07.07.2010
QUELQUES ETAPES DE L'ACTIVISME FLAMAND...
PENDANT L'OCCUPATION ALLEMANDE DE 1914 A 1918… + + +1914 - Le pasteur hollandais , un certain Dommeler, établi à Gand, patronne un cercle flamingant "Flämen Politik", avec l'appui du Chancelier allemand Theobald von Bethmann-Hommeweg, lequel songe à une annexion pure et simple de la Belgique plutôt qu'à une scission entre le Nord et le Sud; l'Empire allemand aurait ainsi un accès direct à la Mer du Nord et disposerait d'un port maritime, Anvers ; l'Empire allemand deviendrait une puissance économico-maritime. + +1914-1918 - Tout au long des années de guerre, un aumônier flamand se rend chaque dimanche dans les tranchées du front de l'Yser pour y célébrer la messe uniquement en flamand ; il y distribue des icônes à texte uniquement en flamand, le français étant strictement exclu. + + 1915 - Le Chancelier allemand répond aux sollicitations de la "Flämen Politik" en séparant les soldats néerlandophones des soldats francophones dans les camps de prisonniers de guerre1916 - La flamandisation de l'enseignement et des services administratifs, de l'université de Gand, la séparation administrative du pays entre le Nord et le Sud, l'usage exclusif du néerlandais dans les service publics bruxellois. + + 1917 - Un premier Conseil flamand, soutenu par les Allemands, se tient avec 125 délégués et fait instituer la séparation entre la Flandre, avec Bruxelles comme capitale, et la Wallonie, avec comme capitale Namur. + + 1918 - Le clergé flamand pèse fortement sur la vie publique citoyenne pour une annexion de la Belgique à l'Empire allemand. + + Qu'observe-t-on aujourd'hui ? La "Flämen politik" est toujours bien vivante ! La flamandisation généralisée de Bruxelles et de la Wallonie est bien lancée : tous les postes régaliens - à l'exception des Finances - sont entre les mains des Flamands ; les porte-paroles des principales institutions publiques sont des néerlandophes ; les francophones sont soit des adjoints à la direction, soit affectés à la direction de postes de seconde zone ; les médias francophones vantent les mérites du bilinguisme flamand/français… le puissant Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie sonne à la porte du Benelux…
15:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dommeler, flamen politik, clerge |
Facebook |
11.05.2010
ECOLO SE DIT OUVERT. A QUOI ?...
« Nous restons ouverts pendant les transformations », déclarent les coprésidents de Ecole, Sarah Turine et Jean-Michel Javaux. Ouverts à quoi ? A la transformation de quoi ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Tout dire et ne rien dire à la fois ! Du blabla électoral ? Du verbiage ! De la tromperie électorale, pardi !Une chose est claire, c’est que Ecolo se fiche de l’institutionnel qui touche le droit des gens : celui de vivre dans sa langue et sa culture. Et cela, Olivier Deleuze , le revenant, le dit dans un entretien avec Pierre Bouillon, journaliste, publié dans le quotidien Le Soir du mardi 11 mai 2010 : « … L’institutionnel n’est pas notre tasse de thé. BHV ? C’est important pour les gens qui vivent là. Mais si on en fait l’essentiel… ». Autrement dit : le droit des gens, le droit des Francophones, on s’en f… L’important, c’est l’environnement ; le droit des gens, c’est marginal !Ecolo doit le savoir et il le sait ; il n’y a pas de compromis possible avec les Flamands. Ils sont tous nationalistes et impérialistes ; de la N-VA en passant par la Liste De Decker, Spirit, CD&Vlaams, SP.A, Open VLD, Groen. Une application pure et simple de la doctrine flamande mise au point pendant la Grande Guerre 1914-1918 avec la participation de l’occupant allemand, ce que l’on appelle la « Flämen Politik » dont l’objectif pour les Allemands étaient l’annexion de la Belgique et avoir un accès direct avec les océans, et pour les Flamands, la scission de la Belgique en deux Etats : la Flandre avec Bruxelles comme capitale et la Wallonie centrée sur Namur…Un vasselage de la Wallonie avec l’instauration obligatoire du bilinguisme dans toutes les administrations publiques…Est-ce la volonté de Ecolo ?
17:12 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarah turine, jean-michel javaux, ecolo, allemands, flamen politik, bilinguisme |
Facebook |
28.04.2010
LA MAISON BELGIQUE...
… s’écroule ! L’assaut final à la Maison Belgique a été donné en 2005. Les partis démocratiques flamands se sont positionnés. A cette époque, Yves Leterme, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande, a relancé le brulot communautaire de la Sécurité sociale. La Flandre, unanime, l’a suivi.<><>La position des Flamands est sans concession. C’est : = = - scinder BHV, point final = = - non à des compensations = = - non à l’élargissement de Bruxelles = = - non à un couloir entre Bruxelles et la Wallonie = =- non à la nomination des maïeurs de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem = = - non à une extension des pouvoirs de la Communauté française en périphérie = = - oui à la reflamandisation de Bruxelles = = - oui à une Belgique plus flamande = =Le CD&Vlaams, en cartel avec la N-VA à l’époque, prend une position très tranchée en matière constitutionnelle ; il exige que les revendications flamandes soient rencontrées. Et veut une Constitution confédérale. <><>L’Open VLD propose, toutefois, le dialogue ouvert et suggère le renforcement de la Maison Belgique par une refédéralisation de certaines compétences et une transformation d’une partie de sénateurs en élus d’une circonscription belge unique. Guy Verhofstadt, Open VLD, Premier ministre, suggère une révision des mécanismes de financement, une mise à contribution des entités fédérées et une analyse de la dette publique. L’Open VLD paiera très cher cet assouplissement de la position flamande aux élections de 2007 ; il reviendra à une ligne dure.<><>Le SP.A revendique la régionalisation de l’emploi ; il se met un peu en retrait sur le plan communautaire. Il se radicalisera, par la suite, en s’alliant à Spirit. Mais il ne pourra éviter la débâcle en 2007.<><>Au fil des jours, nous visiterons les partis flamands : leurs visées, leur territorialisme, leur nationalisme, dans la continuité de la « pensée flamande » cadrée pendant l’occupation allemande de 1914-1918, avec l’appui de la Chancellerie allemande, connue sous le nom de « Flamen politik », nom d’un cercle gantois qui lui donne une structure. Nous alternerons avec les partis francophones. Nous visiterons leur ambigüité, leur individualisme.
14:15 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maison belgique, revendications flamandes, dialogue, circonscriptionbelge, spirit, flamen politik, chancellerie allemande |
Facebook |
26.04.2010
B.H.V. : UNE CAPITULATION ANNONCEE...
* Les prémices : = =- l’interdiction d’antenne à Olivier Maingain, président du FDF, par Didier Reynders, président du MR, sur injonction des Flamands = =- les critiques acerbes de Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, à l’égard du MR et du FDF = =- la mollesse de Ecolo = =- le silence du CDH = =- les « peanuts », les cacahouètes en amendements francophones à la note « flamande » de Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, médiateur = =* Au panier des extravagances, les déclarations de résistance des Francophones : ondrinkbaar (imbuvable), onverteerbaar (indigeste), onrechtvaardig (injuste), onbeduidend (insignifiant), onstichtelijk (scandaleux) … = =* A la poubelle : = =- La loi de 1921 qui établit la langue néerlandaise comme langue officielle dans les provinces flamandes, et la langue française comme langue officielle dans les provinces wallonnes, et Bruxelles comme région bilingue. Des facilités administratives sont accordées aux habitants des communes comptant une minorité linguistique de 20 %. Tous les dix ans, un recensement linguistique offre, aux communes situées le long de la « frontière linguistique… (souple) », une possibilité de changer de régime linguistique. = =- La loi de 1932 qui confirme l’unilinguisme de chaque région, le bilinguisme à Bruxelles et la possibilité aux communes de changer de statut linguistique. Une première entorse toutefois est portée à la loi de 1921 en relevant la base des facilités administratives à 30 %. = = Le premier recensement de l’après-guerre en 1947 indique une extension de la francisation des alentours de Bruxelles : trois communes flamandes – Berchem Ste Agathe, Evere, Ganshoren – passent à Bruxelles et quatre autres communes flamandes – Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Wemmel – obtiennent des facilités. La Flandre prend peur. Trop, c’est trop pour le Mouvement flamand. Il pousse la Flandre à la radicalisation. = = 1961. Premier coup de griffes à la loi de 1921, remaniée en 1932. Le recensement de la population est amputé du volet linguistique. = = 1962. Coup de massue mortel à la loi de 1921/1932, le ministre de l’Intérieur, Arthur Gilson, PSC, trace une nouvelle « frontière linguistique… (figée) », supprime le recensement linguistique décennal, dresse une liste non évolutive d’une trentaine de communes « bénéficiant » de facilités administratives. = = Dès après la signature des accords, la Flandre conteste le caractère définitif des facilités administratives ; elle ne leur reconnaît qu’un caractère temporaire : le temps de s’intégrer. = = L’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV, est entrainé dans le conflit communautaire. Le brûlot BHV est ouvert. Le nationalisme flamand est « déifié ».= =* Résultat de la présente crise institutionnelle : = =- BHV sera scindé = = - Bruxelles sera enclavée en Flandre = =- Les droits des Francophones seront limités dans le temps = =- La bilinguisation des services administratifs wallons est mise en œuvre = =* Adieu l’élargissement de Bruxelles, bonjour le vasselage de la Wallonie.= =La Belgique française de 1830 est morte. Leve België 2010. = =La « Flamen politik », définie dans un cercle gantois pendant la Grande Guerre 1914-1918 avec la collaboration de la Chancellerie allemande, se réalise à grandes avancées..
15:21 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecolo, poubelle, peanuts, premices, regime linguistique, radicalisation, recensement, flamen politik, flandre, arthur gilson, psc, bhv, leve belgie |
Facebook |
16.10.2009
LA SATELLISATION DE BRUXELLES... ET DE LA WALLONIE...
BHV, nonobstant le mutisme du Premier ministre Herman Van Rompuy, CD&Vlaams, revient sur le devant du drame bruxellois. Les six mois de répit de la procédure de conflit d’intérêts arrivent à expiration. Que fera la Communauté germanophone, la seule arme de neutralisation de six mois, selon d’aucuns, qui reste à la Communauté française ? + + + Bruxelles menacée par le plan d’absorption par étape de la Flandre – La stratégie flamande + + + Dans une première étape, la stratégie flamande, découlant de la Flamen politik initiée par le gauleiter allemand von Bissing pendant la guerre 1914-1918, est d’isoler la ville de Bruxelles de sa périphérie flamande et wallonne et de constituer le Grand Bruxelles regroupant en une seule entité les communes du pentagone. Bart De Wever, historien, président de la N-VA, n’ignore pas les propositions von Bissing de redélimitation de la Belgique après l’armistice négociée entre les belligérants neutralisés, l’Empire allemand et les nations alliées. Ce point d’histoire que les historiens francophones ont toujours masqué et continuent à masquer.<><>Pour Bart De Wever, et avec lui l’ensemble des Flamands : « Bruxelles est une fenêtre de la Flandre ouverte sur le monde... La seule partie de la Flandre où on a réussi à imposer l’identité belge à la population... C’est le dernier obstacle... » <><>Dans une seconde étape, ce sera de faire sauter ce « dernier obstacle », et d’absorber Bruxelles au prix d’un sordide marchandage de compensations financières accordées à la Wallonie. Le rideau sera tiré. Deux Régions unilingues redéfiniront la Belgique : een Streek Vlaanderen, une Région flamande triomphante, et une Région wallonne vivotante ! <><> Dans le cadre de la première étape, la stratégie flamande est la critique de la gouvernance bruxelloise : structure morcelée, couteuse, gestion patriarcale ; l’étouffement financier et social pour imposer à Bruxelles exsangue une cogestion bi-communautaire (transitoire) avec des institutions paritaires ; la non-ratification de la convention-cadre de protection des minorités nationales en présentant la population bruxelloise, y inclus l’imposante majorité francophone, comme une mosaïque de minorités insignifiantes. Au demeurant, des voix flamandes avancent sournoisement que Bruxelles est démographiquement une ville multilingue dont la diversité culturelle devrait être gérée par un Flamand. Une première pierre a été posée par Bert Anciaux, Spirit, lors de l’acquisition des anciens bâtiments de la RTB place Flagey à Ixelles et de la constitution d’une asbl à dominante flamande pour sa gestion ; la fixation de la population bruxelloise sur les « bienfaits » de la connaissance de la langue de l’autre, notamment par le canal des classes d’immersion, permettant à la Flandre de poursuivre en toute quiétude l’homogénéisation linguistique de son territoire délimité par les accords de 1962-1963. <><>Il ne faut dès lors pas s’étonner de l’existence d’une complicité entre les confédéralistes flamands et les régionalistes wallons pour « céder » Bruxelles - enclave dans un territoire homogène néerlandais - à la Flandre en échange de compensations financières. L’on comprend mieux la « violence » des réactions des régionalistes wallons à l’idée d’une cession à Bruxelles de quelques km2 de territoire, Waterloo et Braine L’Alleud, qui permettrait la constitution d’un axe Wallonie-Bruxelles culturellement fort. Car Bruxelles a besoin de cet adossement à la Wallonie pour survivre en français. + + + La remise en cause des frontières administratives régionales. La solution pragmatique.+ + +« Il suffit de cinq minutes de courage politique » a déclaré une personnalité politique flamande pour régler les problèmes communautaires ».<><>La solution pragmatique se puise dans ces cinq minutes de courage politique de la classe politique : dire oui à la remise en cause des frontières administrative de 1963 ; dire oui au rétablissement d’un recensement linguistique et à la fixation définitive des frontières des Régions sur la base des résultats, commune par commune, du choix de la langue.<><>Une certitude : ne rien changer aux frontières administratives actuelles, c’est ouvrir la voie à la constitution d’un Etat composé de deux Régions unilingues, dont les contours ont été arrêtés par la Flamen politik. Une Région flamande avec Bruxelles comme capitale et une Région wallonne avec Namur comme capitale.<><>Privée de ses possibilités d’extension, conséquemment de revenus, Bruxelles devra immanquablement passer sous le joug flamand pour assurer son fonctionnement ; la Wallonie, elle-même tributaire de la Flandre, ne pourra lui apporter le soutien financier nécessaire. Le processus de dépendance s’accélérera pour aboutir à son intégration dans le milieu flamand qui l’encercle. La boucle sera bouclée. Bruxelles, capitale unilingue néerlandaise de la Flandre linguistiquement homogène. <><>Mais, diable, les politiques ne trouveraient-ils pas les cinq minutes de courage pour une remise en cause des accords aberrants de 1962-1963 ? Avoir le courage d’être pragmatique, serait-ce trop demander à des édiles carpocapsés par l’égotisme ? Ces personnalités savent qu’une ville ne peut survivre financièrement, socialement, économiquement en restant corsetée dans ses limites primitives. Une ville vivante est en perpétuelle extension dans le périmètre de son hinterland. Encore faut-il concrétiser ce constat ! Une communauté urbaine ?<><>2009 n’est plus 1963. Bruxelles, maintenant, par les lois économiques, s’étend de Waterloo à Leuven. Ne le vit-on pas, près de chez nous, avec la ville de Lille ? Son rayonnement s’étend par-delà les frontières d’Etat et les frontières linguistiques par le nouage de liens forts avec la ville wallonne de Tournai et la ville flamande de Kortrijk (Courtrai) et la constitution entre elles d’une Communauté urbaine au grand bénéfice des communes qui la composent. Lille métropole urbaine transfrontalière. <><>L’hypothèse d’un statut d’indépendance et celle d’un statut de ville internationale sont à rejeter fermement. Elles impliquent l’éclatement de la Belgique. Deux hypothèses incompatibles dans le cadre d’un Etat fédéral.+ + +La Wallonie, un fruit qui murit pour la satellisation + + + La Flandre se positionne sur les « frontières » pour lancer un raid sauvage sur la Wallonie. La Flandre veut une liaison directe, de territoire à territoire, avec sa cousine germanophone, l’Allemagne. Elle prépare le terrain en faisant introduire le bilinguisme dans l’enseignement, et même l’unilinguisme flamand dans le secteur hôtelier, en faisant miroiter l’octroi d’un emploi, d’un logement, de soins à ceux qui s’engagent à pratiquer le flamand… <><>Une Flandre triomphante, car elle sait que la Wallonie, dont toute l’économie, tous ses réseaux routier, ferroviaire, fluvial sont axés sur Bruxelles et les ports d’Anvers et de Zeebrugge, sera dépendante d’elle, sera son satellite amené, à échéance plus ou moins rapprochée, à être intégré dans son territoire. <><>Au demeurant, le destin de la Wallonie a été tracé lors de la constitution du Benelux, l’entente économique entre la Belgique, la Néerlande et le Grand-Duché de Luxembourg, appelé à s’arrimer au puissant land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, peuplé de quelque 18 millions d’habitants : dilution dans la Germanie reconstituée.+ + +Conclusion + + +Un appel de vigilance aux édiles wallons. Un appel au sauvetage du français.
16:57 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : satellisation, strategie, flamen politik |
Facebook |