17.06.2009

LE PARLEMENT BRUXELLOIS FRANCOPHONE A VINGT ANS ...

LE PARLEMENT FRANCOPHONE BRUXELLOIS A VINGT ANS...Editorial de Serge Moureaux, président de la Maison de la Francité, publié dans « Francité », numéro 58, 2e trimestre 2009, 18 rue Joseph II 1000 Bruxelles. + + + C’est le 14 juillet 1989, jour où se fêtait – quel symbole – le bicentenaire de la révolution française que j’ai eu l’immense honneur et le très grand bonheur, récompense de plus de vingt années de combat pour Bruxelles, de présider la séance d’installation de l’assemblée qu’on nomme aujourd’hui Parlement francophone bruxellois. En réalité, celui-ci est le seul qui représente démocratiquement Bruxelles. Car, on le sait, le Parlement régional est affublé de règles non démocratiques qui imposent l’association des néerlandophones (soit 10 % de la population environ) à la gestion de Bruxelles, de façon automatique et quel que soit le résultat des élections, leur assurant même un tiers des mandats et emplois en son sein. + + + Cette situation est certes le fruit d’un compromis accepté par les francophones bruxellois dans le cadre d’un Etat fédéral bâti notamment sur trois régions, où Bruxelles acceptait de jouer un rôle de trait d’union entre les deux principales communautés culturelles. Mais elle ne peut se justifier que dans le mesure où le compromis fédéral est respecté par tous, ce qui est de moins en moins le cas et risque sous la pression d’une majorité hypernationaliste se dessinant au Nord du pays de ne plus l’être du tout. Dans une telle occurrence, le rôle de la seule véritable assemblée démocratique à Bruxelles, le Parlement francophone, représentatif de l’immense majorité de la population, sera décisif ou, en tout cas, devra le devenir. Il incarnera en effet la légitimité populaire au regard du droit international. C’est dire si ceux qui, sous couleur de simplification institutionnelle, veulent dissoudre la commission communautaire française et son parlement dans la région bilingue et/ou dans la communauté Wallonie-Bruxelles sont, en réalité, consciemment ou non des complices de la destruction d’une région vivant au sein de sa francophonie ouverte une multiculturalité qui lui évite de stagner dans un identitaire communautarisme réducteur. + + + Le Parlement francophone est et doit rester le symbole de la seconde région francophone du pays. + + + Dans le contexte actuel, il est, en outre le seul véritable protecteur de milliers d’emplois francophones à Bruxelles, menacés par un bilinguisme régional et fédéral de pacotille, qui réserve le plus souvent les emplois bilingues à des néerlandophones qui ne le sont pas et évince francophones et immigrés du marché du travail. Bruxelles, région la plus créatrice d’emplois du pays, procure à des centaines de milliers de personnes qui résident et paient leurs impôts en Flandre, des situations professionnelles enviables qui échappent à nos concitoyens. Si la commission communautaire était absorbée par la région, cette situation s'aggraverait encore. Notre parlement francophone est donc tout à la fois un recours irremplaçable pour les tempêtes qui nous attendent et un très réel acteur de la protection de tous nos concitoyens qui ne relèvent pas de la communauté majoritaire du pays. + + + Fêter notre vingtième anniversaire en le liant intimement aux valeurs portées par une révolution historique toujours à recommencer relève donc du réalisme et pas seulement de la rhétorique des discours convenus dont le creux masque mal l’imposture. + + + Serge Moureaux = =Président

25.05.2009

MESSAGE DU RASSEMBLEMENT WALLON

Nous demandons que Bruxelles soit une Région à part entière. + + Une identité bruxelloise se développe de plus en plus. C’est donc à Bruxelles de déterminer son destin. + + La Communauté Française Wallonie- Bruxelles n’est pas une réussite.Il appartient à Bruxelles et à la Wallonie de déterminer les liens qu’elles souhaitent entre elles. + + Nous avons en commun pour la plupart d’entre nous la langue et la culture française qui sont à promouvoir et à défendre, mais nous avons des spécificités propres qui font que l’enseignement et la culture devraient être régionalisés. + + Etre Wallon, ce n’est pas qu’être francophone, les Wallons appartiennent à la Francité. + + Ils ont fait le choix de placer leur capitale et leur parlement à Namur.Nous ne souhaitons pas recréer une Belgique résiduelle. + + Nous souhaitons prendre notre destin en main. + + André Libert Président du Rassemblement Wallon, = = Membre fondateur du Bureau de l’Union pour la Wallonie.

21.04.2008

LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES. QUI EST-ELLE ?

La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles est une association culturelle née en 1913. Elle s'interdit toute ingérence politique et philosophique dans ses actions. Elle marque sa neutralité en accueillant en son sein toutes opinions politiques, philosophiques, culturelles, religieuses, laïques respectueuses des Droits de l'Homme et de la démocratie. ++Ses actions : Affirmer la francité de Bruxelles, exiger une gestion à part entière à la Région de Bruxelles, développer la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles, soutenir toute action qui restaure la grandeur de la Wallonie, appuyer tout projet institutionnel construisant un Etat Wallonie-Bruxelles…Visitez son site www.liguewallonnebruxelles.be et son blog http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be

09.12.2007

LA VIGNETTE AUTOROUTIERE EN... HOLLANDE

C’est au tour des Pays-Bas de se lancer dans un projet de mise en place d’un système de vignette autoroutière. Un calendrier : 2001 pour les camions, 2012 pour les véhicules particuliers, 2016 couverture de l’ensemble du réseau routier.Le système consistera en une taxe kilométrique modulée en fonction du degré de pollution du véhicule, de l’heure et du lieu de son utilisation. « Une mesure équitable » selon le gouvernement néerlandais.Comprenne qui pourra si l’on se rappelle que c’est ce même gouvernement néerlandais qui avait convaincu Yves Leterme, à l’époque, président du gouvernement flamand, de refuser la mise en service de la vignette wallonne. A moins que ce ne soit Yves Leterme qui ait convaincu le gouvernement hollandais de ne pas se joindre au système wallon, la Flandre ayant en souterrain un projet pouvant être lancé en commun « Vlaanderen-Nederland » et être imposé à la Francité belge par le nouveau Traité Benelux en discussion depuis juin 2007. Tordu.

02.12.2007

MADAME "NON" ?... NON ! MADAME "PROBITE"...

PREMONITION … - Dans un entretien publié dans le quotidien Le Soir des samedi 03 novembre et dimanche 04 novembre 2007, Madame Joëlle MILQUET, CDH, députée-échevine, présidente du CDH, s’exprimait sereinement et fermement : « J’y crois… Il y a une série de projets qui ont été réglés dans les chapitres du programme gouvernemental… Nous sommes positifs, mais nous n’allons pas oublier nos convictions, ni les limites importantes pour les francophones. Quand on veut dépasser le cadre acceptable, on arrive à ce qu’on a vu au mois d’août. On n’hésitera pas le refaire si la raison quitte la table des négociations. Mais notre envie est évidemment d’aboutir… ». Madame Milquet resouligne : « On a toujours dit que la nomination des maïeurs de la périphérie n’était pas un préalable à la négociation, mais à un accord »… Madame « Probité » reprécise : … « Si le but est de venir en dernière minute avec des charges communautaires démesurées, contraires aux intérêts des francophones, il n’y aura pas 51 % »… - Le trop est venu : l’ultimatum d’Yves Leterme qui, après sa note du lundi 26 novembre 2007 « à prendre ou à laisser », acceptée par le MR et le CDH, refondait non seulement la note impérative de lundi en y ajoutant d’autres revendications flamandes imbuvables pour les francophones mais également et surtout introduisait trois questions à piège dans les négociations : 1) Acceptez-vous que l’on puisse discuter de tout au sein de la Convention et du Bureau ? ; 2) Acceptez-vous que les Régions puissent octroyer des incitants fiscaux aux entreprises ? ; 3) Acceptez-vous que l’on vote la réforme de l’Etat avec une majorité classique des deux tiers, c’est-à-dire sans garantir un équilibre entre francophones et néerlandophones ? -La Flandre, avec évidence, veut avoir des compétences « op maat gemaakt » ( faite sur mesure) ! Elle veut protéger sa langue et sa culture qu’elle considère comme menacée. Elle pose un problème de méfiance à l’égard de la langue française, de la communauté française de Belgique. - Approuvé par l’ensemble des partis flamands, accepté par un « Oui, mais » par le MR, rejeté par le CDH qui s’en tient à la note de lundi, l’ultimatum explose dans la carnassière d’Yves Leterme : démission…Le Roi reprend les consultations… La crise institutionnelle est ouverte… Le ring de la grande rupture est installé ! - Madame Joëlle Milquet : Première dame de la Francité belge ! La Wallonie, l’ensemble de la Francité belge retrouve la dignité et la fierté !