30.09.2009

LA BONNE GOUVERNANCE FLAMANDE, OU ES-TU ?

La Flandre est en aveux. Elle est en difficulté financière ; elle doit se serrer la ceinture ! C’est le ministre-président, Kris Peeters, CD&V, qui l’a annoncé, lors de la traditionnelle déclaration de rentrée parlementaire de septembre. Le temps des économies : 200 millions d’euros en 2010 et 1,5 milliard d’euros en 2011. <><> L’équilibre pour 2011 ! « Plus vite, cela ne sera pas possible, car nous voulons que la Flandre revienne à une situation budgétaire saine sans menacer la reprise économique ni affecter la confiance des consommateurs », a-il déclaré.< ><>La Flandre est frappée de plein fouet par la crise qui frappe le secteur de l’automobile et le secteur du textile ; les deux tétons de l’économie flamande. Ses exportations sont nettement en recul par comparaison avec la Wallonie ; son taux de chômage est le plus élevé de Belgique ; les faillites y sont les plus nombreuses…

28.09.2009

NOTRE ENSEIGNEMENT VA-T-IL FOUTRE LE CAMP ?

... pour quelques millions d’euros ? Alors que des milliards d’euros ont été injectés en quelques heures, voire en quelques minutes, dans les banques pour sauver le système libéral de la déroute, de l’effondrement ?<><>Chez nous, c’est la « guerre », pour la prééminence entre l’enseignement libre, catholique, et l’enseignement officiel, laïque, qui mobilise les politiques. La formation des enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants est à l’arrière-plan. L’égoïsme, la rivalité des pensées, le démon de la possession, le vice du « trône » alimentent les actions. Etre le plus important. <><>La carte blanche de Jean-Marie Sohier, Stratégie et formation en développement des ressources humaines, publiée dans le journal Le Soir du vendredi 25 septembre 2009, éclaire le marasme de notre enseignement. <><>Jean-Marie Sohier pose les bonnes questions : « Où sommes-nous aujourd’hui ? Où allons-nous ? Quel est le « gap » entre ici et là-bas ? ». « ... Nos objectifs sont encore la plupart du temps soit non concrets, soit non réalistes, soit incohérents, soit incomplets, constate-t-il, On ne parle que de réduire l'échec et le redoublement, ce qui est un peu court. Je n’ai toujours vu nulle part concrètement quel niveau de formation nous voulions donner à quels enfants et pour quand... L’évolution de l’école et de l’enseignement reste très embryonnaire. Le niveau attendu par le CEB est en dessous de celui visé par les écoles, dont le niveau moyen atteint est très en dessous des meilleurs de Pirls et de Pisa ».<><>Les directions des écoles ne se posent pas la question du pourquoi des échecs, du niveau de l’enseignement. Le quota d’occupation est leur préoccupation. Mais, elles ne se préoccupent pas du drame qui recouvre l’échec, le redoublement... Le drame qui poursuivra l’enfant tout au long de sa vie d’adolescent, d’adulte. Il aurait suffit d’un mot... d’une interrogation.Jean-Marie Sohier, en réponse aux questions posées, présente aux politiques une piste positive : « Je pense que nous ne pouvons viser aujourd’hui qu’un enseignement aux standards internationaux, pour tous nos enfants. Et au-delà de ce minimum aussi nécessaire qu'atteignant, le plein épanouissement de chacun ».<><>Sera-t-il écouté ? Douteux. Le politique, par condescendance, n’écoute pas le citoyen, nonobstant ses envolées à la veille et au lendemain des élections ! <><>N.B. A nos lecteurs. Adressez-nous votre réflexion via l’e-mail : info@liguewallonnebruxelles.be

01.09.2008

LA VOIX CITOYENNE ... LA DEMOCRATIE CITOYENNE..

• Stéphane Tellier, 1082 Berchem-Ste-Agathe, relève une prise de position surprenante du PS : Charles Picqué, ministre-président de la Région de Bruxelles parle de confédéralisme en réponse, de la part des francophones, aux nouvelles revendications flamandes : scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, transferts de compétences, etc. Di Rupo parlait de "nation francophone", c'est du pareil au même… ++ Parler de confédéralisme en tranchant avec la position traditionnelle : "Nous ne sommes pas demandeurs", revient à dire "OK pour vos revendications mais nous en aurons aussi". Virtuellement, on peut, dès lors, déjà considérer BHV comme condamné à mort… +++• Jean-Luc De Meulemeester, chargé de cours à l'ULB. Carte blanche du 05 janvier 2005. Le Soir. - : … Bruxelles doit être gardée sauvegardée dans sa diversité. Elle est le seul fragment du pays à ne pas fonctionner sur un principe de territorialité mais selon un principe de droit personnel, permettant à chacun de laisser s'épanouir sa spécificité culturelle sans l'interdire à l'autre. Ce devrait être le régime qui prime tout autour de Bruxelles , renouant tant avec la tradition historique de la région – qui n'est flamande que dans une conception ethnique ou raciste, au plan historique la Flandre ne commence qu'au-delà de l'Escaut – qu'avec son rôle de région-capitale de l'Europe… +++ • Béatrice Delvaux, rédactrice en chef. Editorial du quotidien Le Soir du 28 octobre 2004. Titre "La démocratie citoyenne est née, une belle journée pour l'Europe" - / … On le décrivait avachi, on le disait faux brave, clamant qu'il allait dire non pour toujours accoucher d'un oui. Mercredi, le Parlement européen a fait mentir sa caricature : mercredi, l'Europe a gagné sa démocratie citoyenne. Il n'y a là que des raisons de se réjouir. ++ Ne nous trompons pas. La démocratie citoyenne ne voit pas le jour parce qu'un Parlement s'oppose. Mais elle gagne ses galons lorsque ce Parlement, gardien des intérêts citoyens et contrôleur de l'exécutif, se bat pour défendre les principes qui guident le projet européen, et son honneur… Quant au Parlement, il va devoir gérer cette victoire. En se montrant à la hauteur de l'exercice de son nouveau pouvoir. Qui n'a de légitimité que s'il est utilisé pour peser sur le sort de l'Europe, sans tomber dans le travers de l'opposition politicienne… +++• Pierre-Henri Thomas. Edito. Quotidien Le Soir du 21 octobre 2004. Titre "DLU ou la vengeance des chiffres". - : Le problème dans la petite cour de récréation politique, c'est qu'un jour ou l'autre, on est confronté aux chiffres. Des créatures rugueuses, inamicales et qui pratiquent de lâches crocs-en-jambe lorsque vous avez le dos tourné. ++ Aujourd'hui, à la lecture des pauvres résultats de la DLU (la déclaration libératoire unique, alias l'amnistie fiscale), le ministre des Finances (Ndlr : Didier Reynders) en a fait la douloureuse expérience. ++ La vengeance des chiffres fait d'autant plus mal qu'on a été léger avec eux? Souvenez-vous : on avait escompté de l'amnistie fiscale au départ 500 millions d'euros. Puis, comme le budget 2004 était vraisemblablement difficile à boucler, on a allègrement rajouter quelques centaines de millions d'euros en élargissant la mesure, n on seulement aux fonds cachés à l'étranger, mais aussi à ceux qui dormaient en Belgique, pour aboutir à un objectif de 850 millions d'euros. Pour justifier la découverte du trésor, on avait brandi une statistique : un magot de 160 milliards d'euros dormait à l'étranger… Dans la cour de récréation politique, les chiffres, ces rancuniers, préparent à distribuer encore quelques jolis coquards. Mais, il n'est pas sûr que nous n'en soyons pas un jour, nous aussi, les victimes…