18.12.2007

BHV : LA SOLUTION A LA LIBERALE FLAMANDE ? ...

L’Open VLD, par la bouche de son chef de groupe au Parlement flamand, propose de résoudre le problème BHV en l’incorporant dans un système de renforcement de l’Etat par l’instauration d’une circonscription électorale fédérale. - Un nouveau piège tendu aux francophones ? Voyons, en d’autres termes dits : scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, incorporation entière des communes à facilités en Flandre, fin des facilités linguistiques, limitation de la Région de Bruxelles aux 19 communes actuelles, phagocytose à terme de Bruxelles CONTRE la possibilité pour les habitants de la périphérie de voter pour des candidats francophones ! - Voilà le menu dépouillé des libéraux flamands. Vous appelez cela « solution » ? Disons plutôt en termes vulgaires : « C’est se foutre de la gueule des Wallons, des Bruxellois et des Flamands d’expression française » ! Inacceptable ! - Veut-on que la Belgique vive ? Si la réponse est positive, il convient de chercher une solution simple et humaniste aux problèmes communautaires qui la minent. Quelle est cette solution ? Passe-t-elle par un compromis qui ne pourra se traduire dans son résultat que par une nouvelle avancée flamande puisque les partis francophones de toute tendance sont « demandeurs de rien » ? La Flandre triomphera, les Régions de langue française, bernées et trahies par leurs dirigeants, pleureront leur dignité bafouée. - Quelle est donc LA solution ? Référons-nous à la sagesse populaire ! A tout ce qui se bâtit, il faut de bonnes fondations et de bons murs porteurs. Les bonnes fondations, ce sont des frontières fixées à la suite d’une consultation des habitants des communes contiguës à la ligne frontalière actuelle ; les bons murs porteurs, ce sont des règles de vie gérées en commun. Ensuite, chacun des Etats partenaires aménagent sa maison comme il le veut. - Les partis politiques, qu’ils soient flamands ou francophones, accepteront-ils cette solution ? Des raisons partisanes pour les uns, des raisons idéologiques pour d’autres, lesteront les modalités d’appel à la population « frontalière ». Cela se pèsera à la bascule des intérêts matériels par « gain/perte » pour les uns et par « réalisation/fin » du rêve germanophile de regroupement des populations d’origine germanique pour les autres. - Le drame de la Belgique est d’être parasitée par le ver partisan et par le ver pangermaniste. La question revient, lancinante : Quelle solution ? Une solution notariale à l’amiable ? Une solution judiciaire exécutoire ? Une solution de sagesse ? - Optons pour la sagesse ! Le doute s’installe dans notre esprit. La voix de la sagesse s’invitera-t-elle à la Table des Bâtisseurs ? - En cas d’échec, sachez, francophones, écouter la parole de Serge Moureaux, parlementaire honoraire, président de la Maison de la Francité : « Remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder BHV sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la Résistance »… - Raymond WATRICE