14.09.2010
COMPRENDRE LA COMPLEXITE DE LA BELGIQUE - LE MOUVEMENT WALLON...
Claude THAYSE, Maître de conférence à l'ULB, par courriel - Je partage votre avis lorsque vous dites que les partis francophones, menés par le PS, préparent l'opinion publique - nous tous - à la cession de la périphérie de Bruxelles à la Flandre contre des promesses volatiles.
Le Plan B annoncé par ces partis, c'est en effet de la poudre aux yeux ! Comment peut-il y avoir un plan B alors que grâce au suivisme sans conscience des propos de Monsieur Maingain, l’inventeur de la fameuse expression : « les francophones ne sont demandeurs de rien » et reprise bêtement par tous, il n’y avait même pas de plan A.
Je ne pense pas non plus qu’il faille s’illusionner sur l’attitude du MR qui (par ses contacts répétés avec les partis flamands) semble prêt « à prendre ses responsabilités » au même titre que les autres.
Je l’ai déjà écrit, la scission de BHV a été acquise en 62-63.
Je reste toujours confondu devant la mauvaise fois des partis traditionnels (ou plus récemment par les calculs électoraux de partis francophones sociologiquement bien implantés en périphérie bruxelloise comme le MR et le CdH) et des organes de presse francophones qui taisent aux citoyens la réalité politique et institutionnelle qui s’est imposée le 31 octobre 1962 lors du « clichage » de la frontière linguistique par 130 députés (dont 93 élus dans les arrondissement flamands) contre 56 autres (dont 45 élus d’arrondissements wallons). « Clichage » qui a été complété par l’adoption de la loi sur l’emploi des langues et la reconnaissance des quatre régions linguistiques le 2 août 1963 ainsi que par l’inscription dans la Constitution des Régions linguistiques le 24 décembre 1970. Constatons donc que depuis 1963, et à plusieurs reprises, ce choix politique de la frontière linguistique a plutôt été confirmé que remis en question malgré un échafaudage de délicats compromis.
BHV n’est pas qu’un problème, c’est une illusion politique tactiquement entretenue.
Au risque de choquer, mais en politique, il faut parfois oser dire les choses, il faudrait cesser d’affirmer que la frontière linguistique a été tracée de façon arbitraire. Elle l’a été après enquête sur place, effectuée par deux commissaires, un Flamand et un Francophone.
Oserais-je me permettre de rappeler que les communes dites à facilités étaient flamandes jusqu’à une date récente ? Dans les années ’70, Rhode-Saint-Genèse, aujourd'hui certes majoritairement francophone, ne comptait qu’entre 30 et 35% de Francophones. Les communes à facilités ont été francisées de fraîche date, et la situation actuelle n’est évidemment plus celle de 1962. La frontière linguistique reflète parfaitement la situation d’alors, situation qui a sensiblement évolué depuis, et cela, comme il est notoire, au grand détriment de la Flandre. Objectivement, je peux comprendre que celle-ci en soit profondément marrie et tente par différents moyens, de mettre un terme à un processus proprement catastrophique pour elle.
Ceci dit, même si la loi de 1963 n’est pas allée au bout de sa logique et si, à cause de ceux qui ont refusé d’intégrer (et ont même ou même nié) le caractère territorial et linguistique des « compromis des belges », le « jusqu’auboutisme belge unitaire » aura couté très cher - non seulement à la Wallonie, je l’ai écrit souvent et Michel Quévit vient de le rappeler de belle manière – mais aussi, à titre individuel à ces gens qui, s’installant en toute confiance dans la périphérie bruxelloise, ont été trompés par leurs représentants politiques. Eux, ils savaient !
On a laissé, quand ce n’est pas incité, des Bruxellois francophones et étrangers à s’installer en périphérie de Bruxelles dans un territoire qu’ils étaient sensés savoir constitutionnellement et définitivement administré en néerlandais depuis 1963, BHV est scindé depuis 47 ans ! Les partis politiques traditionnels (y compris le FDF), eux, ils savaient !
Je disais que cette illusion politique a été tactiquement entretenue en cachant le scandaleux déficit démocratique dans les cantons de Halle-Vilvoorde, puisque les partis traditionnels y ont puisé allègrement dans un vivier de plus de 75000 électeurs francophones auxquels ils n’ont pas (ou peu) eu de comptes à rendre mais qui étaient d’une importance énorme en matière de constitution des majorités dans le collège électoral français et donc sur la manière dont la Wallonie y a été prise en compte. Les partis politiques traditionnels le savaient !
Vous écrivez : « Les citoyens ont droit à des égards attentionnés, au respect, et non au mépris du silence »… Les négociateurs actuels et futurs (rien n’est encore vraiment décidé au moment où j’écris ces lignes) ne font que régulariser une décision d’il y a 47 ans… mais qui osera le dire ?
Je pense que l’avenir de Bruxelles se jouera donc à Bruxelles, dans le cadre des 19 communes (à moins d’un rattachement improbable de certaines communes dites à facilités suite à l’arrivée du MR dans la négociation et à qui on pourrait faire ce cadeau – trente deniers, c’est toujours bon à prendre - mais j’en doute..). C’est aux Bruxellois eux-mêmes à prendre leur destin en main. Les citoyens bruxellois en ont les moyens, en auront-ils la volonté ? La Liberté, ça s’arrache.
Mais tout ça nous éloigne du thème de votre courrier, le Mouvemen wallon...
14:58 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement wallon, claude thayse, frontière linguistique, michel quévit, maingain |
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02.06.2010
LA FRONTIERE LINGUISTIQUE...
Cette frontière que les Flamands prétendent irréversible, que les Francophones prétendent extensible ! Deux prétentions différentes. Un imbroglio ! + +Dans une interview publiée dans La Libre Belgique du 5 mai 2010, l'économiste Henry Tulkens prône une refixation de la frontière linguistique précisément pour sortir de l'imbroglio dans lequel les deux parties, flamande et francophone, affirment détenir la vérité. + +L'économiste Henry Tulkens affirme que "la fixation de la frontière linguistique a été un legs empoisonné de la Belgique unitaire à la Belgique fédérale". Il semblerait que le 18 juillet 1962, il y eut bien vote, dans la confusion totale, sur le projet gouvernemental déposé par le Ministre de l'Intérieur Arthur Gilson. Le vote paraît avoir été acquis par la majorité parlementaire flamande contre la minorité parlementaire francophone. Donc un coup de force de la Flandre. Et selon son dogme "Ce qui lui appartient n'est pas négociable", elle refuse catégoriquement de soumettre la question d'appartenance à une Région à un recensement linguistique. + +Pour l'économiste Henry Tulkens, "le droit du sol est non démocratique, discriminatoire et source d'injustices…". Il estime que la loi du 18 juillet 1962 doit être revisée d'autant plus que les parties revendiquent l'installation d'un fédéralisme de coopération. "On ne commence pas à coopérer par une interdiction, souligne-t-il [… ] Je plaide donc pour une consultation populaire où les habitants de la périphérie diraient à quelle Région ils veulent appartenir". Il rappelle, à juste titre, que la République canton du Jura s'est ainsi formé (en 1970) sans idéologie territoriale.
16:21 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : frontiere linguistique, henry tulkens, imbroglio, dogme, jura |
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BHV : UNE PISTE POUR UN COMPROMIS A LA BELGE...
Présentée par Marcel BOLLE de BAL, professeur émérite de l'ULB+ + + Une idée répandue aujourd’hui, partout répétée dans les médias et le monde politique : la « frontière linguistique » aurait été définitivement fixée en 1962-63. Cette affirmation ne correspond pas à la réalité historique. En ce temps-là, il existait, en dehors d’elle, un « arrondissement spécial » réunissant notamment les communes dites « à facilités ». Freddy Terwagne, ministre des Réformes Institutionnelles, l’a reconnu : par écrit : ces communes « étaient juridiquement en l’air », ni en Flandre, ni intégrées à Bruxelles, mais dépendant d’une autorité nationale. Le ministre Gilson, artisan du compromis de 1962, a redit, peu avant sa mort , que la fixation de la « frontière » n’était alors pas définitive dans l’esprit des signataires (tout au moins francophones). + + +Ce n’est qu’en 1988 que cette « frontière » est devenue (provisoirement ?) définitive : ces communes ont été placées sous la tutelle de la région flamande, source de tous les problèmes actuels : non nomination de trois bourgmestres démocratiquement élus, grignotage des facilités, tracasseries administratives, circulaires Maertens et Peeters, pratiques discriminatoires en matière d’accès à la culture et au logement social, inspection scolaire, blocage de dossiers communaux, contestation de l’envoi de convocations électorales dans la langue de l’électeur, etc. + + +Du point de vue de l’observateur scientifique, le nœud du problème réside dans le fait que la réalité institutionnelle et politique ne correspond pas en l’occurrence à la réalité sociologique bilingue de ces entités à fortes majorités francophones. Tant que ce hiatus ne sera pas supprimé, tant que ces deux réalités ne seront pas remises en concordance, les problèmes continueront à prospérer : les habitants de ces communes ne se sentent ni bruxellois, ni flamands, mais tiennent à vivre dans un environnement bilingue au sein duquel les relations de voisinage sont amicales et cordiales ; Scinder BHV sans reconnaître à ces communes leur ancien statut bilingue de fait (avant 1962) ne fera que nourrir de futurs et interminables conflits. + + +Alors, que faire ? Elargir Bruxelles en y intégrant au moins les six communes à facilités : tel est le désir des francophones, exprimé à maintes reprises par des motions votées par les conseils communaux de ces entités. Opposition flamande. Scinder purement et simplement BHV : tel est le désir des politiques flamands. Opposition francophone. Pourquoi ne pas envisager une solution médiane : faire de ces communes une « région de contact », un « arrondissement communautaire », bénéficiant d’un régime bilingue (une tutelle fédérale, bi-régionale ou bi-communautaire ?), au sein duquel l’égalité entre les deux communautés serait garantie par la loi ? Une telle solution ne pourrait-elle constituer un bel exemple de « compromis à la belge » : pas d’élargissement de Bruxelles (demande flamande), une tutelle bilingue (demande francophone). Pouvons-nous rêver à une « paix des braves » de cet ordre ? Cet arrondissement serait, symboliquement et concrètement, le lieu de rencontre, de dialogue, d’échanges entre nos deux cultures, la consolation du « chagrin des Belges », le fondement d’un nouveau « pacte des Belges » …+ + +Intellectuel politiquement libre et surtout citoyen engagé, inquiet pour l’avenir de ce pays que j’aime, chaud partisan d’une Belgique fédérale unie, j’éprouve le désir d’en appeler à tous les candidats aux élections du 13 juin et aux futurs élus, pour qu’ils résolvent – si possible une fois pour toutes - la question de BHV par la conclusion d’un compromis honorable où chaque communauté et chaque région trouveront de réelles satisfactions : la voie que je viens d’esquisser ne pourrait-elle être utilement explorée par tous ceux qui ont à cœur le devenir de nos concitoyens au sein d’un pays pacifié ? Tel et mon vœu le plus cher.
14:01 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : voeu, bolle de bal, frontiere linguistique, facilites, bhv, realite institutionnelle |
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31.05.2010
LA FRONTIERE LINGUISTIQUE
Cette frontière que les Flamands prétendent irréversible, que les Francophones prétendent extensible ! Deux prétentions différentes. Un imbroglio ! + +Pour la Flandre, il n’est pas question de toucher à la frontière linguistique ; c’est « onbespreekbaar », non discutale ! + +Dans une interview publiée dans La Libre Belgique du 5 mai 2010, l'économiste Henry Tulkens prône une refixation de la frontière linguistique précisément pour sortir de l'imbroglio dans lequel les deux parties, flamande et francophone, affirment détenir la vérité.+ +L'économiste Henry Tulkens affirme que "la fixation de la frontière linguistique a été un legs empoisonné de la Belgique unitaire à la Belgique fédérale". Il semblerait que le 18 juillet 1962, il y eut bien vote, dans la confusion totale, sur le projet gouvernemental déposé par le Ministre de l'Intérieur Arthur Gilson. Le vote paraît avoir été acquis par la majorité parlementaire flamande contre la minorité parlementaire francophone. Donc un coup de force de la Flandre. Et selon son dogme "Ce qui lui appartient n'est pas négociable", elle refuse catégoriquement de soumettre la question d'appartenance à une Région à un recensement linguistique.+ +Pour l'économiste Henry Tulkens, "le droit du sol est non démocratique, discriminatoire et source d'injustices…". Il estime que la loi du 18 juillet 1962 doit être révisée d'autant plus que les parties revendiquent l'installation d'un fédéralisme de coopération. "On ne commence pas à coopérer par une interdiction, souligne-t-il […] Je plaide donc pour une consultation populaire où les habitants de la périphérie diraient à quelle Région ils veulent appartenir". + +Pourquoi en Belgique est-il impossible d’organiser une consultation populaire sur ce problème ? En Suisse, ce fut sans problème ; cependant la tension communautaire a été vive, voire même violente. La population du Jura s’est prononcée par plébiscite le 23 juin 1974 en faveur de l’indépendance ; la République et canton du Jura est entrée en souveraineté le 1er janvier 1979.
15:10 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pretentions, henry tulkens, frontiere linguistique, droit du sol, jura, arthur gilson |
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19.05.2010
FORUM : nos locuteurs sur la toile
CONTROVERSE SUR LES MINORITES MAJORITAIRES ET SUR LA FRONTIERE LINGUISTIQUE + + +Réponse à Philippe Van Parijs + + +Sans vouloir exagérément couper les cheveux en quatre, " minorité" me paraît également contestable ou tout au moins insuffisant, mais sous un autre angle. Nous sommes des "minorités majoritaires" ou, si vous préférez, des "majorités minorisées". C'est l'un des paradoxes que j'ai mis en évidence dans mon livre "Surréaliste et paradoxale Belgique. Mémoires politiques d'un sociologue engagé, immigré chez soi et malgré soi" (Paris, l'Harmattan, 2003) ... plus que jamais d'actualité ! + + +Je saisis cette occasion pour vous signaler et mettre en évidence une erreur répétée par beaucoup, et donc en passe de devenir "vérité". Ce n'est pas en 1962/1963, contrairement à une affirmation ressassée aujourd'hui, que la frontière linguistique a été "définitivement" fixée. A l'époque, il existait un "arrondissement spécial" en dehors d'elle et les communes à facilités étaient "en l'air" (expression écrite de Freddy Terwagne, ministre des Réformes institutionnelles).. Ce n'est qu'en 1988 que la frontière est devenue (provisoirement ? ) définitive et que nos communes ont été soumises à la tutelle flamande, base de tous les problèmes actuels. + + + Marcel BOLLE de Bal
17:05 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : minorites majoritaires, frontiere linguistique, philippe van parijs, bolle de bal |
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05.08.2009
COMMUNAUTAIRE : DES PROPOS DE CIRCONSTANCES OU DES PROPOS DE SINCERITE
Au cours des fêtes de la Wallonie de septembre 2006, Elio Di Rupo, président du PS, à l’époque ministre-président de la Région wallonne, adressait une nette mise en garde à la Flandre : « Remettre en cause les facilités dans la périphérie bruxelloise, c’est accepter la renégociation de la frontière linguistique. C’est permettre aux Wallons des Fourons de regagner la Wallonie, et aux francophones de la périphérie d’intégrer la Région de Bruxelles. Et c’est créer un ensemble territorial continu entre la Wallonie et l’autre Région francophone du pays ».Elio Di Rupo levait l’étendard d’un Etat indépendant associant la Wallonie et Bruxelles ! Renégocier la frontière linguistique qui va de Comines à Fourons en zigzagant entre le Brabant wallon et le Brabant flamand tout en limitant Bruxelles à ses 19 communes. +++ Logique. Car avec le temps, les choses changent ; les centres de gravité se déplacent ; la périphérie bruxelloise se francise majoritairement ; les Fourons se sont renéerlandisés par l’arrivée massive de Néerlandais qui donnent des signes d’un penchant vers Liège, le française… + + + Mais, on connaît le cantique du Nord : « Nous ne céderons pas un centimètre de notre territoire ». + + + Alors, les propos de Elio Di Rupo sont-ils des propos de circonstances ? Peut-être ! Quoi qu’il en soit, Elio Di Rupo s’est tu depuis lors ; il n’a pas, apparemment, concrétisé ses propos par le dépôt d’une proposition de décret au Parlement wallon ni au Parlement bruxellois par l’intermédiaire de mandataires socialistes.
15:39 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elio di rupo, frontiere linguistique, bruxelles, fourons, comines, wallonie, flandre |
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13.04.2009
LE PS RECONNAIT-IL LA FRONTIERE LINGUISTIQUE COMME FRONTIERE D'ETAT ?...
LE PS RECONNAIT-IL LA FRONTIERE LINGUISTIQUE COMME FRONTIERE D’ETAT ? …Dans un plaidoyer pour une Belgique des Régions Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française a déclaré en juin 2008 que les trois Régions, Bruxelles, Flandre et Wallonie doivent trouver des solutions pour protéger les minorités existant sur « leur territoire », respectivement les Flamands à Bruxelles, les francophones en périphérie bruxelloise, les germanophones en Wallonie, et que Bruxelles ne doit plus être capitale de la Flandre. + + Faut-il interpréter les propos du ministre-président Rudy Demotte comme une reconnaissance de facto de la « frontière linguistique » comme « frontière d’Etat » ?
15:45 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, francophones, rudy demotte, frontiere linguistique, frontiere d etat, germanophones |
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