01.03.2011
LA MEMOIRE : ELECTIONS REGIONALES DE JUIN 2004
Une Flandre nationaliste radicalisée, marquée de la griffe Yves Leterme, CD&V, sortie des urnes.
Une volonté d’indépendance clairement exprimée dans un accord gouvernemental scellé entre cinq partis pour diriger la Région flamande, CD&V, Open VLD, SP.A, Spirit, Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA), sous la houlette de Yves Leterme. Son credo, aux accents nationalistes, est de donner de l’espace aux atouts et aux chances des Flamands. Une Flandre plus indépendante, plus flamande. La cohabitation multiculturelle, « inburgering », passera par une meilleure connaissance du néerlandais tant pour les nouveaux venus que pour les anciens en quête de travail. Le caractère flamand de la périphérie bruxelloise sera renforcé ; il marquera la volonté de la Flandre de scinder, sans atermoiements ni tergiversations, « onverwijld », tant l’arrondissement électoral que judiciaire de BHV, ainsi que la volonté de ne pas ratifier la convention-cadre sur la protection des minorités.
La Flandre entend user librement de sa puissance pour réaliser les résolutions de mars 1999 - une mise à jour actualisée de la Flamenpolitik, la marche en avant de la Flandre, élaborée en 1917 sous l’occupation allemande - du Parlement régional flamand, à savoir : 1. L’autonomie complète en matière de soins de santé, de politique familiale, de coopération au développement, de télécommunications et de politique scientifique. 2. Une autonomie fiscale et financière accrue. 3. Une autonomie constitutive complète. 4. La régionalisation de l’infrastructure ferroviaire et de son exploitation. 5. Une solidarité objective et transparente à l’égard des autres entités fédérées du pays. 6. Des paquets homogènes de compétence menant à plus d’autonomie en matière de politique de l’emploi, de l’énergie, de circulation routière, y compris le fonds des amendes, la législation en matière de loyer, les compétences en matière de sécurité et de justice…
La Flandre n’hésite pas à étaler sa toute puissance du nombre et son arrogance en applaudissant les menaces de Geert Bourgeois, président de la N-VA, à l’égard des Francophones s’ils continuaient à s’opposer à la scission de BHV . Il pourrait y avoir, disait-il, des mesures de rétorsion comme le blocage du comité de concertation voire des remises en questions du pacte de stabilité ou de la coopération actuelle…
Pas moins. La loi colonialiste ! L’humiliation !
17:14 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yves leterme, flamenpolitik, parlement, autonomie |
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29.10.2010
LES MEDIAS ONT TITRE : APRES 100 JOURS, ON REPART ...
ON REPART ENCORE ET ENCORE…
On en est maintenant au conciliateur…
Mais pour aller où ? Vers où ? Vers quoi ? Pour quoi faire ?
Une certitude : la Flandre sait "vers où", "vers quoi". Elle le sait depuis 1917, après avoir réalisé son unité identitaire, son unité culturelle ! Elle a édifié une Flamenpolitik économique de conquête. Elle dicte le tempo : "pas à pas", "étape par étape", selon l'expression de Bart De Wever, historien. Et l'étape actuelle, c'est Bruxelles. Serait-ce se tromper en disant que, de toute façon, après un certain temps, les Francophones, le PS en particulier, lâcheront tout aux Flamands de Bart De Wever ? Et ça craquera, et ça craque du côté francophone ! Comme d'habitude.
Au fait, la rupture entre Elio Di Rupo et Bart De Wever, c'était quoi ? Portait sur quoi ? Pourquoi un "rabibochage" ? Pourquoi une relance des négociations ? … Des questions à l'infini ! Replaçons-nous un instant dans le passé !
Ne nous réjouissons pas du "rabibochage". Si Bart De Wever a repris les "négociations", c'est parce qu'il a obtenu ce qu'il voulait non seulement une négociation à deux, N-VA/PS, par personnes interposées comme paravent, Flahaut, PS, et Danny Pieters, N-VA., mais également le bradage de Bruxelles à travers un refinancement mesuré.
Au demeurant, Charles Picqué, un Bruxellois de cœur, a parfaitement compris la manœuvre de la Flandre : "Parachever les concessions du PS à la N-VA sur de nombreux chapitres", ce que Charles Picqué traduit par "faire du shopping dans un magasin Belgique qu'on va fermer".
Le dialogue à deux, PS/N-VA, s'est bel et bien installé. Cela s'est mesuré à la montée en aigreur de l'ire des partenaires CDH et Ecolo; les critiques arrivent sur la place publique… L'éjection et le remplacement du CDH et de Ecolo dans les "négociations" par le MR sont-ils en gestation dans les bunkers du PS et de la N-VA ? Le lancement sur le plateau politique des "tirailleurs" du PS et du MR est significatif. Les mots "enchanteurs", "berceurs", "flatteurs"… refleurissent : maintien de la solidarité, promotion de la responsabilisation financière, durabilité de la réforme, consolidation de l'équilibre financier global, autonomie fiscale élargie des Régions, progressivité de l'impôt, réforme équilibrée de la loi de financement, assurance du financement de l'Etat fédéral pour l'exécution de tâches spécifiques… le tout enveloppé dans un emballage "transparent"… En fait, la mutation en douceur du système fédéral vers le système confédéral assurant la domination flamande sur l'ensemble du territoire belge. Le produit de l'égotisme particratique démesuré qui visite le PS et le MR dans l'occupation du pouvoir en Wallonie ! "Après cinq ans, nous sommes revenus le premier parti en Wallonie", s'exclame Elio Di Rupo ! … Marc Eyskens, CD&V, ancien Premier ministre, présente un plan de réforme fondamentale de la Belgique en huit points. Les Flamands repassent la rengaine : "Les Francophones doivent comprendre le message du Nord". Dans le même temps, ils refusent de comprendre le message du Sud portant sur une révision territoriale des Régions.
Le rêve s'évanouit ! Les nuages remoutonnent le ciel politique. La N-VA se cabre !
17:24 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rabibochage, bradage, bruxelles, rupture, flamenpolitik |
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18.10.2010
C'EST ECRIT DEPUIS 1917 : LA GERMANISATION DE LA BELGIQUE...
Un compromis flamando-flamand
Le "compromis", présenté par Bart De Wever, est une application pure et simple de la Flamenpolitik élaborée en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand, affinée en 1999 et en 2003 par le Parlement flamand à travers la déclaration "Octopus". L'objectif arrêté en 1917 sous l'autorité du général allemand Moritz von Bissing de couper la Belgique en deux : d'une part, la Flandre avec Bruxelles comme capitale, et, d'autre part, la Wallonie, avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre culturel, placée dans l'aire d'influence de l'Allemagne afin de permettre à celle-ci un facile accès aux ports maritimes flamands ouverts vers les océans.
Que propose la Flandre par la plume de Bart De Wever ? Cinq chapitres.
I. Loi de financement en quatre points :
1.1 - Régionalisation de 45 % de l'impôt sur les personnes physiques, IPP, transféré aux Régions sous la formule du "double taux".
1.2 - Solidarité entre Régions basée sur le revenu imposable par tête d'habitant, sans jamais annuler complètement la différence entre Régions.
1.3 - Responsabilisation des Régions pour les montants transférés du fédéral vers les Régions en matière d'énergie, de logement et en termes d'emploi
1.4 - Financement des Communautés par le biais des dotations TVA en passant par les Régions ; l'impôt des sociétés, ISOC, est provisoirement laissé de côté tout en prévoyant cependant des possibilités de crédit ou de réduction d'impôt.
II. Arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde en quatre points :
2.1 - Scission verticale entre l'arrondissement électoral provincial du Brabant flamand et celui de Bruxelles avec des modalités particulières pour les habitants des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Maintien de l'apparentement à Bruxelles.
2.2 - Consécration légale de deux principes dans les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise :
- le néerlandais pour les contacts avec les services locaux avec possibilité, à la demande, d'utiliser la langue française lors de chaque contact
- l'obtention possible d'une copie bilingue des documents officiels par demande individuelle pour maximum trois ans, renouvelable sur simple demande expresse.
Les Chambres flamandes du Conseil d'Etat sont seules habilitées à recevoir les recours.
2.3 - Adjonction, sur simple demande, d'un membre francophone du Conseil d'Etat à la Chambre flamande chargée d'examiner le recours d'un bourgmestre "dont la nomination est refusée par l'autorité de tutelle flamande".
2.4 - Scission de l'arrondissement judiciaire sur la base des modalités d'une proposition de loi CD&V.
III. Bruxelles : mise sous tutelle
3.1 - Un financement supplémentaire échelonné de 600 millions d'euros conditionné à une proposition portant sur "une organisation administrative plus transparente et plus efficace des dix-neuf communes Bruxelles…validée par le gouvernement fédéral et une prime de 50 millions d'euros annuels de plus".
3.2 - Acceptation d'un statut spécifique en matière de Justice.
3.3 - Acceptation d'une forme de cogestion en matière d'allocations familiales. - Possibilité d'envisager une politique commune à travers la Cocom, à condition que les ministres des Communautés flamande et française puissent y exercer un droit de vote complet.
3.4 - Renvoi à un groupe de travail de la demande francophone d'un assouplissement des lois linguistiques.
IV. Justice en quatre points :
4.1 - Transfert des tribunaux de première instance et deuxième instance vers les Communautés.
4.2 - La Cour de Cassation, le Conseil d'Etat, la Cour constitutionnelle et le Parquet fédéral restent de compétence fédérale.
4.3 - Possibilité aux Communautés et aux Régions d'instaurer leur propre juridiction administrative, avec participation des entités fédérées aux décisions d'application des peines.
4.4 - Compétence aux Communautés en matière de protection de la Jeunesse par la "fixation de peines et de mesures d'accompagnement, la fixation de règles de dessaisissement et des règles de placement en centres fermés".
V. Emploi, familles, soins de santé
5.1 - Emploi
- Compétence aux Régions pour le contrôle des chômeurs et la politique axée sur les groupes cibles.
- Transfert aux Régions du budget fédéral dont la répartition évoluera selon la capacité fiscale.
- L'ONSS et le cadre normatif restent au Fédéral.
5.2 - Familles
- Transfert aux Communautés des allocations familiales, budget et compétence. Sauf pour Bruxelles où les allocations familiales sont cogérées par la Flandre et la Wallonie.
5.3 - Soins de santé
- INAMI et la politique tarifaire restent au niveau fédéral.
- Compétence totale aux Communautés en matière de maisons de repos et de soins, soins à domicile, soins palliatifs, soins de santé mentale et assuétudes, et en matière d'infrastructures hospitalières.
Conclusion
La proposition de Bart De Wever peut être assimilée à un appel aux partis flamands de reconstituer un front flamand centré sur la réalisation de l'objectif 1917 de flamandisation généralisée de la Belgique. Au demeurant, cela devient une réalité dans certaines contrées de la Wallonie avec l'arrivée massive de Flamands et de Néerlandais.
Aux partis francophones d'avoir la sagesse de mettre sur le métier une "Fédération Wallonie-Bruxelles". Ne devraient-ils pas, dans la situation actuelle, convoquer des Etats généraux ? Les citoyens d’en-bas ont droit à une information complète et correcte. Nous pouvons craindre un coup de force des Flamands.
Raymond WATRICE
15:28 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flamenpolitik, germanisation, octopus, flandre, wallonie, bruxerlles, coup de force |
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11.10.2010
COMPRENDRE LA POSITION DE LA N-VA...
Transmis du site www.wallonie2010.be René Thirion
Bart de Wever est-il l'élève du général Von Bissing ?
Souvent certains politiques s’imaginent que le conflit communautaire qui divise la Belgique est relativement récent. En réalité, il s’agit d’un mouvement qui prend déjà sa source lors de la création de l’état belge et qui a poursuivi une longue marche obstinée vers ce qu’un Bart de Wever est en train de mettre en place, la suprématie de cette langue et de cette ethnie sur le territoire national. J’emploie le mot ethnie volontairement et non le mot race qu’a employé l’historien français André Soulange-Bodin dans son ouvrage « L’Avant-Guerre Allemande en Europe », paru en 1917 aux éditions de la Librairie académique Perkin et Cie de Paris.
Comme le sieur Bart De Wever, historien de formation, vient de déclarer que les Wallons occultaient leur passé en matière de collaboration avec les nazis durant la guerre de 40/45 et semble par là établir un équilibre entre collaborateurs flamands et wallons, je lui communique de quoi approfondir sa réflexion.
Je ne suis pas historien, mais j’ai le goût des lectures anciennes. De plus, je sais additionner des faits qui se sont produits avant, pendant et après la Deuxième guerre mondiale.
Les courts extraits d’un passé déjà lointain tend à démontrer que les deux collaborations ont été différentes. Si les certains Wallons ont collaboré, ce fut à la fois par conviction politique et par engagement personnel alors que c’est un nationalisme qui existait au moins depuis la guerre de 14/18 et activé par la présence active du gouverneur militaire de la Belgique, le général allemand Moritz Von Bissing qui a inspiré les Flamands. Dans le cadre de la Flamenpolitik, il signa le 21 mars 1917 un arrêté de séparation administrative de la Belgique entre la Flandre et la Wallonie et constitua une commission pour préparer la division du pays afin d'en faire une contrée plus ouverte à l'influence allemande.
Alors quand le bon Bart s’interroge sur la question de savoir pourquoi les Wallons n’aimaient pas faire de recherche sur la collaboration qui eut lieu dans notre région, c’est peut-être parce que nous en avons honte. Mais cette collaboration flamande, elle, s’inscrit dans une longue marche vers l’indépendance. Et pour cela, les Flamands ne pourront jamais condamner ceux qui ont tenté de profiter de la guerre pour faire avancer leur combat !
Et voilà, à mon avis, la différence entre Wallons et Flamands. D’un côté ce furent des traîtres, de l’autre des patriotes
Quelques extraits choisis
… Le pangermanisme considère la Belgique comme une création artificielle de la diplomatie qui a ravi à l’Allemagne plusieurs millions d’enfants pour les obliger à vivre avec les Wallons, de race différente, fils de la France, comme si les deux races, unies dans la liberté, n’avaient eu depuis quatre-vingt-cinq ans d’autre préoccupation que de créer de la richesse, dans une commune entente, et de tirer de leur passé corporatif, en les adaptant au temps présent, les dispositions les plus modernes et les plus utiles pour la défense du travail national et le bien-être des prolétaires. L’orientation vers l’Allemagne, si l’on s’en tient à la simple constatation des faits, ne signifie pas autre chose que la suppression de l’influence française … (p. 243)
… Un organe extrêmement violent, se mêlant aux disputes intérieures du pays en les envenimant, était répandu dans le pays par l’Union Pangermaniste : son titre était les Feuilles pangermanistes. Lors des dernières élections, il alla jusqu’à préconiser un groupement qui eût compris deux mille associations flamandes et qui eût poursuivi la création d’une ligue pour la séparation des provinces wallonnes et flamandes ; dans le conflit qui partageait la Belgique, les Allemands n’hésitaient pas à s’immiscer, ardents à diviser, à affaiblir, à exaspérer des éléments qu’ils se flattaient un jour de dominer.
Les meneurs du mouvement flamand n’étaient peut-être pas tous des germanophiles, mais chez certains, il n’y a pas à se le dissimuler, l’antipathie que leur inspirait la France et leur aversion pour la langue française, rivale du flamand, étaient d’importants atouts dans le jeu allemand…. (p.246)
… Leur programme paraît bien avoir été résumé par le docteur Osswald, de l’Institut historique de Leipzig (rien de commun avec le chimiste Osswald des 93), en ces termes :
Les dirigeants du mouvement flamand ont repris leurs efforts au bénéfice de leurs anciens desseins. Ils remarquent avec satisfaction que des officiers allemands se font enseigner par des professeurs flamands la langue, qui, jusqu’à présent, fut toujours mise à l’écart. La suppression de la langue française en Flandre, réalisée par le gouvernement général allemand, a donné soudaine satisfaction à ce qu’ils réclamaient depuis des dizaines d’années. On ne peut conclure de là qu’ils soient devenus des amis des conquérants. En tout cas, les aspirations flamandes et leur situation à l’égard des exigences wallonnes semblent être les points où le levier allemand agira efficacement en faveur d’un développement sain de la Belgique dans l’avenir (p.246)
L’on dit souvent que l’on peut mieux comprendre l’actualité et préparer l’avenir en analysant le passé. La nation flamande est en train d’aller même au-delà de son rêve d’indépendance, elle prépare la flamandisation de la future Belgïe.
15:44 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : von bissing, influence allemande, nationalisme, pangermanisme, flamandisation, flamenpolitik |
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21.09.2010
DEFENDRE LA LIBERTE, DEFENDRE NOTRE FIERTE...
DEFENDRE NOTRE HONNEUR, DEFENDRE NOTRE EMPLOI, DEFENDRE LA LANGUE FRANCAISE, …
La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à faire savoir, ensemble, à nos édiles politiques qu'ils doivent tenir bon et qu'ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique, objectif numéro un de la Flandre
La flamandisation de la Flandre, de Bruxelles et de la Wallonie a été arrêtée pendant la première guerre mondiale 1914-1918 avec la collaboration de l'occupant allemand et mise en œuvre par la Flamenpolitik.
La Belgique est divisée en deux Régions : la Flandre (Vlaanderen) avec Bruxelles comme capitale, la langue administrative est uniquement le flamand ; la Wallonie avec Namur comme centre administratif, la langue administrative est le bilinguisme flamand-français.
La Flandre impose, pas à pas, cette politique germanique ; le bilinguisme néerlandais-français est obligatoire à Bruxelles ; il s'étend en Wallonie avec la complicité des partis politiques wallons, notamment par l'introduction des classes d'immersion linguistique en néerlandais dans l'enseignement scolaire dès la maternelle. Une politique incitée par Marie Arena, PS, lors de son mandat de ministre-présidente de la Communauté française, et poursuivie par ses successeurs.
Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, dans une interview publiée dans le quotidien Le Soir des 8 et 9 mai 2010 a bien centré le problème. Il a eu ces mots justes : "Les francophones qui s'imagineraient sauver le pays en cédant aux exigences flamandes non seulement mettraient en péril leur propre intérêt mais conduiraient le pays à de nouveaux conflits…Il ne faut rien faire qui coupe définitivement le lien entre Bruxelles et son hinterland et ne rien céder qui affaiblisse financièrement Bruxelles…". Mais est-il écouté par ses pairs ?
La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à vouloir ensemble : un véritable fédéralisme de coopération ; une Région de Bruxelles à part entière ; une union étroite entre Bruxelles et la Wallonie ; le meilleur pour la Wallonie et pour Bruxelles. Elle vous invite à les tirer vers le haut.
Ensemble, vous et la Ligue wallonne de Bruxelles.
17:08 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bilinguisme, flamenpolitik, flandre, namur, wallonie, marie arena |
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LE CARROUSEL GOUVERNEMENTAL REPART POUR… CENT TOURS…
Les médias de ce mardi 21 septembre 2010, titrent à la Une : CA REPART !…
Pour aller où ? Vers où ? Vers quoi ? Pour quoi faire ?
La Flandre sait "vers où", "vers quoi". Elle le sait depuis 1917 ; après avoir réalisé son unité identitaire, son unité culturelle par la reconnaissance de l'égalité du flamand avec le français, elle a édifié, au cours de la Grand Guerre 1914-1918, une Flamenpolitik économique étendant son autorité sur l'ensemble du territoire belge. . Elle dicte le tempo , "pas à pas", étape par étape", selon l'expression de Bart De Wever, président de la N-VA. Et l'étape actuelle, c'est Bruxelles. Et ça craque du côté francophone. Comme d'habitude.
La rupture entre Elio Di Rupo et Bart DE Wever, c'était donc quoi ? Portait sur quoi? Quel était l'enjeu ? Pourquoi le rabibochage ? Pourquoi relancer les négociations ? Pendant combien de temps ? … Des questions à l'infini !
Une certitude : les Francophones, le PS en particulier, lâcheront tout aux Flamands. Car ne nous illusionnons pas , si Bart De Wever a repris les "négociations", c'est parce qu'il a obtenu ce qu'il voulait non seulement une discussion à deux, par personnes interposées comme paravent, Flahaut, PS, et Danny Pieters, N-VA, mais également le bradage de Bruxelles à travers un refinancement mesuré. Au demeurant, Charles Picqué, un Bruxellois de cœur, un vrai Bruxellois, a parfaitement compris la manœuvre de la Flandre : "parachever les concessions de PS à la N-VA sur de nombreux chapitres", ce que Charles Picqué traduit par "faire du shopping dans un magasin Belgique qu'on va fermer".
15:30 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flamenpolitik, tempo, bradage, bruxelles, rupture, andré flahaut, danny pieters |
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14.09.2010
LE PLAN B, C'EST QUOI ?
C'est quoi ? "Le Plan B, on n'y est pas encore. Cependant l'intelligence et la lucidité veulent qu'on ne puisse plus l'exclure", déclare Philippe Moureau, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, député-bourgmestre de Molenbeek.
Mais, c'est quoi donc le Plan B ? "On ne peut pas le dire; les citoyens n'ont pas envie d'entendre ça, ils n'y sont pas prêts ; le premier qui va oser évoquer cela va être mal reçu", chuchote-t-on dans le monde politique ! Quoi ? Les présidents des partis imposent-ils l'omerta sur le Plan B ? Serait-ce du vent ? Ou des ballonnets qu'on lance pour voir de quel côté souffle le vent ?
Mais, alors à quoi sert ou a servi le fameux groupe "4P3U" constitué en 1997 par 4 partis politiques, PS, MR, CDH, ECOLO, et par 3 professeurs d'université ? A quoi sert ou a servi le groupe Busquin-Spaak ? Top secret ! Affaire défense !
Mais, enfin, c'est quoi le Plan B ? N'y aurait-il pas tant de plans B que les initiateurs ne savent plus distinguer le Plan B des plans B fantômes ? Le Plan B serait-il une Fédération Wallonie-Bruxelles suggérée par les ministres-présidents Rudy Demotte, PS, côté Région wallonne, et Charles Picqué, PS, côté mini-Région bruxelloise ? Le Plan B serait-il précisément la constitution d'un Etat Wallonie-Bruxelles, dénommé aussi Fédération Wallonie-Bruxelles, qui semble le plus probable pour le quotidien Le Soir ? Des questions et encore des questions sur son existence !
Et si le Plan B n'était que la suppression pure et simple de la mini-région bruxelloise par son intégration en Flandre ? Tout comme l'ont été les Fourons, intégrés en Flandre avec la complicité du PS. Le Plan B ne serait-il pas, finalement, le repli PS sur la Wallonie ? Le lancement du modèle "Fédération Wallonie-Bruxelles" ne serait-il pas le paravent qui cache, pendant la « période préparatoire des esprits », un accord négociant la division de la Belgique en deux Etats décrétée dans la Flamenpolitik pendant la Grande Guerre 14-18 par le Mouvement flamand et l'occupant allemand donnant à l'Allemagne un accès à l'Atlantique : la Flandre (Vlaanderen) avec Bruxelles comme capitale, et la Wallonie avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre artistique et culturel, la Région germanophone réintégrant l'Allemagne et emportant un bout de la Wallonie permettant une liaison avec les Fourons ?
La Flamenpolitik bien en route. Tout en assurant à la Flandre, pendant la "période préparatoire" de constitution de deux Etats, la conclusion, à ses conditions, d'une réforme de financement des Régions et d'un large transfert de compétences du Fédéral aux Régions, notamment le transfert intégral de la fiscalité ! La soumission à la Flandre !
Le Plan B, c'est de la poudre aux yeux ! Un plan véhiculant des jours douloureux par les Wallons et les Bruxellois francophones habitant l’agglomération bruxelloise et sa périphérie !
14:45 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plan b, wallonie, flamenpolitik |
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