31.08.2009

BRUXELLES CLAUSTREE PAR LE ... PATRONAT

BRUXELLES, CLAUSTREE PAR LE... PATRONATNe m’appelez plus Bruxelles, appelez-moi « Brussels Metropolitan Region », définitivement cloîtrée dans une zone de 162 km2. Ainsi le veut le Patronat : BECI, patronat bruxellois, VOKA, patronat flamand, UWE, patronat wallon, FEB, Fédération des Entreprises de Belgique. <><>La volonté flamande s’est imposée. Le président de la branche bruxelloise du Voka, Karel Lowette, s’exprime : « Les entrepreneurs ont compris que si on ne prenait pas les choses en mains, c’est fichu... La bonne nouvelle, c’est que Philippe Muyters, l’ancien patron du Voka, qui a porté le projet depuis le début, est devenu ministre régional flamand (N-VA, ndlr) ». Il aurait pu ajouter à la bonne nouvelle les retrouvailles avec Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, prédécesseur de Philippe Muysters à la tête du Voka. <><>L’étau flamand se resserre. Bruxelles de plus en plus intégrée dans les projets portés par la Flandre.<><>L’association « Brussels Metropolitan Region » se constitue en association sans but lucratif et appelle à sa présidence le Flamand Ian Morsomme. Elle annonce un programme ambitieux : création d’un Musée d’art contemporain, création d’un Centre d’excellence des Affaires européennes, création d’un Centre pour les médias, création d’un Centre d’accueil des Bric (acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine), organisation d’événements mondiaux...<><>Bruxelles, la vitrine de la Flandre...

28.08.2009

LES BUDGETS REGIONAUX WALLONS ET BRUXELLES : DOUILLETS ? ...

Les ministres-présidents Rudy Demotte, PS, Région wallonne et Communauté française, Charles Picqué, PS, Région bruxelloise, ont tranché : « RIGUEUR ». <><>Ringarde l’austérité, morne, triste, sans couleur, passive. Maintenant, c’est du mâle, de la virilité, de la vigueur, de l’engagement, de l’agressivité... Bosser. + + + Région wallonne et Communauté française + + + Le politique montre le poing : chasse aux cumuls, éthique, nouvelle déontologie, aucun crédit supplémentaire, révision des budgets des OIP et des organismes sous contrat de gestion... Une mise au point marquée par le ministre-président Rudy Demotte : « Nous n’avons pas l’intention de faire de l’austérité pour de l’austérité, les gens ne vont pas payé deux fois... ». Un volontarisme souligné de André Antoine, ministre régional du Budget : « La rigueur, d’accord, mais dans le même temps, il faut montrer un horizon de redressement économique à nos concitoyens... Il faut passer la raclette partout. Le sud du pays ne sera pas laxiste ». <><>Il est vrai qu’il en faudra du courage-bosseur. La Région wallonne et la Communauté française annoncent des déficits jamais atteints : 500 millions d’euros (20 milliards anciens francs) pour l’un, 250 millions d’euros pour l’autre. Et merise sur la mélasse : un ajustement budgétaire 2009 de 150 millions d’euros. <><>Les patrons, la FEB, de leur côté, font de la musculation : « Touche pas à la fiscalité, réduction des soins de santé, diminution du nombre de fonctionnaires, suppression d’emplois, blocage des salaires, prolongation de la durée de vie des centres nucléaires... ». Froideur. <><>On attend Rudy Demotte et ses résolutions : « On veut terminer la rédaction des grandes lignes du Plan Marshall 2.Vert pour les fêtes de Wallonie... Et nous serons particulièrement pro-actifs pour les entreprises du secteur vert ». Au Vert. Activation des « clusters ». + + + Région bruxelloise + + + Rigueur confirmée du côté des édiles politiques bruxelloises : injonction aux administrations de réduire de 10 % leurs dépenses. <><>Benoît Cerexhe, CDH, ministre régional de l’Economie et de l’Emploi, est catégorique tout en laissant percer une pointe de méfiance à l’égard de ses collègues : « Il faudra opérer des choix et je voudrais qu’ils ne soient pas dictés par les uns et les autres, mais par le gouvernement dans son ensemble ».<><>Brigitte Grouwels, CD&Vlaams, ministre régionale de la Mobilité et des Travaux publics, souligne : « Il faudra épargner sur les frais de fonctionnement et rationaliser pour continuer d’investir et élargir l’offre des transports publics ». <><>Transversalité. On attend Charles Picqué, un zeste de méfiance : « ... C’est plus écartelé. Ma solution : tracer rapidement les grandes lignes du nouveau Plan régional de Développement, ce qui obligera tout le monde à travailler ensemble, de manière transversale ». <><>Conclusion : Elle nous présentée sur le blogue de Claude Thayse, Maître de conférences : <><>Plus ça change, moins ça change... + + + "Le budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être comblées, la dette devrait être réduite, l'arrogance de l'administration devrait être abolie et contrôlée, et l'aide aux pays étrangers devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillites. Les gens doivent encore apprendre à travailler au lieu de vivre sur l'aide publique." + + +Ciceron, 55 av. J.C.

26.06.2009

LE DEVELOPPEMENT DURABLE : LA MANNE ?...

Les énergies vertes, les énergies renouvelables, le biodégradable, les biocarburants, les biotechnologies... Les déclarations les plus folles fleurissent sur la manne que le « développement durable » va apporter. L’imagination fait le reste. Les 800 000 chômeurs annoncés pour 2010 de la foutaise ! L’économie « verte » va gommer tout ça ! = = Le Graal ? Des dizaines de milliers d’emplois sortiront des conseils d’administration des entreprises. Et les chiffres virevoltent. En France, on estime que 600 000 emplois seront créés d’ici 2020. En Allemagne, le seul secteur des énergies renouvelables procurerait un emploi à 1 000 000 de personnes d’ici 2030. La Commission européenne pour l’Emploi estime que le passage à 20 % d’énergies renouvelables donnerait du travail à 2,8 millions de personnes. = = La Belgique n’échappe pas à la déferlante verte ; la version « 2.0 » du Plan Marshall, sous la pression d’Ecolo, inscrit la Wallonie dans la révolution énergétique ; il faut « modifier nos habitudes de vie, revoir notre système de production, de transport, de consommation ». = = Faut-il attendre monts et merveilles ? Va-t-on décrocher la lune ? Des interrogations. Certes, Didier Paquot, chef du département économique de l’Union wallonne des Entreprises, UWE, se dit optimiste tout en demandant de tempérer son enthousiasme : « Il y a un potentiel énorme, à n’en pas douter... Il faut partir de ce qui existe. Les actions ne doivent pas être spectaculaires ; elles doivent être rentables à long terme. Les moyens sont limités, on ne va pas pouvoir investir partout en se lançant tête baissée. Par ailleurs, méfions-nous des extrapolations, l’économie est un lent paquebot difficile à faire évoluer ». = = Isabelle Callens, directeur du département économique de la FEB, abonde dans le même sens ; elle déclare : « ... il règne un grand flou sur les emplois verts. Qu’est-ce que cela recouvre exactement ?... Pour l’instant, l’essentiel des jobs verts se situe dans la construction. Or, ce sont des métiers, en pénurie pour lesquels on peine à trouver de la main d’œuvre qualifiée. Par ailleurs, certains nouveaux emplois vont être créés au détriment d’emplois « sales ». Cela personne ne l’a évalué ». = = Alain Gautier, économiste à l’Ulg, ne dit pas autre chose : « Le changement climatique, bien plus que la crise économique, est le défi auquel il faut s’attaquer ». = = Ne pas mélanger les pommes et les poires. Les pommiers ne portent pas de poires ! Prudence, donc. Ne nous emballons pas ! Nous avons, certes, l’obligation de préserver et de respecter notre planète, le lieu où nous vivons... C’est un défi de plusieurs générations ! L’emploi, c’est une solution à très court terme ! Ne vivons pas dans le monde de l’imaginaire ; réservons-le à l’enfance !

31.03.2009

UNE SIXIEME REFORME DE L'ETAT EST-CE ENCORE NECESSAIRE (1ère partie)

Début 2007. Les relations Nord/Sud se tendent de plus en plus. A la limite de la rupture…. Les élections législatives du 07 juin 2007 se lèvent à l’horizon. Ca s’agite dans les états-majors des partis politiques d’autant que les mauvaises augures annoncent l’implosion du pays à défaut d’une réforme de l’Etat en profondeur. = = = Deux visions différentes du problème communautaire opposent le Nord et le Sud. Pour le Nord, les Communautés et les Régions doivent jouir dune large autonomie dans un cadre de responsabilisation des entités. Une vision confédéraliste. Pour le Sud, c’est un Etat fédéral fort qui doit être privilégié. Le Fédéral doit être le pilier auquel les entités fédérées s’adossent. Une vision fédéraliste. = = = Dans un climat déliquescent, la FEB fait entendre sa voix, une voix de sage. Nous sommes en février 2007 : « La question de la Réforme de l’Etat, déclare la FEB, doit être abordée dans un dialogue ouvert aux positions de chacun ». Vœu pieux exprimée dans une atmosphère pourrie, focalisée sur le scrutin de juin 2007 qui déclenchera la « Grande Réforme » de l’Etat, la sixième, réclamée avec insistance par la Flandre. + + + Juin 2007. Coup de tonnerre dans le ciel de la politique. Tant au Nord qu’au Sud, changement du centre de gravité. Le Nord passe totalement sous la direction du cartel CD&V/N-VA et le Sud passe sous la direction du M R au niveau fédéral. + + + Septembre 2007. Rien ne s’arrange ; les chamailleries pour former un gouvernement sous la présidence de Yves Leterme prennent le dessus. Yves Leterme jette le gant, revient et forme une équipe gouvernementale composée de cinq partis, CD&V/N-VA, Open VLD, M R, PS, CDH. + + + Novembre 2007. Yves Leterme, CD&V, cafouille. La note qu’il présente aux partis le 25 novembre 2007 visant un « développement équilibré de l’Etat fédéral » ne détend pas l’atmosphère ; la note s’appuyait sur des principes de « solidarité, responsabilité, coopération, subsidiarité et loyauté fédérale » aux accents flamands. + + + Décembre 2007. La branche ultranationaliste du cartel CD&V/N-VA, la N-VA, juge insuffisante l’avancée flamande vers l’autonomie. Yves Leterme démissionne. Guy Verhofstadt, Open VLD, revient aux affaires pour une période de trois mois. + + + 9 Janvier 2008. Guy Verhofstadt, Premier ministre, pose deux axes de direction : « Le transfert de certains instruments de politique socio-économique aux Régions, et le renforcement des outils au niveau de l’Etat fédéral pour en finir avec la dispersion des compétences entre les différents niveaux de pouvoir… Les Régions auront un espace dans lequel elles pourront disposer d’une certaine autonomie ». ===La voie pour une sixième réforme de l’Etat s’ouvre-t-elle ? Guy Verhofstadt le veut ; il veut aller vite car le temps lui est compté : trois mois. C’est l’installation d’un groupe de travail composé de 18 membres sous l’ombrelle Octopus, chargé de préparer la Réforme de l’Etat, la « Grande Réforme de l’Etat », la dix de der .+ + + Ca s’agite tant dans le monde politique que dans le monde citoyen. ===12-13 janvier 2008. Philippe Van Parijs, philosophe, professeur à l’UCL et à Harvard (Etats-Unis) va de sa « petite » idée, dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir : « Les francophones doivent se faire une raison : cesser de considérer le Brabant flamand comme une réserve d’expansion coloniale… Il faut en finir avec BHV et avec les facilités permanentes ». Philippe Van Parijs propose, dans un cadre d’un compromis équilibré : « le rattachement à Bruxelles des quatre petites communes des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise et l’extinction graduelle des facilités dans les deux autres, et l’octroi de plus d’autonomie et de responsabilité aux Régions par la restructuration des compétences entre l’Etat fédéral et les entités fédérées ». Une forme de confédéralisme. Un point de vue assez proche des thèses flamandes. + + + 14 janvier 2008. Rudy Aernoudt, ex-chef de Cabinet du ministre wallon Serge Kubla (M R) et de la ministre fédérale de l’Economie Fientje Moerman (Open VLD), dans une Carte blanche dans Le Soir du lundi 14 janvier estime que « la note Verhofstadt pour la réforme de l’Etat est basée sur des principes de bon sens ». Il constate que « l’avenir de la Belgique ne peut être garanti si l’on ne trouve pas une solution au défi du déficit démocratique. En 2050, le taux de dépendance sera de 61 % en Flandre, de 53 % en Wallonie et de 40 % à Bruxelles ». Il avance que « Bruxelles doit pouvoir prendra sa place entant que capitale de l’Etat belge et de l’Europe. Une approche de coopération avec les autres Régions selon le modèle de la communauté urbaine de Lille est souhaitable ».

27.10.2008

CRISE BANCAIRE : LES PARACHUTES DORES...

Communiqué PS - Le 27 octobre 2008 + + Lier parachutes dorés et indemnités des salariés: une provocation indécente! + + Le Président du Parti socialiste, Elio Di Rupo, déplore la sortie de la FEB et de son patron, Pieter Timmermans, qui a exprimé ce matin sa volonté de lier une limitation des parachutes dorés à une réduction de la durée des préavis des employés et ouvriers. + + Pour le PS, il est inacceptable, voire indécent, de comparer les pharamineuses indemnités de départ dont bénéficient les dirigeants de société, y compris lorsqu’ils ont commis des erreurs de gestion, avec les indemnités de licenciement de tout un chacun, lesquelles ne sont d’ailleurs pas applicables en cas de licenciement pour faute grave. + + Il ne peut être question de jouer sur l’existence d’une discrimination pour justifier cet amalgame. La situation des dirigeants d’entreprise est bel bien totalement différente de celle des employés et ouvriers. + + Par ailleurs, pour le PS, cette sortie de la FEB est une nouvelle fois dommageable pour le dialogue social, et ce à la veille de l’ouverture des négociations sur l’accord interprofessionnel. + + Plus d'infos? Ermeline Gosselin 0478 57 18 67

09.05.2008

LE PARADIS A NOUS : L'ESPACE WALLONIE BRUXELLES...

tractations,responsabiliteaccordLE PARADIS A NOUS : L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES…La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) ne cesse de présenter une noire photographie de la situation socio-économique de la Belgique en cette période d'élections sociales dans les entreprises. Coup d'intimidation ? Coup de vérité qui fâche ? Un melting-pot, vraisemblablement."Je ne peux me défaire du sentiment que les années septante sont de retour, déclare Pieter Timmerman, directeur général de la FEB, dans une carte blanche intitulée "La Belgique a impérativement besoin d'un grand accord socio-économique", publiée dans le quotidien Le Soir du mercredi 07 mai 2008. En effet, entre 1974 et 1982, les syndicats ont voulu faire supporter la forte hausse du prix du pétrole par les entreprises et les pouvoirs publics. Aujourd'hui, à nouveau, les querelles communautaires, la flambée de l'inflation, la perte de parts de marché à l'exportation, un budget de l'Etat qui flirte avec le déficit et surtout le vieillissement de notre population composent un cocktail explosif. Nous ne pouvons pas tergiverser trop longtemps, sinon les conséquences seront connues d'avance…La situation est à ce point grave qu'il est impératif au gouvernement et aux partenaires sociaux (syndicats, patronat et classes moyennes) de prendre leurs responsabilités…"Au milieu de toutes les tractations politico-socio-économiques, nous, citoyens d'en bas, sous sentons petits, tout petits. Une angoisse nous envahit. Que comptons-nous ? Une boule blackboulée sur la table de billard, de bande à bande, à coup de queue ! Résignation ? Révolte ? Bruxelles dans la rue ? Dilemme. Nous rêvons à un paradis à nous. Il a nom Espace Wallonie-Bruxelles français.

14:41 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paradis, espace wallonie bruxelles, feb |  Facebook |

22.09.2007

PROTASE - LES MOTS CACHES

Lefevre Théo, • Karel DE GUCHT (OpenVLD), ministre des Affaires étrangères à ses interlocuteurs étrangers : Je leur dis qu’il ne faut pas craindre que la Belgique disparaisse. PROTASE : … Si les Francophones se plient aux conditions du plan flamand de réforme « en profondeur » de l’Etat Belgique.• Les partis flamands martèlent en chœur : Yves Leterme (CD&V) doit être et sera Premier ministre de la Belgique fédérale. PROTASE : … Parce que la Belgique portera un seul nom : BELGIË du Nord au Sud.• Tony VANDEPUTTE, ancien président de la Fédération des Entreprises belges (FEB) : … Il ne faut pas pour autant « bagatelliser » cette crise. Parole de sage.• Pendant ce temps les Francophones causent, causent et causent toujours ; ils se chamaillent pour la prise de pouvoir en Wallonie et à Bruxelles. Pire, ils relativisent les déclarations des observateurs étrangers. Antoinette SPAAK résume leur attitude : Je crois que les journalistes étrangers sont assez surpris par la situation actuelle parce qu’ils n’ont pas du tout suivi les évolutions antérieures. En Belgique, les choses finissent toujours par s’arranger… en bien ou en médiocre. PROTASE : … Si en bien pour les Flamands, si en médiocre au détriment des Francophones. Paraphrasant Théo. Lefevre (CVP), ancien Premier ministre : On entre dans les Wallons comme dans du beurre. Pas de changement.