24.03.2009

LA FLANDRE ENCERCLE BRUXELLES...

… Son « wooncode » étant mis à mal par l’UE, l’Union Européenne, la Flandre prend le virage du social : protection de ses ressortissants de la flambée immobilière.Astucieux. La Flandre peut clamer urbi et orbi que sa nouvelle législation en matière de logement est dénuée de toute arrière-pensée communautaire. Et elle s’appuie sur un décret wallon octroyant des logements sociaux sur la base du critère de rattachement avec la commune. + + Mais la différence entre le décret wallon et le décret flamand, c’est que la réglementation wallonne concerne UNIQUEMENT des logements sociaux et non n’importe quel type de logement et que, au surplus, le lien de proximité n’est pas décisif, contrairement à la réglementation flamande qui introduit un critère sine qua non de lien avec la région immédiate, à l’exclusion de toute autre région.Le nouveau décret flamand en matière de logement concerne 67 communes flamandes situées aux alentours de Bruxelles, Anvers, Gand, la région côtière, et quelques-unes d’entre elles le long de la frontière avec les Pays-Bas. + + Que cherche vraiment la Flandre : la protection de l’authenticité de la Nation flamande, une langue, un peuple, à l’égard de la « tache d’huile » francophone ? Elle va nommer un « image manager » qui aura pour mission de véhiculer une image de la Flandre, Etat-Nation, tolérante et ouverte à tous…

26.02.2009

LE BAZOOKA BRAQUE SUR LA BELGIQUE...

L’enterrement par Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, du dialogue communautaire est le détonateur de la fin de la Belgique. Il ravivé le flambeau flamand « Plus d’autonomie, plus d’indépendance ». Une affirmation d’une Nation-Etat en construction. = = Frank Vandenbroucke, ministre de l’Emploi flamand, a bien inspiré l’odeur de la poudre. Il a fait armer, à l’unanimité des députés flamands, tous partis confondus, de la gauche à l’extrême-gauche, de la droite à l’extrême-droite, en passant par le centre, le bazooka du conflit d’intérêt contre le gouvernement fédéral pour obtenir la réduction des cotisations sociales pour les plus de 50 ans. = = Joëlle Milquet, ministre fédéral de l’Emploi, a canné. Elle a fait retirer les articles incriminés, les articles qui blessaient les intérêts de la Flandre. La voie de la régionalisation de l’emploi est ouverte… L’un des piliers de la Belgique fédérale se fissure ! Le « J’ai peur » résigné, soumis de Laurette Onkelinx, PS, vice Première-ministre, résonne comme le glas. = = Des voix venant de la Wallonie profonde refusent la résignation, la soumission à la Flandre ; elles s’élèvent pour la préparation à la séparation dans l’honneur, pour une reconstruction de notre Espace francophone. La Vie = = .Jules Gheude, essayiste politique, président du Comité d’Organisation des Etats généraux de Wallonie, énonce : « On ne dira jamais assez. Si le fédéralisme s’est soldé par un échec total, c’est parce que l’une des entités fédérées, en l’occurrence la Flandre, a fini par évoluer en un véritable Etat-Nation. Et rien ni personne ne pourra empêcher cet Etat-Nation de prendre son envol… Montrons à la Flandre que nous sommes prêts à affronter l’après-Belgique avec confiance et sans appréhension ». Il donne rendez-vous le samedi 9 mai à Liège aux Etats généraux de Wallonie. = = Paul-Henry Gendebien, autre figure de la Renaissance wallonne, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, déclare : « La seule capitale commune aux Wallons et aux Bruxellois, c’est Paris. Je veux croire à une grande communauté de destin « Wallonie-Bruxelles », mais celle-ci ne passera que par une adhésion commune à la France ».