06.06.2009
LES BESOINS DE L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES...
Est-il permis d’affirmer que tous les scénarios que lancent les partis politiques ne sont que de la poudre aux yeux ? N’auraient-ils de base qu’un calcul d’opportunité pour eux-mêmes : le pouvoir ? Quelle est la signification de la déclaration d’Elio Di Rupo, PS, président du PS, portant sur « la nouvelle fracture sociale et de société » qui s’ouvrirait en se ralliant aux thèses d’Ecolo de « laver plus blanc que blanc » et du M R restant attaché à un système idéologique qui est la cause du désastre économique et du drame social actuels ? + + L’Espace Wallonie-Bruxelles a besoin, pour les cinq années qui vont suivre, d’un gouvernement de salut public : + + - dont l’objectif majeur sera de le doter d’une infrastructure routière, ferroviaire et fluviale orientée vers les ports français à grand tirant d’eau + + - qui oeuvrera dans le concret, dans la réalité de la vie au quotidien dans un souci d’accroitre le bien-être général + + - qui le dotera d’un enseignement général, technique et professionnel de pointe orienté vers les nouvelles technologies : le « savoir faire », le « savoir parler », les savoirs et les pratiques + + - qui tiendra tête à la Flandre dans son plan expansionniste « Vlaanderen in Aktie 2006 », VIA + +Le souhait de l’Espace Wallonie-Bruxelles de vivre !
15:17 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : espace wallonie-bruxelles, elio di rupo, ps, m r, desastre, technologies, via |
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03.03.2009
LA PERIPHERIE BRUXELLOISE : LA MARTYRE...
LA PERIPHERIE BRUXELLOISE : LA MARTYRE…La périphérie sortira-t-elle de l’enfer ? Douteux si l’on retient les propos de Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre : « On verra après les élections de juin ».On ne peut être plus sibyllin ! + + Le 7 juin, au moment d’entrer dans l’isoloir, l’électeur bruxellois devra se poser la question : Quel sera, demain, le nouveau visage de la Région bruxelloise ? Il devra, au moment du pointage, savoir choisir son avenir avec conscience, lucidité : soit un avenir enclavé en Flandre, soit un avenir ouvert à l’Espace Wallonie-Bruxelles. + + Les limites de la Région bruxelloise ont été fixées arbitrairement en 1962 contre le vote d’une large majorité de parlementaires francophones. Un coup de force de la Flandre appuyé par quelques parlementaires francophones : la région de Bruxelles était limitée aux 19 communes issues du recensement linguistique de 1947 ; les communes jouxtant la Bruxelles des 19, à forte population de langue française, restaient en territoire flamand. + + Ces communes allaient subir les affres du dogme flamand de l’homogénéité linguistique néerlandaise de la Flandre. Une pression constante par l’imposition de mesures tendant à expurger le français de la vie communautaire quotidienne, déterminant l’usage exclusif du néerlandais dans les entreprises, interdisant à la Communauté française de subventionner une activité culturelle en Flandre, supprimant l’affichage des produits en français sur les marchés publics…, poussant le cynisme à ne pas nommer les bourgmestres francophones élus démocratiquement le 10 octobre 2006... + + Le grignotage des droits linguistiques et culturels jusqu’à leur extinction… tacitement accepté par les parlementaires francophones ! Le récent épisode de la saga Rudy Aernoudt, le cheval de Troie de la Flandre, dont le M R lui ouvrait ses listes s’il n’y avait eu le sursaut du FDF, marque le peu d’intérêt que les grands partis politiques portent aux droits des personnes, obnubilés par la possession du pouvoir. + + L’après 7 juin 2009 sera de tous les dangers pour la périphérie bruxelloise - et aussi pour toutes les communes à facilités longeant la frontière linguistique séparant la Wallonie et la Flandre - qui risque de subir le même sort que les Fourons, envahis par les Néerlandais : une arrivée massive de personnes d’expression néerlandaise venant travailler dans la ville d’affaires bâtie en bordure de l’aéroport de Zaventem, désireuses de vivre près de leur lieu de travail. + + Le long des frontières linguistiques, deux thèses s’affrontent : = = 1) La thèse francophone qui veut le (re,re,re)bétonnage, cette fois-ci définitif, des facilités en faveur des francophones. La thèse francophone se base sur les révisions de la Constitution en 1970 et 1988 qui excluent, dans les 27 communes à statut spécial, l’application des décrets en matières administrative et d’enseignement pris par les Régions à moins que les modifications aux règles sur l’emploi des langues en ces matières soient adoptées par une loi à la majorité spéciale, soit aux 2/3 des voix. = = 2) La thèse flamande se base notamment sur la réforme institutionnelle de juin 2001 consécutivement aux accords de la Saint-Polycarpe : la régionalisation de la loi communale. Pour les Flamands, les communes relèvent, dès lors, non plus du Fédéral mais de la Région. Autrement dit, pour les Flamands, seuls les décrets pris par le gouvernement flamand ont force légale dans les communes à statut spécial situées en territoire flamand ! + + Aux francophones de ne pas voter le 7 juin « en aveugle », d’exprimer un vote réfléchi, conscient de sa portée, en ayant à l’esprit la pression extrême que la Flandre exerce sur ces communes : scission de BHV, appropriation de l’inspection pédagogique des écoles francophones, usage exclusif du néerlandais dans les administrations publiques et sur les marchés publics, musellement d’une vie culturelle française, non-nomination des trois bourgmestres francophones de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem…
14:54 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : these, fdf, vote, m r, herman van rompuy, espace wallonie-bruxelles, facilites, rudy aernoudt |
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30.01.2008
GROUPE WALLONIE-BRUXELLES...
Source : Blogue-notes de Claude Thayse --Les avis des constitutionnalistes remis au groupe Wallonie-Bruxelles ce mardi 29 janvier --Il s’agit du Communiqué de presse des Relations publiques du Parlement de la Communauté française suite à cette réunion. Je vous le mets en version intégrale. Il est intéressant en ce sens qu’on voit dans quel sens les débats s’orientent. -- Ce mardi 29 janvier 2008, le Groupe Wallonie-Bruxelles a poursuivi ses auditions d'experts. Quatre professeurs et constitutionnalistes, dont l'expertise est largement reconnue en Communauté française Wallonie-Bruxelles, ont présenté aux membres du Groupe le fruit de leurs réflexions. ---Premier intervenant, le professeur Marc UYTENDAELE (ULB) a consacré son intervention à l'articulation des collectivités fédérées et la question de la sous-nationalité dans l'espace Wallonie-Bruxelles. --Après avoir énuméré les maladies de jeunesse de notre système fédéral, Marc Uyttendaele propose une nouvelle configuration de l'Etat autour de quatre autorités fédérées : l'autorité flamande, l'autorité de Wallonie et de Bruxelles, l'autorité bruxelloise et l'autorité germanophone. Dans ce contexte, il propose la création d'une fédération francophone dans la fédération belge, qui permettrait aux Francophones de parler d'une seule voix et de se préparer à un éventuel éclatement du pays, sans remettre en cause l'autonomie wallonne et l'autonomie bruxelloise. L'autorité bruxelloise, qui se substituerait à l'ensemble des institutions bruxelloises actuelles (Région, COCOF, COCON), se verrait confier, à l'instar de ce qui se fait au nord et au sud du pays, un ensemble homogène de compétences regroupant des compétences qui sont aujourd'hui qualifiées de régionales et de communautaires. Enfin, il propose l'instauration d'une citoyenneté culturelle qui est de nature à résoudre un certain nombre de problèmes politiques épineux --(scission des arrondissements judiciaire et électoral de BHV, accès des Francophones de la périphérie à l'enseignement et à la culture). ---Le professeur Hugues DUMONT (Facultés Saint-Louis), s'est quant à lui penché sur l'exercice des compétences communautaires à Bruxelles. --A Bruxelles, outre les 19 communes bruxelloises, pas moins de six collectivités politiques sont en effet compétentes pour exercer les compétences communautaires. Quatre collectivités politiques gèrent les matières unicommunautaires. Il s'agit de la Communauté française, de la Communauté flamande, de la Commission communautaire française (COCOF) et de la Commission communautaire flamande, soit la « Vlaamse Gemeenschapscommissie » (VGC). --- Les deux autres collectivités politiques gèrent les matières bicommunautaires qui intéressent tant les francophones que les flamands de Bruxelles. Il s'agit de l'autorité fédérale, pour les matières biculturelles et biéducatives, et de la Commission communautaire commune, principalement pour les matières bipersonnalisables. L'exposé a souligné les écarts qui séparent souvent les règles de droit qui répartissent les compétences entre ces diverses autorités et les pratiques sur le terrain. Plusieurs suggestions ont été avancées pour améliorer ces règles et ces pratiques. Il a notamment été proposé de transférer à la Région bruxelloise les compétences biculturelles et biéducatives d'intérêt régional que l'Etat fédéral néglige d'assumer actuellement. Le thème abordé par le professeur Marc VERDUSSEN (UCL) recouvre deux sujets différents : les frontières de l'espace Wallonie-Bruxelles et la protection des minorités. S'ils sont distincts, ils n'en sont pas moins liés, dans la mesure où, en Belgique, la protection des minorités mobilise, de part et d'autre de la frontière linguistique belge, deux visions a priori antinomiques du modèle fédéral, l'une personnaliste, l'autre territoriale. --Limitant l'examen de la problématique à la protection des minorités linguistiques et, plus particulièrement, de la minorité francophone établie dehors de l'espace Wallonie-Bruxelles, le professeur Verdussen envisage cette protection dans le cadre actuel du territoire de la Région bruxelloise et ensuite, dans l'hypothèse d'un élargissement du territoire de la Région bruxelloise. En effet, la mise en place d'un espace Wallonie-Bruxelles alliant efficacité et solidarité passe également par une prise en compte des valeurs identitaires des francophones établis sur une autre portion du territoire belge et qui y ont le statut de groupe minoritaire. De la ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales jusqu'à l'élargissement du territoire de la Région bruxelloise, des formules permettraient, d'améliorer les difficultés de la minorité francophone établie en dehors de l'espace Wallonie-Bruxelles. Elles se heurtent toutefois à des écueils politiques liés aux postulats d'homogénéité et d'intangibilité des régions linguistiques, auxquels les flamands paraissent indéfectiblement attachés. ---Première observation. De toutes les formules, l'élargissement du territoire de la Région bruxelloise, englobant un nombre significatif de communes, pourrait conduire à une amélioration sensible des droits linguistiques de la minorité francophone et répondre à des impératifs socio-économiques, même si les communes ici concernées ne sont pas celles confrontées à un problème minoritaire. Cette formule n'est néanmoins pas la panacée, car ne concerne pas les francophones domiciliés dans en région de langue néerlandaise ou allemande. Elle doit donc être complétée par d'autres formules, comme la conclusion d'accords de coopération. ---Seconde observation. Les revendications des minorités linguistiques appellent-elles un même traitement ? Ces revendications se fondent généralement sur l'exigence du respect d'une identité culturelle, impliquant ainsi la nécessité d'une dynamique de contextualisation des droits fondamentaux. Mais l'utilisation d'une langue (minoritaire ou majoritaire) n'a pas en toutes circonstances un enjeu culturel aussi essentiel. En d'autres mots, le professeur Verdussen estime qu'il y a place pour une appréhension culturelle et fonctionnelle des droits linguistiques. ---Le professeur Verdussen pose ainsi la question : « Est-il absolument irréaliste d'envisager un réaménagement des champs de compétences des communautés, en leur permettant de prendre des initiatives culturelles ou de créer des écoles en n'importe quel endroit du territoire national ? A l'évidence, le concept même de « frontières » s'en trouverait profondément revisité. » ---Le professeur SCHOLSEM, de l'ULg, estime quant à lui que l'impact fiscal et financier du processus de réforme de l'Etat s'impose de plus en plus. Il suffit à cet égard de considérer les revendications flamandes actuelles. --Ces facteurs fiscaux et financiers ont véritablement modelé la structure actuelle du fédéralisme belge. Ceci est encore plus visible pour les institutions appartenant à l'espace Wallonie-Bruxelles en raison de leur complexité. Toutes ces entités sont connectées sur le plan budgétaire. --L'observation scrupuleuse des règles relatives aux dépenses doit permettre d'éviter que, par le biais d'accords de coopération, la compétence réelle ne glisse dans les mains d'un autre pouvoir. On pense plus spécialement au cas de la Région de Bruxelles-Capitale dont le sous-financement est admis par tous. La voie d'un accord de coopération "chargé" doit être exploré. Les Régions peuvent prélever des impôts et ce dans un cadre plus large depuis la réforme de 2001. Les francophones doivent veiller à ce que les règles actuelles et futures ne débouchent pas sur une concurrence fiscale déloyale qui sera surtout sensible au centre du pays. --Le refinancement de la Communauté française via l'aide de la Région wallonne et de la Cocof suscite un problème particulier en ce qui concerne cette dernière, dont le financement doit être revu. Enfin, toute idée de fiscalité communautaire semble devoir être abandonnée. --Toutefois, les francophones devront être attentifs à toute tentative qui, sur le plan fiscal ou para-fiscal, introduirait à Bruxelles un concept s'apparentant à la création d'une "sous-nationalité". ---Un large échange de vues s'en est suivi entre les membres du Groupe Wallonie-Bruxelles et les experts. ---Prochaine réunion du Groupe Wallonie-Bruxelles : mardi 4 mars 2008 14h. Présentation des rapports intermédiaires des quatre groupes de travail et poursuite des travaux. --- D'autres documents alimenteront leur site spécialement dédicacé : --www.groupewalloniebruxelles.be --- Ce communiqué est suivi d’un « APPEL A CONSULTATION ». Je ne peux que vous inviter à y participer. Suggérer dans ces matières une équivalence avec la France serait par exemple une bonne suggestion à faire… ---Le Groupe de travail « Matières culturelles » du Groupe Wallonie-Bruxelles encourage toute personne concernée tant par les matières audiovisuelles, culturelles, d'emploi des langues ou encore sportives, à communiquer leur réflexion sur le renforcement des liens entre entités fédérées francophones afin d'assurer une cohérence en ces matières au sein de l'espace Wallonie-Bruxelles. ---Cette réflexion synthétisée en maximum 2 pages, peut parvenir au secrétariat du Groupe de travail « Matières culturelles » avant le 15 février 2008 : --sophie.charlier@pcf.be - boegaertsl@pcf.be
14:14 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marc uytendael, hugues dumont, marc verdussen, groupe wallonie-bruxelles, cocof, espace wallonie-bruxelles, frontieres, cocom |
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08.10.2007
L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES ? QU'EST-CE QUE C'EST ?
C'est un Espace fier,qui rassemble ses forces pour écrire une nouvelle page créative, innovante de son Histoire. - C'est un Espace ambitieux qui rassemble ses forces pour envoyer une photographie d'une Région économiquement et socialement dynamique. - C'est un Espace confiant qui rassemble ses forces pour affronter les mutations socio-économico-culturelles sans renoncer à son idéal de liberté, à son identité française. Un regard tourné vers un avenir serein. - C'est un Espace engagé sur la voie du renouveau, de la diversification, animé du désir de créer ensemble, de relever la tête. Ensemble. - C'est un Espace solidaire qui s'est forgé une âme identitaire dans les boyaux des mines, dans les laies des forêts, face aux bouches à feu des hauts-fourneaux. - C'est un Espace valeureux qui s'est levé fraternellement pour écraser les envahisseurs et écrire de son sang le mot Liberté. - C'est un Espace gouailleur qui aime la vie et le bon vin. - C'est un Espace humble qui entend le parler vrai, direct, ancré sur la réalité que vivent ses concitoyens. - C'est un Espace melting-pot où se côtoient cinq millions de personnes de sensibilités diverses : Ardennais, Borain, Brabançon, Bruxellois, Gaumais, Liégeois, Lorrain, Luxembourgeois, Namurois, Picard, Tournaisien..., malaxant tous en commun leur volonté d'être de langue et de culture françaises. - C'est un Espace atavique, attaché à ses traditions populaires, à son patrimoine architectural enlié avec les matériaux locaux qui sont la pierre, l"ardoise, le schiste, le bois. - Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour lui !
15:21 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espace wallonie-bruxelles, fier, liberte, identite francaise, valeureux, gouailleur, humble, melting-pot, atavique, gaumais, picar, liegeois, namurois |
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