rail une Grande Réforme de l’Etat ; ils mettent en balance la poursuite du dialogue institutionnel… Un arrêt des discussions institutionnelles ? + + Les présidents des partis politiques francophones invitent leurs collèges flamandophones à discuter autour d’une table de la problématique bruxelloise et de sa périphérie. Leur invitation reçoit un « oui, mais » des présidents des partis politiques flamands. Ceux-ci mettent une balise : « Nous sommes prêts à dialoguer mais la nomination des bourgmestres est une compétence du gouvernement flamand. Aborder le sujet n’a aucun sens ». Une façon très diplomatique de dire aux président francophones : « Allez vous faire foutre ! » + +Qu’espéraient les présidents francophones ? Un brillant cadeau de Sinterklaas (Saint Nicolas) ? Faut pas rêver… La Flandre impose ! Négocier à ses conditions ! + +Le problème de la Périphérie ne laisse pas indifférent le Parlement européen. A Strasbourg, le Congrès européen des Pouvoirs locaux et régionaux décidera, début décembre, de l’envoi ou non d’un « monitoring général » suggéré par la Commission institutionnelle en conclusion de son rapport sur les « manquements » de la Flandre à la Charte européenne de l’autonomie locale. Le rapport des Commissaires européens n’est pas favorable à la thèse Flamande. Marino Keulen, Open VLD, ministre de l’Intérieur flamand prend-il les devants et défie-t-il les Commissaires européens ? Une pression sur le Congrès européen ? + +Du côté Sud, une fermeté se lève ! Pour José Happart, PS, président du Parlement wallon, Karl-Heinz Lambertz, PS, ministre président de la Région germanophone, auxquels s’est joint Eric Thomas, PS, président du Parlement bruxellois : c’est « non » à un nouveau délai de 120 jours. Pas question de déclencher une nouvelle procédure de conflit d’intérêts ! Un acte de déclaration de guerre ? + +Que fait le groupe institutionnel Peeters/De Decker ? Que fait le groupe Wallonie-Bruxelles ?