18.05.2009

KBC OU LA SAGA DE L'EMPIRE FLAMAND SUR LA BELGIQUE FRANCAISE...

… Avec l’assentiment du ministre des Finances, Didier Reynders, M R. Ce qui fait dire à Dominique Berns, journaliste du quotidien Le Soir, en présentation de son interview de Anne Vincent, chargée de recherche au Centre de Recherche et d’Information socio-politique, CRISP, Le Soir « A bout partant, du vendredi 13 mai 2009 : « On peut s’étonner de voir ce même Etat fédéral garantir l’ancrage « belge » du groupe flamand, après avoir vendu Fortis à BNP Paribas et cédé le pouvoir aux Français dans Dexia ». + + La saga de l’empire flamand sur l’intégralité du territoire belge remonte au début du XXe siècle par la fusion de diverses banques flamandes locales. La restructuration du secteur bancaire en 1935, au cours de la grande crise financière des années trente, par un gouvernement catholique/libéral, amène la constitution de la Kredietbank, KB, pour défendre les intérêts de la Flandre et de sa paysannerie en osmose avec le Boerenbond. La Flandre poursuit son ascension ; enrichi, l’establishment flamand veut asseoir son pouvoir financier. En 1998, la KB fusionne avec la banque CERA et les assurances ABB ; le groupe KBC est né, à identité flamande pure. Il peut poursuivre sa marche en avant. Il va étendre son empire sur la Wallonie et sur Bruxelles à travers une filiale, la CBC. La deuxième grande crise financière, que nous vivons actuellement, va lui donner la possibilité d’ancrer sa mainmise sur les terres francophones et de s’affirmer belge. + + Anne Vincent, chargée de recherche au CRISP, souligne : « KBC joue de son identité « belge » quand cela l’arrange, et l’a fait notamment à l’automne dernier quand l’Etat fédéral a dû intervenir pour Fortis, en rappelant que KBC était la seule banque vraiment belge ; ou quand elle se présente en Wallonie, via sa filiale CBC, comme une banque belge. Mais il était clair que le centre de décision est flamand »… + + Fortis, qui représente l’establishment francophone, implose ; l’Etat belge revend la partie néerlandaise aux Pays-Bas, la partie « belge » au groupe français BNP Paribas. Dexia, l’autre grand groupe financier représentatif des villes et communes, est cédé au Crédit local de France. Le marché financier belge est libre pour l’expansion de KBC. + + La restructuration financière de KBC avec l’appui du gouvernement régional flamand et du gouvernement fédéral se met en place. Première intervention le 27 octobre 2008 finalisée le 19 décembre 2008 : injection de 3,5 milliards d’euros par le gouvernement fédéral. Deuxième intervention le 22 janvier 2009 : injection de 2 milliards d'euros par le gouvernement régional flamand. Troisième intervention, en deux phases, précédée d’une couverture des pertes à concurrence de 1,6 milliard d’euros par les actionnaires : première phase, injection de 2 milliards d’euros ; deuxième phase, compensation en cash des pertes au-delà de 3,6 milliards d’euros par le gouvernement fédéral. KBC-la-flamande peut faire sa mutation en KBC-la-belge par l’entrée de l’Etat belge dans le capital à concurrence d’une minorité « théorique » de blocage de 25 %. La boucle est bouclée. Le secteur financier belge est contrôlé par la Flandre qui s’octroie au passage un oeil sur Dexia avec Jean-Luc Dehaene, CD&V, ancien Premier ministre, en le désignant à la présidence du Conseil d’Administration de Dexia. + + La flamandisation de l’intégralité de la Belgique est bien sur une voie royale, poussée par les rouleurs du gouvernement fédéral au sein duquel siègent le M R, le PS et le CDH, et par la complicité bienveillante de Ecolo lié à Groen, les Verts flamands, « bras dessus, bras dessous ». + + L’infernale marche flamande, partie de la Côte, de La Panne-Ostende, s’en va inexorablement vers la frontière allemande pour constituer la liaison avec le monde germanique, l’objectif du Mouvement flamand affiné dans la Flamenpolitik appliquée par l’occupant allemand lors de la Grande Guerre 1914-1918. + + Remémorons-nous et reprenons les paroles de Paul-Henry Spaak : « Ne nous résignons pas ». Prenons le parti de l’action. Analysons attentivement les programmes des partis traditionnels et des petits partis R.W.F. et Wallons ! Faisons un choix intelligent et raisonné. Un choix de l’avenir.

16.03.2009

LE M R : QUEL CHEMIN, LE BIEN ? OU LE MAL ? ...

Juin 2007 : Le triomphe ; il devient le premier parti de Wallonie ; le PS est envoyé sur une voie de garage + + + Septembre 2007 : L’orange bleue éclate… Le PS revient aux affaires… Le M R attend le train bleu…qui ne vient pas.+ + +Mars 2008 : Neuf mois se sont écoulés depuis le déboulonnage du PS de la première place en Wallonie... Le M R est toujours sur le quai. Rien n’est engrangé… Le train bleu de la victoire politique ne siffle pas…La voie royale ne s’ouvre pas ! + + A-t-il trop voulu ? A-t-il trop voulu être différent des autres ? A-t-il trop voulu être libéral ? A-t-il trop voulu muter le M R en parti présidentiel ? + + Un des pontes libéraux donne une réponse à ces questions : « Didier Reynders joue le M R seul contre tous, le M R différent des autres. Cela a bien marché électoralement ». Mais les plats ne repassent pas deux fois ! + + Le nom du Président est lâché. Le M R ne serait-il pas au bout du chemin de la réflexion malade de son président, malade de l’ego de son président ? Il irrite ses collègues politiques. Il ne voit pas. Il ne sent pas les turbulences politiciennes autour de sa personne, enfermé dans sa bulle égocentrique de Messie, de l’Homme providentiel que le Monde des Rêves modèle. Il serait tenté de provoquer des élections générales pour le 7 juin prochain. Mais, ce n’est pas le choix de la Flandre ; son partenaire privilégié, le CD&V, n’en veut pas…+ + + Février 2009. Près d’un an plus tard. Le M R attend toujours sur le quai…La crise financière a éclaté, violente. Les banques sont dans la tourmente : Fortis, Dexia, Ethias, KBC, ING… L’Etat doit les secourir…Des décisions sont prises dans la précipitation… La presse flamande fulmine ; elle fusille Didier Reynders dans le dossier Fortis. Elle répercute la voix de la Flandre qui veut détenir le seul poste régalien qui lui échappe : le ministère des Finances.Dans le Nieuwsblad, Simoens, éditorialiste, tempête : « Au moins de par sa fonction, il endosse l’entière responsabilité du fiasco ». Dans le Standaard, De Ruyter, éditorialiste, va dans le même sens : « Il porte une responsabilité écrasante dans la débâcle ». Dans De Morgen, Walter Pauli, journaliste, le vitriole : « Comment Reynders a pu plumer l’Etat… Après dix ans de règne, l’organisation fiscale a tourné à la catastrophe, démantelant les leviers d’intervention de l’Etat ». Dans le magazine Knack, Rik Van Cauwelaert, analyste, fustige l’arrogance de Didier Reynders lequel jurait ses grands dieux que le budget serait en équilibre : « Dans les pays voisins, la révélation par la propre administration du ministre de tutelle, celui des finances, de la falsification des rentrées fiscales aurait mené à la démission du ministre ». Dans Het Laatste Nieuws, Van Der Keulen, analyste, n’est pas tendre : « Erreur dans les recettes ? Chaos dans l’administration ? Nominations annulées ? Rentrés surestimées, dépenses sous-estimées ? Reynders est toujours dans les parages, mais il s’en sort à chaque fois. On l’appelle Monsieur Téflon, celui qui résiste à tout ». Dans Gazet Van Antwerpen, Paul Geudens, éditorialiste, souligne sa suffisance : « Du wonderboy à Gaston Lagaffe ! ». Pour Groen, Didier Reynders n’a plus sa place au gouvernement fédéral : « Le cynisme du vice-Premier ministre contamine le gouvernement fédéral ». La Flandre a dit ! + + + Le rêve de Didier Reynders, de vouer la direction de la Wallonie au grand destin du M R, s’évanouit. Le CD&V ne veut pas des élections au niveau fédéral. Kris Peeters, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand, coprésident du « dialogue de communauté à communauté », refuse de voter des accords communautaires avant juin 2009 ! Le dialogue de communauté à communauté est enterré ! Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, poursuivra jusqu’après le 7 juin … + + + Le destin du M R se plombe. La personnalité de Didier Reynders en prend un coup. D’autant que le Conseil d’Etat, dans un arrêt daté du 13 février 2009, annule la composition du Comité de Direction de l’Administration des Finances. Cette Administration se trouve, ainsi depuis plus de deux ans, privée d'un véritable top manager ! Pour Michel Legrand, président du Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative, Gerfa, « la réforme Copernic n’a jamais commencé aux Finances. Elle a juste permis d’engager des top managers parasitaires qui touchent un traitement pour des postes qui n’ont même pas été créés ».Les nuages noirs s’amoncellent au-dessus de la tête de Didier Reynders. Sale temps. Deux des trois composantes, le FDF et le MCC, de la Fédératioon M R menacent de se retirer s’il continue à flirter avec Rudy Aernoudt, ex-haut fonctionnaire flamand qui veut se présenter à Bruxelles et en Wallonie aux élections régionales de juin 2009. Le mariage M R-LiDé, orchestré par Didier Reynders, dure l’espace d’une nuit. Didier Reynders plie devant la détermination du FDF et du MCC ; le malaise s’installe à l’intérieur de la composante PRL directrice du M R. Un mandataire libéral cadre la crise interne : « Reynders a sous-estimé l’hostilité que suscitait Aernoudt. Il a été incapable de mesurer la colère du FDF et du MCC. Pour un président de parti, cela peut avoir des conséquences graves ». + + + Vincent de Coorebyter, directeur général du Crisp, estime que le M R sort fort affaibli de l’ « aventure Aernoudt » : « Le FDF et le MCC ont permis de renflouer les libéraux. Le M R ne pouvait pas se priver de ses alliés pour les quelques pour cent apportés par Aernoudt… C’est le feuilleton politique de l’hiver. Je pense que même si Aernoudt était resté, avec le FDF, l’image aurait été brouillée aux yeux d’une partie de l’électorat. C’est celle d’un parti prêt à encaisser les reproches de populisme pour gagner des points supplémentaires aux élections. Cela lui donne paradoxalement une image de fragilité ». + + + Le M R redressera-t-il la barre ? Rendra-t-il confiance à son électorat composite ? Pour l’heure, les sondages ne sont pas alarmistes, mais la campagne électorale vient seulement d’être lancée. L’ego largement hors démesure de son président ne le handicape pas (trop) mais le nordé peut se lever à tout moment !… Bonjour les dégâts ! Un témoin de l’époque de Jean Gol, en quelques coups de pinceau, offre une photographie tourmentée d’un ciel M R virant au gris-bleu : « On dirait que Didier Reynders n’éprouve pas le besoin de mettre un peu d’humanité dans ses relations politiques. On dirait qu’il a élevé un mur entre la politique et le relationnel. C’est une grande erreur. Il est en train de se marginaliser et, du coup, de marginaliser son parti comme l’a été un temps, sous Gol, le PRL ». Didier Reynders, un conquistador, au destin écorné ! + + + Quel avenir du FDF au sein du M R ? Quel avenir de Bruxelles au regard des « amours » de la branche libérale du M R pour un ex-haut fonctionnaire de l’administration flamande, partisan d’une scission de BHV et du non-élargissement de Bruxelles, et au vécu de l’obsession du M R de devenir le premier parti de Wallonie au prix d’un copinage avec la Flandre ? + + +Des questions à poser ! Des questions à se poser ! Des questions existentielles !

19.12.2008

LE PETIT EPARGNANT TRINQUE...

Ne serait-ce pas le petit épargnant qui, au bout du compte, paiera la note de la crise financière, de la crise économique et de la crise sociale qui s’annonce ? + + Les deux grandes banques, qui occupent le marché financier belge, la néerlandaise ING et la flamande KBC, ont ajusté leur taux depuis le 1er décembre. + + Pour ING, l’abaissement du taux de base porte sur son « Livret Vert » de 1,75 à 1,25 % et la suppression de la prime d’accroissement de 0,50 %. En compensation, si l’on peut dire, ING relève la prime de fidélité de 0,50 % à 1 % et maintient le taux de 4,25 % à son compte d’épargne internet. + + Pour KBC, c’est une baisse de 1 % du taux de base de son carnet de dépôt classique et du compte internet, ramenant le taux de base de 4 % à 3 %. En compensation, pour mieux faire avaler la pilule, KBC porte les primes d’accroissement et de fidélité à 0,75 %. + + Les banques ont justifié la modification de leur taux par la baisse de 0,50 % du taux directeur à court terme et par la réforme, en janvier 2009, de la réglementation portant sur les carnets « défiscalisés ». Cette réforme ne laisserait subsister qu’une seule prime, la prime de fidélité et ne concernerait que les carnets de dépôt. + + Le petit épargnant ne peut que subir ! Au surplus, les soubresauts de l’affaire Fortis n’arrange pas ses légitimes intérêts d’assurer l’avenir. + + La création de la Caisse d’Investissements par la Région wallonne le laisse sceptique sur la libre disposition de son argent au moment où il en aura besoin. La garantie du retrait immédiat ne paraît pas lui être assurée puisque la Caisse d’Investissements ne disposera pas de guichet. Il faudra passer par l’Administration. Or, on sait le temps, minimum un mois, qu’il faut au Ministre pour signer ! + + Dans le chaos politico-politicien dans lequel le pays est plongé : lutte fratricide en Wallonie pour la conquête du leadership, volonté de la Flandre d’étendre son emprise sur l’ensemble du territoire belge, le petit épargnant est laissé sur le bord du chemin. A peine un regard. Les politiciens n’ont qu’une et une seule préoccupation : sauver leurs intérêts personnels et les intérêts de leurs partis qui sont accolés… Ils avouent être en campagne électorale ! Ils sont TOUS en campagne électorale, même ceux qui se drapent dans le blanc manteau de l’hermine ! + + M’enfin, disait Choumaque, c’est tôdi li ‘pti qu’on spoche ! Fatalisme ? + + Le petit épargnant, dos voûté, subit le flot de paroles envoûtantes… Soudain, du plus profond de lui-même, une voix lui dit : Eveilles-toi ! Tu es une force ! Il se redresse ! Il regarde l’avenir avec sérénité… Il a choisi …

L'ETAT CVP, C'EST MOI...

Ne tirez pas sur le violoniste ! C’est un pur produit de l’Etat CVP des Gaston Eyskens, Théo Lefèvre, Léo Tindemans, Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene. Son credo le cadre très bien : « Je serai là où la Flandre me demande d’être ». La Flandre, tout entière, lui demande de la servir ! Yves Leterme, CD&V, Premier ministre, la servira jusqu’au … suicide politique ! Trois démissions en un an ! Trois fois, il revient pour mieux encore service… la Flandre ! Admirable abnégation ! + +Aujourd’hui, la Flandre ingrate, orgueilleuse rejette son lionceau ; elle ne peut plus attendre… Elle n’entend pas les paroles de Caroline Kennedy, la fille de John Fitzerald Kennedy, ancien président des Etats-Unis, assassiné en 1963 : « Parfois, il faut prendre le temps de reconnaître que quelqu’un a des facultés spéciales pour nous faire croire en nous-mêmes et pour lier cette croyance à nos plus grands idéaux. Dans ces rares moments, lorsqu’une telle personne surgit, nous devons mettre de côté nos propres plans et viser ce qui est devenu possible ». + + La Flandre ne veut plus attendre ; de lourds nuages noirs s’amoncellent au-dessus de son espace. La crise économique la frappe en pleine face : le secteur de l’automobile, son fleuron, s’effondre entraînant dans son sillage une foule de PME, les grand pourvoyeuses de la richesse flamande. La crise sociale s’annonce… Elle doit impérativement étendre son emprise sur son hinterland économique de sauvetage, qui lui donne accès à l’opulente zone économico-industrielle de la Ruhr. + + Yves Leterme est aux abois. Il sent que la Flandre lui échappe. Il s’accroche. Il tente de s’expliquer : « La vérité et la séparation des pouvoirs sont des valeurs absolues pour moi. Je voulais faire toute la clarté sur ce qui s’était passé (d’éventuels contacts-pressions auprès de magistrats, ndlr). Parce que je suis scrupuleux ». Sujet brûlant, étonnant, détonant. Un contact n’est pas automatiquement une pression. Mais par sympathie… tout évolue. + +Le Premier président de la Cour d’Appel de Bruxelles se montre prudent : « Actuellement, il n’y a aucune preuve indiquant que le Premier ministre ait exercé une influence sur la justice dans le dossier Fortis ». + + Jacques Englebert, avocat, professeur de droit judiciaire à l’ULB, acerbe, tempête : « On ensemble entré dans un engrenage où l’on ne respecte plus les règles de droit. Voguer dans une zone de non-droit est inadmissible pour un juriste. J’ai l’impression que certains s’affranchissent de plus en plus des règles. Et l’on se demande alors si c’est également le cas dans d’autres affaires judiciaires ». + + Yves Leterme, solitaire, s’en va tête basse, par la petite porte de côté … La Flandre se cherche un nouveau chef. + + Dans ce brouillamini économico-politico-financier, l’épargnant s’inquiète de plus en plus. Retirer ses économies ou les laisser… Au cours de sa réflexion, une douche s’abat : BNP Paribas menace de laisser tomber Fortis… Pas bling bling ! + + Posons-nous la question : Jusqu’où veut-on aller dans le dossier Fortis ? Il est surprenant de constater que parmi les cinq experts désignés par le tribunal pour faire la clarté dans Fortis, se trouve une personnalité controversée, Monsieur Remi Vermeiren, ancien président du Comité de direction de KBC, inculpé dans le cadre du dossier KB Lux, président du groupe de réflexion « in de Warande » signataire d’un appel en faveur de l’indépendance de la Flandre. + + Cherche-t-on à amener Fortis-Belgique à renoncer à poursuivre ses activités ? Est-il permis de penser que la Flandre veut la disparition de Fortis ? L’Etat CVP toujours omniprésent !

14:24 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ulb, kennedy, violoniste, bling bling, cvp, fortis, rurh |  Facebook |

28.11.2008

LA BONNE GOUVERNANCE ...

COMMUNIQUE GROUPE PS - 27 novembre 2008 + + Entreprises : La « bonne gouvernance » doit être inscrite dans la loi + + L’affaire Fortis l’a crument démontré : que le management d’une entreprise ne respecte pas son propre code de bonne conduite, le « Code Lippens » en l’occurrence, n’amène pas de condamnation. C’est là toute la limite de l’autorégulation : toutes les promesses se révèlent en cas de clash de belles chimères pour bon nombre de personnes parties prenantes à l’entreprise ; au premier chef, les petits actionnaires, les petits épargnants et les travailleurs qui en paient le prix. + + Ces codes de bonnes conduites donnent l’illusion des droits et des devoirs des uns et des autres, mais parce qu’ils ne sont pas contraignants, la justice ne peut leur donner suite ! + + Pour le groupe PS de la Chambre, il est grand temps de donner un fondement légal aux règles de bonne gouvernance des entreprises pour que les tiers ne soient plus induits en erreurs sur les droits et leurs devoirs. Seule la régulation peut éviter les dérives de ces derniers mois. + + Cette crise a également démontré que les entreprises n’ont pas seulement une responsabilité vis-à-vis de leurs actionnaires, elles ont également une responsabilité vis-à-vis d’autres parties prenantes tels que les travailleurs, les fournisseurs, les créanciers, les collectivités locales, bref, tout acteur directement concerné par les décisions de l’entreprise. + + Cette responsabilité sociétale doit être remise au centre des priorités. C’est l’intérêt de la société qui doit primer sur les intérêts particuliers d’une poignée de dirigeants ou d’actionnaires significatifs. Et pas l’inverse ! + + C’est pourquoi, les députés PS Valérie DEOM, Thierry GIET, André PERPETE, Guy COEME, Yvan MAYEUR et Karine LALIEUX veulent ancrer les principes de bonne gouvernance dans la loi car elle est la seule à pouvoir en garantir le respect. + + Les députés socialistes ont donc déposé une proposition de loi visant à intégrer les principes de bonne gouvernance les plus importants dans le Code des sociétés. Par ailleurs, les députés ne sont pas opposés à ce que les entreprises continuent à appliquer des codes de bonne conduite, mais cela doit désormais se faire sous le contrôle strict de la loi. Les administrateurs doivent dorénavant engager leur responsabilité pour les règles auxquelles ils entendent se soumettre. Un organe de suivi indépendant sera d’ailleurs chargé d’évaluer les règles de bonne gouvernance que les entreprises adoptent pour apporter cette légitimité qui fait actuellement tant défaut. + + Parmi les règles de bonne gouvernance qui doivent être intégrées dans la loi (le Code des sociétés), les députés PS demandent : + + - Rémunération avec une partie fixe et une partie variable pour les tops managers des sociétés cotées. La partie fixe de la rémunération ne peut dépasser un montant maximal fixé par les autorités de surveillance. La partie variable est limitée à 30% de la partie fixe ; + + - Améliorer la publicité des opérations réalisées sur les titres de la société par les dirigeants d’entreprises ; + + - Imposer un vote de l'assemblée générale des actionnaires sur l'ensemble des éléments de la rémunération et autres avantages directs et indirects des tops managers; + + - Imposer à la société de s’assurer que tous les moyens et toutes les informations soient disponibles, notamment sur le site internet de la société, pour permettre aux actionnaires d’exercer leurs droits ; + +- Désignation des administrateurs indépendants après avis conforme du Conseil d’entreprise ; + + - Etendre la notion d’intérêt social de l’entreprise actuellement limitée aux seuls actionnaires, aux autres parties prenantes ; + +De plus, concernant les autres règles de gouvernance qui ne doivent pas être directement inscrites dans la loi, le Groupe PS demande que la responsabilité solidaire des administrateurs soit étendue au non respect des prescriptions du code de gouvernance d’entreprise ou de conduite choisi par la société. A cela s’ajoute la mise en place, au sein du Conseil Central de l’Economie, d'une Commission de suivi indépendante, paritaire et représentative des règles de bonne gouvernance. + + Plus d'info? = = Nicolas Gersdorff = =Attaché de Presse = =Groupe PS à la Chambre = =ngersdorff@pslachambre.be +32 (0)473 96 71 04+32 (0)2 549 84 59www.pslachambre.be

21.11.2008

LE RETOUR DE L'ETAT CVP EN PLUS FORT...

Le retour béni par Didier Reynders, vice Premier ministre, ministre des Finances, président du M R : « Avec Yves Leterme, c’est comme un Martens-Gol ». L’époque du tout-puissant CVP, l’époque la glorieuse du CVP, qui s’étendra sur onze ans, que sanctifie Kris Peeters, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand : « Les démocrates chrétiens ont réalisé toutes les réformes (de l'Etat, ndlr) qui ont fait de la Flandre ce qu’elle est ». La bénédiction de Didier Reynders à Yves Leterme adoube cette période de glaciation qui paralysa la Wallonie et Bruxelles. + + Une ère de glace politique et de dominance flamande qui revient avec Yves Leterme, CD&V ex-CVP : « Je serai là où la Flandre me demande d’être ». Homme de chiffres, il dit souhaiter être un jour … ministre des Finances. N’est-ce pas une forme déguisée d’affirmer qu’il contrôle le ministère des Finances ? Précisément, le seul poste régalien que la Flandre ne dirige pas. Sachons qu’actuellement la Flandre occupe officiellement six postes régaliens et sous-entend avoir un très large pied dans le septième : les Finances ! La mainmise flamande sur l’ensemble des postes régaliens, sept sur sept ! + +La politique d’implantation monolithique, à reflets colonialistes, pratiquée par la Flandre se caractérise par une prise de possession des principaux leviers économiques du pays. La politique aéroportuaire et la politique ferroviaire sont entre les mains des Flamands. Le marché financier est en train de passer sous contrôle de la Flandre. Fortis et Dexia, à actionnariat francophone, sont balayées ; les branches belges, issues de leur démantèlement, sont sous direction flamande. Il ne fait pas de doute que leurs activités bancaires seront réorientées dans le sens où elles ouvriront un boulevard sur le marché financier francophone au groupe néerlandais ING et au groupe flamand Boerenbond-KBC. Le capitalisme flamando-néerlandais a le champ libre pour s’ancrer majoritairement à Bruxelles et en Wallonie ! + + Que constate-t-on déjà en Wallonie depuis quelques lustres ? Le groupe Boerenbond y contrôle le secteur agro-alimentaire ; les agriculteurs et les éleveurs dépendent de son réseau commercial pour s’approvisionner. Le Boerenbond contrôle aussi l’exploitation forestière et le traitement du bois. La Flandre a des intérêts importants dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des vacances. Et aussi dans la presse wallonne. + + A ce propos, un de nos correspondants, établi en France, nous écrivait récemment : « … Je savais qu’il fallait beaucoup de chance pour se faire servir en français dans un restaurant de La Roche-en-Ardenne, mais j’ai le regret de constater que la colonisation de la Wallonie et de Bruxelles se poursuit également à travers la presse… Grâce à une erreur commise (par une agence de locations de biens, ndlr), je me suis rendu compte qu’une partie de la presse wallonne, en l’occurrence « Passe-Partout » et les éditions de l’Avenir, était passée sous le contrôle du groupe « De Standaard » et « Het Nieuwsblad » … Mes commandes écrites sont toujours rédigées en français, sur un formulaire unilingue français … Il faut une fameuse dose de cynisme et de mépris pour la langue française pour envoyer une lettre, en néerlandais, à un Francophone en France (pays de langue française, sauf erreur de ma part ) »… + + Sur le plan européen, la Flandre place également ses pions et y impose une image d’une Belgique de langue néerlandaise. Elle préside le Comité des Régions et des Institutions européennes au sein duquel se retrouvent des représentants des autorités régionales et locales de l’Union européenne. Ce Comité rend un avis sur la politique régionale, l’environnement, l’éducation et les transports. + +Un retour à l’Etat CVP marquant. La Republiek Vlaanderen s’affirme. Marianne Thyssen, présidente du CD&V scande : « Rien ne changera à notre ligne flamande ». Faut-il dès lors le bénir ? + +Nous conclurons avec notre correspondant : « Un homme de la trempe de feu André Renard nous manque cruellement pour dire non à la Nation flamande et pour mener la résistance ». Il nous manque effectivement un Sauveur qui revitalise la langue française, qui agit pour que le citoyen d’en bas puisse faire entendre sa voix, qui insuffle le sens de la fierté, le sens du bon sens. Un message de solidarité, de tolérance et de modération.

12.11.2008

AFFAIRE FORTIS : ESTOMAQUANT, ABASOURDISSANT, EBOURIFFANT, ULCERANT...

La déclaration du Premier ministre Yves Leterme, CD&V, est pour le moins révoltante dans le contexte de crainte, d'incertitude du lendemain que vivent les épargnants non seulement les petits actionnaires mais également le petit « écureuil » du compte d’épargne. Le Premier ministre a déclaré : « L’Etat retirera son apport financier et ce sera une bonne nouvelle pour le budget ». Des propos qui ont été, en sous-entendu, approuvés par Didier Reynders, vice Premier ministre MR, ministre des Finances, passés sous silence par les deux autres vice Premières ministres, Laurette Onkelinx, PS, et Joëlle Milquet, CDH.Que vont devenir les petits épargnants ? Que vont devenir les travailleurs chez Fortis ? Leur famille ?

14:58 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fortis, epargnants, compte d epargne |  Facebook |