27.05.2008

UNE EBLOUISSANTE PHOTOGRAPHIE DU PROBLEME BELGE...

Elle est signée Elio Di Rupo, président du PS. Au cours d’une interview, publiée dans le quotidien Le Soir du 26 mai 2008, Elio Di Rupo peint d’une manière magistrale le paysage politique belge. Son raisonnement : « Les francophones autour de Bruxelles ont trois types de droits liés aux personnes : un droit électoral leur permettant de voter pour des personnalités bruxelloises ; ils peuvent être jugés en français en justice ; enfin, il y a les facilités dans six communes. Ces trois types de droits constituent comme des ponts, qui enjambent la frontière linguistique, signifiant qu’elle n’est pas une frontière d’Etat. Toute la stratégie des responsables flamands est de faire sauter ces ponts l’un après l’autre, afin d’isoler Bruxelles en Flandre, et d’affirmer la frontière linguistique comme une frontière d’Etat potentiellement. Ce schéma, nous n’en voulons pas. Il ne passera pas ».Dans l’hypothèse où la Flandre prendrait son autonomie, il enchaîne : « Notre réponse sera d’unir Bruxelles et la Wallonie. On trouverait bien sûr une solution pour la minorité flamande de Bruxelles de 100 000 personnes environ. Notre cadre sera celui d’une fédération francophone ».