26.04.2010

L'EGLISE DE FRANCE REMPLACE-T-ELLE LE LATIN PAR L'ANGLAIS ?

Les catholiques qui ont cliqué http://vocations.cef.fr/spip.php?article690, plus généralement les lecteurs du "Parisien" du mardi 20 avril 2010, ont découvert une publicité « soutenue par la Conférence des évêques de France », incitant au recrutement de prêtres. Sur la page d’accueil donnant accès à divers textes épiscopaux, un charmant jeune homme porte au revers de sa veste verte, au lieu d’une croix, un macaron proclamant Jesus is my boss, commenté par les mots Why not ? qui s'étalent sur sa poitrine. L’auteur de cette surprenante image réalisée pour la Journée mondiale de prière pour les vocations du 25 avril est l’agence de communication Bayard Service. Le “chevalier sans peur et sans reproche” serait-il de l’avis d’un ministre qui déclara en 1997 : « l’anglais n’est plus une langue étrangère en France » ? Aurait-il pris sur lui de substituer à la “langue universelle de l’Eglise” la langue prétendument universelle des affaires ? + + Les associations soussignées osent espérer que les évêques de France, dont on connaît le souci de n’utiliser dans les offices de l’église qu’une langue “vernaculaire” intelligible par tous les fidèles, auront à cœur de prier leur « webmaster » (sitemestre) de réparer cette bévue. + + D’autant plus que l’Eglise de France est concordataire, donc officielle, en Alsace et Moselle, et doit y respecter la Constitution : « La langue de la République est le français ».. + + Le Dieu des chrétiens ou celui des musulmans – imaginez aussi « Allah is my boss » - dégradé au statut de « boss », vous paraît-il vraiment, dans cette défroque, plus apte à attirer davantage de « vocations sacerdotales et religieuses » ? Avec des prophètes devenus DRH ? + + Les jeunes que vous visez là, voyant l’Eglise considérer que chez nous le français n’est plus à la page et doit céder la place à l’anglais, ne risquent-ils pas d’appliquer la « modernité » - pourtant soumise à question par le Pape ! - aussi au corps et à l’esprit de la tradition et des dogmes catholiques ? Et, dans cette veine, de vous demander de vrais emplois, avec des rémunérations fixes confortables, des primes et boni, des « stock options », des avantages en nature, des voitures avec chauffeurs, l’abandon des vœux de chasteté, des crèches (au sens actuel) pour leurs enfants auxquels ils ne sauraient alors renoncer… + +Nous sommes persuadés que ce qui nous paraît être une malheureuse erreur de « Qom » (communication) ne saurait être que condamnée et promptement réparée par la Conférence des Evêques de France, sans qu’icelle, et d’autres personnes concernées et consternées, aient besoin d’en appeler au Vatican. + + Veuillez agréer l’expression de notre confiance en la solidité d’une Eglise de France qui a toujours su surmonter victorieusement ses périodes d’affaiblissement et de perte de ses repères. + + Avenir de la langue française (ALF) : président Albert Salon ;

09.12.2007

INS ONT... ILS ONT ECRIT...

Florilège des déclarations du monde politique et de la société civile … - • ONGENA Tom, porte-parole de l’Open VLD, - : … Nous n’avons jamais changé d’avis. Nous nous sommes toujours opposés à une tripartite classique. Nous ne refusons aucune autre piste et nous privilégions toujours celle de l’Orange bleue, même si sa clef est entre les mains de la famille sociale-chrétienne… - • VANDENBERGHE Hugo, CD&V, sénateur - : … La piste qui conduirait dans un premier temps à voir un gouvernement violet suivi quatre mois plus tard d’une tripartite englobant le CD&V est une construction que nous ne soutenons pas ! - • MICHEL Etienne, directeur général du Secrétariat général de l’Enseignement catholique (SEGEC) - : … Sur base des réponses de 177 directions (Ndlr sur 240 questionnées), il s’avère que 40 % des écoles secondaires ont été confrontées à des files anormales… les conditions du dialogue entre parents et école ont été perturbées par la logique de la file d’attente… - • LAMBERMONT Thierry, président de l’UFAPEC - : … Notre réseau (Ndlr : du libre) a été plus affecté. En réalité le décret « inscriptions » était dirigé contre le libre. Deux ou trois écoles considérées comme élitistes ont été prises pour cibles. Et le décret censé mettre fin à ces situations a été étendu à toutes les écoles… - • LIAGRE Guy, pasteur, président de l’EPUB - : … Il est clair que certaines de nos églises locales vont pratiquer des bénédictions nuptiales de couples homosexuels. Tout comme certains de nos pasteurs accompagnent des divorcés, voire des fidèles qui s’engagent dans la voie d’une euthanasie… Le débat est ouvert : les personnes concernées savent qu’elles peuvent désormais en parler sérieusement avec leur pasteur, qui les renverra, le cas échéant, vers des communautés plus libérales… - • HENROTTE Joseph – Wallons non coupables - : … La vérité, c’est qu’au début de la Belgique, 90 % des Wallons parlaient des patois wallons et 90 % des Flamands des patois flamands. La « francophonie », c’était de 10 à 15 % de notables et propriétaires plus instruits ou plus snobs qui parlaient français tant en Flandre qu’en Wallonie, et évidemment à Bruxelles… Franchement, un francophone d’aujourd’hui, à moins que son arrière-grand-père n’ait été un « fransquillioen » mal embouché, ne doit montrer aucune repentance et n’a aucune dette morale à racheter. En outre, dès le début, loin d’obliger les Flamands à vivre en français, il a été décidé, sous la pression du clergé flamand, que l’enseignement primaire en Flandre serait donné en néerlandais. En Wallonie, c’est le français qui est devenu la langue de l’enseignement obligatoire. C’est comme cela… que nous avons presque perdu l’usage de nos wallons… - • COPPI David, journaliste, dans son billet Humeur publié dans le quotidien Le Soir du 04 décembre 2007 - : … est admiratif de « l’art en politique de retomber sur ses pattes ». Prenez, par exemple, la façon dont Didier Reynders aime à balayer l’idée d’une majorité tripartite parce que, répète-t-il, elle provoquerait l’ «immobilisme» pour le pays…. De la part du coresponsable, avec Yves Leterme, les deux grands patrons des partis dominants de l’Orange bleue d’un surplace (tendance recul) de six mois, poser de telles exclusives, avec de tels arguments, on reste paf !…