06/05/2013

LA FLANDRE FIXE LE TRACE DE SES FRONTIERES : OU EN EST-ELLE ?

LA FLANDRE FIXE LE TRACE DE SES FRONTIERES : OU EN EST-ELLE ?

 

Cela a débuté en 2009 avec le décret « Wonen in eigen streek » (Habiter dans son terroir ». Officiellement, ce décret a pour objectifs de fixer les gens dans leur terroir, là où ils sont nés, là où ils ont noué un « lien professionnel, social, familial ou économique important sur la durée ». En réalité, l’objectif est d’arrêter la francisation de la Côte, la région gantoise, la périphérie bruxelloise, la périphérie louvaniste ainsi que la néerlandisation de la périphérie anversoise ainsi que le long de la frontière hollandaise. Arrêter le recul de la langue flamande.

 

Quelles sont les conditions à remplir pour acheter un bien dans les zones délimitées ? Il convient de répondre impérativement à trois critères :

1. Avoir été domicilié au moins 6 ans dans l’entité concernée ou une entité voisine

2. Travailler au moins à mi-temps dans l’entité

3. Avoir noué un lien professionnel, social, familial ou économique important. Englobant le tout, prouver que l’on fait des efforts marquants pour une intégration dans le terroir.

 

En mars 2010, Olivier de Clippele, député bruxellois MR et notaire, Eric Libert, échevin FDF de Rhode-St-Genèse et le Syndicat nationale des Propriétaires ont introduit auprès de la Cour constitutionnelle un recours en annulation de ce décret de 2009 « antidémocratique, discriminatoire et contraire au Traité fondamentale de l’Union européenne (TFUE) ».

 

Dans un arrêt rendu en avril 2011, la Cour constitutionnelle a constaté la discrimination et a demandé à la Cour européenne de Justice de dire si le décret flamand était incompatible avec le TFUE. Au cours des auditions, la Commission européenne réunie à Luxembourg a estimé que le décret était « incompatible avec le TFUE ». Il appartient maintenant à la Cour européenne de Justice à rendre son arrêt…

 

Quelle suite ?

 

Raymond WATRICE

29/03/2010

CONSEIL DE LA JEUNESSE : UN COUP MONTE ?

LA CONFERENCE DE PRESSE DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA JEUNESSE NE SERAIT-ELLE QU’UN COUP MONTE ? + + +Coup de théâtre. La conférence de presse du Conseil supérieur de la Jeunesse, CSJ, ne serait qu’un coup monté par le Cabinet du ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, CD&Vlaams. <><>« Selon plusieurs membres du Conseil supérieur de la Jeunesse, rapporte Martine Vandemeulebroucke, journaliste, dans le quotidien Le Soir du vendredi 26 mars 2010, « le but était de faire croire que le ministre avait la magistrature derrière lui ». Interrogé, le Cabinet du ministre est évasif ; il se limite à dire que « la communication sur les avis du CSJ a été faite en accord avec le CSJ et le ministre ». <><>Les membres francophones du CSJ ne décolèrent pas ; réunis en urgence, le mardi 23 mars, ils déclarent : « C’est une véritable atteinte à l’indépendance du Conseil supérieur de la Jeunesse. Il a été créé pour marquer l’indépendance de la magistrature à l’égard du pouvoir politique ». <><>Le député Eric Libert, MR/FDF, parle ni plus ni moins d’une « OPA » sur le CSJ et annonce son intention d’interpeller le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, en commission de la Justice : « Le ministre tente de faire passer son idée d’un arrondissement judiciaire par province et fait appel à son ancien chef de Cabinet, Cédric Visart de Bocarmé », souligne-t-il. Affaire à suivre.

22/04/2009

LITTERATURE ET LANGUS EN CONTACT

INVITATION + + + Le Module de Recherche LILAC accueillera le 28 avril 2009 à 20 heures (local H 1302) M. Éric Libert qui présentera une conférence intitulée « Bruxelles-Halle-Vilvorde,l'enjeu du futur belge ». Il sera présenté par Anne-Rosine Delbart, responsable du groupe de recherche LILAC (ULB, Faculté de Philosophie et Lettres). + + + LILAC réunit des chercheurs, des enseignants, des étudiants qui s'intéressent aux diverses questions socio-culturelles (la littérature, les arts, la politique, l'enseignement) soulevées par les situations de contact entre des langues et des cultures différentes dans un même espace. = = =La question spécifique de l'arrondissement BHV, dont l'histoire et les enjeux serontrappelés, s'inscrit dans la problématique plus large des langues en contact quipréoccupe le groupe LILAC

09/11/2007

LES FRANCOPHONS PARLENT AUX FRANCOPHONEs ...

A travers les médias et les associations… -• Alain VERWILGHEN, Bruxelles - : …Lâcher la périphérie moyennant de vagues droits d’inscription ou de domiciliation, c’est tout simplement faire preuve de lâcheté… Contrairement aux idées reçues les francophones de la périphérie n’ont pas la méconnaissance du néerlandais ou d’autres langues. Devront-ils bientôt se renier pour s’intégrer pleinement dans une Flandre triomphante, condescendante avec les Wallons… et pratiquant, en attendant son indépendance, un « national-régionalisme », une sorte de patriotisme dévoyé « waar Vlamingen en alléén Vlamingen thuis zijn » ? -• Christian SLEGERS, Waterloo - : … J’ai observé avec un certain détachement la pétition « Belgique unie » accompagnée des affiches recouvrant les abribus. De même, les multiples drapeaux accrochés aux fenêtres n’ont pas changé grand-chose et finalement, il faut être bien naïf pour s’imaginer faire changer l’opinion de nos amis flamands par de tels actes basés surtout sur l’émotion… -• José HAPPART, PS, Ministre-Président du Parlement wallon - : … Nous sommes dans une situation où les Flamands n’ont pas intérêt à partir. Arrêtons-nous donc de nous faire peur. Nous organisons d’ailleurs une réunion avec les chefs de groupes de la Région wallonne, de la Communauté française et de la Cocof de Bruxelles pour réfléchir aux intérêts de nos deux grandes Régions, la Wallonie et Bruxelles, en n’oubliant pas les droits et les options de ce que nous voulons faire ensemble réellement. Nous avançons ; nous sommes passés d’une situation statique où nous subissons la loi flamande à un état proactif où nous décidons, enfin, de prendre en main notre avenir et notre destinée. ..Je vois l’avenir en termes de partenariat entre Bruxelles et la Wallonie… Une chose qui m’irrite beaucoup, c’est la malhonnêteté intellectuelle des Flamands qui nous refusent, chaque fois qu’ils le peuvent, ce qu’ils revendiquent pour eux… -• José SMETS, Retour aux Libertés, Echevin de Fourons - : … Il ne faut pas se cacher la face. La Belgique existera ou n’existera plus si la Flandre le désire. Les Flamands sont les plus nombreux et détiennent la majorité des leviers du pouvoir en Belgique. Tous les postes à responsabilité sont trustés par les Flamands… -• Eric LIBERT, Secrétaire général du FDF, à la Fête du Peuple fouronnais - : … Je m’adresse à tous les représentants de la Wallonie et de la Communauté française pour leur demander d’œuvrer dès à présent et très activement à l’unité Wallonie-Bruxelles… union qui, seule, pourra sauver la Communauté française de Belgique dont les habitants de Fourons font intégralement partie. -• Willy DEMEYER, PS, Bourgmestre de Liège - : … l’heure est à la fermeté par rapport à la défense des droits des Francophones… Ces droits ont pourtant été octroyés en contrepartie de la fixation de la frontière linguistique en 1962. Ce sont donc des droits acquis… Il est également indispensable de créer un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie pour renforcer encore la solidarité naturelle qui unit les Francophones de Flandre, de Wallonie et de Bruxelles… La frontière linguistique actuelle, qui enclave Bruxelles en Flandre, ne peut devenir une frontière d’Etat !