13.04.2009

LE PS RECONNAIT-IL LA FRONTIERE LINGUISTIQUE COMME FRONTIERE D'ETAT ?...

LE PS RECONNAIT-IL LA FRONTIERE LINGUISTIQUE COMME FRONTIERE D’ETAT ? …Dans un plaidoyer pour une Belgique des Régions Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française a déclaré en juin 2008 que les trois Régions, Bruxelles, Flandre et Wallonie doivent trouver des solutions pour protéger les minorités existant sur « leur territoire », respectivement les Flamands à Bruxelles, les francophones en périphérie bruxelloise, les germanophones en Wallonie, et que Bruxelles ne doit plus être capitale de la Flandre. + + Faut-il interpréter les propos du ministre-président Rudy Demotte comme une reconnaissance de facto de la « frontière linguistique » comme « frontière d’Etat » ?

10.09.2008

COMMUNAUTAIRE : LA REGLE DU JEU...

Titre de « La chronique » de Charles Bricman, chroniqueur politique, publiée dans le quotidien Le Soir du mardi 09 septembre 2008. ++ Le chroniqueur pose la question pertinente au personnel politique francophone englué dans une lutte fratricide pour le pouvoir : « Qui en son sein osera renoncer aux rodomontades supposées plaire à ses électeurs pour lancer vers la Flandre un petit signal de compréhension, de simple empathie ? » ++ Charles Bricman présente une déclaration de Mark Eyskens, « un vieux sage », CD&V, à l’adresse de la génération politique actuelle de la Flandre : « On n’ose manifestement pas encore se regarder dans le blanc des yeux … Pourquoi aucun homme politique flamand n’ose-t-il envoyer un message apaisant de l’autre côté de la frontière linguistique ? »Le tracé d’une frontière d’Etat fixant le territoire de chacune des Régions, allemande, bruxelloise, flamande et wallonne, après consultation des habitants des communes jouxtant la frontière linguistique actuelle.

08.09.2008

FORUM : MESSAGE DE BARBERIS FRANCOIS ...

... Je ne vois en fait qu'un seul acteur sur le terrain : la force nationale flamande. En face, rien. Le sondage qui donnait ce chiffre de 49% d'adhésion à l'idée d'une réunion à la France (en cas se scission de la Belgique...) et que certains trouvaient miraculeux, ne veut en fait rien dire de plus que nous ne savions déjà : wallons et français sont deux peuples frères. Je pense en fait que les Wallons se sentent (à tort, bien évidemment) protégés par la future frontière d'état et que peu leur chaut de subir la domination flamande, pourvu qu'ils aient leur niveau de vie plus ou moins garanti et que cette domination soit "douce" (c'est-à-dire sans violences physiques). Ils ont bien tort de penser ainsi, mais ils ont des circonstances atténuantes, puisque tant le discours du PS ("il faut s'occuper d'abord du besoin des gens"- Elio di Ruppo) que celui du MR ("priorité au socio-économique"- Didier Ryenders) les maintiennent dans cette illusion que la protection de leur niveau de vie peut être envisagée indépendamment de la question nationale (ce que vous appelez bien à tort "l'institutionnel"). Nous sommes bien d'accord sur cette analyse : la question nationale prime tout. Il n'est aucune prospérité économique possible, aucun niveau de vie acceptable dans l'asservissement culturel et politique. L'intérêt géostratégique bien compris des wallons est d'adhérer au projet politique français qui pourrait faire de votre pays le nouvel axe de pénétration économique vers le nord et l'est de l'Europe via les deux grands ports en eau profonde qui, dès le mois d'octobre, vont retrouver leur liberté de manoeuvre à la suite de la modification de leur statut. J'ai cité Marseille et Dunkerque au premier chef. Mais faut-il encore que les wallons en soient conscients et acceptent ce projet de développement territorial qui les bousculera, au lieu de compter sur la pérennité (douteuse) d'un plan marschal. L'intérêt géostratégique des Bruxellois est d'adhérer clairement au fait français et de se mettre sous la protection culturelle, linguistique (et donc politique) de Paris. Seul Paris peut garantir à Bruxelles le maintien de sa diversité multiculturelle, le développement de son statut de capitale. Mais encore faut-il que les bruxellois en soient conscients et le demandent. Or, cette double prise de conscience, des wallons d'une part et des bruxellois d'autre part, je ne la vois guère venir. Si cela était le cas, la presse francophone devrait être porteuse de ce sujet, or je constate que si ce sujet existe dans les colonnes, il n'est traité que de manière secondaire, alors qu'il conditionne tout le reste. Certes, je pense que, à terme, la stratégie flamande est condamnée à l'échec pour au moins deux raisons : leur démographie, désastreuse; l'enfermement du port d'Anvers qui ne pourra bien longtemps continuer à jouer son rôle de poumon économique pour la Flandre, dans l'impossibilité qu'eil sera demain d'accueillir des vaisseaux de plus de 15 mètres de tirant d'eau, alors que dans 10 ans au plus, tout le trafic se fera par porte conteneurs de 25 mètres. On peut compter sur les hollandais pour freiner le développement d'Anvers de manière à conserver le leadership sur les navires de moins de 15 m qui continueront néanmoins de naviguer... Or étouffer Anvers, c'est étouffer la Flandre. Les hollandais l'ont bien compris qui pourront ainsi se présenter comme le seul recours politique possible pour une Flandre vieillissante (55% de plus de 65 ans en 2030) et agonisante (perte d'un million d'habitants par rapport à aujourd'hui). De notre côté, j'ai bien conscience que nous n'offrons pas en ce moment la meilleure image pour séduire wallons et bruxellois et déclencher l'enthousiasme. Depuis 35 ans il est vrai, nous vivons à crédit, n'ayant jamais été capables de voter un budget en équilibre (sauf 1 année sous Raymond Barre). Et l'on peut se demander si le jour viendra où cela changera. Or ce jour viendra, par nécessité. Il suffit pour rétablir les finances publiques du pays de faire passer la TVA de 19,6% à 22,6%, exactement ce que les allemands ont su faire. Je suis économiste, je connais donc tous les effets pervers d'une telle mesure. Cette mesure est aujourd'hui politiquement impossible. Mais le jour viendra où elle s'imposera, dans la douleur certes, mais elle s'appliquera et en quelques années la situation des finances publiques françaises, qui conditionne tout le reste et donc le social, devrait être rétablie. Que pouvons nous, nous français, faire pour vous actuellement ? A vrai dire peu de choses. De Gaulle avait bien résumé la question. Sans un appel clair et dénué de toute ambiguïté de la part des instances représentatives wallonnes et bruxelloises, rien ne me paraît possible, du moins pour l'heure. Je pense en fait que mon gouvernement attend une opportunité pour prendre position. C'est pourquoi nous demeurons silencieux, mais vigilants et solidaires. Bon courage. François Barberis--

13.06.2008

LE PARLEMENT FRANCOPHONE, VERITABLE REPRESENTANT DES BRUXELLOIS...

C’est ce que nous explique Serge Moureau, président honoraire du Parlement francophone bruxellois, président de la Maison de la Francité, dans son éditorial du second trimestre 2008 de Francité, revue de la Maison de la Francité. Il traite du rôle joué par la Cocof, le Parlement bruxellois, dans le conflit d’intérêt « qui empêche les partis flamands d’imposer, unilatéralement, sans négociation ni contrepartie, la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, dernier rempart contre la fixation définitive d’une frontière d’Etat avantageuse pour la Flandre et désastreuse pour les Wallons et les Bruxellois ». ==Le vote de la Cocof, c’est la mise en échec du plan flamand d’encerclement de Bruxelles ; c’est l’ouverture de la possibilité pour le Parlement francophone bruxellois de proclamer l’autonomie de Bruxelles et inscrire la Région bruxelloise dans une fédération française de Belgique avec la Région wallonne. === Quel destin pour la Wallonie et pour Bruxelles ? Une réponse est donnée à la question dans le texte présentatif du Manifeste pour l’unité francophone de novembre 2006 lancé par Antoinette Spaak et Serge Moureaux : « La future Fédération axera sa politique dans le sens d’un desserrement des liens économiques avec la Flandre et un resserrement de ceux-ci avec ses voisins français et allemand, les liens pouvant également se concrétiser dans des accords de partenariat très étroits dans les domaines extérieurs et de la défense nationale ».

13.10.2007

LE CD&V NE VEUT PAS LE SEPARATISME MAIS ...

migrantssolidarité, …Il le prouve dans un document « toutes boîtes » distribué en Flandre à quelque un million d’exemplaires. L’objectif est de rectifier « les malentendus de la formation du gouvernement ». Pardi, les francophones sont des intellectuellement incapables de comprendre les « subtilités » de la langue flamande. -Voyons : - La Flandre ne veut pas le séparatisme MAIS elle veut un renforcement de l’autonomie des Régions dans des frontières d’Etat, ignorant l’hinterland naturel de Bruxelles, ville européenne. - La Flandre ne veut pas une Wallonie pauvre MAIS elle refuse la solidarité entre les deux régions dans les secteurs sociaux, ignorant la Région de Bruxelles - La Flandre nie une législation flamande sur la nationalité MAIS elle veut que les nouveaux venus et migrants en Flandre prouvent une connaissance du flamand ou prennent l’engagement d’apprendre le flamand, que la loi fédérale sur l’acquisition de la nationalité soit mise en accord avec la politique d’intégration flamande, autrement dit que la loi flamande soit imposée sur l’ensemble du territoire belge. - La Flandre ne veut pas scinder les plaques de voiture MAIS elle veut que les compétences en matière de circulation et de transport soient transférées aux Régions. Autrement dit, la Flandre veut établir une frontière douanière entre les Régions du pays, renforcer ainsi la notion de frontière d’Etat entre la Flandre et les autres Régions de Belgique. - La Flandre ne veut pas scinder la Sabam MAIS elle veut une collaboration structurelle entre l’Etat fédéral et les Communautés. Autrement dit, elle veut la direction de la vie culturelle sur l’ensemble de la Belgique, étant majoritaire. - La Flandre ne veut pas scinder la SNCB MAIS elle veut que les Régions aient une voix dans les organes de direction de la SNCB. Autrement dit, elle veut être majoritaire dans les organes de direction de la SNCB en s’appuyant sur la clef de répartition inique 60/40 qui l’avantage outrancièrement. - La Flandre ne veut pas une rupture du pays MAIS elle veut unifier l’Espace francophone Wallonie-Bruxelles sous sa pax flandria par l’imposition d’une administration unique à langue unique… le flamand. Au rancard, les guichets « séparés » de Schaerbeek du temps de qui vous savez !« L’indépendance de la Flandre n’est plus tabou. Les Francophones doivent le savoir » selon Luc Van der Keulen, éditorialiste du Laatste Nieuws, le journal le plus lu en Flandre.- Paraphrasant Raymond Barre, concluons sur un apophtegme : « L’avenir des Wallons est en eux et en eux seuls ».