20.02.2009

NE M'APPELEZ PLUS BELGIQUE, APPELEZ-MOI BELGIË...

… Avec la bénédiction de tous les partis francophones… Après avoir accordé à la Flandre tous les postes régaliens, à l’exception du Service Public des Finances (très critiqué par les Flamands), les partis francophones au sein du gouvernement Leterme ont marqué leur accord sur la présentation officielle de la candidature de Luc Van den Brande, CD&V, à l’exercice de la fonction de Secrétaire général du Conseil de l’Europe. Luc Van den Brande rappelle opportunément que c’est l’ensemble des partis du gouvernement « et avec une grande conviction du côté francophone » qui a présenté sa candidature ! = = = Luc Van den Brande, sénateur CD&V, ancien ministre-président de la Région flamande, s’est particulièrement distingué par son flamingantisme intransigeant, « et ses multiples prises de position discriminatoires, rappelle Eric Libert, secrétaire général d FDF, à l’égard des francophones de la périphérie et contraires aux résolutions du Conseil de l’Europe ». Les délégués francophones André Flahaut, PS, et Philippe Monfils, M R, à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sont critiques et résignés : « il est maintenant presque incontournable, déclare André Flahaut. Luc Van den Brande a un double visage. Il faut analyser son discours politique belge, et ne pas se tromper : il a des réflexes flamands d’abord ». Philippe Monfils appuie les dires de son collègue socialiste : « Oui, Luc Van den Brande a une tache sur son CV. C’est l’opposant principal à la ratification par la Belgique de la convention sur les minorités. Il a toujours milité contre le respect par la Flandre des droits des minorités. C’est pourquoi nous ne sommes pas partisans de Luc Van den Brande ». = = = Nonobstant les critiques des délégués francophones, les chances de Luc Van den Brande d’être élu sont réelles sur la base de l’alternance, le secrétaire général sortant étant un travailliste. Le gouvernement Leterme avant cependant la possibilité de présenter un parlementaire francophone, soit CDH, soit M R, à défaut d’un PS ! Il ne l’a pas fait. La Flandre a imposé son candidat, parfait défenseur de ses intérêts ! Un pied de nez au bon sens fédéral ! = = = Les francophones de la périphérie devront faire le deuil de leurs espérances si Luc Van den Brande est élu secrétaire général. Les résolutions du Conseil de l’Europe priant la Belgique de respecter les Droits de l’Homme seront classées aux oubliettes, conséquemment la Convention-cadre de protection des minorités nationales ne sera jamais ratifiée par la Belgique et les trois bourgmestres francophones ne seront jamais nommés ! Au demeurant, Luc Van den Brande écarte toutes les accusations de l’Europe. Pour ce qui est de la Convention-cadre, « elle est en contradiction avec nos fondements institutionnels ; elle réintroduirait le bilinguisme généralisé ». En ce qui concerne la nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie, il affirme que les instances européennes font « fi de nos accords institutionnels belges ». = = =Nous nous répétons. Que font nos vice-Premières ministres et nos ministres francophones au kern et au Conseil des ministres élargi ? Sont-ils des beni oui oui ? Des serviteurs de la Flandre par naïveté ? = = = Ne dites plus Belgique, nos représentants politiques l’ont donnée tout entière à la Flandre !

28.07.2008

LES BELGES EN AFGHANISTAN POUR LONGTEMPS...

… titre le quotidien Le Soir des 26 et 27 juillet 2008. "Guardian Falcon", la mission belge qui présidera au déploiement par l'armée de nos avions F-16 à Kandahar en Afghanistan, devrait s'inscrire dans la durée. Pieter Decrem, CD&V, ministre de la Défense, envoie nos soldats au combat au nom de la solidarité internationale. Décision entérinée par tous les partis composant le gouvernement Yves Leterme 1er.Quel Afghanistan pour quelle mission ? Le déploiement aérien belge a été avalisé jeudi 24 juillet 2008 en kern, cabinet ministériel restreint, et approuvé vendredi 25 juillet en Conseil des Ministres. Sur papier, les F-16 belges seront en mission "strictement limitée au cadre" de la Force internationale d'Assistance et de Sécurité (Fias) ; ils n'iront au feu qu'en "appui aérien aux troupes de la Fias se trouvant en situation d'urgence". Le gouvernement ajoute : "Très exceptionnellement et dans des situations bien spécifiées, un appui peut être fourni aux forces de la coalition de l'Opération Liberté immuable".On observera que la Belgique s'aligne sur les règles d'engagement et limitations qui sont celles des Pays-Bas. Prélude d'une intégration des forces armées belges dans celles des Pays-Bas ? Il faut se faire une raisons : les francophones devront apprendre à vivre dans un Etat soumis à sa majorité flamande.Mais alors en quelle langue nos soldats wallons et Bruxellois francophones seront-ils commandés ? En français ? Impensable, semble-t-il, puisqu'ils se trouveront en zone néerlandaise. Reste le néerlandais et l'anglais, deux langues étrangères. Comprendront-ils les ordres ? L'histoire se répéterait-elle ?Que nous débite André Flahaut, PS, ancien ministre de la Défense, par ses propos anti-intervention militaire en Afghanistan ? Des propos mensongers ? Des propos hypocrites ? Se place-t-il en marge du parti socialiste ? Est-il le messager-paravent du PS ? Il est permis de se poser ces questions au constat de l'approbation du PS – et de celle du CDH – en Kern et en Conseil des Ministres, de l'envoi de F-16 et des militaires sur le terrain opérationnel en Afghanistan.

01.02.2008

ILS ONT DIT... ILS ONT ECRIT...

Florilège de déclarations dans les médias…---• de COOREBYTER, directeur général du CRISP (Centre de Recherche et d'Information SocioPolitiques) - : … Olivier Maingain est perçu comme le symbole le plus clair de la résistance francophone… Un phénomène que nous avons connu jadis avec José Happart en Wallonie. Lorsque les Flamands agacent les francophones avec des exigences ou des revendications et que quelqu'un s'oppose à eux de manière forte et déterminée, il est aussitôt identifié par l'électeur. De plus, Olivier Maingain est président du FDF, un parti qui a toujours été à la pointe de la défense des intérêts francophones.---• MAINGAIN Olivier, FDF, député-bourgmestre, président du FDF – Dans une interview à l'hebdomadaire "Télé Moustique", Olivier Maingain se prononce pour la création d'un grand Brabant bilingue pour résoudre le double problème du carcan de Bruxelles et de BHV : C'est ce que nous proposons aux négociateurs flamands. Dans le Brabant wallon, l'activité de Waterloo, Braine l'Alleud ou La Hulpe, pour ne citer que ces communes, est étroitement liée à la proximité de Bruxelles. Nous sommes prêts au bilinguisme d'une grande région bruxelloise qui épouserait pratiquement tout le contour de l'ancienne province du Brabant… La protection des minorités linguistiques, je l'exige à Bruxelles pour les néerlandophones tout comme je l'exige en périphérie et à Fourons pour les francophones. Je l'exigerai avec la même force pour les Flamands qui vivent dans le Brabant wallon… Tout ce qui conduirait à distancier Bruxelles et la Wallonie entrerait dans la logique du confédéralisme donc vers le séparatisme en puissance. Or, je souhaite ardemment que la Belgique fédérale perdure. J'ajoute que j'ai un profond respect pour le mouvement flamand dans sa dimension sociale, mais si la Flandre veut être un Etat indépendant, ce sera son choix. Qu'elle sache cependant qu'elle n'emmènera ni Bruxelles ni la périphérie…---• DUCHATELET Roland, Vivant, président anversois de Vivant, député - : … Si l'on veut vraiment faire de Bruxelles la capitale de l'Europe, nous devons oser élargir les frontières de Bruxelles jusqu'aux frontières du Brabant flamand et du Brabant wallon…---• VAN DE BERG Guy, 1060 Saint-Gilles, dans le Courrier du quotidien Le Soir du 31.01.2008 - : … Mon souhait serait, comme celui de nombreux francophones, que tous les politiques qui nous représentent, accordent leurs violons et fassent front commun. Si nous ne sommes pas, à la base, demandeurs de la scission du pays, il faut faire comprendre clairement aux responsables flamands quelles sont leurs limites que nous ne souhaitons pas outrepasser. Et qu'au-delà de cette barre, nous serions contraints d'entrer dans une phase de liquidation du pays, ce qui signifierait pour les francophones la création d'un nouvel Etat, Bruxelles-Wallonnie (Ndlr : quelles seraient ses frontières ?) avec toutes les conséquences qui en résultent (…)---• MAINGAIN Olivier, FDF, député fédéral MR, président du FDF - : … Ils (Ndlr : Les Flamands) vont comprendre que la réforme se fera selon notre tempo. En outre, ils ont tout intérêt à ne pas oublier que leurs exigences auront un prix, et ils n'échapperont pas à la facture…---• FLAHAUT André, PS, député, ancien ministre fédéral de la Défense, à propos de la déclaration du nouveau ministre fédéral de la Défense, DE CREM Pieter, CD&V, de réduire de 20 % le nombre de généraux d'ici 2009 - : … Il applique une décision déjà prise. Et il brise l'équilibre : cinq Flamands sur sept haut gradés sont nommés…---• MILQUET Joëlle, CDH, échevine-présidente du CDH - : … Que la N-VA dise oui ou non, on peut, entre gens équilibrés, trouver des solutions justes. Nous ne subissons plus ce chantage constant d'une N-VA qui était indispensable pour trouver une majorité simple…Les francophones ne seront pas agressifs, mais ils n'iront pas à Canossa…