25.08.2009
L'AVENIR DE BRUXELLES : BRUXELLES ETAT SOUVERAIN...
AVENIR DE BRUXELLES : BRUXELLES, ETAT SOUVERAIN ...... Pour ce qui est de la Wallonie et de la Flandre, cela ne pose guère de problèmes ; elles peuvent se constituer en Etats souverains au sein de leurs « frontières linguistiques » qui deviendraient des « frontières d’Etat ». Mais Bruxelles n’est pas une Région à part entière ; Bruxelles est une zone limitée actuellement à 19 communes. C’est une ville-territoire à la fois capitale de la Belgique, capitale éponyme, capitale de la Communauté flamande, capitale de la Communauté française, capitale de l’Union européenne. <><>Dès lors, Bruxelles, condominium de la Flandre et de la Wallonie ? Inacceptable pour Jean-Claude Van Cauwenberghe, PS, ministre-président de la Région wallonne : « On ne fera pas une mini-Belgique avec une Bruxelles dominante ». Piste à écarter d’emblée. <><>Mais pourquoi pas, Bruxelles, Etat souverain ? Ce n’est pas évident mais c’est faisable pour autant que ses frontières soient clairement définies et qu’elle ait le statut de Région à part entière. Les frontières « linguistiques » actuelles ont été fixées en 1963 à la suite d’un accord entre les Communauté française et flamande portant sur l’octroi de facilités pour les francophones de six communes de la périphérie bruxelloise et le maintien de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Un accord de tous les partis, y compris les Bruxellois, nous paraît difficilement concevable dans le contexte actuel des relations Nord-Sud. <><>Bruxelles, Etat souverain ? Cela poserait pas mal d’autres questions dont leurs solutions ramènent les négociateurs au même point : nouage de conventions entre l’Etat flamand et l’Etat wallon. <><>C’est l’avis de Philippe Cattoir, chercheur associé aux Facultés universitaires Saint-Louis, dans une approche fiscale : « Les Etats ont un pouvoir fiscal quasi absolu sur leur territoire. Dès lors, on pourrait imaginer que si Bruxelles décidait de taxer à la source les revenus du travail, que la Flandre ou la Wallonie continuent de taxer selon le lieu de résidence ». <><>C’est l’avis de Vincent de Coorebyter, directeur du Centre de Recherche et d’Information socio-politiques, CRISP, dans son observation de la dépendance de Bruxelles en matière de mobilité et des problèmes naissant du développement d’une structure autonome : « Si elle veut conserver ses navetteurs et sa production de richesse, Bruxelles a besoin que l’on vienne jusqu’à elle y travailler. Elle ne va pas créer une SNCB sur tout le territoire de l’ancienne Belgique qu’elle va gérer seule ; il faudra donc s’entendre avec les Flamands et les Wallons ... Politiquement autonome, c’est une chose, et l’on perçoit qu’il commence à y avoir, dans une intelligentsia bruxelloise des deux Communautés, une aspiration à ce destin-là... Mais l’autonomie politique, ce n’est pas l’autonomie tout court ». <><>C’est l’avis de Christian Vandermotten, géographe à l’ULB, au regard des dangers d’une délocalisation des administrations publiques et des sièges sociaux d’entreprises : « On peut imaginer que les administrations fédérales ou flamandes quitteraient Bruxelles. De même que certains acteurs du privé. Dès lors, ne resterait-il que l’Europe pour assurer la base économique de Bruxelles ? ». <><>Bruxelles, Etat souverain ? Faut pas rêver ! A moins d’un cataclysme, d’un tsunami politique.
16:50 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : condominium, jean-claude van cauwenberge, philippe cattoir, etat wallon, etat flamand, communautes, christian vandermotten, tsunami |
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19.08.2009
L'AVENIR DE BRUXELLES : LA STRATEGIE FLAMANDE
Dans une lettre ouverte en juillet 2002, adressée aux présidents des partis francophones, aux membres du gouvernement et du parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles et aux membres de la presse francophone, Roland Gillet, M R/FDF, sénateur honoraire, dénonce l’emprise flamande sur le personnel subalterne des institutions publiques : «... Ceux qui ont à faire à Bruxelles aux institutions bicommunautaires comme le Sénat ou la Chambre des Représentants, les ministères fédéraux, les services publics, sont frappés du nombre de personnes s’exprimant en néerlandais et, dans certains cas, comme le Parlement, il est plutôt difficile de trouver un francophone dans le personnel subalterne...Et demandons aux politiciens du Nord de cesser de vouloir phagocyter Bruxelles qui... ne l’acceptera jamais ».+ + + La stratégie de la Flandre + + + La stratégie flamande est de veiller à ce que Bruxelles ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour assurer un fonctionnement normal de ses organes constitutifs ainsi que de marteler l’affirmation selon laquelle « il est difficile pour un Flamand venant à Bruxelles, capitale de la Belgique et de la Flandre, de se heurter à des gens qui refusent de parler sa langue ». L’antienne de Jozef Deleu, figure emblématique de la vie culturelle flamande. + + La stratégie flamande de « Bruxelles en Flandre » est clairement décrite par Matthias Storm : « Le minimum que nous demandons c’est que les Bruxellois qui le veulent soient citoyens à part entière de la Flandre... L’idéal serait de convaincre la grande majorité des Bruxellois d’accepter cette initiative ». + +Les manœuvres des différents gouvernements flamands ont pour but d’absorber et de flamandiser les territoires qu’ils veulent conquérir en y effaçant toute trace de langue française comme cela fut le cas en Flandre au siècle dernier. Ce processus est en train dans tous les domaines : la politique, l’économique et le culturel. + + Les Flamands, de tous bords, demandent voire même exigent l’intégration de Bruxelles à la Nation flamande, sous une forme quelconque. Selon Alain Maskens, médecin, essayiste, président de l’asbl Manifesto, le mot « Bruxelles » est effacé : « Relisez les articles et interview s récents des politiciens et journalistes de Flandre : vous y trouverez « Nord et Sud », « Flamands et Francophones », « Flandre et Wallonie », quasi jamais « Bruxelles ». Cette stratégie est simple : dialoguons de Communauté à Communauté... et oublions Bruxelles ». + + + L’installation de la Flandre + + +La Flandre investit une somme colossale pour installer la télévision régionale bruxelloise flamande TV-Brussel à la place Flagey dans l’ancien bâtiment de l’Institut national de Radiodiffusion, INR. Bert Anciaux, Spirit, ministre flamand des Affaires bruxelloises, ne cache pas son ambition : « faire du bâtiment un centre de communication et une future chaîne de radio flamande à destination des Bruxellois ». + + Le SP, parti socialiste flamand, et Agalev, parti écologiste flamand, coalisés au sein du cartel « SP.Aga » dans la majorité régionale bruxelloise, propose des aides substantielles aux médecins et paramédicaux néerlandophones, aux étudiants flamands en médecine en stage à Bruxelles, aux maîtres de stages flamands dans les hôpitaux, ainsi qu’une subvention pour l’organisation d’un service de garde néerlandophone et une prime de bilinguisme pour les médecins, les travailleurs du secteur paramédical et le personnel administratif dans un hôpital public.+ + La manne financière est là ; il suffit d’y puiser. Et elle servira non seulement au secteur de la santé mais également à l’enseignement flamand, à la problématique de l’endettement des familles, aux infrastructures sportives, aux communes qui accueilleraient un échevin ou un président de CPAS néerlandophone pour des projets en faveur de la population néerlandophone...+ + + La revendication du Vlaams Blok (actuellement Vlaams Belang) + + + Dans sa propagande écrite, le Vlaams Blok revendique « les territoires qui, à la création de l’Etat belge, étaient flamands et qui reviennent par conséquent à la Flandre ». Il affirme que « Bruxelles et sa périphérie appartiennent également à la Flandre. Bruxelles, capitale du futur Etat flamand indépendant, se voit attribuer un statut spécial. On continuera à utiliser les deux langues, uniquement dans un souci de réadaptation à la langue et à la culture flamandes des Flamands dénationalisés des 19 communes de Bruxelles afin de les intégrer totalement à la Communauté flamande ». + + Des personnalités flamandes prennent position. Johan Demol, leader du Vlaams Blok à Bruxelles, déclare en 2003 : « La Flandre indépendante devra retourner à sa patrie d’origine les Pays-Bas... ».Guido Tastenoy, député Vlaams Blok, propose d’organiser un blocus de Bruxelles, « cette petite île située en Flandre ». Philippe Muyters, administrateur-délégué de la Voka, coupole, regroupant la Fédération patronale des Entreprises flamandes et les Chambres de Commerce de Flandre, affirme : « ... Comme beaucoup de Flamands, je la considère (Bruxelles, ndlr) comme étant non seulement Capitale de l’Europe, mais aussi de la Flandre. Il suffit d’ailleurs de lire une carte pour s’apercevoir que Bruxelles est bel et bien située en Flandre... Si la Flandre est empêchée de se déployer à cause de Bruxelles, il faut que celle-ci mesure les conséquences de son blocage. Ce n’est pas du chantage, mais du réalisme économique... ». + + +Dans nos cœurs, une voix nous parle ; elle nous dit courage : Bruxelles humiliée… Bruxelles phagocytée… Mais Bruxelles renaissante… Bruxelles vivante… Bruxelles française.
15:27 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strategie flamande, matthias storm, roland gillet, sp, agalev, integrer, etat flamand, philippe muyters, voka, guido tastenoy, johan demol |
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13.04.2009
NOUS AVONS PEUR...
Nous sommes 4,5 millions d’expression française et nous voulons exister ; nous voulons garder notre accent « wallon » dans ses multiples variétés ; nous voulons garder notre accent « bruxellois ». Nous le demandons aux parlementaires wallons et bruxellois francophones, à qui nous avons donné mandat. Car, nous avons peur d’être incorporés dans un Etat flamand. + + Toutes les réformes institutionnelles n’ont qu’un et un seul objectif : la flamandisation progressive de l’ensemble, du territoire belge en passant par le stade intermédiaire du bilinguisme, pour atteindre « l’homogénéité linguistique », la pureté ethnique du « heilige Vlaamse grond », « le sol sacré flamand ». + + Les Flamands mettent la pression sur Bruxelles qui est, ne l’oublions pas, leur capitale régionale. La périphérie capote ; elle est presque mûre pour être cueillie par la Flandre après les élections du 7 juin 2009. Bruxelles suivra après des élections législatives de 2011. + + Ce scénario n’est pas de la fiction. C’est pourquoi nous avons peur.
15:57 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, scenario, fiction, parlementaires, etat flamand, homogeneite linguistique |
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