13.08.2011
LWRB - TABLE DE REFLEXION PORTANT SUR L'AVENIR DU FRANCAIS (suite n° 2)
En complément d’une analyse de l’avenir du français en Belgique, nous avons posé les questions suivantes à nos locuteurs :
- La fin de la francophonie belge se dessine-t-elle ?
- La Flandre veut-elle la scission de BHV ?
- Ne fait-elle pas monter les enchères pour étendre sa tutelle sur l’ensemble du territoire belge ?
Nous vous présentons, ci-dessous, la suite n°2 des réflexions de nos lecteurs.
Le but de notre Table de réflexion est de développer entre les locuteurs un échange d’idées sur le devenir de la Belgique et de la francophonie belge
TABLE DE REFLEXION. L’AVENIR DU FRANÇAIS EN Belgique, suite n° 2
* BOULARD J.G., par courriel - Je reçois régulièrement vos courriers et donc les informations diverses relatives au combat que vous menez à Bruxelles pour la défense des droits francophones. Je vous en remercie et vous félicite pour cette constance dans l’idéal.
Vous sollicitez mon opinion ainsi que, je le présume, mon appui. C’est peut-être accorder beaucoup d’importance à quelqu’un qui, bien certainement se sent interpellé par une situation inquiétante, mais se trouve fort en peine d’exprimer un avis très lucide sur la question.
Évidemment, de manière un peu viscérale et sentimentale, je rejoins votre cause. En effet, je me sens philosophiquement chatouilleux sur la question des droits humains d’une part, et d’autre part je reste attaché à l’idée d’une Belgique unie, aux symboles qui la représentent comme telle pour en avoir prêté le serment de fidélité comme enseignant et, jadis, comme officier de la Réserve.
Ceci dit. Il est assez remarquable que notre pays, qui n’a jamais constitué, à proprement parler une « nation », n’ait jamais été un État que par la volonté des puissants États voisins. Les succès « historiques » remportés contre Guillaume d’Orange (plus que contre les Pays-Bas) ne doivent être perçus et compris qu’en tant qu’expression de causes communes momentanées, à l’instar des multiples révoltes locales précédentes contre les occupants successifs.
Cet État politiquement artificiel approche son bicentenaire grâce à des alchimies diverses et imposées (économique, militaire, politique, religieuse) qui ont contribué à la mise au point d’une méthode de gouvernement fondée sur le « consensualisme », et aussi grâce à la présence, à la tête de l’État, du symbole monarchique imposé lui aussi, et de premiers ministres assez visionnaires qui avaient l’ambition de forger l’unité nationale, ayant une carrure d’hommes d’État de niveau européen nonobstant certaines faiblesses.
Ce n’était pas une « Nation » à proprement parler car il n’y a jamais eu de profond sentiment d’appartenance socio-historique qu’au niveau des provinces ( malencontreusement remises en cause), qu’au niveau de la religion (en déliquescence), et sur un plan nuancé, au niveau socio-économique lors des grandes luttes ouvrières (totalement anesthésiées). Tout cela sans compter le travail de sape qui, avec une lente et sournoise efficacité, a vu disparaître l’un après l’autre les grands organismes et institutions publiques ou privées de l’État (douanes, Société Générale, industries, communications, etc.) auxquels le personnel était assez fier d’appartenir, ce qui pouvait favoriser un sentiment de « citoyenneté ». De tout cela il ne reste que des bribes éparpillées entre Régions et Communautés…
Pour le reste, il a failli y avoir une « cause » wallonne, mais on la chercherait en vain aujourd’hui. Il y a autant de distance sociale entre les Lorrains d’Arlon et les Hainuyers de Mons et Charleroi qu’entre les Borains du Centre et les Liégeois principautaires. La distance entre les Ostendais et les Bastognards n’est pas plus grande…
Cela est vrai aussi pour les Flandres et autres provinces flamandes. À cette différence près que la « cause » linguistique néerlandophone se révèle être beaucoup plus sensible là-bas que la sensibilité francophone ici.
Ce fut une énorme erreur politique de matérialiser cette notion-là en l’identifiant à une Région. Nous en payons lourdement les conséquences aujourd’hui. Qui plus est, cette question est vectrice d’unité au nord, elle ne l’est pas au sud.
La langue est une cause particulièrement sensible au niveau individuel comme au niveau social : elle est un ciment culturel séculaire, elle est un lien psychologique essentiel de l’expression de soi et du partage des joies, des peines et des révoltes. Cette force est très vive au Nord. Ce n’est pas le cas au Sud puisque les dialectes wallons appartiennent à un folklore tombé en désuétude dont la survie n’est qu’artificielle puisqu’ils ne sont plus intégrés dans le quotidien. Quant à la langue française, sa gloire, comme l’attractivité de Paris et de la France, nous dépassent si largement, que sa sensibilité (avec tout ce que cela représente de filiation et de projet) n’est plus que l’affaire de quelques intellectuels et quelques spécialistes.
Dans une thèse que j’ai eu l’occasion de rédiger, il m’a bien fallu constater que les grandes idées révolutionnaires et libertaires véhiculées par la langue française, même si de grandes individualités wallonnes y sont allées participer, ces grandes idées donc restent affaires « de France »… Elles ne seraient nôtres, pensent certains, que si nous devenions nous-mêmes Français…
La relation Bruxelles-Wallonie n’a pas non plus la solidité qu’on voudrait lui voir afficher…
Il faut relire le très important ouvrage sur l’identité wallonne, publié par l’Institut Jules Destrée, sous la signature de Philippe Destatte, pour comprendre combien la suspicion, l’amertume, l’incompréhension sont grandes entre la Wallonie et Bruxelles – et donc la distance – et se rendre compte ainsi qu’une cause commune est quasi illusoire.
Dès avant la guerre 14/18, la capitale (par son centralisme administratif, financier et celui des affaires) a vidé la Wallonie de toutes ses forces, de ses ressources aussi, ne laissant sur place qu’un gisant décharné. D’une part, ce qui restait a été dépecé par des rapacités de tous bords et de toutes nationalités (Luxembourg, France, Hollande, etc.), et d’autre part, ce pillage a offert au « nationalisme » flamand l’ennemi idéal, faible et désorganisé, comme adversaire, responsable de tous les maux, en cause commune. Et cela sur tous les plans : historique, social, politique… et même fiscal (ce qui est encore plus sensible !).
S’il y a eu, voici un siècle, le début d’une conscience wallonne (plus que francophone), mise à mal par le charisme du roi Albert Ier après la « Grande Guerre », mise à mal par le centralisme bruxellois et, de même, par la montée en puissance de la « flamandisation », il faut reconnaître qu’elle n’a pu renaître qu’épisodiquement avec A. Renard lors de la résurgence de luttes ouvrières, dont elle était d’ailleurs issue. À part Destrée en son temps, il n’y a jamais eu une intelligentsia francophone qui ne soit en grande partie bruxelloise et donc plutôt indifférente à ce qui touchait le malheur économique wallon.
Il ne faut donc pas trop espérer, aujourd’hui, voir la naissance d’une approbation inconditionnelle wallonne à la cause bruxelloise, et moins encore d’une vraie fraternité. Jadis, pour prendre un exemple dans l’histoire récente, seuls les Polonais eux-mêmes étaient prêts à « mourir pour Dantzig ». Je ne crois pas que les Namurois, les Liégeois, les Carolos et autres Wallons francophones ou germanophones soient prêts à « mourir » pour Bruxelles…
Enfin, on pourrait encore disserter longtemps sur les multiples aspects de ce problème… et additionner les raisons de désaccord. .. au point d’en arriver à la conclusion que la seule chose qui rapproche encore aujourd’hui la Flandre et la Wallonie, c’est un sujet… de discorde : Bruxelles.
Je ne peux entrevoir pour cela qu’un avenir très sombre.
À court terme, des compromis aléatoires pour prolonger l’agonie.
On utilise largement le vocabulaire de la scénographie pour parler de la situation belge : drame, tragédie, scène, pitrerie, histrion, etc. Restons dans ce type de langage pour imaginer la suite. Au théâtre l’action n’avance que par rebondissements ou coups de théâtre. Il faut constater que les rebondissements (par la volonté des personnages) n’aboutissent guère, malgré l’imagination royale…
Alors il faut un coup de théâtre (Deus ex machina) venu de l’extérieur : par exemple que M. Sarkozi et Mme Merckel réclamant le titre et les moyens de capitale de l’Europe pour Strasbourg ou Bonn ; ou alors que les instances financières mondiales déclarent une banqueroute totale de l’État belge… On verrait, à ce moment-là, les choses avancer, tant au Nord qu’au Sud… dans une certaine panique…
On peut également imaginer un sursis dans une adaptation des possibilités électorales : l’extension du FDF à toute la Wallonie, une circonscription électorale nationale… Mais il faudrait y arriver par un coup de force qui n’aurait jamais l’assentiment flamand… Et je crains que tôt ou tard, on ne se retrouve au même point.
À long terme, l’éclatement du pays et, y compris, l’éclatement de la Wallonie, en départements différents, rattachés à diverses « Grandes Régions » existantes de France, d’Allemagne et même du GD de Luxembourg. Ce qui existe déjà de façon embryonnaire. Encore une fois, il y a plus d’affinités entre Arlon, Luxembourg et Metz, entre Tournai et Lille, qu’entre Bruxelles et Namur.
Et Bruxelles alors, dans tout cela ? Progressivement annexée, dévorée de l’intérieur par une zizanie interne qui donne le champ libre aux rongeurs, la vieille grande ville flamande, peu à peu désertée, se vide de toute substance. Une défroque qui deviendra un chancre d’immigration en « Terre de Flandre » !
Les exemples millénaires ne manquent pas.
Et même, il y a eu « Bruges-la-morte »…
Bien sûr qu’il faut lutter contre cet apocalypse. Vous le faites assurément. Mais avec quelle vision ambitieuse ? Quels moyens ? Quelles grandes pointures susceptibles de mobiliser une population de plus en plus hétéroclite, socialement et culturellement ?
Le Bruxelles d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la ville de 1940 qui aurait été capable de prendre les armes contre l’occupant… Et même, à supposer que par la seule force des lois, on puisse faire refluer la marée flamande, il n’y a rien d’assez « grand », d’assez ambitieux, d’assez séduisant à mettre à la place.
Hélas !
Maintenant, en ce qui concerne la langue française, c’est une autre question. J’ai pu, lors de plusieurs voyages, constater sa bonne santé. Il faut un langage élémentaire pour qu’il y ait une compréhension minimale entre les peuples ; l’anglo-américain abâtardi semble faire l’affaire, mais cela reste une coquille vide qui ne détrônera jamais les grands langages de cultures.
14:49 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bhv, français, bruxelles |
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27.09.2010
SOLIDARITE
Chère Madame, cher Monsieur,
Permettez-nous de vous inviter à faire circuler nos messages parmi vos connaissances.
Nous devons nous serrer les coudes dans la défense de notre langue et de notre culture françaises.
Chez nous, en Flandre belge, le ministre régional flamand de l'enseignement, Pascal Smet, a déposé une proposition de loi visant à inscrire l'anglais comme deuxième langue à enseigner aux élèves en remplacement du français.
Ensemble.
Bien à vous
14:53 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anglais, pascal smet, français |
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24.09.2010
COMMISSION EUROPEENNE ET JOURNEE EUROPEENNE DES LANGUES, DE QUI SE MOQUE-T-ON ?
Je vous livre cette dépêche de l’AFP.
La Commission européenne a célébré jeudi « la Journée européenne des langues »... essentiellement en anglais, même si l'UE compte 23 langues officielles et plus de 40 langues régionales.
« Je voudrais attirer votre attention sur le fait que ce dimanche 26 septembre sera la Journée européenne des langues », a annoncé, en anglais, le porte-parole de la commissaire européenne chargée du multilinguisme, Androulla Vassiliou.
« Une multitude d'événements seront célébrés partout en Europe à cette occasion », a-t-il poursuivi, toujours en anglais, devant des journalistes originaires de toute l'Europe.
Quand les soupirs des non-anglophones sont devenus un peu bruyants, le porte-parole s'est essayé brièvement à l'allemand, au français, à l'espagnol, à l'italien et au polonais, recueillant des applaudissements pour louer ses efforts et des rires bienveillants pour sa prononciation approximative.
Interrogé, en français, pour savoir si la Commission reconnaissait le romani, la langue parlée des Roms, comme une des langues minoritaires de l'UE, le porte-parole a montré combien il était parfois difficile pour les Européens de se comprendre entre eux.
« Le romani n'est pas une langue minoritaire, mais une langue officielle de l'UE », a dit, visiblement surpris par la question, le porte-parole qui a confondu romani et roumain.
A l'issue de l'exercice, la porte-parole de la Commission Pia Ahrenkilde Hansen a chaudement remercié les interprètes de la Commission mis à rude épreuve pour aider à une meilleure compréhension mutuelle.
Mais des efforts sont encore nécessaires. Le communiqué de presse annonçant la Journée européenne des langues a été publié sur le site officiel de la Commission dans toutes les langues officielles de l'Union, mais le programme des festivités n'est disponible qu'en anglais. On apprend ainsi que le 30 septembre, la Maison de l'Europe à Paris va organiser une « round table on multilingualism and enterprise » sous l'égide de « l'European Commission ».
En conséquence, le ridicule finit, heureusement, par être perçu par pas mal de monde. Les Français d'Europe ne doivent rien attendre des Anglais sinon leur volonté de faire de l'Europe un continent de langue anglaise, ce dont ils ont toujours rêvé de faire en Amérique du nord où seule la résistance du peuple Canadien-français , du Québec surtout, a permis que ce rêve ne se soit pas encore réalisé.
L’AFP rejoindrait-elle le camp des défenseurs du français ?
En courrier réexpédié avec l'aimable autorisation de Monsieur Claude Thayse, Maitre de conférences à l'ULB. Texte publié sur son blogue-note.
15:41 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romani, europe, français, roumain, ue, commission, afp |
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05.07.2010
LA RESPONSABILITE DU PS ET DU MR EST ENGAG
LA RESPONSABILITE DU PS ET DU M R EST ENGAGEE…Survie ou mort du français. Clientélisme ou intérêt général. Honneur ou déshonneur. + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique de la N-VA, on y décèle deux points-clés : la régionalisation du droit du travail et la régionalisation de l'impôt des sociétés. Un programme conservateur… favorable à la Flandre. + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique du M R, il est possible qu'il puisse se marier avec le programme économique de la N-VA; les deux programmes sont proches. Il suffirait de quelques retouches de part et d'autre et ça passerait ! Le M R résistera-t-il aux appels de la sirène flamande ? + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique du PS, on observe que les programmes du PS et de la N-VA sont très éloignés l'un de l'autre. . Mais on connaît la "patience" du Flamand et l'"assouvissement" pathologique socialiste pour l'occupation du pouvoir. Un "arrangement" est très possible entre les deux formations politiques. Cela n'empêchera pas la N-VA de remettre en cause l'accord signé sur les concessions faites par la Flandre dès qu'elle aura engrangé les "concessions" francophones. Comme d'habitude. + +Conséquemment, la Flandre fera une avancée de plus - un pas de plus - vers la réalisation de l'objectif peaufiné par le groupe "Flämen Politik" en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand lequel voyait à plus ou moins long terme l'intégration de la Belgique dans l'Empire allemand et la disposition de ports de mer donnant accès aux océans ! L’Allemagne puissance maritime et économique ! Le rêve pangermanique ! + +Et le PS hurlera au scandale, à la spoliation, puis … se soumettra à la puissance flamande !Au regard du scénario qui s'élabore, on comprend la position de réserve affichée par le CDH en n'apportant pas un soutien aveugle à une manœuvre flamande de poser un nouveau jalon dans la reconstitution des Grands Pays-Bas unilingues néerlandais. Joëlle Milquet sait que les édiles flamands couchent avec les lois linguistiques. Elle reste attentive. + +Du côté du civil, nous retiendrons la mise en garde du Gerfa, Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction administrative, organisation syndicale agréée, présentée par son président Michel Legrand dans l'éditorial du mensuel n° 279 Diagnostic de juin 2010. Monsieur Michel Legrand décortique la mainmise flamande sur les conventions collectives et sur l'Impôt des sociétés par leur régionalisation. "En clair, dit-il, cela veut dire que les salaires pourront être différents entre le Sud et le Nord et que la fiscalité sur les entreprises pourra également être différente. Certes, ajoute le président du Gerfa, la N-VA ne pourra faire passer cette réforme sur-le-champ ; il n'empêche qu'elle porte en elle la concurrence entre deux Régions à l'intérieur du même Etat ! Et c'est bien la raison pour laquelle Bart De Wever souhaite la suppression de la Région bruxelloise qui sera intégrée dans la zone d'influence de la Flandre. En effet, il ne peut concevoir que la Région bruxelloise puisse adopter un droit du travail et une fiscalité des entreprises différents et concurrencer la Flandre ! + +Tout se tient donc et il faut être atteint d'une myopie grave pour ne pas percevoir les enjeux empoisonnés d'une négociation de dupes dont les Francophones ne pourront sortir que perdants au prix de concessions disproportionnées et pour le maintien - au mieux - de quelques années de paix communautaire." + +Gardons foi et espérance dans nos princes politiques qui nous gouvernent ! Ils ne peuvent brader la langue et la culture de leur communauté française. Notre devoir est de léguer à nos petits-enfants, à nos arrière-petits-enfants l'héritage que nos parents ont déposé dans nos mains : le français.
17:19 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, esperance, gerfa, bart de wever, milquet, ps, reve, n-va, programme economique, survie, clientelisme, francais |
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29.06.2010
POSONS-NOUS DES QUESTIONS ?
Le citoyen doit pouvoir se reconnaître dans ses institutions, doit pouvoir les comprendre, doit avoir été éduqué pour les comprendre. Ces machins-la pour paraphraser le Général De Gaulle.Posons-nous des questions ! Tentons d'y répondre ! Une réflexion de vacances. = =Quelques-unes : = =1. Quelle image avons-nous de nous ? = =2. Quel est défi pour le Francophone ? (Wallon ou Bruxellois de culture française) = =3. Quel est le rêve francophone belge ? = =4. Quelle est la vision de l'avenir du Francophone belge ? = =5. Que peut-on faire avec une autonomie ? = =6. Quels sont les vrais problèmes ? = =7. D'où sont issus ces vrais problèmes ? = =8. Qu'est-ce que l'identité ? = =9. Le français est-il gravement menacé à Bruxelles et en Wallonie ? = = 10. La Wallonie et Bruxelles sont-elles deux Régions dans lesquelles on est prêt à vendre sa langue française ? = =11. Les Francophones ont-ils une conception politique de leur langue ? = =12. Défendre le français contre "tout anglais" et contre "tout néerlandais" est-ce un enjeu vital pour la Communauté française de Belgique ? = =13. L'introduction de classes d'immersion en langue néerlandaise et la tendance dans les partis politiques à rendre obligatoire l'enseignement du néerlandais dans les écoles au détriment du français ne sont-elles pas une perte de repères identitaires ? = =14. Les mots "Identité wallonne" et "Identité bruxelloise" sont-ils des mots ridicules ? … + + +Pouvons vous inviter à faire parvenir votre réflexion au Forum de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles à l'adresse courriel : info@liguewallonnebruxelles.be ? Nous la ferons suivre au monde politique pour mieux vous écouter, pour mieux vous comprendre. Ensemble, nous sommes une force, un pouvoir d'écoute !
14:44 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d ecoute, ligue wallonne, francais, identite, forum, wallonie, bruxelles |
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17.04.2010
LES FOSSOYEURS DE LA BELGIQUE..;
Réaction de Denis Griesman, par courriel + + +Je suis toujours surpris par le discours de ceux qui raisonnent en fait comme des Belgicains contrariés : depuis 1984, au moins, depuis la parution du "De Gaulle : vous avez dit Belgique ? ", de Claude de Groulart, chacun devrait savoir à quoi s'en tenir !+ + +Rien de plus désastreux pour la défense de nos intérêts, de notre langue, que l'attitude de ceux qui se présentent en suppliants, brandissant ce "Retenez-moi, ou je fais un malheur", comme si la disparition de la Belgique était l'ultime catastrophe, et non la libération tant attendue ! + + +Imaginez les indépendantistes québécois "menaçant" de ne plus aimer le Canada anglais ("Vous êtes des méchants, na !" ... ) ... et ensuite d'entreprendre de démontrer au monde qu'ils sont en réalité Français ... ce que tout le monde sait depuis belle lurette !+ + +Seul un renversement de perspective permettra aux Wallons et aux Bruxellois de modifier le rapport de force. En posant tranquillement comme seul horizon la réunion à la France, les Francophones de Belgique, ayant réintégré leur véritable Histoire, pourront dénoncer l'impérialisme buté de ceux qui ne sont que des envahisseurs abusifs. Mais ce n'est qu'en s'élevant en leur qualité de Français qu'ils deviendront audibles de par le monde, et qu'ils sortiront du carcan des "histoires belges" et de la perte de sens où leurs adversaires veulent les enfermer. + + +Se revendiquer "Belge" n'a aucun sens, pas plus que se revendiquer "Champenois" plutôt que Français ! ... N'y a-t-il personne de caractère autant que de bon sens qui puisse dire aujourd'hui que le roi est nu ? ...
17:27 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : imperialisme, belgique, francais, histoires belges, wallons, bruxellois |
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17.03.2010
LA FLANDRE A L'ASSAUT DE BRUXELLES...
… Tous les moyens sont bons. « Une partie significative de la Flandre médiatique et politique, nous dit Serge Moureaux, Président honoraire du Parlement francophone bruxellois, dans l’éditorial de la Revue de la Maison de la Francité, n° 61 – 1er trimestre 2010, a décidé de lancer une original et subtile offensive (si l’on peut dire) contre les Bruxellois francophones. Le prétexte – l’insécurité – est quelque peu nouveau et artificiellement monté en épingle mais il s’inscrit sans que cela soit vraiment surprenant dans une certaine tradition nationale-populiste qui caractérise de très influents milieux au nord du pays. <><>Selon ces milieux, les dirigeants et commentateurs francophones bruxellois et les Wallons à leur suite feraient preuve de laxisme à l’égard d’une violence, engendrée par les immigrés. Ce décalage, cette nouveauté dans la manière de s’en prendre aux francophones ne manque pas d’habileté dans le contexte où baigne une partie de l’opinion publique d’aujourd’hui. <><>En réalité, l’objectif de cette péripétie téléguidée est de prendre à revers les francophones bruxellois dans leur obstination à refuser la scission sans contrepartie de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et à revendiquer l’élargissement de Bruxelles vers sa périphérie en fonction du respect de la volonté des habitants que l’on consulterait à cet effet. Quel que soit l’angle sous lequel on aborde le problème de Bruxelles, on s’aperçoit que ce qui sous-tend les revendications flamandes, c’est toujours la flamandisation de la Capitale dont on va jusqu’à contester, un peu sottement, le caractère francophone à 90 %. On croit quelque part qu’il suffit de nier les droits démocratiques des immigrés francophones pour isoler les 55 % de Bruxellois, Wallons de la première, la deuxième ou la troisième génération et prétendre que les 10 % de néerlandophones ont le même poids. La négation de toute démocratie réelle est au tournant. Le tout, à grand renfort de statistiques biaisées où les immigrés nés Belges (et ils sont des dizaines de milliers) sont tout simplement privés de leur appartenance à la francophonie. Comme ils sont ignorés dans l’emploi, le logement, les services publics alors que 34 % des emplois bruxellois sont occupés (parfois abusivement) par des Flamands. Sait-on que 10 % des emplois des habitants de la Région flamande sont logés à Bruxelles ? Mais notre Région serait à la fois mal gérée et dangereuse ! Pourquoi alors, s’en servir à ce point ? La question mérite d’être posée. […] <><>Car si nous savons bien que le français n’est plus la perle de l’univers, qu’il existe plus de locuteurs en chinois, en farsi, en indi, en espagnol, en anglais qu’en français ; que l’anglais, pour des raisons de domination impérialiste, tend à épouser la mondialisation économique ; nous savons aussi que le néerlandais n’existe pas sur le plan international, ce qui n’est nullement – d’après nous – une raison suffisante pour le maltraiter (comme on le fait du français en Flandre) sur le plan national et bruxellois. <><>La conception francophone est celle du bon sens, de l’équité et du respect d’autrui. On souhaiterait beaucoup que la Flandre moderne soit capable de se hisser à ce niveau qui, seul, légitime l’Etat de droit auquel elle aspire ».
17:04 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peripherie, francais, elargissement de bruxelels, insecurite, serge moureaux, maison de la francite, conception francophone, equite, immigres francophones |
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