24.11.2011

LE FDF SERA-T-IL UN SERVITEUR FIDELE DES CITOYENS ?

C’est une demande pressante des citoyens : le besoin d’analyses de vérité de la situation sociale, économique et financière de nos régions francophones.

Il ne suffit pas d’annoncer que « les surenchères à fort relent électoraliste, entre les partis associés à la négociation gouvernementale, conduisent le pays au bord du précipice, … que ces partis ne renforcent pas les risques liés à la crise économique et financière en privilégiant leurs intérêts partisans sur les exigences de soutien à l’activité économique et à la défense de la zone euro comme le préconise l’Union européenne ». Il faut analyser la situation économique et financière dans la toute grande clarté, dans la vérité pure, avec la simplicité des mots.

Nous attendons du FDF des pistes de gouvernance saines, stimulantes, des actes d’action participative.

Mauri Villa

CARREFOUR D'ACTION PARTICIPATIVE - LES BREVES DE MAURI VILLA...

CE QUE LA FLANDRE FAIT, ELLE LE FAIT BIEN …

 

Il suffit de suivre les cours de Dexia (ex-Crédit communal) et de KBC, banque flamande, pour se faire une opinion sur la « qualité » de la gestion à la flamande.

Selon la presse financière, KBC est en mauvaise posture entraînant vers le gouffre la coopérative flamande Cera.

Une indication : l’agence de notation Moody’s vient d’abaisser la perspective de la note de KBC Banque et de KBC Groupe, de stable à négative !

Quid du Boerenbond ? Est-il aussi inscrit dans la tourmente ?

 

CONSEQUENCES DE LA SCISSION DE BHV … DES TRACTATIONS EN PERSPECTIVE…

 

Quelles seront les conséquences pour les partis flamands et francophones de la scission de BHV ? Elles seront amères pour les parlementaires qui se faisaient élire dans l’ancien arrondissement électoral de BHV. En effet, la scission de BHV va séparer les droits électoraux des six communes à facilités de ceux des 29 communes sans facilités. Des mandats vont tomber !

 

OSONS DEMANDER LA VERITE !

 

« Un scénario à l’italienne » s’indigne Didier Gosuin, FDF, député bruxellois, bourgmestre d’Auderghem, ancien ministre régional.

Que reproche-t-il au gouvernement bruxellois PS, CDH, Ecolo ? Une hausse excessive de la dette publique de 82 % pour la période allant de 2007 à 2011, passant de 1,786 milliard d’euros en 2007 à 3,258 milliards d’euros en 2011 ! « L’endettement est le tombeau de notre modèle socio-économique », assène-t-il !

Exagération de la part du bourgmestre d’Auderghem ? Apparemment, non ! Car Didier Gosuin appuie sa critique sur le rapport de la Cour des Comptes : « En 2011, dit-il, le Conseil supérieur des Finances et l’Etat fédéral ont confirmé qu’on acceptait un déficit de 254 millions ; il était de 313 millions. Cette année, les mêmes autorisent un déficit de 172 millions ; le budget en prévoit 254. Ils, (PS, CDH, Ecolo, ndlr), ne respectent donc pas le pacte de stabilité et s’en écartent carrément de près de 82 millions d’euros ».

Laxisme ? Inconscience ? Incompétence ? Composition du gouvernement bruxellois ? Poids de la Flandre ?  Il est permis de s’interroger.

 

Mauri Villa

Message du Carrefour d’Action participative :

Osons demander la vérité ! Osons la créativité ! Osons questionner !

15:33 Écrit par Raymond Watrice Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kbc, boerenbond, cera, bhv, dexia, didier gosuin, fdf |  Facebook |

21.11.2011

LES MINAUDERIES DES PARTIS TRADITIONNELS OU LA GUERRE DES PARTIS...

 

Ainsi pourrait-on caricaturer les simagrées du MR et du PS : pour les uns prendre le pouvoir en Wallonie et à Bruxelles, pour les autres conserver ce pouvoir. Et Ecolo n’est pas en reste ; ses professions de foi « hypocrites » pour une Belgique unitaire se multiplient en présentant son union avec Groen, le parti flamand écologiste, aussi nationaliste que les autres formations politiques flamandes.

Chacun d’entre eux se montre plus attentif que l’autre aux problèmes sociaux. Le MR affirme que le PS veut taxer les carnets d’épargne, augmenter le prix des titres services, taxer les voitures de société, lever un impôt sur le patrimoine, réformer les intérêts notionnels…Taxer et taxer encore… ! En général les libéraux estiment que les propositions du socialiste Di Rupo sont « indigestes ». Ils se réjouissent, toutefois, des propositions portant sur la réduction des allocations de chômage, sur la réforme des pensions, sur l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts, sur la réduction des dépenses des ministères et des administrations publiques, sur la réduction des soins de santé…
Et le marathon continue. Les partis jouent à qui lâchera le premier. La loi de la particratie. Des questions se posent. Le MR fait-il payer au PS l’humiliation de l’avoir écarté des institutions régionales alors qu’il est le premier parti à Bruxelles, (maintenant le second parti à Bruxelles après le retrait du FDF de la fédération MR) et le second parti en Wallonie ? Le PS marque-t-il son arrogance d’être le premier parti en Wallonie et, maintenant, le premier parti à Bruxelles ? Le CDH s’accroche-t-il docilement au PS pour se maintenir au pouvoir régional ? Ecolo développe-t-il une image rouge jaune pour bétonner son avenir ? Dans cette lutte entre les deux Grands, les deux poucets, le CDH et Ecolo, tentent de faire entendre leur voix en l’axant pour le CDH sur les services de sécurité et d’incendie et pour les Verts, interdits de gouvernement fédéral,  sur la carte de l’emploi. « L’austérité ne créera pas d’emploi » déclare Jean-Marc Nollet, député Ecolo.

Les petites phrases assassines fleurissent. La particratie épanouissante. Un observateur flamand s’exclame : « Pour moi, les libéraux flamands veulent montrer à quel point le prochain gouvernement sera meilleur que le précédent. Et le MR souhaite à tout prix affaiblir Di Rupo ». Didier Reynders, MR, ministre des Finances, assène dans le Morgen : « Le PS doit, à son tour, payer, le MR ayant, lui, déjà payé un lourd tribut sur l’institutionnel. Le poste de Premier ministre, cela a un prix ». Un aveu indirect d’un accord non équilibré sur l’institutionnel : la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie ! Dans les rangs du MR, on lance des « piques », on répand des « vannes » : « Dans le communautaire, le formateur était au-dessus de la mêlée. Sur le budget, on voit maintenant qu’il est d’abord le président du PS ». Le CDH s’ébroue et adresse des reproches au formateur Elio Di Rupo tout en le poussant à avoir une « attitude plus énergique » : « Il est temps que le formateur tape du poing sur la table… Un formateur lent, passif, manquant de leadership ». Pas moins ! Eric Van Rompuy, CD&V, enfonce le clou sur son blog : « Di Rupo n’a toujours pas prouvé qu’il est un Premier ministre capable de conduire le pays en temps de crise économique… Di Rupo déçoit, c’est ce que j’entends quotidiennement au CD&V et en dehors ». Les syndicats s’impatientent.

Hors l’arène, le PS se donne une image de grand seigneur, de sauveur du pays. Le MR, après avoir perdu le FDF, pour avoir donné son accord sur la scission de BHV et avoir lâché la périphérie bruxelloise, tente en coulisse de nouer un « deal » avec le PS pour bétonner une entrée dans les gouvernements régionaux en proposant, au surplus, la mise en sourdine de ses exigences en matière socio-économique. L’idée d’une entrée du MR dans les majorités régionales fait son chemin dans les partis. Alors, l’annonce d’une prochaine entrée du MR dans les majorités régionales sera-t-elle pour demain, dès avant la mobilisation générale du 2 décembre prochain ? Pour les libéraux, les socialistes, les sociaux-chrétiens, c’est un « oui » voilé. Pour les Verts, c’est « niet » : « Ce ne sont que des manœuvres en « communication » de la part des états-majors bleus et rouges qui s’affrontent », rapporte Le Soir du 17 novembre. La mise en place des grandes manœuvres ! « Le trop à gauche » serait en cours d’être « adouci » par un geste socialiste sur les allocations de chômage, la réforme des pensions et sur l’indexation des salaires… ! Du bleu au programme gouvernemental !

Mais, encore un chouia de dramatisation ! Du côté flamand, les bons mots réapparaissent ! « Le problème se trouve surtout au PS » pontifie Vincent Van Quickenborne, Open VLD. « Le PS ne se comporte pas comme un parti qui doit fournir un Premier ministre » assène le socialiste flamand Bruno Tobback, SP.A. Du côté francophone, on peut lire dans Le Soir du 18 novembre 2011 une flopée de « bons mots » : « A gauche et au centre, on entendait ceci : « Mais à quoi jouent les libéraux ? On dirait qu’ils freinent la négociation. On ne comprend pas cette stratégie ». A droite, on entendait ceci : « Mais qu’attend Elio Di Rupo pour faire un pas dans notre direction ? Il suffit d’un petit geste de sa part, et le budget est bouclé. Cela peut prendre une heure ». Côté MR, on se défend de faire traîner les débats : « Il n’y a pas de petits jeux politiques. Il faut faire un effort historique de 11,3 milliards d’euros et c’est difficile entre le PS et les libéraux. C’est la seule réalité ». Charles Michel ferait payer le prix de son lâchage de la périphérie bruxelloise. Ahurissant ! Côté PS, on répète que, des concessions, Di Rupo en a fait à l’envi : « Ses notes sont déjà des textes de compromis. Et aller encore plus loin, c’est déséquilibré ». Et ça grince, ça grogne, ça gronde du côté de la FGTB ; on y estime que le PS renie ses engagements électoraux de juin 2007 et qu’il perd son âme !

Dramatisation ! La particratie au pouvoir !

Osons demander la vérité ! Osons questionner ! Osons la créativité ! Appelons à une logique de rassemblement des forces wallonnes et bruxelloises, à la naissance d’un parti rassembleur, bâtisseur !

Vouloir un avenir stable. Ouvrir les yeux. Bannir le mirage des privilèges.

 

Mauri Villa

16:48 Écrit par Raymond Watrice Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, bruxelles, groen, di rupo, ps, mr, cd&v, open vld, fdf, cdh, ecolo |  Facebook |

15.09.2011

BHV : ACCORD EQUILIBRE !

 

Vous avez dit « accord équilibré » ! Bof ! Une victoire des Flamands dans le cadre de leur stratégie. Une capitulation des Francophones, une de plus ! C’est cela la vérité. Guy Spitaels, PS, ancien ministre-président de la Région wallonne, rappelait très justement : « Le nationalisme flamand est bien ancré. Il est porté tantôt avec virulence, et haine, par certains, tantôt avec un louvoiement prudent par d’autres, mais il ne s’arrête pas, il ne s’arrête jamais ».

N’écoutons pas la voix des politiciens ; ils ne défendent que l’intérêt de leur parti ! Ecoutons la voix d’experts extérieurs au monde politique proprement dit.

* Vincent de Coorebyter, directeur général du CRISP, Centre de Recherche et d’information socio-politiques, interrogé par William Bourton, journaliste, attaché au quotidien Le Soir (Le Soir du jeudi 15 septembre 2011) : « La scission de BHV est incontestablement une concession francophone et une victoire flamande ». « La véritable victoire pour les Francophones aurait été qu’il n’y ait plus les occasions de conflits que l’on a connues : c’est-à-dire cette interprétation ultra-restrictive des facilités que le gouvernement flamand a adoptée en 1997-98… Ce qui n’est pas normal c’est que les compétences des communes ou de Communauté peuvent exercer en théorie, ces compétences ne parviennent pas à s’exercer dans des conditions de sérénité et de liberté complètes ».

* Carl Devos, politologue à l’Université de Gand, interrogé par Olivier Mouton, journaliste au quotidien Le Soir (Le Soir du jeudi 15 septembre 2011) : « Je pense que c’est un accord équilibré… Pour les Flamands, c’est un acquis essentiel. Il y a des compensations, c’était inévitable… Ce n’est pas très impressionnant pour le FDF…

* Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef au quotidien Le Soir (Le Soir du jeudi 15 septembre 2011) : « Historique ? Historique ! … C’est une évidence, les Francophones ont fait des concessions majeures pour satisfaire les demandes flamandes… La facture est lourde pour les Francophones qui vivent dans la périphérie hors des six communes à facilités … Di Rupo et les « siens » ont en fait, primo, sauvé – à ce stade – le pays de l’implosion et, secundo, tenté de préserver au maximum les intérêts francophones, dans la perspective de la prochaine demande de réforme flamande, dont personne ne doute qu’elle est au bout du chemin… ».

 

Et le bout du chemin, ce sera Bruxelles. La prophétie de Guy Spitaels s’accomplira. : « Le Mouvement flamand ne s’arrête jamais ».

OLIVIER MAINGAIN : "BRISER LE CARCAN BRUXELLOIS"

 

Olivier Maingain, président du FDF, député fédéral, ancien échevin de Bruxelles-Ville, actuel bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, juriste, plaide en faveur d’un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie : C’est la manière d’établir une relation équilibrée entre Bruxelles et ses deux régions voisines, le gage d’un Etat stable ». Son combat, sa conviction, sa foi.

Il livre sa stratégie avec clarté dans ses contacts avec la presse et dans le mensuel du FDF « Perspectives francophones » : élargir Bruxelles, ratifier la convention-cadre, étendre les pouvoirs de la Communauté française.

Dans un contact avec David Coppi, journaliste, publié dans Le Soir du 18 août 2011, il rappelle : «  L’existence de l’arrondissement de BHV était une compensation au tracé de la frontière linguistique au début des années soixante. Donc, si d’aucuns du côté flamand estiment aujourd’hui qu’ils sont en droit de remettre en cause l’existence de BHV, nous sommes en droit, nous, de remettre en cause la frontière linguistique… ».

Il éclaire la portée d’une scission de BHV. « … Il est faux de faire croire aux gens, pontifie-t-il, que l’on va stabiliser le pays parce que l’on va scinder le pays. Si on laisse faire les choses aux conditions des partis flamands, la scission sera la préfiguration du confédéralisme voire du séparatisme… Une scission de BHV et l’acceptation d’une frontière linguistique, qui deviendrait une future frontière d’Etat, sont les plus puissants leviers pour nourrir le nationalisme et le séparatisme au Nord du pays. Car, dans ce cas-là, Bruxelles est enfermée en Flandre… Ceux qui n’auront pas le courage de dire non à la scission de BHV n’auront pas davantage le courage demain de dire non à la scission de la Sécu, voire même du pays. C’est la grave erreur des Francophones : ils ne voient jamais dans l’étape d’une négociation institutionnelle ce qui prépare déjà l’étape suivante dans le point de vue des Flamands ».

Il exprime sa détermination dans son analyse livrée au quotidien La Libre Belgique des samedi et dimanche 10 et 11 septembre 2011 : « La meilleure des formules, souligne-t-il, c’est le rattachement à Bruxelles des six communes à facilités…Prenons cette liste de fabuleuses compensations exceptionnelles… Cela ne répond pas au problème fondamental de l’enfermement de Bruxelles… Le projet d’étouffement de Bruxelles est en marche ! Mais c’est cela la scission de BHV : l’accaparement par la Flandre de Bruxelles. Il faut desserrer l’étau territorial qui enferme Bruxelles sinon à terme la Flandre va faire croire au monde entier que Bruxelles est effectivement en Flandre…

Il met en garde. « … Je suis au regret de dire que la Communauté urbaine, c’est une tranche de lasagne supplémentaire et c’est absolument sans intérêt… C’est un début de mise sous tutelle de la Région bruxelloise… Les Flamands nous demandent de préparer la prospérité future de la Flandre qui va nous mettre en difficulté, d’enfermer Bruxelles en Flandre… Le CD&V veut les avantages du séparatisme sans les inconvénients… ».

Il s’ouvre. « … Je suis déterminé… Ceux qui pensent qu’on va stabiliser le pays avec un accord très déséquilibré se trompent et trompent l’opinion publique. Il faut aussi arrêter de nous dire que la ;prospérité d’un pays dépend de la scission d’un arrondissement ? Personne ne réclame cela au niveau européen. C’est honteux. C’est un chantage… ».

13.08.2011

LE SORT DU FRANCAIS EN BELGIQUE ENTRE LES MAINS DU MR..

C’est bien le sort de la langue et de la culture françaises qui se joue dans la sphère politique. Ce n’est pas le sort de la Belgique en tant qu’Etat souverain qui est en péril ; la Flandre, nonobstant des déclarations d’ultranationalistes et d’autres dits démocrates, l’a dit et répété : « Nous  ne voulons pas la fin de la Belgique, nous voulons une Belgique flamande, confédérale sous notre vasselage ».

Le PS de Elio Di Rupo, le CDH de Joëlle Milquet, Ecolo de Jean-Michel Javaux, ont marqué leur accord pour qu’il en soit ainsi.

Il reste le MR de Charles Michel, formation politique groupant diverses tendances parmi lesquelles le PRL, le FDF, le MCC, qui se tait ; la méfiance et la défiance sont dans ses rangs.

L’intérêt personnel y prévaudra-t-il sur l’intérêt général de la Communauté française ? Didier Reynders joue son poste de ministre (mais, on dit qu’il briguerait une fonction internationale), Charles Michel met en jeu la place du MR sur l’échiquier électoral, Olivier Maingain joue son poste de Bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et les maïorats et majorités FDF à Bruxelles et en périphérie.

L’intérêt général s’imposera-t-il au MR la défense de la langue et de la culture françaises ?

Le choix du MR fixera le choix du citoyen.

12.08.2011

L'ASSAUT FLAMAND FINAL SUR BRUXELLES EST BEL ET BIEN LANCE...

 

Le CD&V, à qui la N-VA a passé la main, a donné le signal de l’assaut final le mardi 9 août 2011,  J + 424 sans gouvernement. Wouter Beke, président du CD&V, a sonné l’hallali !

Dans une interview au Laatse Nieuws, Wouter Beke embouche la trompe : « « Un accord est un accord. J’exige que tout le monde s’y tienne. On ne doit pas me convaincre que la situation financière est sérieuse, mais dans la négociation gouvernementale, la séquence a été décidée : d’abord BHV… Je n’accepterai pas que Elio Di Rupo ouvre parallèlement une deuxième table de négociation… S’il le fait, ce sera sans le CD&V ». C’est clair, c’est net : une capitulation sans condition imposée par le CD&V, par la Flandre.

Et les genoux francophones se plient. Di Rupo, président du PS, formateur, selon le porte parole du CD&V, a dit à Wouter Beke « qu’il honorera l’accord de juillet » ; Joëlle Milquet, présidente du CDH,  dit la même chose : « Nous respecterons l’accord passé avec Wouter Beke ». Au demeurant, le secrétaire d’Etat au Budget Melchior Wathelet, CDH, a clairement résolu le dilemme en trois temps : « 1. Régler BHV dans la seconde quinzaine du mois d’août et éventuellement début septembre. 2. Formation d’un gouvernement en septembre. 3. Elaboration du budget 2012 durant la première quinzaine d’octobre. Ecolo, adroitement et hypocritement, passe par un petit crochet : « …On ne peut pas laisser passer un mois ou attendre une solution sur un autre sujet pour aborder le budget par une voie sûre et rapide, peu importe laquelle ». Charles Michel, président du MR,  ne pipe mot… Serait-il embarrassé par le fait que c’est son allié flamand naturel, l’Open VLD, qui a fait tomber le gouvernement Leterme ? Optera-t-il pour la formule : « le budget ou rien » ? Une constatation inquiétante : tout le monde se tait au M R.

« Bruxelles français », le cri de ralliement de 1964 s’éteint !

Une bonne conscience : la scission de BHV sans frontière d’Etat ! Elle est offerte au PS, au CDH et à Ecolo par le politologue à l’UCL, Vincent Laborderie, spécialiste des opérations d’Etats et de la reconnaissance internationale. Dans une étude, Vincent Laborderie, souligne que la règle « Uti possidetis » selon laquelle les frontières administratives se transforment en frontières ne s’applique pas en cas de scission d’un pays ; cette règle ne s’appliquerait qu’aux frontières externes des Etats qui se séparent (ex. la Tchéquie et la Slovaquie qui formaient la Tchécoslovaquie). Le politologue appuie ses dires par la confirmation, par Eric David, professeur de droit international à l’ULB, que « cette règle, (frontières externes, ndlr), figurait dans les manuels de droit international. Pour les frontières internes des Etats, il n’y a pas de règle ». Vincent Laborderie se réfère aussi au rapport de la Commission Badinter : « Ceci était écrit dans le rapport de la Commission Badinter, qui avait réglé les frontières entre les pays de l’ex-Yougoslavie en guerre civile. Il n’est pas concevable de scinder la Belgique autrement, précise-t-il, que par la négociation des frontières avec une médiation ou un encadrement de l’Union européenne ».  En conclusion de son étude, Vincent Laborderie affirme que « la scission de BHV n’aurait aucun impact sur la fixation des futures frontières en cas d’indépendance flamande ».

Du pain bénit pour la Flandre, qui peut asseoir sa prospérité sur le vasselage de la Wallonie. Du pain bis pour les cellules wallonnes du PS, du CDH et d’Ecolo qui peuvent se délester des boulets périphériques tout en soulignant le « sauvetage » de la Belgique. Du pain suret pour le M R, qui se tait, tiraillé par ses branches LB, FDF, MCC.

Imaginons et posons-nous la question : « Quelles seraient les frontières des nouveaux Etats issus de l’éclatement de la Belgique ? » Les frontières externes des nouveaux Etats seront celles que l’Union européenne imposera aux Flamands et aux Francophones sur la base du principe « Uti possidetis » dans le cadre de frontières internes fixées par la consultation des populations concernées. Il est douteux que la Flandre accepte ce scénario. Elle perdrait la périphérie et Bruxelles, les Fourons et plusieurs communes tout au long de la frontière linguistique actuelle… Elle mise sur la rivalité entre les socialistes et les libéraux pour s’accaparer les postes ministériels importants et la région bruxelloise, plaçant la Wallonie sur son vasselage.

15:45 Écrit par Raymond Watrice Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ps, cdh, cd&v, fdf, fourons, bruxelles |  Facebook |

06.06.2011

QUID DE LA PROTECTION DES MINORITES ?

 

Morte et enterrée la ratification par la Belgique de la Convention-cadre pour la protection des minorités signée en 2001. Dix ans ont passé… La ratification est toujours refusée par la Flandre.

Le 2 mai 2011, la Belgique devait passée le traditionnel « Examen Périodique Universel » devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Evidemment, le rapport belge élaboré par le ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere, CD&V, escamote la protection des minorités nationales. Et pourquoi ? Tout simplement, parce que la Flandre ne reconnaît pas l’existence de minorités sur son sol. Que font donc les ministres francophones au Kern et au Conseil des Ministres ? Ne seraient-ils que des béni-oui-oui de la Cause flamande ? Se foutraient-ils des 150 000 Francophones de la périphérie bruxelloise, des Francophones fouronnais, des milliers de Francophones habitant des villes et communes jouxtant la frontière linguistique séparant la Flandre et la Wallonie ?

Steven Vanackere, CD&V, a beau jeu de répondre aux rares politiques francophones qui ont à cœur de défendre la culture française dans les communes à facilités sises en « territoire » flamand ; le ministre flamand des Affaires étrangères leur rétorque : « Le rapport national a été élaboré avec les Régions et Communautés ainsi qu’avec les institutions concernées par les droits de l’homme (Office des Etrangers, police, Centre pour l’égalité des changes et la lutte contre le racisme, etc…). Les ONG ont pu formuler des remarques ».

Rudy Demotte, PS,  ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, piteusement, se retranche derrière  « le caractère consensuel » dont doit revêtir le rapport ! Il cautionne la « soumission » à la Flandre : « La Communauté française a défendu l’idée d’un rapport répondant aux critiques émises à l’encontre de la Belgique, en ce compris celles portant sur la protection des minorités. Mais le rapport doit revêtir un caractère consensuel. C’est pourquoi un certain nombre d’apports  qui auraient pu être proposés par une Communauté ne s’y retrouvent pas ».

Sans fausse honte,  il proclame « Nous serons là ! » :  « Je puis vous assurer que le Délégué Wallonie-Bruxelles accrédité à Genève et un membre de mon Cabinet pourront répondre aux questions qui suivront la présentation des exposés ».

Est-il permis de se poser les questions : Avec quelle ardeur défendront-ils les droits des Francophones de vivre libres et dignes dans leur langue et leur culture françaises sur leur territoire naturel ? Que diront-ils à propos de la non-ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ? A propos du Wooncode ? A propos de la non-nomination des bourgmestres francophones démocratiquement élus le 10 octobre 2006 ? Seront-ils convaincants dans leurs plaidoiries ? Des effets de manches et puis s’en iront-ils ?

Plus d’un mois est passé depuis le passage de la Belgique devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Que s’est-il passé ? Mutisme !

Que peuvent dire, au citoyen lambda, Caroline Persoons, FDF, députée bruxelloise, et Damien Thiery, FDF, député fédéral, auteurs d’interpellations auprès de leur Parlement ?

Le citoyen d’en-bas ressent avec amertume le manque d’informations de la part de ses représentants politiques ! Cependant, que de promesses d’informations, de contacts, d’écoutes ne font-ils à la veille et au lendemain des élections… !

10.05.2011

BOUGE L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : BHV SOLUTE ?

BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES

 

BHV soluté ? Fédération Wallonie-Bruxelles plombée ? Creuser des tranchées ?

Le CD&V, par son député régional Walter Vandenbossche, vice-Premier président du parlement bruxellois, lâche sur le plateau de Télé Bruxelles, le jeudi 5 mai 2011, que les matières personnalisables (allocations familiales, soins de santé…) pourraient être transférées pour les Bruxellois à la Commission communautaire commune, Cocom, instance qui gère les matières communautaires. Il exige la confirmation du rôle de la Cocom dans la gestion des matières communautaires avec le maintien de tous les acquis flamands à Bruxelles.

Un pas vers la cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie ? L’on sait que la Cocom est composée paritairement de néerlandophones et de francophones. Il n’y a pas dessin. Une certitude qui s’affermit par l’annonce de création d’une communauté métropolitaine cogérée englobant des communes de l’ancienne province du Brabant. Une proposition qui plombe brutalement la création d’une Fédération Wallonie-Bruxelles, qui neutralise la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Une méfiance renforcée à la suite de la déclaration spontanée de Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek-St-Jean à l’écoute des propos de Walter Vandenbossche : « … C’est une déclaration très importante que vous faites là. Jusqu’ici, le CD&V a toujours refusé, cette solution. Je peux vous dire que c’est loin d’être négligeable… ». Il est permis d’être méfiant quand on voit le résultat désastreux du compromis qu’il a négocié avec les Flamands en 1988 pour le fonctionnement de la Région de Bruxelles, plaçant Bruxelles sous tutelle larvée de la Flandre contre un retour des socialistes aux affaires de l’Etat fédéral.

La déclaration de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, affirmant « qu’il faut s’amadouer progressivement… dans l’élaboration d’un plan stratégique concerté pour l’hinterland… » suscite également la méfiance. Autrement dit, Charles Picqué demande aux Bruxellois de faire le deuil d’un désenclavement de Bruxelles et d’admettre une forme de cogestion de l’enclave bruxelloise !

Que valent dès lors les déclarations musclées de politiciens francophones ? Paroles de propagande électorale ? Dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 5 mai 2011, Didier Gosuin, FDF, chef de file du groupe M R-FDF au Parlement bruxellois et membre de la Commission Wallonie-Bruxelles, s’exprime sur l’existence des Communautés : « Toute culture a besoin d’une institution qui les représente… Vouloir supprimer les Communautés, ce serait créer le blocage total. On n’arrivera pas à une solution aussi radicale ! Par contre, vu les exigences du Nord, il y a un risque qu’on accroisse les compétences des Communautés ; là le danger est énorme pour Bruxelles. Ce serait la mort lente de la Région, avec le développement de nationalismes communautaires… Les Régions sont le centre de gravité, il faut maintenir le rôle actuel des Communautés. »

Le 1er mai 2004, Elio Di Rupo, président du PS, faisait le serment devant ses troupes : « Qu’on ne compte pas sur le PS pour détricoter l’Etat belge, pour scinder l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, pour régionaliser la sécurité sociale. »

En 2005, Jean-Claude Van Cauwenbergh, PS, ministre-président de la Région wallonne à l’époque, était catégorique : « … Quand on touche à un symbole, les Wallons sont toujours très forts. Bruxelles-Hal-Vilvorde, c’est un symbole, comme les Fourons. Si on y touche, nous monterons donc sur nos ergots. Nous serons solidaires … »

Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre fédérale, conseillère communale à Schaerbeek, frappait fort :  « … Les Flamands veulent une réforme de l’Etat. Ce qu’ils n’obtiennent pas dans une grande négociation, ils l’arrachent par petites touches sournoise es et discrètes… Les francophones ne veulent pas une fédéralisation de la Justice ? Qu’à cela ne tienne, on va déjà confier aux Communautés le soin de former les magistrats. Les francophones refusent l’éclatement de la SNCB ? Qu’à cela ne tienne, des représentants des Régions sont entrés dans le conseil d’administration, et on acceptera l’argent flamand pour des voies ferrées flamandes, et il n’y aura pas d’argent pour les voies ferrées wallonnes… Il ne faut pas être naïfs. Les Flamands savent ce qu’ils veulent et rien ne les arrêtera. Ce qui se passe aujourd’hui est bien plus grave et bien plus inquiétant qu’une discussion institutionnelle. Parce que les francophones, et au premier titre le M R, … cèdent unilatéralement sur toute une série de questions et que celles-ci ne feront donc pas partie de la grande discussion… »

Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre, président des FDF, tenait des propos fermes et catégoriques ; en juin 2002, il disait à propos de Bruxelles : « Je ne veux ni d’une Région croupion par rapport aux communes, ni de communes réduites à des mairies d’arrondissements ou à des guichets administratifs de la Région ». En avril/mai 2004, il faisait le serment : « Je dis clairement que nous n’avons plus rien à payer au plan institutionnel à Bruxelles et en périphérie. Jamais nous n’accepterons les plans flamands visant à mettre Bruxelles sous tutelle ». Il affirmait : « … S’ils (les Flamands, ndlr) veulent la scission, on parlera de l’élargissement de la Région, ce qui mettra enfin Bruxelles en conformité avec sa réalité socio-économique et brisera le carcan, en faisant le lien avec la Wallonie… ». Octobre 2007, Olivier Maingain ponctuait la mise en garde du monde politique francophone contre la naïveté à l’égard des paroles mielleuses des partis flamands : « Les élus francophones dans les communes à facilités s’exprimeront en français lors des conseils communaux… Ce qu’on accorde aux Flamands de Bruxelles doit l’être aussi aux 150 000 francophones de la périphérie… L’enjeu le plus évident est de briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu’elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands ».

Avril 2011, Philippe Moureaux, vice-président du PS, confessait : « Moi, j’ai toujours été de ceux qui pensaient qu’il fallait trouver un compromis acceptable, certainement avec des reculs francophones. Mais je constate que tout ce que nous avons mis sur la table, tout ce que nous accepté est non seulement jugé insuffisant, mais que, à chaque fois, on veut aller plus loin en face. Dès lors, les francophones, y compris ceux qui comme moi qui étaient favorables à un compromis audacieux, même partiellement déséquilibré, ne peuvent aller plus loin. Ils sont allés au bout de leurs possibilités. Il faut creuser les tranchées… Bloquer l’offensive flamande. Ne plus accepter d’entrer dans des concessions supplémentaires. Nous sortirons des tranchées quand nous verrons qu’il y a une volonté de l’autre côté de négocier quelque chose de valable. »

Philippe Moureaux s’aligne sur la position de Olivier Maingain qui, dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 21 février 2011, relançait sa mise garde au monde politique : « Scinder Bruxelles, redisait-il, c’est précipiter la scission du pays… Croire qu’on peut résoudre BHV sans avoir l’architecture globale du pays, c’est une erreur ! On ne peut pas prendre le risque d’enfermer Bruxelles en Flandre… ». Et, nouveauté, Olivier Maingain suggérait « d’interroger les habitants du Brabant flamand et du Brabant wallon sur un élargissement de Bruxelles. »

La Fédération Wallonie-Bruxelles a sa bible : le Manifeste pour l’unité francophone rédigé par Antoinette Spaak, FDF, ministre d’Etat, et Serge Moureaux, PS, député honoraire, ancien président de la Maison de la Francité.

La Flandre a son catéchisme : les résolutions du Parlement flamand de 1999. Greffons-y le diagnostic de Bart De Wever, historien, président de la N-VA, publié dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel : « Aujourd’hui l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe… La Belgique ne fonctionne plus ! La Belgique est une nation qui a échoué… »

On en est là !

15.04.2011

LA PRESSION FLAMANDE SUR BRUXELLES...

LA PRESSION FLAMANDE SUR BRUXELLES…

 

frappe tous les secteurs avec pour objectif la cogestion de Bruxelles… dans un premier temps. Qui dit cogestion, dit répartition 50/50 des fonctions entre la Communauté flamande (qui représente quelque 9 % de la population bruxelloise) et la Communauté française (qui représente quelque 90 % de la population bruxelloise).  Le Ministre-président de la Région flamande l’a encore tout récemment répété : « Bruxelles ne sera jamais une Région à part entière ».

Actuellement bon nombre de dossiers à coloration communautaire sont gérés séparément par la Cocof,  Commission communautaire française, et la VGC, Vlaamse Gemeenschap Commissie. Certains de ces dossiers concernent une importante tranche des habitants, notamment en haut de l’échelle : l’enseignement, la culture, le tourisme, les personnes handicapées…

Assez bizarrement, les deux parties, francophone et néerlandophone, ont exprimé le souhait de se rencontrer au niveau des Parlements pour traiter  en commun du secteur culturel.

Bizarre, disons-nous, car les députés des deux Parlements ne s’étaient jamais rencontrés ! Assouplissement de la position flamande à l’égard de Bruxelles ? Que non ! Dans le même temps, la Flandre renouvelle son exigence de la scission de BHV ! Il faut plutôt voir une opération camouflage des manœuvres de prise en force de la périphérie et d’une consolidation de la pénétration en Région bruxelloise : régionalisation de la culture, scission de BHV, contrôle de l’enseignement francophone et neutralisation des facilités linguistiques.

Que l’initiative d’une rencontre entre les deux Parlements vienne du côté du CDH, cela surprend d’autant que la présidente du Parlement bruxellois, Julie De Grote n’est certainement pas sans savoir que le Brussel Kunstenoverleg a dans le paquet de ses revendications en matière culturelle la régionalisation de la culture à Bruxelles.

Naïveté francophone ? Ou les prémisses d’un lâchage de la périphérie et de Bruxelles qui nous poussent à nous poser une question sur les raison de l’essaimage des FDF vers la Wallonie. Une fuite de Bruxelles ?

La mollesse de la réplique des partis francophones à la décision flamande de refuser, au nom du dogme « wonen in eigen streek »,  à une jeune femme francophone de Rhode St Genèse d’acheter une propriété dans sa commune suscite nos craintes dans une « réelle fermeté » des partis francophones. Nos craintes sont multipliées à la suite de la déclaration de Rudy Demotte, Ministre-président de la Région flamande, à la VRT de ne pas avoir d’objections à la régionalisation de la culture, de l’enseignement ! Les craintes de la marginalité de la langue française, du vasselage de la Wallonie, de la cogestion de Bruxelles avec dominance flamande se précise !  

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