17.11.2007

LES FRANCOPHONES PARLENT AUX FRANCOPHONES ...

Petit florilège de réactions des citoyens dans la presse quotidienne - • Paul SMET, ancien échevin des Finances de Braine l’Alleud - : … Les partis flamands se disent non séparatistes ; c’est faux ! Ils le sont tous à moyen terme… Il faut dès à présent obtenir que si jamais il y avait séparation que les frontières régionales ne deviendraient pas les frontières des nouveaux Etat. Je propose la clause suivante : « En cas de séparation de la Belgique actuelle, les futurs Etats indépendants négocieront les nouvelles frontières étatiques. Si des communes sont revendiquées par deux ou trois régions actuelles, un référendum d’autodétermination sera organisé dans chaque commune revendiquée… La commune fera partie intégrante de l’Etat qui aura obtenu la majorité des voix… - • Robert MASSART - :… Bruxellois et Wallons, Belges de langue française n’est-il pas temps de mettre un terme au gâchis ? … Nous aussi, nous reprendrons notre autonomie en passant s’il le faut par l’étape transitoire d’une mini-Belgique francophone… le retour à la République française… Ayons ce courage historique… Faisons fi des réflexes par lesquels un peuple dont nous n’avons jamais partagé la sensibilité nous a conditionnés des décennies durant et apprenons à redevenir nous-mêmes : des francophones et des Wallons, c’est-à-dire des Français « du dehors »… Wallons et Bruxelles, c’est l’heure de l’audace i - • Yvon TOUSSAINT, journaliste et écrivain, ancien rédacteur en chef du quotidien Le Soir - : … Comment dès lors, face à cette cynique persévérance dans la bravade (Ndlr : l’humiliation envers les francophones), se résigner encore une fois à tendre l’une ou l’autre joue, sans faire figure soit de masochiste, soit de nigaud ? Eh bien, ne nous résignons pas ! Et s’il est vrai qu’un Flamand connu, nommé Théo Lefèvre, estima jadis que « les francophones, on rentre dedans comme dans du beurre », trouvons le ton adéquat pour convaincre nos partenaires que nous ne sommes décidément plus prêts à danser avec eux un dernier tango à Bruxelles…• François van Hoobrouck d’Aspe, Union des Francophones, bourgmestre (non nommé actuellement par l’autorité flamande) de Wezembeek-Oppem - : … En 1997, nous avons jeté les néerlandophones de notre groupe, car nous voulions jeter les circulaires restreignant l’usage des facilités…• Luc DELFOSSE, rédacteur en chef adjoint au quotidien Le Soir, édito du vendredi 16 novembre 2007 - : … C’en est assez de cette drôle de guerre ! … Mais à la fin : c’est bientôt fini ces comportements erratiques ? Ces coups de jarnac ? Cette stratégie du pourrissement ? Ces votes coups de force ? Ces tirs sur la périphérie au nom d’une démocratie à géométrie décidément très variable ?... Où sont-ils ces présidents de partis francophones dont on attend qu’ils parlent désormais d’une voix à la Flandre ? … Car, enfin, de Zellik à Liège, d’Ypres à Mons, tout le monde connaît la solution : un gouvernement d’Union nationale quitte à constater… la séparation de corps. Mais rien n’est pire pour l’équilibre de la démocratie que cette drôle de guerre. A part la guerre elle-même, évidemment. (www.lesoir.be)