01.03.2011

LA LOI DE FINANCEMENT... VOULUE PAR LA FLANDRE

 

Un concept passablement abstrait pour le commun des mortels.

La loi de financement date de 1989 ; elle consiste à transférer du Fédéral, régisseur de la fiscalité, aux entités fédérées, les Régions, une partie de la fiscalité, selon des clés de répartition.

Le mécanisme de « crédit d’impôt », conçu en 1989, ne plait plus à la Flandre, particulièrement à la NV-A, le CD&V et le VOKA, patronat flamand. Ce que veut la Flandre, maintenant,  c’est la fixation par les entités fédérées, les Régions, de leurs propres taux d’imposition dans le cadre d’une « fourchette » de flexibilité, avec le plein pouvoir de gestion, de fixation de leurs propres taux d’imposition.

On observe tout de suite que le « split rate » garantit à la Flandre une réelle autonomie fiscale et responsabilise davantage les autres entités fédérées. La Flandre est gagnante à 100 %. Majoritaire dans les organes de l’Etat, elle manipulera à sa guise la « fourchette » de flexibilité dans le jeu « d’étranglement » des trois autres Régions, allemande, bruxelloise et wallonne.

Sous cet aspect, l’opération sera particulièrement néfaste voire mortelle pour Bruxelles quand le Plan Start de construction d’une ville-business adossée à l’aéroport de Zaventem  - en Région flamande - attirant les sièges administratifs des sociétés, alléchées par une imposition plus faible que celle appliquée en Région bruxelloise.

La perversité de la loi de financement voulue par la Flandre qu’elle appelle « un accord équilibré ». L’ambigüité de la Flandre.

On vous le dit les Flamands jouent harmonieusement avec les lois linguistiques qu’ils « couchent avec » !

 

17:09 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voka, fédéral, zaventem, fiscalité |  Facebook |

16.09.2009

LES AVOIRS BANCAIRES DANS LE COLLIMATEUR DES SOCIALISTES ET DES ECOLOGISTES...

Haro sur les banques, c’est le cri de guerre du PS et de Ecolo ! <><>L’amplitude de la déclaration de Laurette Onkelinx, PS, Vice-Première ministre, en aout dernier : « Les banques paieront aussi la rigueur » par Elio Di Rupo, président du PS : « Se servir des actifs bancaires » prend la forme d’un tsunami ; il déclare que les réserves des banques estimées à 1 250 milliards d ‘euros « peuvent servir à constituer une réserve financière en cas d’un nouveau krach et peuvent servir à renflouer le budget fédéral en mal de 25 milliards ». + + + Deux économistes, et non des moindres, Etienne de Callatay, chief economist à la Banque Degroof, et Eric De Keulenaere, professeur d’économie à l’Institut Solvay, ULB, sont d’accord que les banques participent à l’effort général. Il est vrai que le trou est béant. Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, vient de déclarer : « L’effort qui nous attend ? Le double de celui accompli au moment du plan global ». Il parle en connaissance de cause ; il était ministre du budget dans le gouvernement de Jean-Luc Dehaene en 1993. La Commission européenne avait entériné une kyrielle de recommandations : une dette publique inférieure à 60 % du PIB, un déficit limité à 3 %, et une inflation maximale de 2 %. Jean-Luc Dehaene sortit un plan global pour l’emploi, la compétitivité et la Sécurité sociale. <><>Ca a fait mal ! C’est au forceps que la Belgique s’en est sortie ! <><>C’est très normalement que les deux économistes prennent une position positive à l’égard de la proposition socialiste. <><>Etienne de Gallatay : « Après ce que nous avons vécu un effort spécifique de la part du monde financier me semble tout à fait indiqué, pourvu que ce ne soit pas une action « punitive » en quelque sorte, mais que l’on cherche tout simplement à créer des recettes pour l’Etat, et qu’en plus, cela ait une vertu préventive, puisque l’on poursuivrait un objectif de prudence vis-à-vis de l’avenir ». <><>Eric De Keuleneer : « ... Une sorte d’organisme d’assurance financé par les banques... géré totalement par l’Etat... Pourquoi pas par la Banque nationale ? ... Si le gouvernement fait ce genre de choses, il doit veiller aussi à ce que les banques ne répercutent pas finalement le poids de l’effort qui leur est demandé sure les tarifs qu’elles pratiquent, auprès de leurs clients, notamment sur les taux des livrets d’épargne. Attention donc à cet effet retour ».<><>Ecolo, à son tour, entre dans la danse. Jean-Marc Nollet, Vice ministre-président du gouvernement wallon, y d’une déclaration musclée : « On sent bien que le Fédéral est tenté par ce scénario où il se met volontairement à l’aise. Je ne suis pas d’accord. Mon message au Fédéral est clair : Ce n’est pas aux écoles à renflouer les banques... L’enjeu est aussi simple que ça : si le Fédéral serre les cordons des entités fédérées, il est clair que les écoles, mais aussi les autres secteurs gérés par la Communauté française comme par la Région wallonne, vont souffrir au-delà du soutenable. Ce n’est pas acceptable ». <><>De la musculation, c’est parfait. Mais si c’est dire pour ne rien dire, ne rien faire, pour faire du show... Alors... taisez-vous !

14.09.2009

PIPELETTE : LES DIEUX DU VENT...

A Souricette : « Tu ne me croiras pas, toi qui colportes partout que je ne fais que jaser sur tout ce qui bouge ; je suis sans voix ; les souffleurs de vent n’ont pas de sous pour la Jeunesse. + + + L’Olivier, la formation gouvernementale PS-ECOLO-CDH, déclarait cependant au moment de sa constitution de rendre les transports en commun « plus accessibles financièrement aux jeunes ». Et la Ministre de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse Evelyne Huytebroeck, Ecolo, nous affirmait : « Il y a encore trop de ghettos, de stéréotypes. Il faut offrir un maximum de possibilités aux jeunes, pour sortir de leur quartier, de leur région, de leur pays... ». <><>Généreux engagement ! Ouais ! Ils devront attendre ! Les limites budgétaires de la Communauté française sont proches du zéro ! <><>Cependant, une somme de six millions d’euros avait été programmée par le gouvernement sortant pour permettre aux jeunes d’utiliser davantage les transports en commun. Pas si énorme que ça ; l’Olivier doit cependant y renoncer ! C’est en termes de la parfaite politicienne que Evelyne Huytebroeck le fait savoir aux jeunes par l’intermédiaire de son Cabinet : « Il y a d’autres alternatives possibles. Il faudra convaincre le Fédéral. Mais nous sommes tous d’accord pour dire que les transports en commun restent chers pour les jeunes et qu’il faut élargir les possibilités . Dans le cadre de leur scolarité comme dans leurs loisirs. En plus, sur le plan écologique, c’est la meilleure formule ». Jolis mots... Belles phrases ... Il faut... Il faudra... Le hic, c’est que le Fédéral est exsangue et qu’il doit mendier auprès des entités fédérées. <><>Souricette soupire : « Du vent, rien que du vent... Heureusement pour eux ; ils n’iront pas en enfer car Satan ne les veut pas... Il a trop peur que les politiciens emportent le feu dans un tourbillon de vent !

08.07.2009

finances : QUELLE EST LA COTE DE LA BELGIQUE ?...

Nous avons un ministère des Finances bien muet sur la cote de la Belgique sur les marchés obligataires. Quelle cote ? AAA ? La cote serait-elle mauvaise, si mauvaise que le Ministre des Finances n’en parle pas ? + + Il serait cependant logique, normal que nos édiles ministériels soient pédagogues et fassent le point , trimestriellement, de la situation de l’Etat. Ils devraient nous dire, notamment, à quel taux la Belgique emprunte, nous parler de l’évolution des taux d’intérêts demandés... + + Il est de règle que les Etats les moins bien considérés par les investisseurs paient des intérêts élevés. C’est un poids plus lourd à supporter parles contribuables. Le citoyen a la droit de savoir où se situe la Belgique, son pays, à l’échelle de la confiance. + + Qu’observons-nous chez nous actuellement ? Une difficulté d’établir les budgets. Le budget de l’Etat vient d’être recalé par la Commission européenne. Les déficits de l’Etat et des entités fédérées sont énormes, abyssaux. La Flandre, qui claironnait une santé financière florissante, « on fait mieux en Flandre », lève le voile sur l’état réel de ses finances : un gouffre de plus de 2 milliards d’euros de déficit. On est loin d’une Flandre aux finances saines. Conséquence, la Flandre devra emprunter entrainant un effet dévastateur au niveau des entreprises lesquelles devront payer le crédit plus cher si elles ne disposent pas d’une trésorerie et des fonds propres fournis... La Wallonie et Bruxelles trainent également le boulet des déficits budgétaires. + + Le spectre de licenciements, de suppression d’emplois, voire même d’un dépôt de bilan, se profile... Le réflexe du politique est de sauver l’emploi. Logique. D’où le gouvernement fera pression pour abaisser le cout du crédit (la sève de l’entreprise). Une emplâtre sur une jambe de bois ne fera qu’aggraver la récession. Tous les citoyens, et particulièrement les plus faibles économiquement et socialement, subiront durement les effets négatifs. + + Que faire ? Rendre la confiance ! Comment ? Aucune recette miracle sinon celle d’une forte baisse de la fiscalité, allant de pair avec une baisse drastique des dépenses publiques ! Le gouvernement fédéral, les gouvernement régionaux oseront-ils ? + + Où se situera la « bonne gouvernance » ? Au niveau de la hauteur du déficit à combler ? L’Etat fédéral et les entités fédérées sont exsangues. Et en septembre, la Belgique devra rentrer une copie corrigée de son budget à la Commission européenne ! Dans la première quinzaine d’octobre, le gouvernement fédéral, les Régions et les Communautés devront conclure un accord de coopération fixant la participation des Régions et des Communautés dans le comblement du déficit du budget fédéral... + + La dette de la Belgique – qui remonte dangereusement – deviendra-t-elle une « obligation pourrie », une « junkbond » dans le jargon financier ? + + Le citoyen a besoin d’une information claire. Une gouvernance transparente, réelle. Plus que des mots. C’est ce que nous demandons à Elio Di Rupo, Joëlle Milquet, Didier Reynders, Jean-Michel Javaux. Parleront-ils ? Espérons qu’ils le fassent !

15.04.2009

SIXIEME REFORME DE L'ETAT ... 2ème partie...

La note de Guy Verhofstadt, qui marque le nouveau départ pour la « Grande Réforme », présente une ouverture proche de la note Yves Leterme dont les accents flamands étaient sensibles. Le plan de travail proposé par Guy Verhofstadt repose sur les points suivants : + + - Compétences homogènes substantielles aux entités fédérées avec octroi d’une responsabilité financière et d’une autonomie fiscale accrue. ==- Subsidiarité == - Solidarité interpersonnelle. == - Amorce de solution au dossier BHV. == - Ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales. ==- Circonscription fédérale. ==- Refédéralisation des normes de bruit. ==- Coopération au développement. ==Un assouplissement des exigences flamandes ? Une main tendue du Nord vers le Sud ? Peut-être !+++ 25 janvier 2008. Marie Arena, PS, présidente de la Communauté française, pose trois principes à la main tendue : « Premier principe : Toute avancée doit se faire dans un cadre de négociations et en respectant un équilibre. Si on avance, c’est dans l’intérêt de tout le monde. Second principe : On ne peut pas transférer de compétences sans moyens ni revoir les règles de financement. On ne peut affaiblir personne. Troisième principe : On ne touche pas à la sécurité sociale ». Elle ajoute à propos des relations entre la Wallonie et Bruxelles : « Bruxelles a besoin de la Wallonie et inversement. Or, si on veut travailler ensemble, il ne faut pas qu’il y ait une barrière territoriale qui nous empêche de le faire ». Marie Arena dépose sur la table des négociations une note de la Communauté française comportant trois chapitres. Premier chapitre : les règles du jeu. Second chapitre : les sept revendications concernant les droits des francophones. Troisième principe : les neuf points fixant la coopération entre fédéral et entités fédérées. + + + Vous avez la faculté de lire la suite sur le site de la Ligue wallonne de Bruxelles via : www.liguewallonnebruxelles.be

24.09.2008

POUR LES FLAMANDS : UNZ REFORME EN PROFONDEUR...

Quelle réforme de l’Etat ? Une réforme des Institutions ? Une réforme fédérative ? Une réforme séparatiste ? Une réforme indépendantiste ? Une réforme unitaire ? Une réforme économique ? Une réforme sociale ? Une réforme monarchique ? une réforme républicaine ? Une Réforme ? Des réformettes ? + + Les présidents et présidentes des partis causent, causent…n’expliquent rien ! Rien de clair, de compréhensible, d’assimilable…Rien. Des paroles creuses ! + + Chez les socialistes flamands, c’est le réveil. On caquette. Frank Vandenbroecke, SP.A, vice-président du gouvernement régional flamand dit tout et ne dit rien : « … Nous voulons une réforme en profondeur… Renforcer le fédéral, c’est le concentrer sur quelques tâches ; renforcer les entités fédérées, c’est responsabiliser ». Mêmes propos du côté du CD&V et de l’Open VLD. + + Du côté francophone : Tout pour le socio-économique en se regardant avec des yeux de crocodile. Le communautaire au frigo. + + Très bien. Mais, on reste sur sa faim ; on n’apprend rien. + + Quelle base d’association ? : Fédéralisme, confédéralisme, féodalisme ? Quelles limites ? : Frontières d’Etat, frontières flexibles, frontières métropolitaines ? Quel contenu ? : Régions, Communautés, zones métropolitaines ? Quelle organisation ? : République, Monarchie, Seigneurie ? + + Vous avez dit : décantation ? Ouais ! L’envolée des ego. « Mon » parti d’abord !

14:19 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : federal, socialistes, separatiste, reforme |  Facebook |

02.09.2008

POLITIQUE / YVES LETERME, QUEL PRINCE EST-IL ? ...

POLITIQUE – YVES LETERME, QUEL PRINCE EST-IL ? …Une feuille du feuilleton politique belge ! Guy Verhofstadt "tiendra" jusqu'à la mi-mars 2008, ensuite il passera la main à Yves Leterme, CD&V, père du cartel CD&V/NV-A. Que faut-il attendre d'Yves Leterme dit 1er ? Qui est-il ? ++ Yves Leterme, surnommé de grijse muis (la souris grise) est avant un fervent partisan de l'autonomie de la Flandre dans un résidu de cadre belge. Le Fédéral, ce qui lui reste de pouvoir, est subordonné à la Région flamande. Son credo : "Je veux être là où je peux aider la Flandre". Son vrai combat, son seul véritable combat est le transfert de l'emploi aux Régions. La Belgique n'a pour lui d'intérêt que si elle sert les intérêts de la Flandre. Son point de vue sur la Wallonie se résume à une condescendance méprisante : la situation économique y est toujours aussi mauvaise… Mons est la capitale belge du chômage… ++Laurette Onkelinx, PS, vice Première-ministre a dit de lui en 2006 : "Yves Leterme est un séparatiste dangereux… On dirait qu'il appelle de ses vœux ce fossé entre Flamands et francophones.++ Yves Leterme cultive une fidélité sans faille au nationalisme flamand : "Le cartel CD&V/NV-A est mon enfant. Un père n'abandonne jamais son enfant"?