22.11.2010
COMMUNAUTAIRE : UN PAL B FLAMAND... ?
En théorie, c'est oui. En pratique, c'est non, titre avec pertinence Le Soir du lundi 22 novembre 2010.
Entendons-nous bien. Pour la Flandre, il n'y a pas de Plan A ni de Plan B, il y a un Plan flamand élaboré en 1917 avec la bénédiction du général allemand Moritz von Bissing pendant l'occupation allemande de la Belgique au cours de la Grande Guerre 1914-1918. Pour la Flandre, il y la Flamenpolitik qui lui fixe comme objectif la constitution d'un Etat flamand unilingue avec Bruxelles comme capitale, et un Etat wallon bilingue français/flamand avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre culturel. Un Etat wallon plombé par l'arrière-pensée de l'Empire allemand d'intégrer à terme la Wallonie pour former un axe routier Aachen (Aix-la-Chapelle), Liège, Bruxelles, Antwerpen (Anvers), permettant à l'Empire allemand d'avoir un accès direct aux Océans par le port d'Anvers. Cet axe Ruhr-Anvers se réalisera en 2011-2012 par l'adoubement du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie au Benelux. Punt aan de lijn. Point à la ligne. Tout le reste n'est que littérature captieuse.
Au demeurant, les déclarations des partis flamands énumérées dans le quotidien Le Soir du lundi 22 novembre 2010 confirment notre point de vue : Bruxelles, ville flamande, capitale de la Flandre à part entière.
Voyons les choses avec lucidité ! En Belgique :
- les Affaires générales, c'est avant tout une affaire flamande
- les Affaires étrangères, c'est avant tout une Belgique flamande
- l'Union européenne, c'est avant tout une Belgique flamande
- la Défense, c'est une affaire flamande
- l'Intérieur, c'est une affaire flamande
- la Justice, c'est une affaire flamande
- les responsabilités majeures sont pour les Flamands
- les responsabilités mineures, c'est pour les Francophones.
"Un vieux réflexe de l'Etat-CVP qu’on a connu avant l'arrivée de Verhofstadt (OpenVLD, ndlr). On nomme des siens et on nomme des Flamands" tempête Daniel Ducarme, député MR. C'est la Belgique d'Oostend (Ostende) à Arlon ! Une Belgique flamande !
Serait-ce cette Belgique que les négociateurs francophones préparent dans une Réforme copernicienne ?
Les négociateurs francophones doivent savoir que, nous attendons, nous les citoyens d’en bas, un véritable front francophone, soucieux AVANT TOUT de l’intérêt général de la Communauté française, de l’intérêt de tous les citoyens francophones et non de l’intérêt particratique. Un véritable front francophone porteur de choix positifs pour l’avenir de Bruxelles, de la Wallonie et de la langue française.
17:16 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : négociateurs, front francophone, daniel ducarme |
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21.05.2010
LE VRAI COUT DE LA SCISSION BHV...
POURQUOI L'OLIVIER PS-CDH-ECOLO LACHE-T-IL BHV ? PAR INTERET ELECTORAL…par Philippe SMITS = = = Les Flamands sont-ils les seuls à vouloir la scission de BHV ? Non, bien sur. Laurette Onkelinx et Philippe Moureaux pourraient également trouver un intérêt à lâcher ces Francophones de la périphérie qui votent à plus de 51 % pour le MR.On remarque un affaiblissement de la part du PS et du CDH qui ne cessent de "taper" sur le MR, le seul parti à exiger la conservation des droits linguistiques, judiciaires et électoraux des habitants francophones et néerlandophones de la périphérie. Quant à ECOLO, il est très clairement tiraillé entre la solidarité au Front francophone et son engagement vis-à-vis de Groen. Jadis Ecolo n'a pas toujours joué la carte de l'Union des Francophones (UF) et a encouragé son électorat à voter Groen. Pas juste par sympathie pour Groen, mais bien parce que Groen n'atteint pas tout seul le seuil d'éligibilité dans le Brabant flamand. En clair, mais il ne faut pas le dire trop haut, voter Groen en périphérie est un "vote perdu et inutile" alors qu'avec quelques voix francophones vertes, cela donne à Groen une chance supplémentaire d'émerger. D'ailleurs dans les négociations, Ecolo soutenait Groen dans sa demande de voir le seuil de 5 % disparaître. + + +Mais quelle est la sociologie électorale en périphérie bruxelloise ? + + Il y a environ 160 000 Francophones sur Hal-Vilvorde (sans oublier les quelques milliers encore sur Leuven). Les Francophones de Hal-Vilvorde représentent près de 80 000 électeurs sur les 370 000 que compte Hal-Vilvorde, soit un peu plus de 21 %. + +Aux élections législatives de 2007, le MR recueillait 39 993 voix, soit 51 % des votants, le PS récoltait 14 462 voix soit 18 % des votants, le CDH engrangeait 10 818 voix soit 14 % des votants, Ecolo totalisait 10 233 voix, soit 13 % des votants, le Front National recevait 2 840 voix, soit 4 % des votants. + + +Pourquoi la scission BHV+ arrangerait bien le duo Onkelinx-Milquet ? + +Démonstration : il y a 22 sièges à répartir sur BHV et le cout du siège est d'environ 37 000 à 38 000 voix. Or, on observe que dans les six cantons de Hal-Vilvorde (élections 2007), l'électorat francophone vote très majoritairement pour le MR : à plus de 39 993 voix récoltées soit l'équivalent d'un siège de député fédéral… Les trois autres partis traditionnels PS, CDH et ECOLO recueillent péniblement entre 13 et 18 %, soit environ 1/4 de siège… Le cout marginal est donc 4 fois moins important chez Ecolo, au PS et au CDH qu'au MR. + +Lorsqu'on sait que le PS recueillait sur BHV 3 sièges en 2007 (mais 4 sièges en 2003), que le MR oscille entre 5 et 6 sièges selon l'apparentement avec le Brabant wallon, en ôtant au MR 40 000 de ses 190 000 électeurs, on le prive d'un coup de plus de 20 % de son électorat et donc d'un siège, ce qui ramène le MR au coude à coude avec le PS ! Un calcul cynique donc… caché derrière un redécoupage électoral partisan visant à faire reculer le MR qui est aujourd'hui, et de loin, le premier parti de BHV. + + +Le PS semble donc le maillon faible du Front francophone en ne réclamant plus l'élargissement de Bruxelles. Seul le MR-FDF peut empêcher l'abandon des Francophones de la périphérie, mais aussi et surtout ceux de Bruxelles, puisqu'il s'agit bel et bien de frontières d'Etats futurs qui sont en jeu. + + Autant savoir…
17:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : front francophone, maillon faible, laurette onkelinx, philippe moureaux, ecolo, sociologie electorale |
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28.04.2010
FORUM - SUJET DE REFLEXION : LE FRONT FRANCOPHONE
Robert FRANCKSON, par courriel - Il n'est jamais inutile de rappeler l'Histoire aux citoyens, dont la mémoire est souvent courte ... Il serait encore plus utile de montrer le chemin parcouru par les Flamands depuis le tracé de la frontière linguistique, et dont le présent épisode constitue la dernière touche, afin de dévoiler cette stratégie de flamandisation, invariable depuis le premier jour.Ce qui me préoccupe le plus actuellement, c'est le ton général des médias francophones. J'avais déjà eu l'occasion d'écrire ce qui suit sur un forum : <><>En fait, la plupart des journalistes et de la classe politique francophones sont toujours prêts à tout pour "sauver" la/leur Belgique. Logique ! En cas d'éclatement, coté flamand, pas grand chose ne change : les mêmes politiciens sont élus et les mêmes journaux gardent les mêmes lecteurs. Par contre, pour les (contribuables) Wallons, le rattachement à la France parait la meilleure (la seule ?) option, notamment sur le plan économique. MAIS, pauvres journalistes et politiciens, quelle rude compétition. Combien de journaux rachetés avec compressions de personnel ? Et la RTBF, deviendrait-elle une simple antenne locale style Nord-Pas de Calais ? Sans compter les petits copains casés dans ces innombrables "fromages" contre productifs ! Quel sort pour ces fidèles affidés ? <><>Il faut bien le reconnaitre, la recherche et la défense de son steak constitue la motivation première de l'être humain (nonobstant les protestations indignées de certains patriotes larmoyants).<><>Ces médias constituent une véritable 5e colonne, persuadant les citoyens francophones qu'il faudrait plutôt s'occuper des "vrais" problèmes et rediffusant les interviews conformes de ceux-ci en créant un effet "boule de neige". Ce faisant, ils fragilisent encore plus les politiciens francophones (qui ont peur d'un désaveu de leur électorat) dans les négociations, et, in fine, contribuent ainsi involontairement à la dislocation de la Belgique et à la paupérisation de la Belgique francophone. Pour un peu, ça en deviendrait drôle ... <><>Ce qui précède illustre le fait que quand une structure étatique se crée, il y a ceux qui Y vivent et ceux qui EN vivent. Et leurs intérêts ne sont pas forcément les mêmes. Encore faut-il le faire comprendre aux premiers ++++* Roger MOREAU, par courriel - Le rappel de l'évolution du front francophone montre bien que nous avons de quoi être inquiets : chaque fois, les Flamands ont réussi à avancer en tout ou en partie dans leurs revendications... Les politiciens francophones cédant pour du fric ou des "trucs déjà acquis et bétonnés" devant être bétonnés dans la Constitution avant d'être à nouveau remis en question, l'encre des accords n'étant pas encore séchée... ++ La seule solution : élargissement de Bruxelles et divorce... ++++* Brigitte TOUT, par courriel - J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le rappel des positions francophones sur le sujet de l'arrondissement BHV. L'actualité nous renvoie à ce douloureux sujet malheureusement. Vous comprendrez, qu'étant Française, je sois réservée. La politique belge ne relève que des Belges eux-mêmes. Vivant à Bruxelles depuis presque 25 ans, je m'intéresse naturellement beaucoup à la crise qui oppose de plus en plus ouvertement Flamands et Francophones. La solution de ce problème ne m'apparaît pas évident et les différents scénarios lus dans la presse ou entendus et vus à la radio ou à la TV ne m'ont pas vraiment convaincue. = = Je suis donc bien embêtée pour vous répondre. = = Je suis toutefois très intéressée à continuer de recevoir vos informations.
16:15 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belge, francaise, robert franckson, roger moreau, brigitte tout, front francophone, rtbf, rattachement a la france, forum |
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16.11.2007
PARADIGME - ET SI...
Ensemble - Luc DELFOSSE, rédacteur en chef adjoint au quotidien Le Soir, décrypte dans son édito du mercredi 14 novembre 2007 avec des « Et si » le microcosme politique belge. Epinglons : - … Et si, à tout seigneur, tout honneur, Elio Di Rupo et Didier Reynders, consentaient à quitter la lice où ils s’empoignent comme des chevaliers en campagne depuis une semaine. - Et si le président du PS profitait de cette occasion unique sans doute, pour aller à Canossa, faire taire ses nerfs et reconnaître que, aujourd’hui, le président du MR est numériquement plus fort que lui. - Et si, toute arrogance bue, Didier Reynders saisissait cette minuscule crise royale pour cesser de vouloir humilier ses camarades francophones… - Et si Reynders et Di Rupo, sur leur lancée, refondaient le front francophone que leur lutte tribale a largement contribué à dissoudre… - Et si, cheminant de la sorte, les quatre partis, unis comme les doigts de la main sur ce que devrait être notre avenir commun – dans la Belgique ou en dehors d’elle -, négociaient cette inéluctable réforme de l’Etat… -Alors, nous pourrions conclure que pour une fois dans ce pays, nous avons été les plus forts. Plus forts que le plus grand nombre. Ensemble. - (www.lesoir.be)
15:15 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luc delfosse, microcosme, paradigme, et si, arrogance, ensemble, reforme de l etat, elio di rupo, front francophone, ps |
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09.11.2007
LES PARTIS NOUS ABUSENT-ILS ? LE DROIT DE SAVOIR ...
Ni t’es fé nin awè m’fi ! I n’pinse nu qu’à yeu !... Aï m’man ! Les partis francophones, une fois de plus, ont-ils capitulé ? Pire, ont-ils collaboré à une « mascarade » pour camoufler leur capitulation et, honte, pour tromper leurs concitoyens ? Ne serions-nous que des jouets entre les mains des politiciens ? Des jouets que l’on arrache les jambes, les bras, les yeux pour satisfaire l’instinct égocentrique !« Pourquoi, comme souligne Luc Delfosse, rédacteur en chef adjoint au quotidien Le Soir, dans le camp des deux partis francophones (Ndlr MR et CDH) qui, depuis quatre mois sont associés à la confection d’un gouvernement, il ne s’est trouvé personne pour dire que cette félonie était insupportable ? Personne. Ou si tard. Et de façon ambiguë.Pourquoi aucune de ces deux formations, au-delà de quelques poses de Tartarin et d’une réunion du « front francophone » incantatoire, n’a jugé bon de dire qu’un événement d’une telle gravité méritait non pas i,e « suspension » mais un arrêt des négociations ? Sinon… après 30 heures de déclarations contradictoires ». Pourquoi ? ... Pourquoi ? … Pourquoi ? … Qui trompe qui ? Pourquoi ? Nous avons droit à une réponse claire, nette, pure de la part des responsables des partis francophones, de tous les partis francophones démocratiques : MF (PRL, FDF, MCC), PS, ECOLO…Un question prégnante : Avez-vous oui ou non participer au montage d’un scénario absurde de duperie ?Ni brai nin m’man ! Nos n’estan nin dès bèrbis ! Serge MOUREAUX, président honoraire du Parlement francophone bruxellois, dans une carte blanche au quotidien Le Soir, s’adressant au monde politique, disait : La Belgique francophone est à un tournant de son histoire. Car son avenir va dépendre dans les jours qui viennent du degré de conscience et de résistance de certains de ses principaux dirigeants. Bruxelles-Hal-Vilvorde est tout autre chose qu’un symbole… Il est plus évident que jamais aujourd’hui que la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde constitue une étape obligée pour le mouvement flamand, dans son projet final de destruction de la Belgique. Puissent-ils (ndlr les négociateurs francophones) ne pas répéter les erreurs de 1970. S’ils le faisaient, nous serions nombreux à remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la résistance. »D’ji serais m’man ! … D'ji su fière di vos m’fi ! La Wallonie, fille de France, est belle !
16:49 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les partis nous abusent-ils le droit de savoir, mascarade, m fi, jouets, le soir, front francophone, question pregnante, serge moureaux, luc delfosse, suspension, montage d un scenario |
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