21.12.2009
APPEL A LA RESISTANCE FACE A L'OFFENSIVE GENERALISEE FLAMANDE CONTRE LE FRANCAIS EN BELGIQUE...
L’offensive flamande s’étend maintenant tout le long de la frontière linguistique. Une chasse aux facilités linguistiques consenties aux francophones en 1963. Geert Bourgeois, N-VA, ministre flamand de l’Intérieur approuve la décision du Collège des bourgmestre et échevins de Ronse-Renaix d’apposer des plaques de rue unilingues en néerlandais malgré le régime des facilités appliqué à la ville de Renaix. <><>Que pouvons-nous attendre du gouvernement fédéral présidé par Yves Leterme ? N’a-t-il pas déclaré : « La Belgique n’a d’intérêt que si elle sert les intérêts de la Flandre » ? N’a-t-il pas affirmé : « Je veux être là où je peux aider la Flandre » ? Il est Premier ministre, à la tête de la Belgique ! <><>Que pouvons-nous attendre de Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, ancien Premier ministre, député européen, dans les tractations qu’il mène, en secret, pour résoudre « équitablement » le problème BHV ? Ne s’est-il pas joint, quand il était bourgmestre de Vilvorde, aux bourgmestres des communes flamandes dans le boycottage des élections pour non-scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde ? N’a-t-il pas appliqué à Vilvorde, sa commune, le « wooncode » qui limite l’attribution de logements sociaux aux seuls habitants s’exprimant en néerlandais ? <><>Que pouvons-nous attendre de Herman Van Rompuy, CD&Vlaams, président du Conseil de l’Europe, dans la problématique du droit de protection des minorités nationales ? Ne s’est-il pas prononcé contre les facilités linguistiques, en particulier, en périphérie bruxelloise ? <><>Que pouvons-nous attendre de la mission d’évaluation de la démocratie locale et régionale en Belgique qu’une délégation du Conseil de l’Europe devait effectuer du 16 au 18 décembre 2009 dont la presse hebdomadaire a passé sous silence ? Un vœu pieux ? Une requête ? <><>Ne nous résignons pas. Au contraire, puisons dans les agressions flamandes les forces de construction d’un front de résistance sans faille. Affirmons bien haut notre fierté d’être francophones, amoureux de la langue et de la culture françaises. Ensemble avec la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles. <><>Soyez des ambassadrices et des ambassadeurs de la Cause française. Diffusez le site de la Ligue wallonne accessible via www.liguewallonnebruxelles.be et son blogue accessible via http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be. <><>Ensemble.
15:47 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : geert bourgeois, herman van rompuy, jean-luc dehaene, resistance, cause francaise, conseil de l europe, yves leterme |
Facebook |
21.08.2009
LE POURRISSEMENT COMMUNAUTAIRE...
Le Mouvement flamand ne changera pas tant qu’il n’aura pas contrôlé le sol belge jusqu’au moindre millimètre carré ! Sa soif de « revanche » ne s’apaisera qu’au moment où la Belgique de La Panne à Arlon en passant par Bruxelles sera totalement flamandisée. Toujours plus de régionalisation, toujours plus d’autonomie, toujours plus d’espace resteront son credo sacré. + + « ... La régionalisation de l’emploi, la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, le statut de Bruxelles et de sa périphérie, la mise en cause de la gouvernance wallonne ou de la monarchie... ne sont que des symptômes de la dynamique nationaliste flamande, souligne Jean-Pierre Thiry, professeur émérite de sociologie, docteur en sciences politiques et sociales... ».+ + La volonté flamande de s’accaparer l’espace belge est forte. Au demeurant, on peut la comprendre dans son extrémisme : c’est une question de survie. La Flandre sait qu’à terme, elle est appelée à s’effondrer, à plonger dans les abysses : vieillissement de sa population, pollution de son sol, obsolescence de son outil industriel et commercial, pénurie d’eau, manque de bras, manque d’argent...+ + Le mal flamand en gestation engendre, dans un réflexe de défense de la population, un égoïsme démesuré, un « refus permanent et généralisé des transferts interrégionaux, réels au demeurant et acceptables dans tout Etat-nation. Pour les Flamands, leur nation n’est plus la Belgique, mais bien la Flandre », affirme le sociologue Jean-Pierre Thiry. + + La Flandre est patiente ; elle s’est d’abord créée une identité, une unité culturelle puis elle s’est tracée un fil rouge, fait de ténacité, de persévérance, d’engrangement d’avancées successives, tout en gardant bien dans la ligne de mire l’objectif de la consolidation d’un Etat-nation flamand. Au fur et à mesure des avancées, la Flandre prend bien soin de consolider les acquis en éradiquant ou en réduisant au maximum l’usage du français.+ + Philippe Moureau, PS, sénateur-bourgmestre, Vice-président du PS, n’a-t-il pas dénoncé, fin mars 2007, la décision « dormante » de la Vlaamse Gemeenschapscommissie, Commission communautaire flamande, de réduire le financement des associations – flamandes – qui travaillent avec des jeunes francophones ? « Ce sont, affirme Philippe Moureau, Messieurs Vanhengel et Smet, ministres VLD et SP.A au gouvernement bruxellois, qui ont pris l’initiative. Ils passent souvent pour des modérés. Là, ils se montrent d’un sectarisme inquiétant. Ils sont résolus à chasser les jeunes francophones des structures associatives qui dépendent de la Vlaamse Gemeenschapscommissie, comme les écoles de devoirs, les maisons de quartier, entre autres. Les chasser, ou bien ne plus les accueillir à l’avenir... ».+ + +Le « cadre linguistique », élaboré en mai 1999, cassé par le Conseil d’Etat le 30 juin 2006, mais maintenu par des astuces consensuelles, semble-t-il, d’affectation, de promotions ou d’augmentations salariales, a été bloqué par décision de Brigitte Grouwels, CD&V, secrétaire d’Etat régionale bruxelloise de la Fonction publique. Une remise en question de la clé de répartition de 1999 – très favorable aux Flamands concédée par les francophones – base 73%-27 %, 73 % de francophones et 27 % de néerlandophones. Apparemment, une sage décision de Brigitte Grouwels, qui marquerait un retour à la légalité, c’est-à-dire à l’installation d’un cadre linguistique par rapport au nombre de dossiers traités dans la langue des intéressés, à savoir 93 % de francophones contre 7 % de néerlandophones... Apparemment, disons-nous, car la décision de Brigitte Grouwels laisse la Région bruxelloise sans cadre linguistique, déclenchant une cascade de recours de la part des fonctionnaires se sentant lésés... Le pourrissement communautaire...La Flandre poursuit ainsi son objectif : amoindrir le statut de Bruxelles pour installer un système de cogestion bicommunautaire avec des institutions paritaires. + + Le retour de la N-VA, Nieuw-Vlaamse Alliancie, au pouvoir fédéral n’annonce rien de bon pour Bruxelles. Un nouvel assaut contre Bruxelles. Les sentiments de Geert Bourgeois, ancien président de la Volksunie, à l’encontre de Bruxelles, sont bien marqués : Bruxelles capitale de l’Etat flamand indépendant, invitation aux francophones et aux Belges d’origine étrangère à opter pour la citoyenneté flamande, fusion des 19 communes bruxelloises, redécoupage en districts, suppression de l’arrondissement électoral et judiciaire Bruxelles-Hal-Vilvorde, flamandisation généralisée des institutions publiques, utilisation exclusive du néerlandais dans les documents administratifs des entreprises ... En bref, s’intégrer ou partir.+ + Il ne faut pas rêver à un modèle alternatif basé sur le rapprochement des communautés, proposé par le Manifeste bruxellois de Ph. Cattoir et A. Maskens. De la supercherie ! + + Une voix dans notre cœur se fait entendre : Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française… Bruxelles libre
15:05 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mouvement flamand, jean-pierre thiry, cogestion, la panne, arlon, bruxelles, credo, regionalisation, philippe moureau, ps, n-va, geert bourgeois, brigitte grouwels, monarchie |
Facebook |
16.02.2009
UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT...
CD&V, CHRISTEN-DEMOCRATISCH EN VLAAMS = = C’est en septembre 2001 que le CVP, celui qui a incarné l’Etat-CVP depuis 1945, change de patronyme. Il mue en CD&V, « Christen-Democratisch en Vlaams » (Démocrate chrétien et flamand. Le parti sombre dans l’opposition après 45 ans de pouvoir. + + Son président Stéfan De Clerck n’a de cesse d’attiser le feu nationaliste en soulignant l’importance du « V » dans l’appellation du « nouveau » parti. Une radicalisation sur le terrain communautaire. Rendre la vie dure aux francophones, intensifier l’épuration linguistique de la Flandre au profit d’une seule langue, le néerlandais (mode flamande). + + Objectif : entrée au gouvernement régional de 2004. C ‘est chose faite : Yves Leterme, CD&V, est ministre-président de la Région flamande. Assez rapidement, le CD&V perd confiance dans ses partenaires flamands de la majorité ; il se sent lâché notamment dans le contentieux BHV. + + Le président du CD&V Jo Vandeurzen, fâché, menace. Il joue la carte nationaliste. : Nous voulons savoir, martèle-t-il, si nous pouvons encore défendre les intérêts du peuple flamand au sein du gouvernement flamand. Ou bien faudra-t-il que l’opportunité fédérale et la sensibilité francophone déterminent jusqu’où nous pouvons aller ? ». Dans la foulée, le chef de groupe CD&V au parlement flamand fait savoir »qu’il rendra la vie dure aux francophones de la périphérie bruxelloise ». Le quotidien Nieuwsblad incite les présidents des partis flamands et le ministre-président Yves Leterme du gouvernement régional flamand « ne pas rester patraques mais à peser plus que jamais sur tous les dossiers à connotation communautaire ». + + Yves Leterme, devenu président du CD&V, s’envole dans les sondages. Il se voit au Fédéral il pontifie : « On ne sera ni le dépanneur, ni la voiture-balai ». Le CD&V balise le terrain communautaire. « BHV, la nomination des bourgmestres des communes à facilités, l’élargissement de Bruxelles, les compétences de la Communauté française dans les communes à facilités, les droits des minorités…les francophones ne doivent se faire aucune illusion cela ne sera pas lié à l’avancement de la réforme de l’Etat » martèle Eric Van Rompuy, CD&V, député régional flamand qui ponctue par un « Je ne suis pas un platzak, quelqu’un qui s’écrase ».+ + Yves Leterme déclare, de son côté, au quotidien français « Libération » : « Il n’est pas question de toucher à la frontière linguistique ! Si on le fait, je remettrais aussitôt en cause la parité entre francophones et néerlandophones au sein du gouvernement fédéral, où les francophones sont surreprésentés par rapport à leur poids réel dans la population belge. Il est cependant exact qu’il y a des communes en territoire flamand qui sont à 70 ou 80 % francophones. Mais l’usage du français y est toléré… Apparemment, les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais ». Tout est dit. + + = = N-VA, « NIEUW-VLAAMS ALLIANCE » + +La N-VA est née de l’implosion de la Volksunie ; elle regroupe les nationalistes bon teint de l’ex-Volksunie. + + Que représente-t-elle sur l’échiquier politique ? Quelque cinq pour cent estiment les experts. Suffisant cependant pour faire basculer le centre de gravité politique en Flandre. Son arrimage au CD&V donne l’espérance à celui-ci d’atteindre les 30 % des intentions de vote ! Le cartel CD&V/N-VA constitué voit loin. + +Le président Geert Bourgeois, N-VA, est clairement imbu de « sa » puissance à la veille du scrutin régional du 13 juin 2004 ; il déclare : « Les gens en assez des fausses promesses et des disputes permanentes au sein de la majorité ; la chance de mettre en œuvre une meilleure politique, soucieuse des intérêts de la Flandre, n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. Il faut prendre les problèmes à bras-le-corps et attribuer plus de compétences à l’échelon régional flamand. Mon parti est évidemment favorable à une asymétrie entre les exécutifs fédéraux et régionaux ; ce serait une excellente nouvelle pour les Flamands ». Il pousse l’autosuffisance en proposant que les « élections régionales en Flandre et en Wallonie n’aient plus lieu à l’avenir au même moment ». Ses propos concernant Bruxelles sont nets : « Elle doit rester la capitale de la Flandre. Elle n’a pas tout à fait le même statut que la Flandre et la Wallonie, on y procède par ordonnances, pas par décrets… Il faudrait une solution adaptée, une cogestion de cette ville par les francophones et les Flamands. Et qu’elle devienne une ville bilingue où les Flamands sont réellement acceptés, ce qui n’est pas le cas ». + + Le président Geert Bourgeois se prononce pour une régionalisation des soins de santé, de l’impôt des sociétés, de l’organisation de la Justice ; il pense aussi à la Recherche et à la Mobilité.+ + Au lendemain d’élections régionales triomphantes amenant le cartel CD&V/N-VA au pouvoir à la Région flamande avec Yves Leterme, CD&V, comme ministre président, la N-VA se donne un nouveau président, Bart De Wever. Historien de formation, doué d’une intelligence hors du commun, Bart De Wever est un obsédé de l’indépendance flamande. Un slogan + + : « Il faut réformer l’Etat ». Un parlementaire de la N-VA, Jan Loones, résume parfaitement l’état d’esprit qui anime la N-VA : « Il y a longtemps qu’il n’y a plus de honte à être séparatiste. Pourquoi ne pourrions-nous pas exiger une Flandre indépendante comme les Palestiniens ou les Basques, et beaucoup d’autres amis progressistes ? … Une Flandre indépendante est une exigence justifiée pour ceux qui constatent que la Belgique ne fonctionne plus ». + + Le credo de Bart De Wever : « Tout le monde doit bouger ». Entendez, selon le tempo, le rythme imposé par la Flandre. « On parle, souligne-t-il, de la périphérie depuis 1963 au Parlement. Nous voulons une solution maintenant, pour la pacification, une solution permanente que tout le ponde puisse accepter…nous ne voulons pas une purification ethnique. Mais j’espère que les francophones vont accepter que c’est la personne qui doit s’adapter aux Régions et pas les Régions qui doivent s’adapter à une personne »… + + Punt aan de lijn !
14:05 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sondage, regard, epuration, yves leterme, bhv, liberation, cd v, bart de wever, eric van rompuy, geert bourgeois, n-va, jo vandeurzen, volksunie, nieuwsblad |
Facebook |