24.11.2011
CARREFOUR D'ACTION PARTICIPATIVE : LES QUESTIONS
LES QUESTIONS :
Dans l’hypothèse d’un éclatement de la Belgique, le problème est la frontière entre la Wallonie et la Flandre autour de Bruxelles.
- La délimitation doit-elle se faire par une consultation des populations concernées ?
- La scission de BHV approuvée par les partis traditionnels n’exclut-elle pas une consultation populaire dans le tracé de la frontière entre la Wallonie et la Flandre ?
Mauri Villa
Osons demander la vérité ! Osons la créativité ! Osons questionner !
Usons de notre liberté d’expression pour crier notre ras-le-bol des simagrées particratiques du PS, du MR, du CDH et d’Ecolo !
Usons de notre liberté d’expression pour exiger la vérité sur l’état des finances publiques !
Usons de notre liberté d’expression pour réclamer le retour au financement des dépenses de l’Etat par l’émission de bons d’Etat, exempts de précompte mobilier, correspondant aux taux des marchés financiers !
16:22
Écrit par Raymond Watrice
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15.09.2011
OLIVIER MAINGAIN : "BRISER LE CARCAN BRUXELLOIS"
Olivier Maingain, président du FDF, député fédéral, ancien échevin de Bruxelles-Ville, actuel bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, juriste, plaide en faveur d’un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie : C’est la manière d’établir une relation équilibrée entre Bruxelles et ses deux régions voisines, le gage d’un Etat stable ». Son combat, sa conviction, sa foi.
Il livre sa stratégie avec clarté dans ses contacts avec la presse et dans le mensuel du FDF « Perspectives francophones » : élargir Bruxelles, ratifier la convention-cadre, étendre les pouvoirs de la Communauté française.
Dans un contact avec David Coppi, journaliste, publié dans Le Soir du 18 août 2011, il rappelle : « L’existence de l’arrondissement de BHV était une compensation au tracé de la frontière linguistique au début des années soixante. Donc, si d’aucuns du côté flamand estiment aujourd’hui qu’ils sont en droit de remettre en cause l’existence de BHV, nous sommes en droit, nous, de remettre en cause la frontière linguistique… ».
Il éclaire la portée d’une scission de BHV. « … Il est faux de faire croire aux gens, pontifie-t-il, que l’on va stabiliser le pays parce que l’on va scinder le pays. Si on laisse faire les choses aux conditions des partis flamands, la scission sera la préfiguration du confédéralisme voire du séparatisme… Une scission de BHV et l’acceptation d’une frontière linguistique, qui deviendrait une future frontière d’Etat, sont les plus puissants leviers pour nourrir le nationalisme et le séparatisme au Nord du pays. Car, dans ce cas-là, Bruxelles est enfermée en Flandre… Ceux qui n’auront pas le courage de dire non à la scission de BHV n’auront pas davantage le courage demain de dire non à la scission de la Sécu, voire même du pays. C’est la grave erreur des Francophones : ils ne voient jamais dans l’étape d’une négociation institutionnelle ce qui prépare déjà l’étape suivante dans le point de vue des Flamands ».
Il exprime sa détermination dans son analyse livrée au quotidien La Libre Belgique des samedi et dimanche 10 et 11 septembre 2011 : « La meilleure des formules, souligne-t-il, c’est le rattachement à Bruxelles des six communes à facilités…Prenons cette liste de fabuleuses compensations exceptionnelles… Cela ne répond pas au problème fondamental de l’enfermement de Bruxelles… Le projet d’étouffement de Bruxelles est en marche ! Mais c’est cela la scission de BHV : l’accaparement par la Flandre de Bruxelles. Il faut desserrer l’étau territorial qui enferme Bruxelles sinon à terme la Flandre va faire croire au monde entier que Bruxelles est effectivement en Flandre…
Il met en garde. « … Je suis au regret de dire que la Communauté urbaine, c’est une tranche de lasagne supplémentaire et c’est absolument sans intérêt… C’est un début de mise sous tutelle de la Région bruxelloise… Les Flamands nous demandent de préparer la prospérité future de la Flandre qui va nous mettre en difficulté, d’enfermer Bruxelles en Flandre… Le CD&V veut les avantages du séparatisme sans les inconvénients… ».
Il s’ouvre. « … Je suis déterminé… Ceux qui pensent qu’on va stabiliser le pays avec un accord très déséquilibré se trompent et trompent l’opinion publique. Il faut aussi arrêter de nous dire que la ;prospérité d’un pays dépend de la scission d’un arrondissement ? Personne ne réclame cela au niveau européen. C’est honteux. C’est un chantage… ».
16:43
Écrit par Raymond Watrice
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GUY SPITAELS : "JE NE M'INVESTIS PLUS DANS LA BELGIQUE"
Guy Spitaels, ancien vice-Premier ministre, ancien ministre-président de la Région wallonne, professeur émérite de l’ULB, surnommé « Dieu », s’est épanché dans une interview accordée à Béatrice Delvaux, directrice au quotidien Le Soir, et publiée dans l’édition du quotidien des samedi et dimanche 10-11 septembre 2011.
Il confesse : «… Je ne m’investis plus affectivement depuis longtemps dans la Belgique. Je vois bien tous les avantages matériels que nous en avons. Mais cela ne suffit pas. Il faut avancer. Il faut aimer son pays pour qu’il ait une existence…J’ai essayé de servir la Belgique comme vice-Premier. Mais y suis-je affectivement attaché ? Je ne cherche pas de subterfuge : ma réponse est non… ».
Il doute d’un rattachement à la France : «… C’est une solution défendable, dit-il. Mais si on consultait la population wallonne sur cette éventualité, il n’y aurait jamais de majorité. Ni le Brabant wallon, ni les Luxembourgeois, ni les Cantons de l’Est ne seraient pour, ce serait très douteux aussi pour les Namurois… ».
Il lève un voile du contrôle exercé par la Flandre sur la Wallonie, protectorat flamand. « Je me rappelle, souligne-t-il, un investissement possible en Hainaut occidental qui fut refusé par un ministre flamand parce qu’il menaçait des emplois chez Bell au Nord. J’ai connu la Flandre rouleau compresseur ; je ne me crois pas d’une essence supérieure, mais je n’accepte pas qu’on soit traité comme cela… ».
Il invite les Francophones à cesser de faire des concessions. « … Je suis très rétif au discours « Cédez ceci ou cela, sinon cela sera la catastrophe. On va perdre 15 % de notre bien-être ». Mais non ! Ca va recommencer dans un an et demi. Vous achetez l’armistice pour 18 mois : c’est non !... Il n’y a aucune solution dans le fait de céder toujours. Vivre ensemble oui, mais avec des efforts des deux côtés … ».
Il évoque une liaison possible entre Bruxelles et la Wallonie. « … Ce n’est pas mettre de l’huile sur le feu, soutient-il, que de demander qu’il y ait une liaison physique entre Bruxelles et la Wallonie. C’est censé ! Qu’est-ce que cela peut faire de donner 300 m sur 3 km ? En quoi est-ce une provocation si de l’autre côté on est réglo ? Il ne faut même pas 300 m, deux bornes suffisent. Stopper la tache d’huile francophone en Flandre, je peux comprendre mais il faut des choses en échange… ».
16:37
Écrit par Raymond Watrice
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11.08.2011
L.W.R.B. - TABLE DE REFLEXION
TABLE DE REFLEXION - JUILLET 2011
En complément à une analyse de l'avenir du français en Belgique, nous avons posé les questions suivantes à nos locuteurs :
La fin de la francophonie se dessine-t-elle ?
La Flandre veut-elle la scission de BHV ?
Ne fait-elle pas monter les enchères pour étendre sa tutelle sur l'ensemble du territoire belge ?
Faites-nous connaitre votre opinion sur notre courriel : info@liguewallonnebruxelles.be
Nous vous remercions de votre participation. Bien à vous.
* TIRMARCHE André, par courriel - Nous vivons des moments historiques mais paraissons bien seuls à nous en rendre compte. Même les médias tiennent encore et toujours un langage belgicain, empreint de la plus grande mauvaise foi, qui m'est particulièrement insupportable dans cette dernière ligne droite.
Car nous y sommes, en effet !
Comment encore douter de ce que la Flandre exige la scission de BHV, sans compensation territoriale pour Bruxelles ? Or, BHV est la dernière citadelle protégeant la francophonie belge de la colonisation flamande intégrale de ce "pays" !
Bien que le joug flamand soit dénoncé par le Gerfa, le Colonel Luc Gennart, par la Ligue wallonne et de multiples autres organisations, nos mandataires font la sourde oreille à ces appels de détresse, pour préférer laisser pourrir la situation et s'accrocher à leurs prébendes, en faisant "oeuvre" de soumission totale.
Cette attitude est invraisemblable et inqualifiable !
Le jour est sans doute proche qui verra la loi de la rue se substituer à la rue de la Loi ! Car les Bruxellois et les Wallons ne passeront JAMAIS sous les fourches caudines flamandes !
* SALON Albert, par courriel - Sur le fond, en ce qui concerne le devenir de la langue française en Belgique, je crois qu’elle mérite d’être défendue activement, vigoureusement, jusque dans la rue, par tous vos compatriotes. Je vais vous envoyer dans quelques instants un aperçu de ce que nous envisageons d’organiser au printemps 2012 dans divers pays francophones.
En attendant, veuillez prendre connaissance du compte rendu - joint au présent message - de notre récente marche internationale du 18 juin 2011 dans le Quartier latin, pour le français, la Francophonie et la diversité linguistique et culturelle en Europe et dans la monde. Environ 80 de vos compatriotes venus spécialement de Wallonie et de Bruxelles y ont participé.
Veuillez me dire ce que vous pensez de la résistance, et s’il vous paraît souhaitable et possible d’associer votre mouvement aux manifestations qui pourraient être envisagées au printemps 2012 en Wallonie et à Bruxelles.
* DARLOT Christian, par courriel - C'est toujours avec grand intérêt que je lis vos billets éclairants. Comme je vous l'ai déjà écrit, je suis de famille franco-belge mais français de nationalité, de coeur et d'esprit. Je ne diffuse donc mon avis qu'à titre indicatif, sans prétendre avoir voix au chapitre.
L'avenir de la Belgique est clair pour quiconque observe son évolution du dehors. Il n'y a plus de peuple belge, s'il y en eut jamais, mais deux peuples différents dont les destins se séparent. Certes, il y a encore des Belgicains, nombreux de part et d'autre de la limite des langues, peut-être même majoritaires, mais la question principale n'est pas sentimentale. Elle est politique.
La question est : un Etat belge fonctionnel peut-il être reconstruit ? A l'évidence, la réponse est négative.
En effet, même si les limites des régions étaient redessinées en tenant compte des voeux des habitants -ce que le parti majoritaire refuse-, la prépondérance numérique et le sentiment national des Flamands ne permettraient pas de retrouver un équilibre entre les régions.
Ce n'est pas tragique ; la violence peut être facilement évitée. Les Flamands, les Wallons et les Bruxellois resteront voisins quoiqu'il arrive, et garderont de leur passé commun des coutumes semblables, comme on en observe dans les pays qui furent jadis parties de l'empire d'Autriche-Hongrie.
Mais puisqu'un Etat commun ne peut plus fonctionner, il faut séparer calmement les parties. Pour cela, il faut avant tout clarifier la discussion, engluée dans un faux juridisme. Le plus nocif des faux principes est énoncé dans un des commentaires de votre site : "La règle coutumière en droit international est qu’en cas d’éclatement d’un pays, les frontières administratives deviennent les frontières des nouveaux Etats indépendants."
Un énoncé aussi péremptoire mériterait d'être nuancé : cette règle est récente ; elle a été choisie lors des décolonisations afin d'éviter les contestations, puis lors de la dissolution de l'URSS par les dirigeants mêmes des Etats fédérés. Elle a ensuite été appliquée à la Yougoslavie à l'initiative de l'Allemagne, contre la volonté des Serbes et des Bosniaques, et avec les résultats les plus funestes. Elle a été malheureusement avalisée par la commission Badinter et reconnue par les pays d'Europe, mais ce n'est pas pour autant qu'elle soit devenue un principe supérieur de droit international, universellement reconnu et intangible.
Une règle plus ancienne existe, et elle est plus raisonnable lorsque des populations ne sont pas mêlées mais réparties de part et d'autre d'une limite presque continue.
L'attribution de territoires à un Etat a résulté souvent, aux XIXe et XXe siècles, de négociations ratifiées par référendum (on disait "plébiscite" à ces époques). C'est ainsi que fut tracée la frontière en Haute Silésie et en Poméranie (cas anciens, annulés par les conséquences de la deuxième guerre mondiale). Plus récemment, les habitants de Tende et de Brigue se prononcèrent commune par commune pour le rattachement à la France en 1945. Ceux de Vintimille ne participèrent pas à cette votation, le caractère italien de cette ville n'étant pas contesté. Quant aux habitants du Val d'Aoste, ils ne durent de rester Italiens qu'à la volonté des gouvernements anglo-saxons, qui refusèrent un référendum. Selon l'opinion unanime des observateurs, dans les circonstances de l'époque, les habitants, s'ils eussent été consultés, se seraient prononcés à une très large majorité pour le rattachement à la France.
Le cas de la Belgique est simple, contrairement à ce qu'affirment ceux qui ont intérêt à l'embrouiller. En effet :
- Une seule nationalité existe. Se sentir Flamand, Bruxellois, Wallon, Germanophone ou Schtroumpf n'est qu'un sentiment personnel.
- Une seule souveraineté existe. Ce fait est incontestable, puisque la souveraineté s'incarne en la personne du roi.
- La volonté librement exprimée des citoyens est le fondement de toute légalité, et le droit des personnes prime sur celui des entités administratives, comme il est de règle dans les démocraties fondées sur la souveraineté populaire.
Les limites internes à la Belgique, modèles de complication, valent certes en politique intérieure belge, mais n'ont pas de pertinence en politique internationale. Elles ne sauraient prévaloir sur la volonté des citoyens. Par conséquent la situation est limpide, pourvu que la hiérarchie des règles de droit soit respectée.
- Tant que les Belges gardent l'espoir de reconstruire un Etat fonctionnel, leurs bisbilles ne regardent qu'eux seuls. Il leur est parfaitement loisible de perdre autant de temps qu'ils veulent, et de se faire toutes les chausses-trappes possibles et imaginables, ce qui met de l'animation dans le plat pays.
- Lorsque l'évidence s'imposera, lorsque reconstruire un Etat fonctionnel paraîtra une chimère à tous, les Belges devront bien se résoudre à partager le pays. Et les pays voisins auront un intérêt légitime à vérifier le bien-fondé des règles de partage.
La seule procédure valable sera celle de la décision collective des habitants. Commune par commune, voire par anciennes communes lorsque des communes ont été fusionnées, les habitants décideront de l'appartenance de leur commune à une région ou une autre : Flandre, Bruxelles, Wallonie, région allemande, qui choisiront ensuite leur destin. Quant aux personnes, elles choisiront leur nationalité indépendamment de leur lieu de résidence, où elles auront la garantie de pouvoir demeurer. Et des droits linguistiques seront accordés aux minorités, de part et d'autre de la nouvelle frontière qui aura été démocratiquement tracée.
Cette solution, évidemment seule conforme au droit des gens, pourrait être mise en oeuvre dès maintenant afin de fixer les limites des régions. Mais selon le sentiment de nombreux observateurs, elle ne sera pas mise en oeuvre avant que la Belgique n'éclate.
Conforme au droit et au bon sens, cette solution est évidemment l'intérêt des gens de raison, et celui des Francophones. C'est pourquoi les Belges soucieux de régler au mieux les affaires de leur pays -qu'il dure ou non- devraient sans tarder abandonner tout projet de découpage barguigné et se rallier au seul mot d'ordre logique et équitable : référendum.
* BAUDOUX Francis , par courriel - 1 Le MR va t il violer l'accord ....
Non, tous les partis signataires vont se déculotter ensemble et jetteront cet accord aux oubliettes, tant ils ont peur de perdre leurs prébendes quand la scission arrivera - ce qui est inéluctable, à ceci près que plus longtemps la Belgique tient, plus leur pension d'homme d'etat sera élevée.
2 Nouvelle avancée flamande
Il y a longtemps que les tambours marquent la mort de notre pays. L'ennui c'est qu'il n'y avait pour les entendre que ceux que les sourds ne voyaient que comme des excités-rouges-wallons- .... Je dois reconnaître que j'ai été parmi les sourds jusqu'il y a trop peu de temps !
3 Exister ou disparaître
Je suis d'accord quant au fait que la Wallonie a trop longtemps compté sur Anvers, qu'elle a même financé le canal Albert dans ce but.
Mais je ne vois pas ce que la communauté Française a à voir dans la liaison Dunkerke Liège Ruhr, c'est un problème qui regarde essentiellement la région wallonne.
La communauté Française même si on l'appelle Wallonie Bruxelles est un substitut à des traités entre deux régions (Wallonie et région Bruxelloise). Et puisque c'est un ersatz elle doit disparaître si on veut que la région Bruxelloise ait sa propre autonomie.
Confondre ainsi les capacités politiques de la population d'un territoire avec la langue principale que parle la population est une aberration dont nous devrions laisser le monopole aux flamands. Pensez vous qu'au Canada (ou en Suisse) il y ait besoin une fédération des états anglophones (cantons germanophones) ?
Il s'agit donc d'exister (région brux) ET disparaître (l'ersatz qui, par ailleurs bouffe la Wallonie: p ex pourquoi est elle installée à Bruxelles alors que ....
- 1 million de personnes contre 3.5 millions en Walonnie,
- trop d'emploi à bruxelles alors qu'il y en a trop peu p ex à Charleroi
- des centaines de km de bouchon chaque jour en direction de Bruxelles
- l'atteindre de Wallonie suppose passer par la région flamande qui entretient des goulots sur tous les accès autoroutiers venant de Wallonie - il n'y a pas si longtemps que le seul feu rouge entre Copenhague et Naples était situé entre le carrefour Léonard et le pont de Groenendael.
4 Fête nationale flamande : tout à fait d'accord avec ce texte - qui oublie pourtant de rappeller
- que le programme d'histoire pour les petits flamands précise qu'il faut étudier les luttes sociales consécutives à l'exploitation de la Flandre par les francophones (on ne précise pas francophones de Flandre !)
- que les soldats wallons sur l'Yser étaient commandés par des officiers qui ne parlaient pas plus le wallon qu'ils ne parlaient le flamand
* LES ANNONCIADES DE LOUVAIN-LA-NEUVE, Pionnières de l’école du Biéreau et du Lycée Martin V, par courriel - Nous qui avons vécu le "wallen buiten" nous sommes entièrement d'accord avec vous.
Nous ne savons que trop bien et nous avons retenu les slogans flamingants: " Na Leuven- Brussel" -"Waalse ratten buiten", enz...
Nous comptons sur chacun de nos politiciens et politiciennes pour sauver Bruxelles et notre cher pays wallon.
Que la langue française vive et soit respectée.
Que le vrai patriotisme soit encore inculqué dans nos écoles et que les enfants estiment et comprennent le rôle important joué par la famille royale.
Nos jeunes connaissent-ils encore l'hymne national ? Arborent-ils fièrement notre drapeau ?
Elu français de longue date,
ancien député européen,
* CAUDRON G, Maire de Villeneuve d'Ascq , ville jumelée à Tournai, par courriel -
Amis de toujours des Wallons. Je crois en la force, aux potentiels et à l'avenir de la Wallonie picarde.
* GENOT Jacques, par courriel - Tout se passe comme si les flamingants voulaient mettre la main sur Bruxelles (avec la complicité de certains "démocrates flamands") et y installer leur dictature. Et ils osent parler de démocratie.
17:10
Écrit par Raymond Watrice
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15.07.2011
L'ELARGISSEMENT DE BRUXELLES ? C'EST QUOI AU JUSTE...
Pour les Flamands, c’est simple, c’est clair, c’est net : « Pas d’élargissement de Bruxelles ». Bruxelles, capitale de la Flandre, fait partie intégrante de la Flandre, avec un statut administratif bilingue ; il n’est aucunement question d’étendre ce statut administratif à une autre commune flamande, y compris aux communes « à facilités linguistiques » !
Pour les Francophones, c’est flou, c’est plus obscur. Olivier Maingain, président du FDF, dans une déclaration publiée dans Le Soir du 8 janvier 2010, affirmait que la scission de BHV devait se faire contre un élargissement de Bruxelles et, péremptoirement, il ajoutait « de toute façon, ce sera tabou contre tabou ». Les autres partis francophones disent la même chose : « Pas de scission de BHV, sans élargissement de Bruxelles »
La question, c’est qu’il y a « élargissement territorial » et « élargissement administratif ». De quel élargissement les Francophones parlent-ils ?
L’accord communautaire 2005, avorté par la faute du petit parti flamand Spirit, portait sur un « élargissement administratif », à savoir : retrait des circulaires Peeters et autres circulaires du gouvernement flamand, compétences étendues de la Communauté française en périphérie, refinancement de Bruxelles.
L’extension des compétences de la Communauté française était de trop pour Spirit ! Il dit NIET. Au non-rattachement des six communes « à facilités linguistiques », Spirit voulait y ajouter la non-inspection des écoles francophones par la Communauté française. L’accord, dit « équilibré » par les partis francophones, tombait à l’eau ! En fait, c’était un accord de dupe accepté par tous les partis francophones, y compris le FDF : ils acceptaient le non-élargissement territorial ! L’accord avorté de 2005 consacrait une nette avancée flamande ; il reconnaissait l’appartenance définitive des six communes à facilités en Flandre, la mutation de la frontière linguistique en une frontière d’Etat ; il offrait Bruxelles à la Flandre… Cet accord, même avorté, scelle définitivement le sort de Bruxelles et de sa périphérie.
Les Francophones sont abandonnés par leurs politiques ! Il devient évident que les exigences flamandes sur la périphérie francophone sont renforcées ; toute demande d’une liaison directe de Bruxelles avec la Wallonie n’a plus de sens !. Ce non-sens, d’ailleurs, se retrouve dans le projet d’accord communautaire « équilibré » du formateur Elio Di Rupo, président du PS, présenté en ce début de juillet 2011 aux neuf partis pressentis à former un gouvernement : « Pas de trace d’un élargissement territorial de Bruxelles » ! Confirmation de l’enclavement définitif de la « Région » de Bruxelles en Flandre.
Amertume et révolte au regard de la distance qu’il y a entre les dires et les actes des politiciens francophones. Au demeurant, la déclaration de Steven Vanackere, CD&V, ministre des Affaires étrangères à la suite de l’examen du traditionnel rapport du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, est significative de cette distance entre les paroles et les actes de leurs auteurs. Le Ministre a déclaré : « Mes services n’ont jamais reçu de contribution écrite des entités francophones insistant sur l’intégration, dans le rapport national, d’un point relatif à la ratification de la Convention-cadre ». Les politiques francophones ont laissé passer. Omission ? Désintérêt ? Résignation ?
Nous nous interrogeons !
Raymond WATRICE
15:51
Écrit par Raymond Watrice
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11.07.2011
L'HISTOIRE DE BELGIQUE : DEUX LECTURES DIFFERENTES
Nord-Sud : Deux lectures différentes de l’Histoire de la Belgique
La Flandre retient les faits historiques qui valorisent, glorifient son image entre autres : la bataille des Eperons d’Or, les soldats flamands de la Première Guerre mondiale, le mouvement émancipateur flamand, la grandeur de la Flandre…
La Wallonie reste scotchée à la vision de Henri Pirenne, un Verviétois, qui a professé à l’Université de Gand, d’une Belgique une et unie, puisant ses racines dans la plaine marécageuse de Courtrai où les milices flamandes, épaulées par des contingents namurois et frisons, ont écrasé les troupes françaises en 1302.
L’enseignement flamand est axé sur l’identité flamande. L’Histoire de la Belgique y est effleurée et édulcorée. Un esprit patriotique ne le visite pas. Le petit flamandophone est initié, dès son entrée au primaire et au secondaire, à l’histoire et à la culture de la Flandre. Il est familiarisé à l’activisme flamingant. L’accent est mis sur le désamour et sur la maltraitance des Flamands au sein d’une Belgique francophone, une Flandre exploitée par les francophones.
L’enseignement francophone est axé sur l’identité belge. L’Histoire de Belgique, une et entière, tient une place très importante dans l’éducation scolaire, du primaire au secondaire. L’histoire du mouvement wallon est camouflée ; le petit francophone baigne dans une culture belgicaine. La fibre patriotique est exaltée.
La communautarisation de l’enseignement en 1989 a accentué le distanciement des programmes d’enseignement entre les deux Communautés. Du côté francophone, la sensibilité wallonne reste ignorée
15:51
Écrit par Raymond Watrice
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09.06.2011
LA FLANDRE AURAIT-ELLE DRIBBLE LA WALLONIE ? Titre de la note
Si l’on croit Libération, un quotidien français, la Flandre aurait fait alliance avec la France pour gérer en commun une bande du littoral de la Mer du Nord entre Middelkerke (Flandre orientale, Belgique) et Gravelines (Nord-Pas-de-Calais, France) : « une bande d’une quarantaine de kilomètres courant le long de la Mer du Nord. Soit la partie septentrionale de la Côte d’Opale plus une moitié environ du littoral belge ». Soit « la plus grande plage transfrontalière d’Europe : 40 km de sable fin, 1 800 ha de dunes à parcourir à pied ou en vélo ».
La Flandre flamando-belge reconquière-t-elle la Flandre française ? Ou bien est-ce le basculement d’une partie de la Flandre orientale en France ? La question qui intéresse.
Après le rattachement de Kortrijk (Flandre orientale) à la métropole lilloise, c’est donc un autre pan de la Flandre orientale qui noue des liens très étroits avec la France.
Ambigüité de la Flandre belge qui bannit chez elle la langue française et qui noue des liens de fusion sociale, culturelle, économique avec la France ! A moins que la Flandre belge ait un Plan F caché : la reflamandisation à terme de la Flandre française ! Certains signes se marquent à Lille, métropole du Nord.
14:49
Écrit par Raymond Watrice
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25.04.2011
UNION WALLONIE-BRUXELLES : NAISSANCE D'UNE PATRIE
BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES
Union Wallonie-Bruxelles : Naissance d’une Patrie
La conscience est la lumière de l’intelligence
pour distinguer le bien du mal.
Confucius
Il y a quelque 55 ans, Henri Putanier, dans un ouvrage intitulé « L’Agglomération Bruxelloise et le Problème Linguistique » publié par les Editions Librairia, posait la question : Un accord wallo-bruxellois est-il souhaitable ? Ecoutons-le !
Pour l’auteur, la réponse est affirmative, et ce, pour trois raisons : la première raison est que les Wallons et les Bruxellois ont comme langue usuelle le français ; la seconde raison est que les Wallons et les Bruxellois sont férus de liberté et d’individualisme ; la troisième raison est que les Wallons et les Bruxellois doivent s’appuyer les uns sur les autres pour leur survie linguistique car en se brocardant, ils font le jeu des flamingants (comme on disait en ce temps-là).
Le « jeu des flamingants » est tout simplement la flamandisation généralisée de la Belgique que lui dicte le pangermanisme dont l’objectif est de réunir les peuples thiois dans un seul ensemble : l’Empire allemand et faire de celui-ci une puissance maritime et coloniale concurrentielle de l’Angleterre par l’accès direct aux Océans ; la clé des portes des Océans est la Belgique.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans les déclarations de personnalités flamandes dont celle d’un magistrat flamand, Van Thielen, qui, en 1848, déclare : « Rien ne peut sauver la Belgique de la déchéance si ce n’est une séparation administrative ».En 1857, le mouvement flamand reçoit un appui marquant de l’Empire allemand par la voix du diplomate Fr. Oether qui l’engage à porter la lutte sur le plan politique afin d’écarter le français de Flandre.
Aussi, Henri Putanier met en garde les Francophones contre tout accord avec les flamingants « qui laisserait ceux-ci conquérir Bruxelles. Ce serait les aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie. Au contraire travailler au libre maintien du français à Bruxelles, c’est contribuer à préserver la Wallonie d’un des plus grands dangers qui la menacent ». Ce danger est la vassalité !
Henri Putanier, s’adressant aux Wallons qui affichent peu de sympathie particulière pour Bruxelles et son agglomération, les invite à faire preuve de clairvoyance. Il leur rappelle la portée de la loi von Bissing de 1921, du nom du gauleiter qui dirigea la Belgique occupée jusqu’en avril 1917 pendant la guerre 1914-1918 ; elle délimitait notamment l’agglomération bruxelloise et se voulait une loi d’apaisement linguistique, on dirait hypocritement maintenant « un accord équilibré ». En réalité, elle était une loi flamande, votée par une majorité parlementaire flamande contre une minorité parlementaire francophone. La première application de l'après Grande Guerre de la loi du nombre. Elle était le jalon sur la voie de la flamandisation généralisée de la Belgique, arrêtée dans un décret promulgué en 1917 par le Raad van Vlaanderen, imposé par l’occupant ; ce décret installait la séparation administrative entre la Flandre et la Wallonie rencontrant ainsi les préoccupations linguistiques du mouvement flamand : suppression du français dans les communes bruxelloises, flamandisation de l’Université de Gand, de l’Administration, de la Justice et de l’Enseignement en Flandre, intégration à la Flandre des communes bilingues situées le long de la frontière linguistique, suppression du français en Flandre et maintien du flamand en Wallonie dans le cadre d’un Royaume Belgique de type confédéral à deux entités subordonnées implicitement à l’Empire allemand : la Flandre avec Bruxelles comme capitale, la Wallonie avec Namur comme capitale administrative et Liège comme centre culturel. Ce plan, Hitler l’a repris à son compte en 1940 en y incorporant tout le Nord de la France d’idiome flamand.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans le programme du Mouvement flamand de l’après guerre 14-18. C’est l’établissement scientifique d’une frontière linguistique décidé en décembre 1917 au Raad van Vlaanderen, Conseil de Flandre, sous l’occupation allemande. Il y est déclaré que « le principe suivant lequel on détermine la limite de répartition des communes entre la Flandre et la Wallonie en se basant sur la langue de la majorité serait une calamité, parce qu’il sacrifierait ainsi les colonies flamandes naissant en pays wallon ». C’est pourquoi le Raad van Vlaanderen proposait une solution scientifique qui tenait compte des routes, chemins de fer, etc. ; de sorte que diverses communes wallonnes devenaient flamandes, notamment Waterloo, Braine l’Alleud, Tubize, Clabecq… en raison de leur rattachement à une route, à une voie de chemin de fer…Bruxelles, de son côté, est délibérément rangée dans la partie flamande du pays.
Henri Putanier demande aux Wallons de réfléchir quelque peu en sachant que ces annexions, par la Flandre, doivent se faire, en outre, au point de vue économique. Il leur dit : « Que ceux qui veulent nous faire cadeau d’une frontière linguistique définitivement fixée, scientifiquement ou non, veuillent bien réfléchir à ces extraits de boulimie flamingante, et qu’ils veuillent bien se rendre compte que chaque fois que les flamingants ont obtenu satisfaction sur un point, le lendemain même ils recommencent la bataille pour avoir plus. Pour eux, la frontière linguistique ne restera jamais longtemps fixée, surtout s’ils sont les plus forts et si leurs intérêts sont en jeu … ». Il fustige les Wallons qui ont marqué, en 1954, leur accord sur le programme flamingant concernant Bruxelles et son agglomération : « Peu importe que la population y soit en grosse majorité d’expression française ; peu leur importe que cette population doive s’étendre au-delà des 19 communes formant l’actuelle agglomération. Ce qu’ils craignent, disent-ils, c’est que s’ils acceptent de sauvegarder les droits des minorités françaises de la périphérie bruxelloise, les flamingants exigeront les mêmes règles pour sauvegarder les minorités flamandes de Wallonie. Ils tombent ainsi sous l’influence des sirènes flamingantes du centre Harmel (PSC, ndlr) qui leur administrent, à haute dose, la formule : « Vous ne supporteriez jamais en Wallonie ce que nous subissons en Flandre et à Bruxelles ! ». Ils font le jeu des Flamands dans leur attitude négative à l’égard de l’usage de la langue française à Bruxelles et dans sa périphérie.
« Laisser les flamingants, écrit Henri Putanier dans son livre, conquérir Bruxelles, c’est aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire ainsi à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie ». Il n’a pas été écouté par ses concitoyens de l’époque ; il ne l’est toujours pas actuellement. La Flandre poursuit inlassablement le rêve pangermanique d’un regroupement des peuples de langue germanique.
Qu’est-ce qui peut encore guider les Wallons ? Toujours cette peur d’une « bilinguisation » de la Wallonie ? Se posent-ils des questions sur ce que font leurs dirigeants actuels en matière linguistique ? N’incitent-ils pas au bilinguisme néerlandais/français ? Ne réalisent-ils pas le rêve du Roi Guillaume d’Orange d’avant 1830 ? Celui d’asseoir la prédominance du néerlandais en Flandre : c’est fait ! ; à Bruxelles et sa périphérie : c’est en bonne voie ! ; en Wallonie : cela se met en place avec la bienveillance de la classe politique ! ; au niveau national : c’est chose faite dans les institutions nationales, dans les représentations au niveau international, à l’armée, dans la répartition des ministères avec six ministères régaliens sur sept dirigés pas des Flamands … Ne vont-ils pas accepter d’étendre le Benelux au puissant land industriel allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie de près de 20 millions d’habitants ?
Il ne reste plus à Bart De Wever, N-VA, historien, après le pourrissement de la situation politique, à faire sauter le « bouchon Wallonie » pour réaliser le rêve pangermanique : la réunion de l’ethnie thioise à l’Empire allemand reconstitué et l’accès aux Océans.
La marche du Voorpost du dimanche 27 mars 2011 dans les communes jouxtant la Flandre française : Comines, Mouscron, Ploegsteert, Tournai… est indicative sur l’orientation politique du Mouvement flamand : la récupération des territoires « volés » aux cris de « Het lied der Vlaamse zonen », « Edingen Vlaams ». Le problème bruxellois est considéré comme réglé par le Mouvement flamand : Bruxelles est entre ses mains. Dès lors, l’effort peut être porté sur la Wallonie par un mouvement de tenailles : du côté de l’est, sur Plombières, du côté de l’Ouest sur les communes frontalières hennuyères !
Les Francophones sont-ils conscients que leurs divisions nourrissent le flamingantisme ? Le Mouvement wallon doit s’interroger. Etienne Duvieusart, ancien député, ancien sénateur, s’interroge sur le devenir de la Wallonie dans son livre « Pour l’Indépendance de la Wallonie » : « Dans quelle mesure ces individualistes patentés que sont les Wallons résoudront-ils la crise de société et la crise de leur économie en faisant appel au dynamisme collectif ou en restaurant sous des formes modernes l’initiative de chacun d’eux ? Je ne sais ».
Le citoyen francophone d’en bas s’interroge lui aussi. Qui donc déclenchera une dynamique collective mobilisatrice des forces francophones unifiées ? Qui donc fera souffler sur l’Espace Wallonie-Bruxelles un courant nationaliste d’appartenance à la Communauté française de Belgique ? Qui donc fera battre dans le cœur de chaque citoyen l’amour de l’Espace Wallonie-Bruxelles ? Qui donc libérera l’Espace Wallonie-Bruxelles de la colonisation flamande ? Qui donc s’investira dans une campagne axée sur des thèmes forts, reflets de l’aspiration de la Communauté française de Belgique, tels que : maillage des liens culturels, sociaux et économiques qui unissent déjà Bruxelles et la Wallonie dans l’espace francophone de Belgique ; élargissement de la Région bruxelloise à son véritable hinterland constitué par les communes à facilités, ainsi que son désenclavement par des voies d’échanges directes et contigües ; inviolabilité de l’article 30 de la Constitution instituant l’unilinguisme ; préservation de l’identité linguistique ; ratification de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe relative à la protection des minorités nationales ?
Dans l’attente de celui qui viendra nous libérer de nos complexes, ne baissons pas les bras ; ne nous laissons pas envahir par la pusillanimité ; résistons ; ne nous résignons pas ! Osons dire et répéter à l’Espace Wallonie-Bruxelles : je t’aime. La naissance d’une Patrie.
Raymond WATRICE
15:53
Écrit par Raymond Watrice
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12.04.2011
R.W.F. : PREPAREZ UN AUTRE AVENIR POUR LA JEUNESSE DE WALLONIE ET DE BRUXELLES...
RASSEMBLEMENT WALLONIE FRANCE : PREPAREZ UN AUTRE AVENIR POUR LA JEUNESSE DE WALLONIE ET DE BRUXELLES…
2004 - Paul-Henry Gendebien, co-président du R.W.F, dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 15 septembre 2004 soutient que « la Flandre s’est donné des objectifs et pratique la guerre de mouvement. La Wallonie et Bruxelles s’abritent derrière une ligne Maginot en carton-pâte. Elles n’ont pas de projet hormis celui de la perpétuation défensive et obsessionnelle du statu quo dans un Etat belge où leur poids économique, culturel et politique est de plus en plus léger… ».
Paul-Henry Gendebien affirme que « la classe politique francophone a peur. Rentière de l’Etat belge, elle redoute le naufrage d’un régime qui la nourrit encore. Elle ne veut pas passer pour complice de la disparition d’un Etat. Par-dessus tout, elle craint la déception sinon la révolte d’un électorat fidèle qu’elle a flatté et trompé depuis une décennie en le berçant de douces illusions néo-belgicistes et monarchistes… ».
Paul-Henry Gendebien invite les partis francophones à dire enfin la vérité : « les concessions n’arrêteront pas le processus de séparation. En 1938 Churchill ne disait-il pas que les reculades face à un adversaire déterminé reviennent à nourrir le crocodile avec l’espoir d’être mangé le dernier… Il les prie d’avoir l’extrême courage de la lucidité. « Plutôt leur dit-il, que de vous faire jeter à la porte ou d’être contraints de faire vos valises dans la précipitation, choisissez dès aujourd’hui la dignité. Préparez un autre avenir pour la jeunesse de Wallonie et de Bruxelles… Etudiez les procédures et les modalités d’un arrangement avec la France…».
2007 - Dans une déclaration d’avant les élections législatives du 10 juin 2007, Paul-Henry Gendebien dénonce le double langage des partis flamands : « A la veille des élections, ils parlent de choses concrètes et immédiates à leurs électeurs. Mais, en septembre dernier, Bart Somers, président de l’Open VLD, a déclaré : « La Flandre demande tous les pouvoirs ». Ils veulent tous scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde et régionaliser l’emploi… ».
2010 - La Flandre impose le tempo. Il n’y a pas que la N-VA. Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, rappelle, dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 15 juillet 2010, que « la Flandre veut se profiler et se rendre reconnaissable en tant qu’Etat fédéral fédéré, chaleureux, solidaire, accueillant et démocratique ». Il plaide pour une « Charte pour la Flandre qui peut déclencher l’élan qui doit mener à une vraie compétence constitutionnelle pour l’Etat fédéral de la Flandre »… Et de préciser : « Ce document de base réunissant les fondements des relations politiques flamandes, cet engagement politique du Gouvernement et du Parlement est donc important pour quiconque a un lien avec la Flandre ». La messe est dite.
Conclusion - Ce n’est donc pas sans raison que Paul-Henry Gendebien, coprésident du R.W.F., appelle à la vigilance lorsqu’on constate « l’acharnement unanime du monde politique flamand pour dépecer encore un peu plus la Belgique… Le discours flamand est clair : « minder België, meer Vlaanderen » - Moins de Belgique mais plus de Flandre - , c’est du chantage au séparatisme. Avec des partis francophones prêts à faire des concessions alors que, jusqu’il y a peu, ils affirmaient le contraire, la main sur le cœur… On est loin de la pacification communautaire promise ; c’est l’échec du fédéralisme et l’échec historique de la tentative de créer une nationalité belge… »
Paul-Henry Gendebien rappelle ce qu’est le R.W.F. : « Nous sommes un Rassemblement pluraliste démocratique. Comme dans la Résistance, nous allons à l’essentiel. Nous ne sommes pas là pour gérer la Belgique finissante mais bien pour éveiller les consciences. Et préparer dans les meilleurs conditions la phase terminale de l’Etat belge et le passage de la Wallonie à une situation meilleure dans le cadre de la République française… ».
15:22
Écrit par Raymond Watrice
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07.04.2011
APFF APPELLE A L'ONU POUR DEFENDRE DES DROITS CULTURELS EN FLANDRE
COMMUNIQUE DE PRESSE
L'APFF forcée d'en appeler à l'ONU
pour défendre les droits culturels des Francophones de Flandre
De Haan (Belgique), le 7 avril 2011 –« Il y a plus de dix ans, qu'au nom des francophones habitant en Flandre, nous demandons qu'on ne fasse pas obstacle à notre droit de vivre notre culture. Rien de plus ! », souligne l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) dans le dernier numéro des « Nouvelles de Flandre ».
Et de poursuivre : « Nous sommes pratiquement tous bilingues et nous avons souligné à maintes reprises que nous n'entendions nullement remettre en cause le statut linguistique de la Flandre.
Un seul politicien flamand a pris la peine de nous répondre: Yves Leterme. Il nous a remerciés pour notre "apport apprécié" à la réforme de l'État. Tous les autres hommes politiques du nord du pays ont, par leur silence, refusé la main tendue. Au cours des derniers mois de négociations, notre problème n'a pas été évoqué une seule fois.
Ajoutons à cela que le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a tout bonnement éludé les questions communautaires dans le rapport qui doit servir de base à l'Examen périodique universel de la Belgique devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Pas la moindre allusion à la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales que notre pays a signée en 2001, mais que la Flandre refuse toujours de ratifier! Rien non plus à propos de la non-nomination des bourgmestres de la périphérie et du "Wooncode" (le code du logement flamand).
Pour nous, la ratification de la Convention-cadre est primordiale. Il ne s'agit ni plus ni moins que du respect de notre identité culturelle. De ne pas être discriminés, voire assimilés! Nous sommes dès lors forcés de nous adresser aux instances de l'ONU. Notre dossier est particulièrement révélateur du bien-fondé de notre modeste revendication de protection culturelle.
Les nationalistes flamands disent : "Les francophones ne sont pas une minorité en Flandre". A défaut de pouvoir nous référer à un recensement linguistique, nous avons fait réaliser, en 2009, un sondage par "Dedicated Research" qui a révélé la présence de 367.000 francophones en Flandre. 309.000 ont le français pour langue maternelle. 58.000 entretiennent des liens étroits avec notre culture, parce qu'un de leurs parents est francophone et qu'ils parlent parfaitement le français. »
A l’APFF de s’appuyer tour à tour sur l’Encyclopédie du Mouvement flamand (1973 et 1998) et sur le Rapport Nabholz (adopté en 2002).
« Le rapport Nabholz a suscité la Recommandation 1301 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui outre la ratification de la convention-cadre et la reconnaissance de toutes les minorités identifiées (dont la minorité francophone de Flandre) recommande que la Belgique "prenne des mesures effectives pour promouvoir la tolérance et le dialogue entre les groupes linguistiques et leurs cultures respectives". L'Assemblée souligne le rôle de l'éducation, des échanges culturels et des médias. Elle recommande "qu'un accord de coopération culturelle soit conclu d'urgence entre les communautés francophone et néerlandophone".
14:45
Écrit par Raymond Watrice
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