21.10.2010

CELA RAPPORT D'ETRE FLAMAND...

 

Nos "amis" du Nord agitent sans cesse l'épouvantail du séparatisme au grand dam des Wallons et des Bruxellois, qui n'ont pas encore intégré l'idée que la Flandre perçoit des rentes énormes grâce à sa mainmise sur l'Etat belge… et bien plus que les fifrelins accordés dans le cadre de la prétendue solidarité Nord-Sud.

Pour illustrer ce constat, relevons l'occupation par les Flamands des postes, de pouvoir, en particulier au niveau international où la Belgique n'est souvent représentée que par les tenants de la langue de Vondel.

Ainsi, le très CD&V Herman Van Rompuy s'est fait propulser président du Conseil européen où son traitement mensuel brut avoisine les 25 000 euros. Pas mal pour un politicien qui a fait la grande partie de sa carrière sur le radicalisme flamand. Et encore, ce traitement ne prend pas en compte les multiples avantages… annexes !

Mieux, au moment où on ne parle que de rigueur et d'augmentation des impôts, Van Rompuy ne paie que l'impôt européen fixé à 25 %… alors que n'importe quel Belge percevant moins de la moitié de son traitement paie plus de 50 % !

Belle leçon pour ceux qui croient que la Flandre ne profite pas de l'Etat belge ! Belle leçon également de solidarité fiscale d'autant que l'intéressé est en pointe dans le discours de l'austérité…

Si l'Etat belge a besoin d'une cure d'austérité, l'Europe devrait donner l'exemple en alignant ses salaires, ses dépenses et sa fiscalité sur ceux de ses membres !

Source : Diagnostic, mensuel n° 281, octobre 2010. Magazine mensuel du Gerfa, asbl. Site web : www.gerfa.be

 

26.03.2010

LES EOLIENNES BRASSENT EN REGION FLAMANDE...

Parfait ! Le long des canaux, au large de la cote belge de la Mer du Nord, il est permis de les admirer brassant l’air de leurs pales. <><>Mais qui paie ? L’Etat belge ? Le privé ? ; qui touche les dividendes ? L’Etat belge ? La Région flamande ? Le privé ? <><>Il serait de bonne gouvernance dans la transparence que le citoyen d’en bas, le lambda « sans pouvoirs », soit éclairé sur le cout et les retombées de l’investissement éolien. Le ministre fédéral de l’Energie, Paul Magnette, PS, est invité à faire un rapport semestriel – tous les ministres devraient le faire pour leur secteur de compétences – sur l’état de santé du parc énergétique belge, secteur par secteur, Entendra-t-il le voix du citoyen d’en bas ? <><>Les médias, radio, télévision, presse écrite, presse électronique, nous annonce que le Ministre Paul Magnette a signé le mercredi 24 mars 2010 une nouvelle concession, la sixième, pour l’érection de 41 éoliennes en Mer du Nord, dans les eaux territoriales « belges ». Un investissement de 800 millions d’euros. Il restera une septième concession à enlier de quelque 145 éoliennes pour équiper totalement le parc de la Mer du Nord, 500 grands brasseurs d’air ; l’investissement global se chiffrera à plus de cinq milliards d’euros en investissement, générateur d’une puissance oscillant entre 2 300 et 2 700 mégawatts. <><>Une question à poser : A qui profitera cette puissance énergétique lorsque la Flandre aura pris son indépendance après la scission de BHV, comme le veut sa classe politique, tous ses partis politiques, du CD&Vlaams, en passant par l’Open VLD, le SP.A, Groen, la NV-A, Spirit, la Lijst De Dekker, le Vlaams Belang ? <><>L’argent wallon et l’argent bruxellois serviront-ils, une fois de plus, à enrichir la Flandre après le financement des ports de Anvers, Zeebruges, Gand, de l’aérodrome national de Zaventem, Meise, le Musée de Tervuren, le rail, le réseau routier…? <><>A nos partis francophones, PS, MR, CDH, Ecolo à nous éclairer sur la gestion de l’énergie éolienne.

06.01.2009

PAUL-HENRY GENDEBIEN " WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA FRANCE" ...

EXTRAITS DU NOUVEAU LIVRE « WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA France » ; Paul-Henry GENDEBIEN. Editons Cortex, rue Tienne Saint-Gilles, 149, 6001 Marcinelle. Jean-Marc Dubray, éditeur. 155 pages. 16 euros. + + L’ouvrage est formé d’une sélection d’articles et de discours récents et enrichi d’analyses nouvelles. « Sans langue de bois, l’auteur propose aux Wallons la lucidité et la dignité. Des constats percutants, la force d’une conviction, une vision d’avenir ». + + Constat : La révolution flamande est en marche et rien ne l’arrêtera… + + … L’Etat belge – « Belgium » comme le nomment les malheureux pétitionnaires néo-unitaristes – s’est condamné lui-même, condamné à mort. La peine sera incompressible parce que la Nation flamande aspire à se transformer elle-même en Etat, « een vlaamse Staat in Europe », comme l’avait souhaité naguère un congrès du CVP (devenu aujourd’hui CD&V, ndlr). + + Oui, une révolution flamande jusqu’à présent tranquille est en marche et plus rien ne l’arrêtera. La société civile flamande le prouve à chaque élection ; elle est devenue aussi radicale que sa superstructure politique. La Flandre n’aime plus la Belgique ! + +Oui, une révolution flamande arrogante et sûre de son bon droit, aussi butée et déterminée que les nationalismes slovaque ou serbe des années 1990, est entrée dans une phase irréversible… + + La Belgique a prouvé qu’elle est devenue un Etat impossible. Les Wallons et les Bruxellois doivent cesser de pratiquer un aveuglement collectif qui ne pourra, au mieux, que retarder les échéances. Il faut, aujourd’hui, se préparer clairement et publiquement au divorce à l’amiable, calculer les partages des actifs et des passifs, internationaliser les deux aspects les plus délicats de la succession d’Etat, à savoir la question des frontières et celle des minorités respectives, envoyer une délégation à Paris afin d’y entamer, pendant la phase de prolongation des affaires courantes, le processus qui conduira à notre retour à la République française. + + Poursuivre les négociations belgo-belges signifieraient inévitablement un insupportable enlisement, suivi d’un désordre politique de moins en moins contrôlable, voire de violences à Bruxelles ou dans sa banlieue… + + Les présidents du PS et du CDH ont interdit au Parlement wallon de s’exprimer sur la crise. Ce n’est pas convenable. Namur doit pouvoir assumer le destin de la Wallonie. Il faut mettre en place, à travers notre Parlement wallon, un Comité de Salut Public. Qu’il agisse en concertation étroite avec un Comité bruxellois similaire. Après réflexion et consultations, qu’ils s’engagent ensemble dans la voie d’autodétermination d’un peuple français de 4,5 millions de citoyens qui méritent la liberté et la dignité… + + La Wallonie se trouve aujourd’hui en état de légitime défense contre ses propres démons, mais aussi contre des penchants à la résignation soumise que lui prêchent ses directeurs de conscience… + + Qu’elle cesse de croire que la grandeur n’est pas concevable parce que la convivialité modes lui suffirait. Car, il faut qu’elle sache, la grandeur, qui n’est pas l’arrogance, n’est pas incompatible avec le charme discret de nos clochers…+ +L’ouvrage de P.H. Gendebien est disponible dans les bonnes librairies (16 euros). On peut également l’acquérir via le site du R.W.F. (www.rwf.be), rubrique « agenda ».

31.10.2007

L'ANACHRONISME DES LOIS LINGUISTIQUES...

Dans une carte blanche, publiée dans le quotidien Le Soir des mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre 2007, Georges CLERFAYT, député fédéral honoraire, ancien président du FDF, fustige l’attitude nationaliste des partis flamands. « … Ce nationalisme qui implique intolérance et exclusion de l’autre, induit également un repli sur soi, des interdits et discriminations envers les allochtones, un souci chatouilleux des frontières, un protectionnisme abusif qui est, en même temps, asocial et anti-libéral. -… Ainsi un ferment de division inéluctable de l’Etat belge a été inoculé par les lois linguistiques de 1932 qui, sous prétexte d’établir la paix intérieure entre les communautés organisèrent des territoires sous-nationalistes linguistiquement et culturellement homogènes. Ce principe d’homogénéité était cependant tempéré par le recensement linguistique décennal. -…Hélas, en 1962-63, la souplesse d’adaptation résultant du recensement fut éliminée par les lois exigées et obtenues dans un mauvais « compromis à la belge » par les nationalistes flamands… Ces lois prétendirent figer une fois pour toutes les territoires homogènes en fixant, définitivement paraît-il, la frontière linguistique. - … Mais dans la deuxième moitié du XXe siècle, s’est construit un nouvel idéal démocratique qui réprouve le nationalisme, qui prône l’internationalisme, les Droits de l’Homme, et qui, en Europe, promeut la tolérance et le développement d’une seule Communauté européenne, certes hétérogène mais consensuelle et respectueuse des droits de chacun. -… Nos lois linguistiques de 62-63 sont ainsi anachroniques, comme est anachronique – et hors loi européenne – l’attitude des partis flamands, du Parlement flamand, du Gouvernement flamand, des juges flamands du Conseil d’Etat, envers les minorités francophones, notamment dans la périphérie bruxelloise où elles sont très fortes et même majoritaires dans les six communes à facilités. - … La Flandre n’est pas un Etat indépendant, mais n’est qu’une partie de l’Etat belge… Le citoyen d’un Etat peut-il perdre des droits et son identité culturelle et linguistique lorsque, dans son propre pays, il franchit une limité administrative interne ? … Les partis flamands sont-ils modernes et contemporains ? Sont-ils démocratiques et respectueux de tous les principes établis ? Sont-ils européens ? - … De grâce, pour BHV, pas de marchandage médiocre, par de nouveau (mauvais) « compromis à la belge » qui ne résout rien… Il ne s’agit pas seulement, et de loin, de trouver une petite formule de cuisine électorale pour permettre aux partis francophones de conserver 75 000 voix ! On demande des hommes d’Etat avec une vision rationnelle et démocratique ».