17.05.2010

13 JUIN 2010 : LE FEDERALISME DE COOPERATION EST MORT,VIVE LE FEDERALISME DE RESPONSABILITE ?

… Etape obligée du confédéralisme voulu par la Flandre. = = =Rappelons-nous la carte blanche signée Yves Leterme, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande, publiée dans le quotidien Le Soir du 11 juillet 2005 : "Fini le fédéralisme de coopération vive le fédéralisme de responsabilité". Rappelons-nous les propos de Bart Somers, président de l'Open VLD, au quotidien Le Soir en 2005 : "La Flandre veut des avancées autonomistes : emploi, fiscalité, BHV… Mon identité flamande est plus importante que mon identité belge. Mais je ne veux pas liquider le pays. L'objectif, c'est vivre ensemble en Europe". Décodées, ces déclarations signifient : "Nous voulons une Belgique flamande".+ + +La Belgique est née avec le fédéralisme ; elle mourra avec l'écornement du fédéralisme : le confédéralisme ! La voie ouverte à la Belgique flamande. + + Au demeurant, début décembre 2005, le groupe flamand de réflexion "In de Warande" réclame la scission de la Belgique. Dans le même temps, le Vlaams Belang renouvelle son appel à la scission. Dans la foulée, fin décembre 2005, le groupe "Pavia", rassemblement de politologues francophones et flamands, s'inquiète : "Que veut-on faire de ce pays ?" + + Poser la question, c'est la poser à la Flandre. Les partis flamands, ouvertement confédéralistes ou séparatistes, sont largement majoritaires en Flandre car dans tous les grands partis flamands, CD&Vlaams, Open VLD, SP.A, figurent d'anciens Volksunie. Et la Flandre marque une volonté ferme d'imposer SA volonté sur l'ensemble du territoire belge. + + En juin 2007, le directeur général du Centre de Recherche et d'information socio-politique, Crisp, Vincent de Coorebyter, a souligné dans Le Vif/L'Express le danger d'un déchirement de la Belgique que constitue la maitrise du jeu fédéral par la Flandre : "Pour la première fois, constate Vincent de Coorebyter, les partis flamands veulent imposer une réforme institutionnelle à des partis francophones qui ne sont pas demandeurs. Et le cartel CD&V ne demandera pas une réforme cosmétique. Il aura beaucoup de monde contre lui s'il ne l'obtient pas, et se battra comme un beau diable pour trouver les voix nécessaires aux avancées institutionnelles voulues en Flandre…" Il enchérit : "… Pour la première fois, la situation arithmétique postélectorale peut mener à la fin de la Belgique…"+ + +Une évidence : le sentiment national flamand vers son accession au statut d'Etat-nation devient irrépressible. L'enjeu des élections du 13 juin 2010, ce n'est pas tant le social, les pensions, la sécurité, la fiscalité… ceux-ci sont des activités naturelles de tout Etat ; le vrai enjeu est celui de la survie de la Belgique française, la survie du français et de la culture française à Bruxelles et en Wallonie. + + L'Europe ne pourra rester indifférente à la situation qui sortira du scrutin. Aux Francophones à bien gérer l'après-scrutin : rester unis et fermes. Un appel pressant aux grands et aussi aux petits partis qui ont pour programme le respect de l'identité française, le respect de la culture et de la langue françaises. + +Nous invitons les petits partis à rechercher dans l'après-élections une unité politique et une culture politique; nous les invitons à élier les fondements de cette unité de vie; la reconnaissance des particularismes dans un bloc solidaire.

05.05.2008

BHV : C'EST LA FIN...

LES "M'AS-TU-VU" FLAMANDS … ===Ils ont la prétention, l'arrogance, l'hypocrisie : "Si tu ne me donnes pas ce que je veux, je te casse…"; "Moi, j'ai les moyens…" ; "Nous, nous voulons simplement BHV et nous l'aurons de gré ou de force…" ; "Si le gouvernement tombe, c'est la faute aux francophones…". ==="Une solution négociée…" ? Peut-être bien, mais… dit Ludwig Caluwe, chef de groupe CD&V au Parlement flamand : "… les francophones doivent comprendre que quelque chose a changé dans ce pays…". Il ajoute que "s'il y a une solution négociée de BHV avec les francophones, il n'est pas question pour le CD&V – parti du Premier ministre Yves Leterme – de nommer les bourgmestres francophones de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem ; il n'est pas question d'une circonscription électorale fédérale ou de la réinstallation de circonscriptions électorales calquées sur les arrondissements ; il n'est pas question d'élargir Bruxelles ; il n'est pas question de…". ===Les genoux à terre, le passage sous le joug flamand ! ===Didier Reynders, Elio Di Rupo, Joëlle Milquet, Olivier Maingain auront-ils le courage de dire NON ? Auront-ils la dignité de faire front ? Auront-ils l'humilité de reconnaître l'inanité de leurs luttes internes ? Auront-ils la fierté de leur Espace Wallonie-Bruxelles ? Auront-ils la noblesse de l'amour de la langue et de la culture françaises ? Auront-ils la grandeur du respect de l'identité francophone ? "Auront-ils l'honneur de maintenir leurs déclarations antérieures, en substance : ouverture de discussions communautaires subordonnée à la prise en considération d'une circonscription électorale fédérale et à la nomination des bourgmestres francophones de trois communes de la périphérie bruxelloise ? On observera, au passage, un certain "voile" sur l'élargissement de Bruxelles ! ===Les partis francophones suivront-ils les propos lucides de Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre FDF, et de José Happart, PS, président du Parlement wallon ?Olivier Maingain : … Dès l'inscription à l'ordre du jour de la séance plénière de la Chambre de la proposition de loi, il y aura un problème politique… Voyons si les partis flamands sont capables de résister au Vlaams Belang… Si le Premier ministre ne sait pas faire respecter les accords de gouvernement, qu'il en tire les conséquence. Qu'il se débrouille et se démette. ===José Happart : … Si les partis flamands veulent faire tomber le gouvernement qu'ils le fassent, et s'ils ne veulent plus de la Belgique, qu'ils le disent. C'est trop confortable pour eux : ils se feraient plaisir au passage en votant l'ordre du jour avec BHV, à charge pour les francophones de sauver la mise ! Les partis flamands doivent savoir si c'est le Vlaams Belang ou Dedecker qui donnent le tempo chez eux… Si un jour une majorité devait se dégager pour le conflit d'intérêts, je prendrais acte, c'est la démocratie, mais je dis que, personnellement, je suis contre. Et puis quoi, de conflit d'intérêts en conflits d'intérêts, les Flamands vont jouer avec ça jusqu'à quand ? Jusqu'à 2009 et à des élections générales, régionales et fédérales en même temps ? Ca non plus, je ne le veux pas. Tout le monde doit respecter l'accord de gouvernement, qui a eu la confiance au parlement fédéral. C'est le job de Leterme. ===Les francophones accepteront-ils un énième affront ? Nous appellerons-nous encore Wallons, Bruxellois ?