20.01.2010

LES COMMUNES FLAMANDES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE SE FRANCISENT DE PLUS EN PLUS...

Sur la base des déclarations fiscales et des rapports de Kind en Gezin (l’équivalent de l’ONE, côté francophone), le mensuel Doorbraad a publié début janvier des statistiques très intéressantes sur la francisation continue des communes flamandes jouxtant l’agglomération bruxelloise. Le mensuel ne peut nier l’évidence ; il admet que « les chiffres valables pour l’ensemble de Hal-Vilvorde confirment que la tache d’huile francophone s’étend rapidement dans la partie occidentale du Brabant flamand ».<><>Les rapports de Kind en Gezin font état d’une fréquentation des crèches françaises à concurrence de 97,9 % des petits enfants de Drogenbos, de 92,1 % de Crainhem et de Wezembeek-Oppem, de 89,2 % de Rhode-St-Genèse et de 76,8 % de Wemmel. Egalement des pourcentages élevés pour la rentrée des déclarations fiscales rédigées en français : 79,9 % à Linkebeek, 78,8 % à Crainhem, 77 % à Drogenbos, 69,9 % à Wezembeek-Oppem, 61,1 % à Wemmel et 60,9 % à Rhode-St-Genèse. <><>Les résultats des élections législatives, régionales et communales sont confirmés. Nonobstant ce fait, la Flandre s’obstine à ne pas nommer trois bourgmestres francophones élus aux élections communales d’octobre 2006, soit depuis plus de trois ans, et à ne pas signer la convention-cadre de protection des minorités nationales. Pour la Flandre, il n’y a pas de minorités sur son sol ! <><>Que penser de la déclaration de Philippe Moureaux, PS, Vice-président du PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, expert institutionnel, appuyé par Jean-Claude Marcourt, PS, ministre régional wallon : « Il est indispensable que BHV soit scindé » ? Le PS a-t-il déjà « accordé » la scission de BHV à la Flandre et « abandonné » les francophones de la périphérie ? Parce que la périphérie vote MR/FDF ? Le coup répété des Fourons, lâchés parce qu’ils votaient majoritairement PSC (actuellement CDH) ! <><>Philippe Moureaux reconnaît cependant que les discussions secrètes avec le très flamand Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, sont au point mort : « La situation est figée. Et même les politiques flamands qui, a priori ont un profil de modérés, ne bougent pas d’un iota… Voyez l’inspection scolaire dans les écoles francophones de la périphérie : alors que le dossier était négociable, nous avons été pris de vitesse par le décret flamand, qui impose sa vision…Vous avez vu comment le gouvernement flamand a réagi à la politique d’emploi du gouvernement fédéral ? La N-VA a calé, et elle a imposé à elle toute seule de modifier la politique fédérale !… Sans parler du grave sous-financement de Bruxelles entretenu ». Sous-financement, dont il est responsable ; cela il ne le dit pas ! <><>La position intransigeante de la Flandre n’empêche pas Philippe Moureaux de pratiquer le jeu politique vicieux en comparant le francophone Olivier Maingain, président du FDF, au flamingant Bart De Wever, président de la N-VA. En ce faisant, il dépose un roc sur la table du Front des Francophones. Il pousse l’absurdité jusqu’à mesurer les gains électoraux du FDF et de la N-VA : + 1 % pour le FDF, + 5 à + 8 % pour la N-VA par leur déclaration de reporter la solution de BHV à l’après les élections législatives en 2011. Il pimente sa critique de quelques gousses de peur : « Sans accord sur BHV, ce sera le chaos juridique et politique. Les bourgmestres flamands de la périphérie iront devant le Conseil d’Etat, chambre flamande, pour barrer l’organisation des élections – et ce n’est qu’un aspect de ce qui risque de se passer. La situation deviendra vite ingérable ». <><>En matière de politique politicienne, on ne fait pas mieux. Du grand Art ! Intérêt partisan, d’abord !

18.06.2008

VOUS AVEZ DIT "FRONT DES FRANCOPHONES" ...

… Dites plutôt "front de la volatilité". Bon dieu, pour qui Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, court-il ? La résignation ? ++ La collaboration s'installe-t-elle, est-elle déjà installée dans les milieux politiques francophones ? Le quotidien Le Soir fait état d'un esprit défaitiste au Sud : L'idée fait son chemin …Il faudrait être fou pour ne pas envisager ce scénario, l'étudier ". Etudier quoi ? Le rétablissement des Pays-Bas méridionaux unilingues néerlandais de 1815-1830 ? ++ C'est le scénario dans lequel les partis francophones, PS, CDH, MR-FDF, ECOLO, massicotent les Wallons et les Bruxellois en sublimant le bilinguisme néerlandais-français. Le traité économique, entre les Pays-Bas, la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg, a été reconduit, préparant son extension au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, avec la Wallonie, incorporée dans un environnement de culture germanique de quelque 35 000 000 millions d’habitants, comme la vache à eau du conglomérat économique. ++ Quelle nouvelle Belgique peut être négociée ? L'économique est entre les mains d'un organe externe qui impose ses lois en matière de mobilité, de tracé des voies de communication. Philippe Moureaux pense "sous". Des sous rien que des sous : "Il faut s'ouvrir aux revendications flamandes… et eux (Ndlr, les Flamands) doivent s'ouvrir à nos exigences : tout transfert de matière doit s'accompagner de l'argent afférent à cette matière… La grande négociation débuterait sur ce large donnant-donnant… Seul le confédéralisme peut encore sauver la Belgique ». ++ Le confédéralisme, c'est quoi ? Sinon, dans l'esprit de ceux qui le créent, la fin de la Belgique constitutionnelle de 1831, de la Belgique dans laquelle nous avons été élevés dans le respect de ceux et de celles qui ont donné leur vie pour qu'elle soit libre, belle, humaniste, dans laquelle nous vivons notre sensibilité française. Confédéralisme, un mot qui n’existe pas au dictionnaire. Une fiction de l’esprit torturé. ++ Faut-il dès lors entendre « confédération » ? Le Petit Larousse de 1994 des mots courants nous enseigne trois définitions du mot « confédération » : 1. Association d’Etats souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs. 2. Réunion de fédérations syndicales. 3. Groupement de diverses associations de caractère sportif, professionnel, etc. ++ Abscons. Nous cherchons à comprendre. S’il s’agit de créer une confédération, le Roi ne doit-il pas convoquer des Etats généraux de Belgique ayant pour mission de créer deux ou plusieurs Etats souverains déléguant à une entité appelée Belgique certaines compétences telles que les Affaires étrangères, la Monnaie, la Défense ? S’il s’agit de former une fédération de régions, ne convient-il pas de déterminer les bases des régions : communautaire, économique, administrative, locale, et de fixer les limites territoriales ? ++ Une logique. Il faut sortir de l’imbroglio belgo-franco-flamando belge au sein duquel la Flandre se forme, se consolide, s’étend, se mue en Vlaanderenland… Une convocation des Etats généraux de Belgique s’impose. ++ Les partis francophones ont-ils la possibilité, la volonté, le désir, le courage, l’audace, la fierté de construire une politique d’humanité, de lancer un combat de refondation de la francophonie belge, de s’arracher de la passivité, de la résignation ? ++ La volatilité de leurs pensées, de leurs déclarations, de leurs actes nous verse dans le scepticisme ! Le doute nous guète. Notre regard se tourne vers un ciel aux reflets azurés !