01.08.2008
CRISE INSTITUTIONNELLE : RAPPORT DES MEDIATEURS - REACTIONS...
Rien de nouveau… On reporte à plus tard… Autrement dit : la crise est très, très profonde… La Flandre ne veut rien entendre… Elle nie l'existence de Bruxelles… Elle veut Bruxelles… La Wallonie ne sort pas de ses disputes hégémoniques internes… Bruxelles évanescente, muselée par ses Flamands… ++ Le trio des médiateurs a cependant le sourire. Il a enfanté d'un dialogue "interconstitutionnel". Ne cherchez pas le mot au dictionnaire, vous ne le trouverez pas. Un belgicisme est né : il veut simplement dire que "toutes les entités du pays et l'Etat fédéral sont impliqués dans la recherche de la solution de la quadrature du cercle". Un melting-pot. De la "michepote" dit ma petite-fille. Flandre et Wallonie sont dos à dos, Bruxelles écrasée entre les deux… Optimistes les trois "sages" ? Xavier de Donnéa : "Nous n'envisageons pas l'hypothèse d'un échec". Karl-Heinz Lambertz : "Nous sommes des médiateurs, pas des magiciens… Nous sommes là pour permettre au bateau de quitter le quai…". Raymond Langhendries, dubitatif, implore le Ciel. ++ Du côté des politiques ? On marmonne des mots, rien que des mots creux ! Au CDH, la présidente Joëlle Milquet annonce son "rempilement" à la présidence pour un an : "pour contribuer à mener les négociations institutionnelles en vue de défendre une réforme de l'Etat équilibrée". Au PS, le président Elio Di Rupo pleurniche : "il devient impératif de mettre un terme à l'hypothèque communautaire qui pèse depuis plus d'un an sur le pays pour entrer dans une ère de stabilisation… Nous sommes demandeurs de rien…". A ECOLO, le coprésident Jean-Michel Javaux ne se mouille pas ; il pointe l'autre : "les conditions posées par le CD&V/NV-A sont "insupportables"… On oublie que M. Demotte ne représente pas Bruxelles". Au M R, le président Didier Reynders pense à l'Orange bleue, la seule capable de gérer le pays… Il demande que "chaque institution soit correctement représentée, c'est-à-dire les trois régions, les trois communautés et le fédéral… Chaque parti doit être correctement représenté, en fonction de son poids électoral…". Au cartel CD&V/NV-A, la présidente Marianne Thyssen (CD&V) et le président Bart De Wever (NV-A) regrettent que les médiateurs ne soient pas parvenus à rencontrer les garanties exigées par les partis flamands et rappelle leurs sept exigences". Eric Van Rompuy, député régional CD&V : "Je ne m'attendais pas à des miracles, mais là, il n'y a rien. Les médiateurs n'ont rien apporté, ne se sont accordés sur rien, n'ont pas avancé d'un pouce, ni sur la procédure, ni sur le timing, ni sur le contenu". Au SP.A-SPIRIT, la présidente Caroline Gennez vise son voisin : "si le cartel CD&V/NV-A ne "tire pas la prise, c'est qu'il a peur d'affronter l'électeur". Elle juge que l'on n'a pas avancé d'un millimètre dans la discussion communautaire. A l'Open VLD, c'est le calme plat ; on se dit tout simplement satisfait. A la LDD, LIJST DEDECKER, on attribue un zéro pointé aux médiateurs : Après avoir sauvé la fête nationale, la brigade des loufoques a réussi, grâce à un coup de pouce du Roi, à sauver les vacances de leurs excellences". ++ Du côté des médias, Pierre Bouillon, dans l'Edito du quotidien Le Soir du 1er août 2008, tire le bilan des médiateurs : "… A ce stade, il est égal à zéro".
14:01 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zero, belgicisme, melting pot, rapport, garanties, mediateurs, interconstitutionnel, michepote |
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30.07.2008
BRISER LA CHAPE DE PLOMB FLAMANDE...
Appel lancé aux présidents et co-présidents des partis traditionnels francophones, au président du Parlement wallon et au ministre-président de la Région bruxelloise. ++ "Au regard de la crise politique, trois déclarations flamandes, parmi bien d'autres, doivent être présentes à l'esprit : 1. Yves Leterme, CD&V : "Je serai là où la Flandre me demande d'être" ; 2. Karel De Gucht, Open VLD : "La majorité l'emportera toujours"; 3. Eric Van Rompuy, CD&V : "Nous allons gagner". Déclarations émanant de personnalités de deux formations politiques dites démocratiques les plus importantes de Flandre ! ++ La crise actuelle ne trouverait-elle pas sa source dans le fait du lancement du concept Belgique fédérale sans un plan précis de construction ? La sagesse populaire dit que la construction d'un immeuble ne commence jamais par le faîte de la cheminée et de la toiture ; elle commence obligatoirement par la pose des jalons pour délimiter la partie du terrain sur lequel l'immeuble sera bâti, ensuite la construction des fondations, le corps du bâtiment, pour terminer par les travaux de finition. C'est ce qui n'a pas été fait ! L'écroulement inévitable. ++ Ne conviendrait-il pas de repartir sur une autre base : fixer d'abord les frontières des nouveaux Etats : Flandre, Wallonie, Bruxelles, Eupen ? Lancement d'un référendum. ++ Mais que veut-on vraiment ? N'est-il pas temps que les partis francophones disent ce qu'ils veulent réellement et demandent l'avis de l'ensemble des corps constitués de la Wallonie, de Bruxelles et d'Eupen ?".+++ Réponse de Didier Reynders, président du M R : ++ "… Le Mouvement Réformateur s'est toujours montré en faveur d'une réforme de l'Etat profonde et équilibrée et plaide depuis longtemps pour une organisation des institutions francophones plus efficace et plus compréhensible pour les citoyens de Bruxelles et de Wallonie. ++ Nous avons fait part de nos propositions pour l'organisation de la Wallonie et de Bruxelles. L'évolution du côté flamand oblige de plus en plus les francophones à modifier leurs institutions pour tenir compte de toutes les perspectives. ++ En ce qui concerne le débat institutionnel au niveau fédéral, ces derniers mois, les esprits semblent avoir évolué et les trois médiateurs nommés par le Roi la semaine dernière ont reçu la mission d'examiner de quelle manière des garanties peuvent être offertes pour entamer d'une manière crédible un dialogue institutionnel. ++ Dans cette perspective, je peux vous assurer de ma détermination à continuer de rechercher des solutions d'avenir pour tous les francophones…". ++ Didier REYNDERS
15:14 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : debat, francophones, batiment, solutions, chape, flamande, garanties, institutionnel, appeldeclarations |
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29.07.2008
MESSAGE DE PHILIPPE DUVIEUSART AUX MEDIATEURS...
Messieurs, ++ La recherche de garanties d’aboutissement concret des négociations communautaires est dessinée comme l’élément fondamental de votre mission. Il a été très vite souligné que si garantie il doit y avoir, cela doit être le cas des deux côtés. ++ S’il doit y avoir atteinte au statu quo de BHV, la seule garantie de quelque valeur pour les Francophones serait une modification territoriale de la région de Bruxelles ; la toute récente décision d’une chambre flamande du Conseil d’Etat sur l’interprétation de la législation linguistique en a apporté une nouvelle et éclatante démonstration. Au nom d’un groupe de réflexion auquel j’appartiens, j’avais adressé à ce sujet le 10 juillet dernier aux Présidents des partis francophones le message suivant que Le Soir a publié le 15 juillet sous le titre :« Bruxelles, dernier rempart ». ++Mesdames, Messieurs les Présidents et co-Présidents,++ Les négociations auxquelles vous participez actuellement couvrent nombre de points importants : communautaires, institutionnels, pouvoir d’achat etc. . . ++ La presse prend de plus en plus conscience de la montée du nationalisme flamand au cours des dernières décennies, plus particulièrement des derniers mois, et de l’évolution de l’électorat flamand (selon la KUL la moitié de la jeunesse flamande vote nationaliste-populiste). Cette vague nationaliste entend balayer toutes les contreparties obtenues dans le passé par les Francophones : ces contreparties sont soit sans valeur, soit toujours remises en question : décrets, circulaires, wooncode, non-nomination de bourgmestres élus, « gifles », « loi du nombre », actions du TAK etc. . . ; même les facilités « bétonnées dans la Constitution » sont agressivement menacées et les droits humains élémentaires sont bafoués malgré condamnations des Nations-Unies, de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, et aux yeux scandalisés de l’étranger. ++ L’expérience du passé et la large prise de conscience de cette situation par l’opinion francophone imposent l’impérieuse exigence morale et politique d’agir en « Hommes – ou en Femmes – d’Etat » c’est à dire d’être fermes sur le seul point sur lequel la conclusion des négociations sera solide : les limites territoriales. Vous vous êtes engagés devant vos électeurs par accord signé le 29 mars 2007 à conditionner toute concession éventuelle sur BHV, là où la demande flamande d’une scission vise en fait l’amputation territoriale de Bruxelles électoral et judiciaire, à une contrepartie démocratique d’élargissement territorial de Bruxelles régional. Tout ce qui sera décidé sur ces points aura valeur définitive, dans un sens comme dans l’autre, et sera ressenti à juste titre par le public comme déterminant tant pour le quotidien des citoyens que pour la survie du pays. Les assurances que vous obtiendriez en matière de solidarité, de structure de l’Etat etc . . . resteront dans l’esprit de la Flandre toujours renégociables et seront à n’en pas douter remises en question par des pratiques unilatérales des autorités flamandes ou dans des négociations ultérieures. Les rounds précédents et les concessions unilatérales des Francophones censées conduire à l’apaisement définitif prouvent trop chèrement qu’il n’en n’est rien. ++ Votre engagement de considérer l’élargissement de Bruxelles comme la seule contrepartie réelle est le seul rempart auquel l’opinion puisse encore croire. » ++ Veuillez croire, Messieurs les Médiateurs, aux vœux que je formule pour le succès de votre mission dans la voie d’un accord équilibré tenant compte de tout ce que le passé, comme le présent, ont enseigné – souvent très chèrement – aux Francophones. ++ Philippe Duvieusart
16:38 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, legislation, mediateur, rempart, commission, kul, conseil de l europe, garanties, elargissement de bruxelles, linguistiue |
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12.10.2007
ENGAGEMENT DE SOUTIEN DES PARTIS FRANCOPHONE
Tous les chefs de file des partis démocratiques francophones (Joëlle Milquet pour le Cdh, Christos Doulkeridis pour Ecolo, Philippe Moureaux pour le PS, Jacques Simonet pour le MR et Olivier Maingain au nom du FDF) ont signé le 29 mars 2007 un engagement clair et net pour manifester leur soutien aux francophones de la périphérie bruxellois. Dans ce document, il est dit que les responsables des partis concernés :• Rappellent que la présence des francophones dans la périphérie de Bruxelles est un fait qui se confirme davantage à chaque élection.• Ainsi, les listes francophones ont remporté plus de 20 % des voix lors des élections européennes de 2004 sur Hal-Vilvorde. Dans les communes à facilités, ils constituent largement la majorité des électeurs.• Rappellent que les droits des francophones découlent d’accords historiques, qui n’avaient rien de « provisoires ». Ces droits sont assurés par le régime des facilités ainsi que par l’existence de l’arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.• Refusent le démantèlement de ces droits.• S’insurgent contre les atteintes constantes à l’exercice des droits des francophones et mettront tout en œuvre pour les rétablir. Ils soutiennent les mandataires de la Périphérie décidés à faire respecter la correcte application des lois linguistiques.• En appellent, en outre, à la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales, à la suppression des circulaires linguistiques du Gouvernement flamand et au renforcement de la protection des droits des francophones de la périphérie.• Ils refusent toute demande visant à rompre les liens entre les francophones de Wallonie, de Bruxelles et de la Périphérie.• Remettre en cause l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ne peut s’envisager, pour eux, qu’à condition d’élargir les frontières de la Région de Bruxelles-Capitale et d’obtenir des garanties équivalentes à l’intérêt que représente l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde pour les autres francophones de la périphérie.
16:42 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : engagement, soutien, partis francophones, elargissement, bhv, garanties, wallonie, bruxelles, peripherie, droits des minorites, convention-cadre |
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