12.08.2011

L'ASSAUT FLAMAND FINAL SUR BRUXELLES EST BEL ET BIEN LANCE...

 

Le CD&V, à qui la N-VA a passé la main, a donné le signal de l’assaut final le mardi 9 août 2011,  J + 424 sans gouvernement. Wouter Beke, président du CD&V, a sonné l’hallali !

Dans une interview au Laatse Nieuws, Wouter Beke embouche la trompe : « « Un accord est un accord. J’exige que tout le monde s’y tienne. On ne doit pas me convaincre que la situation financière est sérieuse, mais dans la négociation gouvernementale, la séquence a été décidée : d’abord BHV… Je n’accepterai pas que Elio Di Rupo ouvre parallèlement une deuxième table de négociation… S’il le fait, ce sera sans le CD&V ». C’est clair, c’est net : une capitulation sans condition imposée par le CD&V, par la Flandre.

Et les genoux francophones se plient. Di Rupo, président du PS, formateur, selon le porte parole du CD&V, a dit à Wouter Beke « qu’il honorera l’accord de juillet » ; Joëlle Milquet, présidente du CDH,  dit la même chose : « Nous respecterons l’accord passé avec Wouter Beke ». Au demeurant, le secrétaire d’Etat au Budget Melchior Wathelet, CDH, a clairement résolu le dilemme en trois temps : « 1. Régler BHV dans la seconde quinzaine du mois d’août et éventuellement début septembre. 2. Formation d’un gouvernement en septembre. 3. Elaboration du budget 2012 durant la première quinzaine d’octobre. Ecolo, adroitement et hypocritement, passe par un petit crochet : « …On ne peut pas laisser passer un mois ou attendre une solution sur un autre sujet pour aborder le budget par une voie sûre et rapide, peu importe laquelle ». Charles Michel, président du MR,  ne pipe mot… Serait-il embarrassé par le fait que c’est son allié flamand naturel, l’Open VLD, qui a fait tomber le gouvernement Leterme ? Optera-t-il pour la formule : « le budget ou rien » ? Une constatation inquiétante : tout le monde se tait au M R.

« Bruxelles français », le cri de ralliement de 1964 s’éteint !

Une bonne conscience : la scission de BHV sans frontière d’Etat ! Elle est offerte au PS, au CDH et à Ecolo par le politologue à l’UCL, Vincent Laborderie, spécialiste des opérations d’Etats et de la reconnaissance internationale. Dans une étude, Vincent Laborderie, souligne que la règle « Uti possidetis » selon laquelle les frontières administratives se transforment en frontières ne s’applique pas en cas de scission d’un pays ; cette règle ne s’appliquerait qu’aux frontières externes des Etats qui se séparent (ex. la Tchéquie et la Slovaquie qui formaient la Tchécoslovaquie). Le politologue appuie ses dires par la confirmation, par Eric David, professeur de droit international à l’ULB, que « cette règle, (frontières externes, ndlr), figurait dans les manuels de droit international. Pour les frontières internes des Etats, il n’y a pas de règle ». Vincent Laborderie se réfère aussi au rapport de la Commission Badinter : « Ceci était écrit dans le rapport de la Commission Badinter, qui avait réglé les frontières entre les pays de l’ex-Yougoslavie en guerre civile. Il n’est pas concevable de scinder la Belgique autrement, précise-t-il, que par la négociation des frontières avec une médiation ou un encadrement de l’Union européenne ».  En conclusion de son étude, Vincent Laborderie affirme que « la scission de BHV n’aurait aucun impact sur la fixation des futures frontières en cas d’indépendance flamande ».

Du pain bénit pour la Flandre, qui peut asseoir sa prospérité sur le vasselage de la Wallonie. Du pain bis pour les cellules wallonnes du PS, du CDH et d’Ecolo qui peuvent se délester des boulets périphériques tout en soulignant le « sauvetage » de la Belgique. Du pain suret pour le M R, qui se tait, tiraillé par ses branches LB, FDF, MCC.

Imaginons et posons-nous la question : « Quelles seraient les frontières des nouveaux Etats issus de l’éclatement de la Belgique ? » Les frontières externes des nouveaux Etats seront celles que l’Union européenne imposera aux Flamands et aux Francophones sur la base du principe « Uti possidetis » dans le cadre de frontières internes fixées par la consultation des populations concernées. Il est douteux que la Flandre accepte ce scénario. Elle perdrait la périphérie et Bruxelles, les Fourons et plusieurs communes tout au long de la frontière linguistique actuelle… Elle mise sur la rivalité entre les socialistes et les libéraux pour s’accaparer les postes ministériels importants et la région bruxelloise, plaçant la Wallonie sur son vasselage.

15:45 Écrit par Raymond Watrice Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ps, cdh, cd&v, fdf, fourons, bruxelles |  Facebook |

27.06.2011

LA PLACE DES MARTYRS DE 1830

 

Nous sommes régulièrement interpellés par des Wallons sur le pourquoi de la « non-installation » d’une antenne wallonne à la Place des Martyrs de 1830. Nos compatriotes nous interrogent également sur le pourquoi du « laissé-installation » du siège de la Région flamande à la Place des Martyrs.

Des questions toujours restées sans réponse de la Communauté française. Indifférence, insouciance, manque de repères identitaires, égotisme basé sur une supériorité de la culture française, belgicanisme, mise au second plan de la culture française par l’introduction de classes d’immersion en langue néerlandaise, suffisance… ? Des interrogations frappées de résignation dans la perspective d’un « Bruxelles français » perdu ! Les Wallons soumis au tempo marqué par la Flandre !

La Flandre s’est fixé un objectif nourri par une mystique nationaliste s’appuyant sur les écrits d’historiens tels que Godefroid Kurth qui présente le Brabant comme une préfiguration de la Belgique par sa résistance à l’influence française satanique, et Henri Pirenne, qui, dans sa remarquable Histoire de Belgique en sept volumes, présente la Flandre au passé prestigieux.

Cet objectif débouche sur le concept Nation : un peuple, un territoire, une langue. Il est atteint.

Et ce peuple veut étendre son territoire vers l’Allemagne. Il estime que l’Histoire l’a placé en dehors de ses terres originelles de culture germanique. Il a réussi du côté Est une avancée par l’intégration des Fourons avec l’appoint de la majorité des parlementaires socialistes francophones. La consolidation est assurée par l’installation massive de Hollandais. Il peut donc entreprendre une percée vers le Sud… avec le concours des partis francophones engagés dans une lutte fratricide pour la conquête éphémère du titre de « premier parti de Wallonie ».

Remémorons-nous les inquiétants propos tenus par Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, au début de sa présidence du gouvernement wallon, le 13 septembre 2007, lors de la présentation, à la presse francophone et… flamande, des mesures « d’ajustement » du plan Marshall 1.0 : « Nous allons imposer, dit Rudy Demotte, qu’en matière d’immersion linguistique, les décisions soient prises de manière absolument prioritaire en faveur de l’apprentissage du néerlandais au détriment de destinations plus prisées en Angleterre ou aux Etats-Unis ». Autrement dit : l’imposition du bilinguisme en Wallonie ! La flamandisation assurée de la Wallonie à plus ou moins court terme.

Pas un parlementaire wallon et pas un parlementaire bruxellois n’ont marqué leur réprobation à ces propos de soumission au Mouvement flamand. Que pourrait penser Jules Destrée de l’imposition de la connaissance du flamand, lui qui combattait avec détermination ce qu’il appelait « le bilinguisme obligé » ?

Interrogeons-nous sur la dilution de la Wallonie dans la nouvelle entité économico-sociale composée des Pays-Bas, de la Flandre, du Grand-Duché de Luxembourg et du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, dominée par une langue germanique. Une réalisation d’un des objectifs de la Flamenpolitik appliquée par l’Empire allemand durant l’occupation de la Belgique en 1914-1918. La Flandre avance ! Elle s’affirme ! « La Flandre demande tous les pouvoirs », déclare en septembre 2007 Bart Somers, libéral, ancien président de l’Open VLD. Et elle ne s’arrêtera pas ! Elle ira jusqu’au bout ! Son leitmotiv : «  Minder België, meer Vlaanderen ». Kris Peeters, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand souligne le tempo marqué par la Flandre, dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du jeudi 15 juillet 2010 : « La Flandre veut se profiler et se rendre reconnaissable en qu’Etat fédéral, fédéré, chaleureux, solidaire, accueillant et démocratique… ». Il rappelle la portée du décret de 1999, ce document de base réunissant les fondements des relations politiques flamandes : « cet engagement politique du Gouvernement et du Parlement est donc important pour quiconque a un lien avec la Flandre ».

 

Un besoin de vérité.

En 2004, Paul-Henry Gendebien, coprésident du Rassemblement Wallonie-Bruxelles France, invitait les partis francophones à dire enfin la vérité. Il leur disait : « Les concessions n’arrêteront pas le processus de séparation ». Il leur rappelait ce que disait Winston Churchill en 1938 : « … Les reculades face à un adversaire déterminé reviennent à nourrir le crocodile avec l’espoir d’être mangé le dernier… ». Paul-Henry Gendebien les priait d’avoir l’extrême courage de la lucidité : « Plutôt que de vous faire jeter à la porte ou d’être contraints de faire vos valises dans la précipitation, choisissez dès aujourd’hui la dignité. Préparez un autre avenir pour la jeunesse de Wallonie et de Bruxelles … Etudiez les procédures et les modalités d’un arrangement avec la France… ».

Les Francophones qu’ils fassent partie des grands partis politiques ou qu’ils soient partisans des mouvances du Mouvement wallon, doivent cesser de s’entre-déchirer.

L’éveil des consciences. Le vrai amour de son terroir, de sa langue, de sa culture.

Raymond WATRICE

01.03.2011

RESOLUTION DE L'A.I.D.L.C.M.

 

L’A.I.D.L.C.M. - Association internationale pour la Défense des Langues et Cultures menacées - réunie les 13 et 14 novembre 2010 à Marseille, a notamment adopté la résolution suivante concernant la minorité francophone des Fourons.

«  Constatant le harcèlement continu à l’égard des Francophones des Fourons de la part des autorités locales communales et des autorités régionales flamandes.

Le gouvernement flamand s’est en effet attribué l’interprétation de la législation linguistique qui est une matière fédérale. Il a même pu se faire confirmer cela dans un arrêt d’une Chambre flamande du Conseil d’Etat, alors que la Commission permanente de Contrôle linguistique a été spécialement mise en place pour la surveillance de la législation linguistique par le Parlement en 1963 dans un compromis pour arriver au vote de la loi fixant la frontière linguistique. Cette législation ne doit d’ailleurs s’appliquer qu’en matière administrative puisque la Constitution belge garantit la liberté de l’emploi des langues, sauf en matière administrative où elle peut être réglée par la loi.

Or, nous voyons de plus en plus de sociétés commerciales, de commerçants et d’organismes privés de toutes sortes appliquer une législation administrative à la suite d’un lobbying incessant des autorités flamandes qui n’hésitent pas à mettre en place, au cout de millions d’euros, des politiques de flamandisation de certaines communes. Elles ont ainsi voté un décret concernant les ventes des terrains qui ne peuvent qu’être acquis dans certaines communes que par des gens habitant la Région flamande depuis 5 ans au moins, au risque de se heurter à la libre circulation des individus pourtant pratiquée en Europe depuis de nombreuses années. 

L’A.I.D.L.C.M. dénonce toutes des manœuvres et rappelle qu’il serait temps que toutes les composantes de la Belgique ratifient et appliquent la Charte européenne pour la protection des minorités linguistiques. Elle insiste auprès des négociateurs du prochain accord gouvernemental pour que cette ratification fasse partie des priorités du prochain gouvernement ».

08.11.2010

HISTOIRE POLITIQUE - LA FRONTIERE LINGUISTIQUE, 1879-1963

 

Stéphane Rillaerts - Courrier hebdomadaire n° 2069-2070, 106 pages - 12,40 euros

CENTRE DE RECHERCHE ET D'INFORMATION SOCIO-POLITIQUES ,CRISP, Place Quetelet 1A, B-1210 Bruxelles. Compte bancaire IBAN BE51 3100 2715 7662  - BIC BBRUBEBB. Frais d'envoi : Belgique 2 euros ; U.E. 4 euros ; étranger 6 euros.

 

La fixation de la frontière linguistique en 1962-1963 est le résultat d'un long processus entamé dans les années 1870.

Stéphane Rillaerts rend compte de ces mutations complexes en rassemblant tous les éléments de fait, et en exposant les positions en présence sans parti-pris. Pour chacune des lois portant sur l'emploi des langues en matière administrative, ainsi que pour les principaux projets qui ont précédé ces lois, l'auteur expose l'origine de la réforme et son texte politique. Il présente les textes, les débats et les votes du Parlement, y compris ceux portant sur des amendements controversés, relatifs aux Fourons par exemple. La montée en puissance des votes opposant les deux communautés apparaît ainsi clairement. Il s'avère également qu'au fil du temps, on a abandonné tout critère général décidant du sort des communes, ainsi que le lien avec les données issues des recensements de la population.

Cette reconstitution minutieuse, et sans précédent, fait ressortir des éléments inattendus. Ainsi le volet linguistique du recensement a été réintroduit en 1866 à la demande de militants flamands. C'est la loi de 1921, et non celle de 1932, qui a créé les régions linguistiques. Il n'y a pas eu, en 1932, de proposition flamande de passer à un bilinguisme généralisé repoussé par les francophones. L'idée que 300 bourgmestres flamands ont refusé d'appliquer le volet linguistique du recensement de 1960 est également un mythe, de même que l'abandon des communes fouronnaises par les socialistes liégeois. La fixation de la frontière en 1962-1963 n'est pas le résultat d'un véritable compromis, en particulier en ce qui concerne la loi Gilson de 1962. Quant à la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, elle a été repoussée, en 1963, par la majorité des élus flamands, qui en redoutaient les conséquences pour leurs sièges bruxellois.

Au moment où les questions linguistiques ont ranimé les tensions entre les communautés, ce Courrier hebdomadaire permet de comprendre pourquoi les Flamands et les Francophones ont des points de vue aussi divergents et aussi profondément enracinés en la matière.

02.09.2010

LE LACHAGE ANNONCE DE LA PERIPHERIE...

 

La déclaration de Elio Di Rupo, préformateur, président du PS annonçant que "Le centre de gravité est déplacé vers les Régions" fait craindre fortement au lâchage des Francophones habitant dans des communes à facilités linguistiques, en particulier celles situées en périphérie bruxelloise. 

Au demeurant, pour la N-VA, c'est une question de fiabilité. La scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est un des points majeurs de son programme électoral. La N-VA a clairement annoncé vouloir avancer par étape dans la liquidation de la Belgique. Or, BHV est la première étape dans son processus de liquidation de la Belgique ; elle ne peut attendre.

Pour le PS, la scission de BHV est une possibilité de se débarrasser - comme il l'a fait pour les Fourons - des électeurs votant majoritairement MR et de larguer un arrondissement qui l'a empêché d'obtenir un siège supplémentaire.

Pour le CDH, la scission de BHV est aussi une possibilité de se séparer d'un arrondissement qui lui a provoqué le perte d'un siège.

Et l'on sait que l'arrondissement de BHV avait déjà permis en 1985 l'élection d'un membre de la Volksunie domicilié en Flandre.

De plus, les Wallons semblent se désintéresser des Francophones de la périphérie bruxelloise, ces Francophones "égarés" comme l'écrivait Jules Destrée en 1929 ! Ajoutons, la branche PRL du MR, personnifiée par De Decker, proche de la bourgeoisie flamande, qui ne s'opposerait pas à une intégration en Flandre de la partie Hal-Vilvorde de l'arrondissement dans laquelle se trouvent les communes à forte densité francophone : Crainhem, Wezembeek-Oppem, Linkebeek, Rhode-St-Genèse, Wemmel,  Beersel, Dilbeek, Zaventem…

05.05.2010

LA NON-NOMINATION DE TROIS BOURGMESTRES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE....

LA NON-NOMINATION DE TROIS BOURGMESTRES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE…Est-elle si surprenante que cela ? Non, si l’on se réfère à la jurisprudence en la matière avec José Happart, bourgmestre élu dans les Fourons. Le 30 septembre 1986, la quatrième Chambre unilingue flamande du Conseil d’Etat a annulé la nomination de José Happart comme bourgmestre en vertu de la loi sur l’emploi des langues dans l’administration, pour une connaissance insuffisante du néerlandais. + +Comment en est-on arrivé là, trois ans et demi plus tard ? A la suite des « promenades » flamandes de 1978 à 1982 dans les Fourons, José Happart se présente aux élections communales du 10 octobre 1982 sur la liste wallonne « Retour à Liège ». Vainqueur aux élections et avec le plus grand nombre de voix, il est logiquement proposé comme bourgmestre ; le Roi le nomme le 4 février 1983 mais conditionne son entrée en fonction à la décision de la Chambre flamande du Conseil d’Etat. Celle-ci rend son arrêt le 30 septembre 1986 : la nomination de José Happart est annulée. Réaction du groupe « Retour à Liège » : le 13 octobre 1986 la cloche sonne le départ du premier tour de ce qui a été appelé le « Carrousel fouronnais ». Entre le 13 octobre 1986 et le 15 octobre 1987, le « carrousel » tournera neuf tours ! José Happart ne sera jamais nommé ! Les Fourons seront abandonnés lors des accords sur l’application de la « 107 quater de la Constitution ». Les partis francophones, PS et PSC, obtiennent un large accroissement des compétences des Régions et des Communautés ; ils lâchent carrément non seulement José Happart, forcé de retirer sa candidature comme bourgmestre, mais ils limitent la Région de Bruxelles strictement à 19 communes. Une énième capitulation.+ + + Soyez les ambassadrices, les ambassadeurs de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles. Invitez vos connaissances à visiter régulièrement son site accessible via : www.liguewallonnebruxelles.be et son blogue via http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be

04.05.2010

FORUM : REFLEXIONS SUR LE FRONT FRANCOPHONE...

* Clément COLLARD, par courriel - En ma qualité de membre fondateur du Parti W+ et habitant de l'une des communes à facilités de l'est de la Wallonie, c'est-à-dire l'entité de WELKENRAEDT, les deux autres étant PLOMBIERE et BAELEN,je suis particulièrement sensible aux travaux que vous me faites parvenir.Dans nos entités, également, nous sommes persuadés que la pression flamande ne nous épargnera pas. Voisines des Fourons qui ont étéarrachés à la Wallonie,nous sommes persuadés que cela risque de nous arriver aussi. Passant par les Fourons, en flamandisant une ou les 3 entitésla Flandre ferait la jonction territoriale avec l'Allemagne. J'ai l'intime conviction que ce projet secret existe chez certains stratégistes flamands.J'ai, en plus, la conviction que la Ligue Wallonne de Bruxelles devrait êtreprésente dans nos travaux et nos activités + + + +* Eugène MESSEMAEKERS, par courriel - A chaque exigence communautaire des Flamands depuis plus de cinquante ans, c'est le même scénario, les partis traditionnels francophones acceptent des négociations et pour de l'argent ils acceptent ce que veut la Flandre et comme pour le bétonnage des facilités, à la négociation suivante il faut à nouveau accepter des exigences de la Flandre afin de rebétonner ces facilités que les Flamands contestent à nouveau et ainsi de suite. De fil en aiguille, ils veulent uniquement obtenir leur indépendance après avoir dépouillé la Belgique à leur profit. <><>Il ne faut plus faire de négociations, nous n'avons plus besoin de réforme de l'Etat, et surtout pas de scission BHV, nous avons l'art.30 de la Constitution Belge qui bétonne notre liberté linguistique, les conventions européennes, les droits de l'Homme, mais nous serons certainement obligés de l'exiger en "Justice " pour que les Flamands la respectent, ce qui est bien regrettable mais c'est ainsi.S'il y a des négociations politiques, je ne me fais aucune illusion nous serons à nouveau vendu à la Flandre pour de l'argent.+ + + + * Elvire-Louise DELMEIRE - Cette fois la coupe déborde. Quelle image désastreuse donnons-nous à l'étranger. Je pense surtout à nos amis africains. Là-bas, pas de problème, nous parlions tous le français. Peu avant l'Indépendance les ennuis ont commencé : certains voulaient introduire le flamand. Et là, nous nous sommes dit : Ouille, ouille, la valse à deux temps reprend. Et de me souvenir de mon enfance tiraillée. Attirée par la France toute proche, ce grand pays où j'avais de la famille me faisait rêver, rêver. Lorsque je passais la frontière, j'avais la sensation d'être plus libre. J'ai ressenti la même chose en posant pour la première fois le pied sur la terre africaine : je rentrais chez moi, rien de moins. <><> Nos amis français n'y comprennent rien et moi non plus d’ailleurs. J'ai toujours eu horreur de m'effriter dans de vaines querelles. Mais ici, ce chant, quelle horreur : il m'a rappelé un passé de recluse. Encore une fois, l'envie de fuir m'a saisie. Un cousin de ma mère, grand résistant, a été décapité par les Allemands à Wolfenbütte (Hanovre) le 15 juin 1944. Il était agent du War Office et je l'ai revu en 1943 dans d'étranges circonstances. Une longue histoire qui me hante encore. Voici une partie du texte de son image mortuaire. Car il avait été rapatrié en grandes pompes à Mouscron après la guerre. Il y repose là. Les Anglais ayant retrouvé ses traces et son parcours de héros.

16:47 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallonie, etat, bhv, france, fourons |  Facebook |

FORUM : REFLEXIONS SUR LE FRONT FRANCOPHONES

*FRANCE, par courriel - un couloir à Bruxelles, la Wallonie (demandeuse de rien), en compensation, un couloir à la Flandre. Et pour la Wallonie, quelle compensation ? <><>Pour aller dans les Fourons, ils doivent passer par le pont de Visé. C'est là que nous les attendions quand ils venaient se promener, jusqu'à ce que les assurances ne veuillent plus assurer leurs cars. Là, ils sont passés par la Hollande et traversaient la frontière à pied par les prés. J'imagine Visé coupé en deux par un ruban de Flandre ! Pourquoi ne pas plutôt demander cette compensation à la Hollande ? <><>Le Limbourg s'est peut-être vu attribuer les Fourons mais il n'en est pas moins la province vilain petit canard de la Flandre, Il verrait d'un bon oeil son rattachement au Limbourg hollandais. (D'ailleurs, à l'époque des promenades du dimanche, il n'était pas rare que des démocrates limbourgeois alimentent le fonds de combat de l'Action fouronnaise.) Et comme dans la région de Maestricht, il existait et il existe peut-être encore un mouvement politique pour le rattachement à la province de Liège, nous voilà revenus au point de départ de 1963, mais avec, en plus des Fourons, le Limbourg hollandais lui-même grossi du Limbourg flamand. Quelle revanche ! Comme quoi, on ne guérit jamais d'avoir été Principautaire !+ + + +* Robert BALSAUX, par courriel - Je pense que depuis très longtemps Flamands et Wallons sont plongés dans un faux débat. Sous prétexte linguistique, l'esprit de conquête a toujours en réalité été cultivé dans les Flandres. Car il n'y a pas si longtemps, si les bourgeois cultivés se parlaient en latin, dans les villages du nord et du sud on s'exprimait uniquement en patois, d'ailleurs souvent différents d'un village à l'autre. Je ne parle pas de Charleroi ou de Liège car sans être un expert ne distingue-t-on pas le wallon de Jumet de celui de Châtelet ou le wallon du Sérésien de celui du Herstalien. D'ailleurs j'ai connu moi-même l'époque pas si lointaine où un Anversois voulant s'expliquer avec un Courtraisien, pour se comprendre n'avait d'autre solution que de s'exprimer en français. <><>Pour ceux qui examinent de très vieux grimoires en latin, du temps des comtés et des duchés, on trouvait déjà à cette époque des cartes géographiques anciennes où un énorme lion étendu sur les Flandres la gueule ouverte, tenait dans ses griffes l'Artois, la Picardie et les Ardennes. Le Flamand se sent un conquérant depuis la nuit des temps et le Wallon est très conciliant. Pourquoi ? <><>Il est vrai que les Flamands furent parmi les premiers émigrants à venir dans nos mines qui, rappelons-le furent exploitées durant 2500 ans et utilisées par l'industrie wallonne depuis 1189. Ils venaient il est vrai ces Flamands, travailler et détruire leur santé, côte à côte avec les mineurs locaux aussi mal lotis, quoiqu'on en dise. Ils furent suivis selon les époques par des Russes, des Polonais, des Italiens, des Grecs et même des Turcs. Je ne m'étendrai pas ici sur l'origine de ceux qui les exploitaient, ce n'est pas mon propos. Pourtant retenons cette leçon de savoir-vivre: Ceux qui y sont venus travailler dans les pires conditions, sont restés parce qu'ils étaient bien reçus et pour cette raison qui échappe aux Flamands y ont pour la plupart fondé une famille wallonne. + + + +* Philippe LANGE, membre fondateur de W+, par courriel - J'ignore ce que la Flandre va faire. Va-t-elle faire un coup d'Etat en votant unilatéralement l'annexion pure et simple des communes à facilités en scindant BHV ?Lorsque j'étais enfant et adolescent, j'ai vécu de près l'invasion fouronnaise, car mon grand père y est né, et habitait à Aubel tout près des Fourons. Aubel a d'ailleurs comme Welkenraedt failli être annexé au Limbourg flamand. S'il n'y avait pas eu une claire menace de guerre civile, ils auraient tenté cette annexion. Un jour cela reviendra sur le tapis à mon avis. Si Bruxelles demande un couloir vers la Wallonie, la Flandre demandera un couloir vers Fourons et la Communauté germanophone. <><>La Flandre est expansionniste de façon inavouée …

26.01.2010

FORUM DE DISCUSSION DE LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES...

OBJET : Le Jardin Botannique + + + Denis GRIESMAR, par courriel - Je vous remercie de votre envoi concernant le Jardin botanique, et la grave menace pesant sur l'avenir scientifique francophone des disciplines associées en Belgique. <><>En lisant l'article, je pensais également, de façon spontanée, à Tervuren, avant même de voir cette institution mentionnée.<><>Que dire ? Que les politiques francophones en Belgique ne défendent pas, ou plus, leurs électeurs ? Le fait est aujourd'hui flagrant. <><>Que ce soit par culpabilité "historique" mal placée (envers ces pôvres Flamands, si longtemps Victimes, n'est-ce pas ?), par manque de fermeté ou par incompétence, le résultat est là. Il serait probablement le même dans n'importe quelle institution fédérale. <><>Il me semble que lorsqu'on en arrive là, la question de la cohabitation avec la Flandre au sein d'un même Etat devrait se poser. <><>Si elle ne se pose pas encore officiellement, sauf de façon encore très minoritaire, elle est dans tous les esprits, et l'on est bien obligé de conclure que les politiques francophones en Belgique préfèrent boire le calice jusqu'à la lie, plutôt que de perdre leurs sièges et leurs positions. De compromission en compromission, ils auront bientôt tout perdu, y compris l'honneur. <><>Il me semble donc que le travail mental à faire, lorsqu'on est Francophone de Belgique, consiste à réexaminer, et à remettre en cause, l'Histoire telle qu'elle est enseignée, et cette sorte de "religion officielle" qu'est le pirennisme, ou belgicanisme, dont le rapport à la réalité devient de plus en plus ténu, et qui finit par s'apparenter à de l'illusionnisme. <><>Déjà, par exemple, on pouvait sourire en notant le terme de "belgo-romain" employé à la place de "gallo-romain", qui semblait ne pas porter à conséquence, mais qui en réalité bornait l'horizon de la réflexion. Déjà, j'avais noté que dans les Fourons, les protestations de Retour à Liège et de M. Happart étaient inaudibles, parce que se confinant volontairement dans le cadre belge ... L'observateur étranger ne pouvant prendre au sérieux encore une "histoire belge" supplémentaire ... <><>C'est donc de ce piège infernal qu'il faut sortir. Vous connaissez mon opinion sur la question. Elle rejoint ce que pensait le général De Gaulle. C'est la raison pour laquelle j'avais écrit les textes que je vous ai communiqués. Lorsqu'une situation est habituellement décrite d'une façon tellement complexe, on se dit, comme en mathématiques, qu'il doit y avoir une explication principale plus simple permettant de mieux rendre compte de la réalité. <><>Pour moi, les Wallons et les Bruxellois sont victimes d'un syndrome de Stockholm collectif. Ils sont en réalité des "Français empêchés", qui n'ont plus aucun intérêt à rester dans le cadre belge. Reste à définir un chemin pour rejoindre ce que l'Histoire, de par la longue opposition des Etats germaniques, a longtemps bloqué : la réunion à la France. Reste à surmonter les divisions et bisbilles entre ceux qui refusent de garder plus longtemps la tête dans le sable. Jusqu'à quand les Wallons et Bruxellois resteront-ils "battus, cocus et contents" ? Si je ne m'abuse, les agriculteurs de Waterloo paient encore une redevance aux descendants du duc de Wellington ! <><>Il ne s'agit pas, pour un Français, de faire la leçon, car le gouvernement actuel de la France n'est, hélas, en aucun cas un exemple de fermeté dans la défense des intérêts du pays et de notre langue. Mais les gouvernements passent, les peuples restent. Pour moi, les Wallons sont Français, et les Bruxellois, qui se sont longtemps crus Bourguignons, et donc anti-Français, sont aujourd'hui au pied du mur : encore une fois, il leur revient de choisir entre le destin de Lille et celui de Dantzig. <><>Voilà ce que je crois, et qu'une discussion ouverte de ces idées permettrait de faire avancer les choses. Le délitement de la Belgique, et une affaire comme celle du Jardin Botanique, montrent que le temps presse.+ + + NDRL : Diffuser le blogue et le site de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles. Participer activement à la défense et à la promotion de la langue française

14.12.2009

BHV : UNE REEDITION DU LACHAGE DES FOURONS ? ...

Les déclarations de Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération PS de Bruxelles, Vice-Président du PS fédéral, et de Jean-Claude Marcourt, PS, ministre régional wallon, auxquels est venue se joindre Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre, ministre fédérale, sont claires : le PS admet la scission de BHV, même s’il les tempère par quelques molles conditions. Le coup des Fourons repassé à la Périphérie bruxelloise. Les deux territoires ont une similitude politique : les deux ne sont pas socialistes ; les Fourons à majorité stable sociale-chrétienne, la Périphérie bruxelloise à majorité stable libérale-sociale chrétienne. Pour le PS, c’est simple : il faut éliminer de Bruxelles-Capitale les communes extérieures qui rapportent un nombre de voix appréciable aux partis politiques rivaux. La particratie.<><>Les politiques socialistes ne sont pas cependant sans savoir que la scission de BHV entre dans la logique d’indépendance brandie par la Flandre pour faire pression sur les tenants de la Belgique une et indivisible, leurs plus fidèles partisans, collaborateurs dans leur politique expansionniste. Les Flamands ont encore besoin de ces naïfs francophones car la Wallonie n’est pas encore d’une manière irréversible « carpocapsée » par la larve du papillon flamand. Mais ça progresse : les classes d’immersion linguistique en néerlandais se multiplient, la flamandisation des institutions publiques progressent lentement mais sûrement, le bilinguisme néerlandais-français s’impose dans les esprits de la classe politique wallonne…<><>Le beau rêve des Wallons repliés sur la Wallonie s’évanouira quand le fruit « Wallonie » sera bien colonisé par le carpocapse flamand ; la Flandre tranchera : flamandisation généralisée. Le flamand leur sera imposé ; ils subiront le même sort que les Fouronnais et que les francophones de Bruxelles et de la périphérie bruxelloise : s’adapter, abandonner son identité française ! Les Flamands auront réalisé leur objectif : la reconstitution des Pays-Bas du Sud unilingues néerlandais ! Les Wallons n’auront plus que leurs yeux pour pleurer sur leurs illusions autonomistes perdues ! <><>Que les Wallons autonomistes soient persuadés que l’indépendance de la Wallonie passe par la bataille de la Senne !

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