18.12.2009
LES FRANCOPHONES LACHENT TOUT...
Dans un entretien avec Le Vif/L’Express en janvier 2009, Louis Michel, MR/PRL, à l’époque commissaire européen en partance, dénonçait avec vigueur la mainmise flamande sur les postes représentatifs de la Belgique sur la scène internationale. « Trop is te veel » clamait-il. Les Flamands voulaient occuper quatre postes majeurs : Premier ministre, Herman Van Rompuy , CD&Vlaams ; ministre des Affaires étrangère, Yves Leterme, CD&Vlaams ; ministre de la Défense, CD&Vlaams ; commissaire européen en remplacement de Louis Michel, Karel De Gucht, Open VLD. Louis Michel s’exclamait : « Je n’ai pas le sentiment que les francophones accepteront ça. Pas moi, en tout cas ! ». <><>Ouais ! C’était mettre de côté la puissance du virus du pouvoir partisan égocentrique ; la lutte « suicidaire » que se livre entre eux, Didier Reynders, MR/PRL, et Elio Di Rupo, PS, pour occuper la première place sur le désert wallon. <><>Eh bien. Louis Michel ! Votre parti et les autres partis francophones « ont accepté ça », sans barguigner, sans rouscailler. Evidemment ce qui est bon pour l’autre, est mauvais pour moi et vice versa ! Il ne peut être question que l’autre ait un poste représentatif ! Sainte horreur ! <><>Aujourd’hui, Louis Michel, n’est plus qu’un simple député européen, sans autorité. Les Flamands, eux, ont renforcé leur mainmise sur le haut du pavé international. <><>Karel De Gucht, Open VLD, de petit commissaire européen de la coopération, est passé à in « topjob » de commissaire européen au Commerce, négociateur européen à l’OMC ; Herman Van Rompuy, CD&Vlaams, de Premier ministre, accède à la présidence permanente du Coneil de l’Europe, assisté d’un chef de cabinet CD&Vlaams ; Yves Leterme, CD&Vlaams, de ministre des Affaires étrangères, s’en va occuper le poste de Premier ministre, assisté par un CD&Vlaams ; Steven Vanackeren, CD&Vlaams, accède au poste de ministre des Affaires étrangères, assisté d’un CD&Vlaams et du président du Comité de Direction des Affaires étrangères, Dirck Achten, Open VLD ; Peter Moors, Open VLD, directeur général de la Coopération au Développement, assiste Charles Michel, MR/PRL, ministre de la coopération au Développement ; Karel Pixten, Open VLD, à la présidence de la Commission des Relations extérieures de la Chambre ; les grandes ambassades belges à Washington et à Kinshasa, sont occupées respectivement par un Open VLD et par un CD&Vlaams ; les représentants permanents auprès de l’ONU , de l’Otan sont des membres respectivement de l’Open VLD et du CD&Vlaams…<><>A part Charles Michel, MR/PRL, ministre de la Coopération au Développement, deux autres personnalités francophones occupent un poste important, représentatif de la Belgique à l’extérieur : Jean De Ruyt, PS, représentant permanent auprès de l’Union européenne et Philippe Maystadt, CDH, président de la Banque européenne d’Investissement. Léo Delcroix, CD&Vlaams, remplace un francophone au poste de commissaire général belge – La Flandre boudait le financement de la représentation belge – à l’Exposition de Shangaï de mai 200, sans belle-mère francophone… En résumé, les postes de premier ordre de représentation de l Belgique au Conseil européen, à la Commission européenne, au Gouvernement fédéral, dans la diplomatie… sont occupés par des Flamands ! <><>Au point que Wilfried Martens, CD&Vlaams, ancien Premier ministre ex-CVP, un pointu parmi les ultra-pointus flamingants, a admis à La Première « qu’un partage des hautes fonctions internationales était souhaitable dans un pays comme la Belgique. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant »… <><>Les Flamands ne se contentent pas du haut du pavé de la scène internationale, ils occupent les postes à pouvoir, de commande, au sein de la Fonction publique fédérale. Ce que souligne le rapport de la Commission permanente de Contrôle linguistique, CPCL : « Le bilan est assez négatif en ce qui concerne le respect des proportions des cadres linguistiques. On constate d’année en année une aggravation des déséquilibres linguistiques ». Le top des SPF, des parastataux, le Selor, le bureau de recrutement et de sélection… « Des nominations, des sélections ou des promotions faites en violation de la parité linguistique », resouligne la CPCL, et que dénonce le Gerfa, Groupe de Réforme de la Fonction administrative. <><>Le fruit des disputes fratricides entre le PS et le MR… Les francophones de tous les partis lâchent tout pourvu que l’un ou l’autre d’entre eux n’ait rien…C’est ça la gouvernance francophone !
17:00 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mainmise, gouvernance, francophone, disputes |
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14.08.2009
L'AVENIR DE BRUXELLES : UNE CONSCIENCE CITOYENNE...
Existe-t-il à Bruxelles une conscience citoyenne ? C’est-à-dire une conscience construite sur une identité partagée de plusieurs consciences découlant de langues diverses, et où émerge une langue commune. + + Cette identité partagée, nous l’avons particulièrement vécue au début des années 1960 au cours desquelles s’est levé un sentiment de défense de la langue française contre les marches flamandes. La bannière : Bruxelles, français ! + + Bruxelles se donnait pour défense politique le FDF. Une union sacrée des francophones pour Bruxelles ! + + Cette union sacrée s’est effilochée au fil des années. Mais elle est toujours là, « dormante ». Elle s’exprime particulièrement au niveau local. Cela gène ! D’aucuns voudraient la fondre dans un « melting pot » linguistique où n’émergerait aucune langue ; transformer Bruxelles en une tour de Babel. D’autres voudraient la cadenasser dans une communauté unilingue jusqu’à son extinction en passant par le stade de l’anglais ; ils arguent que Bruxelles est le siège de nombreuses instances européennes. + + Pour nous, Bruxelles, c’est autre chose qu’une tour de Babel, qu’une ville sans âme. Pour nous, Bruxelles, c’est autre chose qu’une « Zinneke cosmopolite » comme disait Dirk Seghers, un melting pot des cultures flamande, française et arabe, une ville cosmopolite où chacun se côtoie sans se connaître. Pour nous, Bruxelles, c’est une ville, une petite métropole ouverte où il fait bon vivre. C’est une ville où la langue française est le dénominateur commun qui unit socialement ses composants. + + Demandons à nos dirigeants politiques d’avoir une identité citoyenne, construite sur la langue française. Demandons-leur de créer un « front commun » surpassant leurs divergences partisanes ! + + La fierté d’appartenance à la francophonie.
16:47 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identite, langue francaise, conscience, francophone |
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10.08.2009
LA COMMUNAUTE FRABNCAISE / NOTRE IDENTITE FRANCOPHONE...
Voici ce que nous disait, le 20 novembre 2001, Philippe Smits, député régional bruxellois MR. + + + Préliminaires + + +Je pense profondément que la Communauté française est l’outil essentiel de la défense des Francophones de Belgique. Il se fait que, depuis 10 ans, elle est une catastrophe financière du fait de mauvais calculs réalisés par Gérard Deprez (à l’époque président du PSC, Ndlr) et Philippe Moureaux (président de la Fédération bruxelloise du PS, ndlr), lors de sa constitution. + +Dans un pouvoir politique de ce type, il y a trois éléments à prendre en compte : + + 1) son utilité démocratique, + + 2) son utilité légistique, + + 3) ses capacités de faire. + + 1) Son utilité démocratique + + +La communauté française rassemble, en une nation francophone, les Bruxellois francophones, les Wallons et les Francophones de Flandre. + +Le pari est de créer un sentiment francophone distinct du rattachement total à la France et distinct de la personnification francophone dans la Belgique monarchique. En d’autres termes, le pari est de créer un sentiment d’appartenance en évitant tout à la fois le piège parisien et le piège belgicain. + + Il nous fallait créer la nation francophone et la fierté d’y appartenir. Ce projet-là, malgré tous les efforts de la Fédération (MR) pour le porter à bout de bras, n’a jamais pu être expliqué à la population. + + Nos concitoyens n’aiment pas la Communauté française parce qu’ils ne la connaissent pas et, dès lors, la perçoivent comme uniquement supplétive et coûteuse. + + + 2. Son utilité légistique + + L’avenir d’un pays, d’une communauté ou des citoyens dépend pour près de 80 % de sa capacité à faire accéder le plus grand nombre à un haut niveau de participation à la Société de la Connaissance. + + Depuis 1958, l’Etat belge a, par le Pacte scolaire, tué l’école républicaine pour concéder à une religion d’Etat la mainmise sur l’âme de 50 % des enfants. C’est là un compromis, certes historique mais néanmoins « à la belge », c’est-à-dire qu’il a permis une paix larvée qui aboutit à des coûts exorbitants, à des doublons permanents et à une gestion catastrophiquement compliquée. + + La Communauté française aurait tout à gagner à prendre ses responsabilités en revoyant le Pacte scolaire et en créant une école pluraliste, ouverte à pied d’égalité à toutes les confessions. + + Pour le reste, la Communauté française, comme beaucoup de pouvoirs publics belges, est très mauvaise gestionnaire puisque dotée d’une administration pléthorique, politisée et inefficace.En résumé, et, fort malheureusement pour nous, la Communauté française, dans son fonctionnement quotidien, ressemble plus à une administration communiste d’avant la chute du Mur qu’à une administration moderne et dynamique.+ + La RTBF, qui pourrait être un superbe outil de service public, est un des exemples malheureux du ratage fondamental du système bureaucratique socialiste.+ + + 3. Ses capacités de faire + + Depuis la fin des années ’80, la Communauté française est à la recherche de moyens financiers adéquats. Privée de la capacité de lever l’impôt, elle a dû se transformer, d’abord en mendiante institutionnelle, ensuite en institution lige des Régions.+ + L’opinion publique, depuis dix ans, ressent la Communauté française comme une aberration francophone, résultant , tout à la fois de l’incapacité d’avoir pu fusionner comme les Flamands, et, de la volonté archaïque des hommes politiques francophones de se créer un fromage supplémentaire. + + Aujourd’hui, la Communauté française sera refinancée, substantiellement, à partir de 2004, et, définitivement, en 2011. Toutefois, durant ces dix années qui nous séparent de ce terme, elle doit pouvoir : + + - conquérir l’opinion publique, + +- se muer en un pouvoir politique transparent, + + - moderniser et dynamiser son fonctionnement et, donc, son Administration.+ + Pour atteindre des objectifs, je crois que les deux seules pistes possibles sont : + + - réformer fondamentalement notre conception de l’enseignement, + + - repromouvoir, à dose type remède de cheval, la culture française et le dynamisme intellectuel et créatif des Francophones belges.+ + Philippe SMITS
14:36 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nation, francophone, utilite legistique, connaissance, opinion publique, philippe smits, aberration francophone, communaute francaise, utilite |
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17.04.2009
L'OBSESSION FLAMANDE : SUPPRESSION DU FRANCAIS...
Le bannissement du français en Flandre. Deux faits parmi tant d’autres. + + + 1) Le refus net, apposé par le ministre libéral Open VLD Marino Keulen, à la nouvelle demande du Conseil de l’Europe de « nommer sans autre retard les trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise », Arnold d’Oreye de Lantremange, FDF, Crainhem, Damien Thiery, FDF, Linkebeek et François van Hoobrouck, M R libéral, Wezembeek-Oppem. Ce refus a profondément choqué le rapporteur français du Conseil de l’Europe sur la situation de la démocratique locale en Belgique, Michel Guegan. + + + Celui-ci, dans un communiqué, exprime son vif mécontentement : « Je suis profondément préoccupé par l’intransigeance du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen sur la question de la non-nomination de trois bourgmestres … C’est disproportionné ! ». Leur « crime » : avoir envoyé aux électeurs francophones des convocations rédigées en français !2) Aux 15 communes flamandes qui ont décidé de ne pas établir de listes d’électeurs ou de ne pas imprimer ni distribuer de convocation en vue des élections européennes du 7 juin 2009, sont venues s’ajouter trois communes du Brabant flamand, Beersel, Kapelle-op-den-Bos, Machelen. Ces trois communes ont décidé de ne pas placer de panneaux d’affichage. La principale raison invoquée : éviter le collage d’affiches électorales rédigées en français.+ + + Les Flamands sont passés maitres en matière « d’épuration linguistique ». En quelque 50 ans, ils ont réussi à faire disparaître de leur territoire une presse de langue française qui existait depuis très, très longtemps. Cette presse francophone de Flandre a été un des fleurons de presse belge ; elle était très vivante à Anvers, à Bruges, à Gand, à Knokke, à Ostende, à Renaix. L’extermination de tout ce qui est français et de tout ce qui est bilingue sur l’autel de « l’homogénéité linguistique » du heilige Vlaamse grond, le sol sacré flamand !
14:53 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, francais, francophone, beersel, bannissement, conseil de l europe, suppression, epuration linguistique, guegan |
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30.09.2008
COMMUNIQUE DE PRESSE APFF
Dans un communiqué de presse daté du 25 septembre 2008, l’APFF – Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre – à propos des « inégalités entre Francophones de Flandre et Flamands de Wallonie » qu’elle pointait du doigt dans le numéro de rentrée des « Nouvelles de Flandres, tient à préciser : « Il y a de part et d’autre de la frontière linguistique, une population minoritaire importante. Nous réclamons aujourd’hui, avec plus de force que jamais, la reconnaissance de ces minorités et la garantie d’une équivalence de traitement…Jusqu’ici, la Flandre a toujours refusé de reconnaître l’existence de la minorité francophone sur son territoire. Une minorité pourtant reconnue par le Conseil de l’Europe ! La position de la Flandre est devenue intenable. Et la justesse de notre position est confirmée par le « Centre d’étude des francophones de Flandre » composé de chercheurs de plusieurs universités, parmi lesquels de nombreux Flamands… ++Toutes les communes wallonnes peuvent bénéficier d’une aide régionale pour financer des projets visant à faciliter l’emploi des langues dans les services rendus aux citoyens… Et quelle réponse donne-t-on du côté flamand à cette attitude d’ouverture ? La commune de Zaventem, sur le territoire de laquelle se trouve l’aéroport national, incite ceux qui ne maîtrisent pas le flamand, à se faire accompagner par un interprète pour leurs rapports avec l’administration. A Renaix, le bourgmestre, Luc Dupont, souhaite la suppression des facilités… + + S’agissant de culture, rappelons que les autorités flamandes ont obtenu un arrêt de la Cour d’arbitrage estimant que la Communauté française ne pouvait plus continuer à soutenir financièrement les associations culturelles francophones en Flandre. En même temps, les autorités flamandes ont bien précisé qu’aucun pouvoir de Flandre ne prendrait le relais. Et ce n’est pas tout : il n’est quasiment plus possible pour une association francophone d’avoir accès à des locaux publics. Le constat est simple : si rien ne change, les associations francophones sont menacées de disparition !… + + (Vous pouvez lire l’ensemble du communiqué sur le site de l’APFF via : http://www.dmnet.be/ndf) + + LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES + + Au regard de l’agressivité des autorités flamandes à l’égard de la langue française, il est permis de se poser la question : En Flandre, les Belges francophones sont-ils des indésirables ? Il est vrai que le président de la N-VA, Bart De Wever, considère les francophones comme des « immigrés » ! Dans ce cadre, le président du CD&V, Kris Peeters, toute hypocrisie bue, annonce « tendre la main aux francophones » ! Peut-on avoir confiance ? + + La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles a pour objectif la défense et la promotion du français en Belgique, en particulier. Elle vous invite à lui apporter votre soutien dans son combat pour le respect de la culture française. Exprimez-vous . Faites-lui parvenir vos réflexions via son adresse courriel : info@liguewallonnebruxelles.be ; visitez son site : www.liguewallonnebruxelles.be et son blog http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be + + Vous pouvez adhérer à son idéal. La cotisation annuelle s’élève à 10 euros pour la Belgique et la France et à 25 euros pour les autres pays, à verser au compte 145-0539031-61 (BIC : GEBABEBB – IBAN : BE62 1450 5390 3161) + + Raymond WATRICE + + Secrétaire de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles asbl + + CITATION « La Francophonie est fondée sur une langue que nous avons en partage : le français. Une langue qui est, tout à la fois, la raison d’être et d’agir de notre Communauté. Une langue qui est un formidable moyen d’action et de rencontre, dans le contexte actuel de la mondialisation et de la globalisation ». + + Boutros Boutros-Ghali = = Parlementaire égyptien = =Secrétaire général de l’Agence internationale de la Francophonie.
14:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophone, francophonie, minorite, ligue wallonne, apff, culyure, boutros-ghali |
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29.08.2008
FRONTIERE D'ETAT - PAS UN CENTIMETRE CARRE...
Eddy De Wilde. Le Billet. Vlan du 13 février 2008. Un regard lucide : L'élargissement de la Région au-delà des dix-neuf communes pou la rendre économiquement plus forte est une illusion électoralement bien entretenue par les uns et les autres, mais les mandataires politiques flamands ne céderont pas un centimètre carré de territoire. Cette éventuelle requête des francophones n'est même pas recevable. ++Il faut admettre que l'intégration des six communes à facilités au sein de la Région Bruxelles-Capitale rendrait les Flamands encore plus minoritaires qu'aujourd'hui. Et ils n'aiment pas ça. Quand ils le sont, ils exigent et obtiennent des privilèges. Quand ils sont majoritaires, ils dénient jusqu'aux droits les plus élémentaires. C'est tout le sens de leur combat depuis près d'un siècle.
14:46 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophone, combat, communes a facilites, vlan, eddy de wilsz |
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27.08.2008
FORUM DES CITOYENS : A L'ECOUTE DE LA VOIX CITOYENNE
Epinglés dans la presse. ==• TELLIER Stéphane, 1082 Berchem-Ste-Agathe, relève une prise de position surprenante du PS en matière institutionnelle : "… Le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, parle de confédéralisme en réponse, de la part des francophones, aux nouvelles revendications flamandes : scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, transferts de compétences, etc. Di Rupo parlait de "nation francophone", c'est du pareil au même… Parler de confédéralisme en tranchant avec la position traditionnelle : "Nous ne sommes pas demandeurs", revient à dire "OK pour vos revendications mais nous en aurons aussi". Virtuellement, on peut, dès lors, déjà considérer BHV comme condamné à mort… Ce n'est pas lui faire un procès d'intention que de dire, quand le PS parle de "confédéralisme", il pense renforcement durable de sa position sur l'échiquier politique francophone. ++ • De MEULEMEESTER Jean-Luc, chargé de cours à l'ULB. Carte blanche du 05 janvier 2005. Le Soir : … Bruxelles doit être sauvegardée dans sa diversité. Elle est le seul fragment du pays à ne pas fonctionner sur un principe de territorialité mais selon un principe de droit personnel, permettant à chacun de laisser s'épanouir sa spécificité culturelle sans l'interdire à l'autre. Ce devrait être ce régime qui prime tout autour de Bruxelles, renouant tant avec la tradition historique de la Région – qui n'est flamande que dans une conception ethnique ou raciste, au plan historique la Flandre ne commence qu'au-delà de l'Escaut – qu'avec son rôle de région-capitale de l'Europe…++ • DELVAUX Béatrice, rédactrice en chef. Editorial du quotidien Le Soir du 28 octobre 2004. Titre "La démocratie citoyenne est née, une belle journée pour l'Europe" : "On le décrivait avachi, asservi, on le disait faux brave, clamant qu'il allait dire non pour toujours accoucher d'un oui. Mercredi, le Parlement européen a fait mentir sa caricature ; mercredi, l'Europe a gagné sa démocratie citoyenne. Il n'y a là que des raisons de se réjouir. Ne nous trompons pas. La démocratie citoyenne ne voit pas le jour parce qu'un Parlement s'oppose. Mais elle gagne ses galons lorsque ce Parlement, gardienne des intérêts citoyens et contrôleur de l'exécutif, se bat pour défendre les principes qui guident le projet européen, et son honneur… Quant au Parlement, il va devoir gérer cette victoire. En se montrant à la hauteur de l'exercice de son nouveau pouvoir. Qui n'a de légitimité que s'il est utilisé pour peser sur le sort de l'Europe, sans tomber dans le travers de l'opposition politicienne…". ++ Qu'en est-il quelque quatre ans plus tard ? ++ • THOMAS Pierre-Henri, journaliste. Edito du quotidien Le Soir du 21 octobre 2004. Titre "DLU ou la vengeance des chiffres" : "Le problème dans la petite cour de récréation politique, c'est qu'un jour ou l'autre, on est confronté aux chiffres. Des créatures rugueuses, inamicales et qui pratiquent de lâches crocs-en-jambe lorsque vous aurez le dos tourné. Aujourd'hui, à la lecture des pauvres résultats de la DLU (la déclaration libératoire unique, alias l'amnistie fiscale), le ministre des Finances en a fait la douloureuse expérience. La vengeance des chiffres fait d'autant plus mal qu'on a été léger avec eux. Souvenez-vous : on avait escompté de l'amnistie fiscale au départ 500 millions d'euros. Puis, comme le budget 2004 était vraiment difficile à boucler, on a allègrement rajouté quelques centaines de millions d'euros en élargissant la mesure, non seulement aux fonds cachés à l'étranger, mais aussi à ceux qui dormaient en Belgique, pour aboutir à un objectif de 850 millions d'euros. Pour justifier la découverte du trésor, on avait brandi une statistique : un magot de 160 milliards dormait à l'étranger… Dans la cour de récréation politique, les chiffres, ces rancuniers, préparent à distribuer encore quelques jolis coquards. Mais il n'est pas sûr que nous n'en soyons pas un jour, nous aussi, les victimes". ++ Les miracles des équilibres budgétaires, des trucs budgétaires !
14:37 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ulb, di rupo, flandre, francophone, finances, parlement, charles picque, nation francophone, dlu |
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