06.10.2009

BRUXELLES : J'AI MAL A MA VILLE...

Le cri de désespoir, de détresse, lancé par Françoise Schepmans, MR/PRL, députée de la Région de Bruxelles et de la Communauté française, échevine à Molenbeek, dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du vendredi 2 octobre 2009. <><>La députée bruxelloise marque son inquiétude par ces mots : « Aujourd’hui, j’ai tout simplement envie de dire que j’ai mal à ma ville et que je suis inquiète des conséquences de l’immobilisme : il n’y a toujours pas la moindre trace d’une stratégie commune des différentes entités politiques face au risque de « bombe sociale » ; il y a encore moins de prise de conscience que les défis bruxellois dépassent, par effets de domino, les frontières des dix-neuf communes. Comme si, par exemple, l’exode continu des classes moyennes bruxelloises était étranger à la crise du logement dans le Brabant wallon... » <><>On comprend le c ri d’alarme de Françoise Schepmans au regard de l’exode de la classe aisée vers les communes de la périphérie bruxelloise, en Brabant flamand et en Brabant wallon, et son remplacement par les enfants de l’immigration à la recherche d’un inaccessible mieux-être qui fout le camp.<><>« En 2020, relève Françoise Schepmans, députée MR/PRL, Bruxelles accueillera 170 000 habitants supplémentaires mais il n’y a toujours pas de stratégie globale en termes d’infrastructure de vie, entre autres les écoles primaires qui connaissent déjà des pénuries de place, ni même d’accueil structuré des primo-arrivants. On lance des études, on réinstaure la coutume de l’arbre à palabres ou on se contente encore de se ranger derrière des limites financières, pour justifier l’insuffisance des actions... » <><>Le problème est bien posé par Françoise Schepmans à ceux qui nous gouvernent. Mais que font-ils ? L’examinent-ils ? Très douteux ! Leurs préoccupations : se chamailler ! Des gosses de la rue « à c’est moi le chef ». La stratégie de la prospérité de l’important : le Moi, le Roi Soleil ! Pauvre pays où l’égoïsme bouscule l’humanisme.<><>Cependant une petite lumière fait dire à Françoise Schepmans : « J’ai mal à ma ville mais je reste néanmoins optimiste car face à la célèbre fable de la poule aux œufs d’or, je préfère l’optimisme des intérêts bien compris ». Cette petite flamme d’espérance activons-la ! <><>« Miser sur Bruxelles... Ce n’est pas un pari sur l’avenir, c’est une nécessité impérieuse contre les ravages de l’indifférence », déclare avec ferveur Françoise Schepmans. Une voix à écouter. Une profession de foi...

22.06.2009

AU MR, CE N'EST PAS LA BAGARRE, MAIS CELA Y RESSEMBLE...

AU MR, CE N’EST PAS LA BAGARRE, MAIS CELA Y RESSEMBLE...Le FDF hausse le ton. Une fois de plus. Il revendique le leadership du groupe MR au gouvernement bruxellois. Le FDF avance le député-bourgmestre de Auderghem, Didier Gosuin, ancien ministre régional bruxellois, fort de ses 17 516 voix de préférence qui le classent à Bruxelles à la quatrième place au tableau d’honneur après Charles Picqué, Armand De Decker et Joëlle Milquet. Il a de l’étoffe. + + Apparemment, la candidature « appuyée » de Didier Gosuin ne plait guère à la hiérarchie PRL, à l’exception de Didier Reynders qui adopte un profil plus « humain » , beaucoup moins « arrogant » dans ses relations avec pairs. + + Françoise Bertieaux, PRL, présidente des Libéraux bruxellois, candidate « cachée » à la fonction de Ministre-Présidente de la Région bruxelloise, masque à peine son énervement relevé de mépris à l’égard de ses partenaires du FDF : « ... Les élus libéraux ont obtenu 158 000 voix de préférence contre 115 000 pour ceux du FDF qui a pourtant sorti la grosse artillerie en rappelant Antoinette Spaak... Ca fait sans doute plaisir à Didier Gosuin de jouer les gros bras... ». + + Françoise Schepmans, PRL, un tantinet moins mordante, susurre : « ... Il ne m’appartient pas de faire de commentaires, et surtout pas via la presse. Ce n’est de toute façon pas un scoop que Didier Gosuin est candidat ». + + Ces déclarations peu amènes à l’égard d’un parti associé cacheraient-elles un malaise profond au sein du PRL, branche libérale du MR ? Charles Michel, PRL, vice-président du MR, n’a-t-il pas déclaré au Standaard : « Plutôt de taper tout le temps sur le clou des scandales, il aurait été plus malin de mettre en avant nos recettes socio-économiques » ? Encore faut-il qu’il y ait des recettes ; le système libéral est en crise et en crise profonde. Une situation explosive. + + Du côté du FDF, c’est la mésaise. Le coup de Rudy Aernoudt et celui de la tête de liste aux élections régionales laissent des traces. C’est prudemment que Olivier Maingain, FDF, président du FDF, déclare : « ... Les contacts que j’ai eus avec Didier Reynders pour appuyer la candidature de Didier Gosuin ont eu un bon écho. Sa nomination ne devrait pas présenter de difficulté, comme il me l’a confirmé, eu égard à la connaissance des dossiers de l’intéressé et à son score aux régionales ». Olivier Maingain sait que, dans son parti, il n’y a pas que des libéraux mais également un grand nombre de gens d’autres tendances, unis dans la défense de la langue française et dans la recherche d’une doctrine humaniste qui ne s’exprime pas dans les trois partis traditionnels, CDH, MR/PRL, PS. Cette « tranche » du FDF qui apprécie la position de Didier Gosuin dans une refonte du système libéral. Ce courant qui l’approuve lorsqu’il soutient que « le système libéral tel qu’il est aujourd’hui, doit évoluer... Cela implique l’obligation de reconsidérer toutes nos politiques d’enseignement, de qualification et de formation, qui sont en décalage total avec les besoins du monde du travail... C’est là-dessus qu’il faut travailler : expliquer notre différence, le type de société que nous voulons, la réforme de l’Etat providence libéral ». C’est le licencié en Science de travail et relations industrielles qui parle. Il parle d’or.